lundi 4 juillet 2016

"Alice de l'autre côté du miroir" de James Bobin

Alice afficheL'histoire : Les nouvelles aventures d'Alice et du Chapelier Fou. Alice replonge au pays des merveilles pour aider ses amis à combattre le Maître du Temps.

La critique Nelfesque : Qui dit Fête du Cinéma dit visionnage de film que nous n'aurions peut-être pas été voir sans cela. C'est le cas ici avec "Alice de l'autre côté du miroir" labellisé Disney. Nous avions beaucoup attendu "Alice au Pays des Merveilles" lors de sa sortie en 2010 et nous n'avions pas été complètement séduits. A 4€ la séance, c'était l'occasion de voir ce que valait ce second volet.

Visuellement, ce nouvel Alice est une fois de plus très beau. Les décors, les couleurs, les personnages, les costumes, tout est ici mis en place pour éblouir le spectateur. On en prend plein les yeux et les presque 2 heures que comptent ce film passent à une vitesse folle. On ne peut pas le nier, c'est féérique, ça claque, c'est beau !

Oui mais... (parce qu'il y a un maiiiiiis) le scénario est creux, niais et très "bas de plafond". Sérieusement ? Tout ça pour une histoire de tartelettes !? ... OK, c'est peut-être une franchise destinée aux enfants mais quand même, nos gamins ont un cerveau (enfin la plupart... (du moins j'espère !)). Autant vous dire que si vous avez plus de 4 ans, la désillusion est grande... Niveau point de départ d'histoire, on est proche de Oui-oui... Navrant...

alice 3

Les personnages tels que le Chat du Cheshire, le Loir, le Lièvre de Mars, sont clairement là pour faire joli et servir la soupe. Concrètement niveau intrigue, ils ne servent à rien. Lewis Carroll doit se retourner dans sa tombe tant son oeuvre est réduite en bouillie prémâchée pour dégénérés de base. Enfin, Disney et le réalisateur l'annoncent : ce film est basé non pas sur son oeuvre mais sur ses personnages. Ah ben oui, d'accord, autant pour moi, on ne galvaude pas l'oeuvre originelle ici mais on y prélève les éléments qui nous intéressent pour en faire de la soupe étiquetté "Alice". Et puis comme ça, on pourra vendre plein de peluche Chess à Disneyland ! C'est merveilleux !

Si vous n'êtes pas trop regardant sur le fond, "Alice de l'autre côté du miroir" passe très bien. Je l'ai moi-même plus vu comme un divertissement et une grande attraction colorée et de ce point de vue là c'est une réussite. Pensez au pop-corn avant d'entrer en salle, ce film s'y prête bien. Je râle mais les défauts précités m'ont permis de bien me marrer (même si ce n'était pas le but premier du réalisateur) et comme la séance était à moindre coût, je n'ai pas arraché mon siège. Pour le reste, on  n'en retiendra pas grand chose.

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La critique de Mr K : 2,5/6. A l'occasion de la Fête du Cinéma, la programmation nous a paru quelque peu décevante à Nelfe et moi. Mais il y avait cette suite du film de Tim Burton qui déjà ne m'avait pas pleinement convaincu. Beaucoup de spectacle en effet pour un fond creux et une trahison en bonne et due forme de l’œuvre originelle. Je réaffirme d'ailleurs pour l'occasion mon amour immodéré pour le dessin animé Disney qui n'a pas vieilli et reste incontournable. Dans le genre frappadingue, on ne fait pas mieux.

Mais revenons au métrage de 2016 qui n'a pas que des défauts même si pour moi ils ont primé sur les qualités. On retrouve avec un certain enchantement le pays des merveilles qui ici est foisonnant de couleurs, de paysages incroyables et d'êtres différents. J'ai aimé aussi le Maître du temps campé par un Sacha Baron Cohen à la fois truculent mais aussi parfois touchant, les secondes qui gèrent la forteresse mécanique du temps, le lièvre de Mars et la petite souris avec une scène très sympa autour de l'heure du thé (le meilleur passage du film pour moi)… La musique de Elfman bien que calquée sur le premier opus convient à merveille au film et nous plonge dans une ambiance vraiment à part.

alice 1

Mais voila, à part ça, on a quand même affaire à un scénario convenu et parfois ridicule (la raison de la dispute entre les deux princesses est un grand moment de n'importe quoi). On prend vraiment les mômes pour les dindons de la farce et le nombre d'incohérences est assez flippant. Niveau acting, on atteint aussi des sommets de cabotinage avec des grimaces en veux-tu en voila, une Alice certes féministe et attachante mais jouant toujours sur les mêmes émotions. Au final, on préfère largement les mimiques des êtres virtuels qui touchent beaucoup plus au cœur que les acteurs en chair et en os... un comble ! Beaucoup d'ellipses aussi au niveau de la narration et de la caractérisation des personnages qui empêche vraiment de s'attacher à eux.

Certains me diront mais ce n'est pas trop grave, c'est beau ! Oui et non... C'est beau mais l'avalanche d'effets spéciaux fait retomber toute forme de poésie dans un trop plein qui finit par lasser. Le mieux est l'ennemi du bien, l'adage se vérifie ici une fois de plus. On passe finalement deux heures dans une belle attraction mais passé la séance (qui passe très vite je vous l'accorde), l'impression de vide persiste laissant un goût légèrement amer dans la gorge. Au final, voila un film vite vu et vite oublié.

Posté par Nelfe à 17:10 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
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