vendredi 26 juin 2015

"La Maison haute" de Bastien Lallemant

Cela fait un petit moment que nous n'avons pas parlé musique au Capharnaüm éclairé ! Je m'en vais réparer ça puisqu'aujourd'hui je tiens à vous faire découvrir (ou redécouvrir pour certains) Bastien Lallemant. Voilà maintenant plus de 10 ans (12 pour être exacte) que je suis cet artiste trop peu connu à mon goût. Il est plus que temps qu'il ait une petite place ici !

la maison haute

"La Maison haute" est le quatrième album de Bastien Lallemant, après deux premiers disques chez Tôt ou Tard (mon label chouchou pendant longtemps dans les années 2000), "Les Premiers instants" et "Les Erotiques", aux accents très gainsbouriens réalisé par Albin de la Simone, ...

... et "Le Verger" sous un nouveau label avec toujours à ses côtés Albin et Bertrand Belin. Ce dernier, inspiré du roman noir, aborde les chansons comme une fiction, de manière littéraire. Les 12 titres qui composent cet album sont autant de nouvelles qui font voyager l'auditeur d'histoire en histoire. Les musiques se font plus recherchées, son travail évolue.

bastien

Au cours de l'année 2014, Bastien Lallemant a recours au financement participatif et lance la production de son dernier album "La Maison haute" avec l'aide de souscripteurs dont j'ai fait partie. Depuis début mars dans les bacs, on peut donc retrouver Bastien dans ses oreilles et dans son salon après 5 ans d'absence. Absence ? Pas tout à fait puisqu'il a profité de ce temps pour écrire ses textes, tester ses chansons sur le public, peaufiner son projet. Bastien n'a pas dormi mais fait de nombreuses siestes : les Siestes acoustiques, excellent concept de concerts inédits où le public est invité à s’allonger dans l’obscurité et à se laisser bercer par une poignée d’artistes. Une belle idée et une expérience qui continue de se poursuivre notamment au Théâtre de la Loge à Paris (mais pas que ! Renseignez-vous !).

Nombreuses chansons nées sur scène sont donc maintenant enregistrées en condition live. Autour de lui, de grands musiciens tels que Seb Martel et JP Nataf, Maëva Le Berre, Jean Thevenin, Pascal Colomb, Pierre-Olivier Fernandez, mais aussi Albin de la Simone, Maissiat, Françoiz Breut, Katel, Diane Sorel, les Innocents… Charles Berberian est également de l'aventure et a dessiné l’enregistrement en illustrant un journal de bord.

Bastien Lallemant est non seulement un grand artiste plein de talent et d'idées mais c'est aussi un homme avec lequel on passerait volontiers un moment de création en toute simplicité. Anecdotes et ambiances sont à retrouver dans l'ouvrage de Berberian avec comme cadre, le très beau studio Vega, en pleine campagne provençale, avouez qu'il y a pire comme lieu d'enregistrement pour un album non ?

Le sujet de "La Maison haute" est universel : l'amour au sens large. Avec Bastien, on parcourt en quelques minutes les sentiers de ce sentiment complexe et vital. 12 titres autour de l'amour illégitime, l'amoureux esseulé, la passion, le fanatisme et la fuite, aux doux noms de "L'Attente", "L'ombre" ou encore "Longue nuit". Un moment intime, un instant privilégié, un murmure, une caresse...


A méditer...

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samedi 18 octobre 2014

Vide médiathèque et petits nouveaux

Ce matin, j'étais sur le pont dès potron-minet pour le vide médiathèque d'une ville voisine. Afin de renouveler ses stocks, la médiathèque proposait une vente aux collectivités et scolaires hier et continuait aujourd'hui sur sa lancée en entrée libre. Beaucoup de bonnes choses ont dû partir hier mais je ne suis pas rentrée les mains vides !

mediatheque

Oui, je sais, on ne peut pas dire que je suis en manque de lecture mais quand il y a des affaires à faire, je ne peux pas m'en empêcher ! Essayez de deviner combien j'ai dépensé pour ce petit butin ?

Côté lecture :

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- "Suttree" de Cormac McCarthy parce que j'ai adoré "La Route" et que la 4ème de couv' de ce roman ci m'a fait de l'oeil.
- "Et pendant ce temps-là, les araignées tricotent des pulls autour de nos bilboquets" de Raphaële Moussafir pour le titre ! Et parce que j'ai été charmée par l'adaptation cinématographique de "Du vent dans mes mollets".

Côté BD :

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- "Les formidables aventures de Lapinot - Amour et Intérim" de Lewis Trondheim parce que j'adore ce dessinateur et que je lis quotidiennement son blog.
- "Aristide broie du noir" de Séverine Gauthier et Jérémie Almanza pour les dessins qui m'ont donné envie de le découvrir.

Côté musique :

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- "Going to where the tea trees are" de Peter Von Poehl parce que je ne l'avais pas en physique.
- "In Case we die" de Architecture in Helsinki pour les 3 F Télérama et parce que j'avais aimé les quelques titres déjà entendus.

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Rajoutez à la pêche du jour un beau soleil qui réchauffe bien et on peut dire que le week-end commence bien !

mercredi 8 janvier 2014

Acquisitions parisiennes

Comme vous le savez, nous étions jusqu'à samedi dernier en vacances à Paris. Une semaine à cheval sur 2013 et 2014 qui, à l'image de notre séjour londonien d'il y a 2 ans, nous a fait le plus grand bien. Bon, je ne suis pas là aujourd'hui pour développer notre semaine en long en large et en travers, d'autres posts sont à venir pour ça.

Il y a une chose de bien à Paris, une chose formidable, une chose que l'on a du mal à oublier quand on change de région comme nous il y a maintenant 6 et 7 ans: le quartier St Michel! A chaque passage par Paris, que ce soit pour un week-end ou plusieurs jours, nous DEVONS faire notre pèlerinage là bas. Gibert Jeune, Gibert Joseph, Boulinier, Crocodisc... pour faire le plein de mots à mettre sous nos yeux et de sons à mettre dans nos oreilles. Ce sont des lieux incontournables! Rajoutez à cela la nouvelle boutique Métaluna, anciennement Movies 2000 dans le 9ème, qui s'est installée il y a quelques mois rue Dante et vous comprendrez que pour nous il est impossible de faire l'impasse sur St Michel!

Trêve de blabla, voici le carnage (et encore, je trouve qu'on a été soft (enfin... surtout moi...)).

Côté lecture:

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- Pete Dexter - "Deception point" parce que j'ai adoré "Un amour fraternel"
- Alexandre Dumas - "Vingt ans après" pour renouveler le plaisir de lecture de "La Reine Margot"
- Patrice Garcia - "Allande, Le Secret d'Alcande" pour son prix modique et une expérience inédite
- Sara Gruen - "De l'eau pour les éléphants" parce qu'encensé par beaucoup
- Nick Hornby - "Vous descendez?" parce qu'il n'est plus édité et que je suis une grosse quiche puisque je l'avais déjà dans ma PAL... Donc je veux bien le troquer! ^^
- Imbert et Gaukler - "Suicide commando" pour son prix modique et une expérience inédite (bis repetita)
- Jeff Lindsay - "Ce cher Dexter" parce qu'après avoir vu l'intégralité de la série, il faut bien que je découvre les romans originels (je commence donc par le premier)
- Yogo Ogawa - "La Petite pièce hexagonale" afin de découvrir un nouvel auteur japonais
- Ryü Murakami - "Les Bébés de la consigne automatique" depuis le temps que Mr K le cherchait d'occaz'!
- Ian Rankin - "La Mort dans l'âme" pour un Rebus de plus
- Jean-Jacques Reboux - "Le Poulpe, La Cerise sur le gâteux" parce qu'un Gabriel Lecouvreur ça ne se refuse pas
- Duong Thu Huong - "Au zénith" pour découvrir la face cachée de Ho Chi Minh
- Robert Charles Wilson - "Mysterium" pour retrouver un auteur hautement apprécié

Côté musique et DVD:

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- Ghost BC - "Infestissumam" groupe découvert au Hellfest sur la scène du Temple
- Seb Martel - "Re-ragalet" pour les souvenirs de fucking concerts parisiens!
- Nightwish - "Imaginaerum" parce qu'il nous fallait la BO de ce film vu aux Utopiales
- Opeth - "Ghost reveries" le meilleur album d'un groupe que Mr K vénère
- Oranssi Pazuzu - "Valonielu" ENFIN le second album en import!
- Satyricon - "Now, diabolical" album cultissime
- Wall of death - "Main obsession" parce qu'après un super concert à Lorient pendant le Festival IndisciplinéEs on voulait pouvoir le réécouter à la maison
- "The Theatre Bizarre" de collectif (Richard Stanley, Buddy Giovinazzo, Douglas Buck, Tom Savini, Karim Hussain, David Gregory, Jeremy Kasten) parce qu'on attendait sa sortie en salle et qu'il n'est pas passé par chez nous...

Bon ben y'a plus qu'à! :)

lundi 1 octobre 2012

"Gypsy for one day" avec La Caravane Passe

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Le nouvel album de La Caravane Passe sort aujourd'hui dans les bacs. Fidèles à leur univers, ils nous livrent ici une galette pleine de bonne humeur et un son qui nous fait frétiller des oreilles.

Avec Sanseverino, Stochello Rosenberg et Erika Serre en featuring, La Caravane Passe met les bouchées doubles et nous propose un album tzigano manouche à l'accent rock world punchy. Un bol d'air frais et de soleil en ce début de saison automnale pluvieuse. On prend!

C'est dans une ambiance festive que les titres s'enchainent et le mix balkano / hip hop / rock français fonctionne une nouvelle fois à plein tube. A la réception de l'album, le ton est donné: une joyeuse bande de zicos qui ne se prennent pas au sérieux et jouent leurs personnages à fond trônent sur la pochette. A sa vue, on a déjà le smile et à l'écoute l'essai est tranformé.

Dans le groupe, diverses influences et origines sont présentes: polonaises, espagnoles, africaines du nord... on voyage! Formé il y a 12 ans par Tomo Feterman (au chant), le groupe en est maintenant à son 4ème album. Un album où chaque auditeur est invité à être lui aussi un Gypsy. Le temps de l'album, plus de frontières, plus de territoires... Les bourgeois à la Touche Manouche côtoient les Roms à Babylone, les mendiants du métro et les strip-teaseuses. La chapka, la vodka, les concours d'air guitar et les éléphants roses sont de sortie.

La Caravane Passe est une ode à la fête. Son "Gypsy for one day" est un concentré de bonne humeur à écouter d'urgence!

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vendredi 27 avril 2012

Salut Marcel!

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L'album est sorti fin janvier avec l'annonce que "Dans la joie jusqu'au cou..." serait le dernier des Marcel et son orchestre... J'ai d'abord cru à une fausse annonce, un coup de marketing... Et puis non il a bien fallu se faire une raison, digérer la pilule et faire la chronique de cet album. Marcel c'est fini... Une tournée d'adieu est actuellement en cours pour fêter comme il se doit la sortie du groupe énormissimement culte. En ce qui nous concerne, nous serons samedi prochain à Brasparts, près de Brest, pour une soirée d'adieu que je sais déjà chargée d'émotion et de déconnade.

Trève de racontage de vie, qu'est ce qu'il donne ce dernier album? Plus qu'un nouvel album, les Marcel ont voulu faire les choses bien, en nous en filant 2 pour le prix d'1. Une galette pour les nouveautés et une pour des reprises de chansons cultes. Elles n'y sont pas toutes mais comment faire autrement? Toutes leur discographie ne pouvait pas tenir dans un CD!

Commençons par "Dans la joie jusqu'au cou...". Au départ, on est un peu surpris du ton rockabilly que le groupe a donné à cet album. Remarquez, en regardant la pochette, on aurait pu s'en douter! Elvis? "Grease"? Oui voilà ce genre là! Mais à la sauce Marcel quand même, faut pas déconner! 60's OK mais avec la classe des neurones à crêtes! Cela donne des titres "moove your popotin" qui libèreront sans doute toute leur énergie sur scène. J'ai hâte! Pas de nostalgie ici, ils ne nous auraient pas dit que c'était leur dernier album, on ne l'aurait pas deviné. Les thèmes abordés sont ceux qu'affectionne le groupe depuis plus de 20 ans: la déconne encore et toujours, l'injustice et la normalité, tout ce qui fait la vie quoi!

Mention spéciale pour "Trapèze volant", un titre complètement fou qui plait autant aux petits qu'aux grands enfants que nous sommes. Je ne m'en lasse pas! "Si jamais t'avoues" reste dans la tête longtemps après l'écoute. On appelle ça un tube non!?

"Tous les coups sont permis!" est le deuxième CD présent dans l'album. Un CD de reprises en acoustique qui donne l'occasion de voir différemment certains titres. Même si les originales sont à mon sens indétrônables, cette revisite est vraiment sympa. "Brrr... (au début elle est froide!)", "La complainte de la ménagère", "Les neurones à crête", "Bonne fête maman"... sont autant de morceaux revus et corrigés, entre autres, version reggae ou bossa nova. Chouette surprise en cadeau Bonux.

"L'époque est à la rigueur et à l'austérité,
Les dirigeants remontent les bretelles aux fraudeurs
Et invitent les autres à se serrer la ceinture?
Il faut faire des économies?
Pour les Marcel, pas question de renoncer, plutôt tout perdre que de céder."

Bravo les Marcel, ça c'est une belle sortie! Vous nous manquerez...

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jeudi 22 mars 2012

On the road again avec Boulbar

Boulbar Motor Hotel

J'ai découvert Boulbar en 2009 avec l'excellent album Requiem pour un champion. Un vrai coup de coeur, une galette originale, un univers propre à l'artiste: impossible de résister. C'est deux ans et quelques mois plus tard qu'il nous revient avec Motor Hotel, un autre album concept, un univers propre une fois de plus, toujours autant de talent...

Mettre Motor Hotel dans son lecteur c'est prendre la route pour l'Amérique. Boulbar nous conduit de New York à San Francisco en passant par Nashville, Denver ou encore Goldfield, ville quasi-fantôme de 400 habitants, dans un road movie musical parcourant les Etats-Unis d'est en ouest. C'est en septembre 2010 qu'il est parti pendant un mois aux USA afin de composer un carnet de voyage en musique et en image. Les 12 morceaux qui en résultent sont des petites pépites de réalisme où Boulbar s'est imprégné de l'anti-rêve américain. Nous ne sommes pas ici dans le strass et les paillettes, les starlettes sont absentes, seuls des personnages cabossés et des chambres miteuses perdurent. Tels des instantanés de l'Amérique de Bukowski, Boulbar nous présente ici des personnages à la fois fragiles, attendrissants et hors du temps. Autant de rencontres couchées sur papier dans les chambres de motel de douze villes différentes où Boulbar a posé ses valises.

Sans aucune prétention, si ce n'est celle de décrire ce qu'il voit et ce qu'il ressent à l'instant T, Boulbar part dans une errance où il est bon de plonger avec lui. "Burnsville" est la première claque du voyage avec des textes simples et ciselés. C'est là que Boulbar va trouver l'Amérique qu'il est venu chercher... "500 habitants et pas grand chose à faire à part se marier avec son ami d'enfance, il suffira d'une danse au bal de Sunshine Valley". Tout est dit... Tout se ressent et les poils se redressent sur les bras. Boulbar vient de faire mouche et enchaine avec d'autres titres marquants à l'instrumentation persistantes. C'est le cas de "De Paquebots en épaves", où Paradise City côtoie le désert de Mojaves où les corps se blottissent au creux de la folie...

"Je cherche ta voix", "le désert se déploie, je roule vers ta voix"... On est sur le siège passager d'une vieille Cadillac ou d'une Ford Gran Torino. Arrive "De vent et de poussière" où les regrets prennent place. La ville est dépeuplée, le vieux piano est muet, la vie est partie ailleurs, quelques habitants demeurent dans ce no man's land. "Desert Motel" est un des plus beaux titres présentant l'Amérique des endettés, des floués, des survivants. Un titre vraiment poignant. "Si vous glissez et lâchez prise on vous retrouvera là. Une nuit gratuite par semaine, une semaine par mois, bienvenue à Désert Motel vous ne regretterez pas". Puis le coup de grâce tombe avec "Joe". Boulbar fait la connaissance d'un vétéran oublié du Vietnam, SDF dans les rues de San Francisco. Un texte magnifique, une musique adéquat. "Au prix de mon âme, j'ai fait le boulot", les mots blessent, les mots collent au coeur. Ce fut là sa plus belle rencontre du voyage qui s'achève avec "Dernier jour à San Francisco".

Errance le long des rues, villes désertes, sentiment de solitude, paysages de western, rencontre avec des Navajos, au milieu de nulle part, coupé du monde, routes perdues, nostalgie du temps qui passe... c'est tout cela que nous propose Boulbar dans cet album ovni qui marque l'auditeur au plus profond de lui même. En terminant l'écoute de cet album au concept original et sans concession, on est ébranlé et touché par le talent de cet artiste à part.

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vendredi 2 mars 2012

Découverte de Ladylike Lily

Ladylike_Lily_Visuel_Album

Aussitôt l'album en main, la pochette m'envoute et me donne immédiatement envie de mettre le CD dans un lecteur et de découvrir l'univers de Ladylike Lily. Plongeon dans "Get your soul washed" avec un premier titre, "Who's next!?" qui interpelle. Sa voix tout d'abord ne peut laisser indifférent, rappelant Bjork sans les vocalises délirantes et une enfant fragile.

Les titres se suivent et l'impression cotonneuse demeure. Ladylike Lily n'hausse jamais la voix, tout est doux et paisible. Une impression de bien-être nous envahit. L'instru, avec choeurs, xylophone, airs de comptine et de boîtes à musique, invite au repos. Dans un monde survolté, Ladylike Lily fait du bien!

Difficile de détailler l'album titre par titre tant l'ensemble est cohérent et fluide. Rien ne vient heurter nos oreilles, aucune fausse note. L'univers de cette artiste est poignant et ses quatre longs mois d'hiver qu'il a fallu à Ladylike Lily pour tisser et enregistrer cet album aux quatre coins de la Bretagne ont donné naissance à un douze titres soigné aux arrangements travaillés et maitrisés.

Bien sûr elle n'a pas travaillé seule et il serait criminel de ne pas citer et faire honneur à ses musiciens rennais: Yoann Buffeteau, Pierre Marolleau et Loïg Nguyen. Le projet solo se transforme donc en groupe et se défendra comme tel sur scène. Je peux vous dire que j'espère fortement la voir sur scène prochainement! Et pour en rajouter une couche pour nos amis mâles, elle n'est pas vilaine. Y a pas de justice!

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Son premier EP, "On my own", fut son passeport pour le Printemps de Bourges 2011. S'en sont suivis divers festivals (Les Vieilles Charrues, Les Transmusicales, Les 3 Elephants...) et les premières parties de Moriarty, Syd Matters ou encore Sean Lennon. Ladylike Lily deviendra grande...

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vendredi 18 novembre 2011

Réservez une chambre dans l'Hotel74

hotel74photo

Bien qu'ayant débuté au sein d'un groupe de métal, Alexis Gelinet et Jean-Christophe Villain sont les deux membres du groupe Hotel74. Quel grand écart entre ce style musical et celui qu'ils proposent aujourd'hui! Et surtout quelle force dans leur électro contemplative!

hotel74C'est dans leur home-studio qu'Alexis et Jean-Christophe ont enregistré leur album "rooms", de l'été 2008 à l'été 2010. A la frontière de l'électro planante et du post-rock, "rooms" se présente comme un hôtel dans lequel l'auditeur est invité à pousser les portes. Chaque morceau est une pièce, une chambre, un recoin de cet hôtel mystérieux et hypnotique.

Instrumentaux ou accompagnés d'une voix éthérée, ces titres, tels que "room 80", "room 74", "hall" ou encore "elevator", sonnent tantôt synthétiques, tantôt acoustiques. "pools" est un véritable bijou où le synthé sait se montrer sobre et efficace. L'ensemble est une invitation à la découverte. Chaque pièce, chaque morceau, amène son lot d'émotion. Charmé et désarçonné, voir tourmenté comme dans "hall", on passe par tous les sentiments. Il y a du Mogwai dans la musique d'Hotel74, du Sigur Ros aussi. C'est beau et on en redemande!

Pour l'album, Alexis et JC se sont partagés tous les intruments et ont autoproduit là un album digne des grands noms de la french touch et du post rock. Quand on pense que "rooms" est leur premier album, on a hâte de voir la suite autant pour leur talent musical que pour leur créativité!

 

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mercredi 9 novembre 2011

"Blacksad - Tome 1" de Diaz Canales et Guarnido

blacksad1L'histoire: "Parfois, quand j'entre dans mon bureau, j'ai l'impression de marcher dans les ruines d'une ancienne civilisation. Non à cause du désordre qui règne, mais parce que certainement cela ressemble aux vestiges de l'être civilisé que je fus jadis."

La critique Nelfesque: Cela faisait un moment que l'on me parlait de cette BD. "Enorme!": voilà ce qui sort de la bouche des adeptes de "Blacksad". Invitée chez une amie fan de bande dessinée, je tombe sur la série complète et repars avec le lendemain.

Ce premier tome, "Quelque part entre les ombres", nous permet de rentrer dans l'histoire et de faire la connaissance des personnages. John Blacksad est un vieux loup (le comble pour une chat!) solitaire qui dans ce tome va enquêter sur la mort d'une de ces anciennes maîtresses, Natalia Wilford, actrice de cinéma.

Tous les personnages sont représentés par des animaux de façon judicieuse et avec talent. Le commisaire Smirnov, droit et flegmatique, en impose en berger allemand. J'ai particulièrement aimé ce personnage et le parti pris dans le dessin qui fait coller à merveille cet animal à sa psychologie. On retrouve des rongeurs en petites frappes, des reptiles mafieux, des singes boxeurs... Non vraiment j'ai été épaté par la justesse avec laquelle toutes ces familles d'animaux ont été choisies. Il y a vraiment un gros travail de documentation et d'observation derrière.

L'histoire en elle-même est assez classique et pour ce premier tome ce sont les dessins et les ambiances qui priment sur les dialogues. Les personnages ont des "gueules", les décors et les couleurs sont extrêmement bien choisis. On est là en plein roman noir et j'ai ressenti la même impression qu'à la lecture d'"Un amour fraternel" de Pete Dexter. Ce tome ci se lit donc extrêmement vite mais il parait que les choses changent dans les tomes suivants. C'est ainsi l'occasion d'observer plus longuement les dessins qui retranscrivent très bien les mouvements et les situations. Riches de détails, les pleines pages et certaines cases sont tellement fouillées qu'on y découvre sans cesse un petit plus que l'on avait manqué au départ. En lisant la préface de Loisel, j'ai appris que Guardino était animateur chez Disney, ce qui explique sans doute son trait dynamique.

blacksad2

De mon côté, je vais poursuivre ma découverte de la série "Blacksad". Quant à vous, je vous conseille cette bande dessinée élégante et noire à la fois, résolument adulte, qui ravira les amateurs de polars.

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dimanche 6 novembre 2011

Le rock atmosphérique de White Note

white_note-logo

Voici un premier album comme on aimerait en entendre plus souvent! White Note, c'est quatre musiciens: Nicolas Boblin aux chant et guitares électrique/folk, Paul Jarret aux guitare électrique, choeurs et harmonica, Stéphane Soler à la basse et Dimitris Bouchez à la batterie. Mais avant tout, ce groupe est le fruit d'une rencontre entre quatre étudiants de Paris 8, quatre étudiants en musicologie qui décident en 2004 de faire un bout de chemin ensemble. Les études terminées, ils forment leur groupe en 2007 et commencent à composer. De là découlent l'enregistrement de leur premier EP et quelques concerts mais c'est en 2011 que ces parisiens nous proposent leur premier album autoproduit, "Undo me".

White_NoteVoilà pour l'historique du groupe. Attaquons-nous maintenant au contenu de leur galette. Quel style nous proposent-ils? Bien que flirtant par moment avec la pop, White Note est avant tout un groupe de rock atmosphérique influencé par des groupes tels que Radiohead ou encore Sigur Ros. Rien que ça! Difficile de rivaliser avec ces monstres sacrés.

Alors "Undo me" tient-il ses promesses? Oui, mille fois oui! Ce premier album est de qualité et laisse entrevoir quelques belles promesses. Les petits gars de White Note sont des grands et ne feraient pas rougir leurs ainés! Emotion et sérénité se dégagent de cet album. La voix de Nicolas, entre présence et fragilité, nous émeut quand elle monte dans les aigüs et donne, à l'ensemble de l'oeuvre, une touche de mélancolie. L'instru quant à elle est minimaliste et nous sert uniquement ce qui est nécessaire pour évoquer un univers et laisser notre imagination faire le reste.

Entre rêve et réalité, l'auditeur se laisse entrainer dans des sphères tantôt douces et mystiques comme dans "Undo me", tantôt fantasmagoriques puis résolument rock dans "Before I'm gone", tantôt énergiques et pesantes comme avec l'intro de "The Other" qui laisse place par la suite à quelques nappes de grâce. A chaque morceau, plus de 5 minutes de bonheur loin des formatages radio.

Nous garderons un oeil sur White Note et une oreille vers leurs futurs projets. En attendant, on leur souhaite de beaux concerts, auxquels nous nous rendrons avec plaisir!

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