mardi 4 juillet 2017

"Bord de mer" de Véronique Olmi

 

Bord de mer

L'histoire : Elle vit seule avec ses deux petits garçons et pour la première fois les emmène en vacances. Cette escapade doit être une fête, elle le veut, elle le dit, elle essaie de le dire.

Ensemble ils vont donc prendre le car, en pleine nuit, sous la pluie. Les enfants sont inquiets : partir en période scolaire, partir en pleine semaine, partir en hiver à la mer les dérange. Et se taire, et se taire, surtout ne pas pleurer, surtout ne pas se faire remarquer, emporter toute ses affaires pour se rassurer, juste pour se rassurer, pour ne plus avoir peur de la nuit. Car demain tout ira bien, demain ils seront heureux. Au soleil, ils iront voir la mer.

La critique de Mr K : Attention, sacré claque ! Je suis ressorti tout chamboulé de cette lecture. Derrière une histoire toute simple, se cache une redoutable autopsie d'une vie ratée, d'un destin contrarié et cette fuite en avant de quelques jours dans une ville de bord de mer ne vous laissera pas indemne, je vous le dis !

Une mère célibataire décide de tout plaquer et de partir avec ses deux fils (Kevin 5 ans et Stan 9 ans) pour la mer. Cette escapade hors de leur réalité quotidienne doit leur permettre de faire un break, de penser à autre chose et pour les enfants de découvrir la grande bleue. Mais le temps n'est pas de la partie, l'angoisse monte chez la mère et les enfants, et l'on sent bien que quelque chose cloche, qu'un espèce de fatum sombre plane au dessus de la petite famille...

Quelle montée en pression mes amis ! Racontée à travers le point de vue de la mère, l'immersion est immédiate et plutôt classique au départ. C'est plutôt fun de partir à l'aventure sans vraiment prévoir le lendemain, les enfants d'ailleurs bien que surpris suivent leur mère avec des rêves et des espérances plein la tête (surtout le plus jeune). Mais très vite, on sent une certaine distance entre l’aîné et la mère. Stan ne voit pas d'un bon œil cette décision précipitée et commence à se rebeller. La mère totalement dépassée par sa vie égrainée au compte goutte au fil de légers flashback et de ses impressions nage en eau trouble, perd pied et commence à sévèrement chavirer de la cafetière.

Très vite l'ambiance devient glaciale, la génitrice s'éloigne inexorablement de la réalité (les passages se déroulant au contact de tierces personnes sont très parlants), l'atmosphère lourde contribue à un climat angoissant qui provoque suées et appréhension chez le lecteur pris au piège et hypnotisé par ce texte qui lorgne vers le morbide et la désespérance. Rajoutez à cela un aîné de plus en plus déconcerté par l'attitude de sa mère, un plus jeune souffrant d'être loin de chez lui et vous obtenez une mécanique infernale qui voit trois personnages pourtant unis par des liens très forts qui ne se comprennent plus.

Tout cela ne peut qu'aboutir à une fin éprouvante et dans le domaine, on fait ici très fort d'autant plus qu'on pense forcément à ce qu'on peut malheureusement lire parfois dans les journaux. Cet ultra-réalisme de tous les instants contribue à faire de ce livre un authentique bijou et un reflet très fidèle de la souffrance que l'on peut éprouver quand la vie ne nous fait pas de cadeau. D'une pureté mortifère, le destin de cette mère est à la fois émouvant, effrayant et totalement humain. En cela, on termine le roman sur les genoux entre horreur, tristesse et incompréhension. J'aime être bousculé et pour le coup, j'ai été servi au delà de mes espérances.

L'écriture est une merveille, l'auteur retranscrivant parfaitement l'état d'esprit de la mère. C'est brut de décoffrage, délirant parfois et emprunt d'une grande mélancolie. Touché en plein cœur, on ne peut lâcher l'ouvrage avant la toute fin et sa fulgurance (120 pages environ) contribue à sa force et sa portée. Certes l'expérience est éprouvante mais quelle puissance et quelle maestria ! Bord de mer est une lecture difficile à oublier et que l'on ne peut que conseiller malgré un fond extrêmement sombre. Avis aux amateurs !

Posté par Mr K à 18:10 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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dimanche 2 juillet 2017

Désherbage de folie à la médiathèque de Lorient !

Il y a une quinzaine de jours environ se tenait le traditionnel désherbage annuel de la Médiathèque de la ville de Lorient. C'est l'occasion pour les chasseurs de trésors littéraires de seconde main que nous sommes de partir en quête de quelques volumes intéressants à un prix défiant toute concurrence (50 centimes les poches et 1€ les brochés !) et faire grossir un peu nos PAL qui décidément prennent de sacrées claques ces derniers temps... Cette session lorientaise fut prodigue en achats coups de coeur et compulsifs, jugez plutôt...

Acquisitions mediatheque juin ensemble
(Ooooooh, les belles acquisitions !)

Une fois de plus, c'est votre serviteur qui l'emporte haut la main en terme de craquage mais Nelfe n'est pas en reste en terme de belles découvertes et de dénichages précieux. Une fois de plus, la pêche s'est révélée variée, je vous propose maintenant un petit tour d'horizon des nouveaux adoptés !

Acquisitions mediatheque juin
(Actes sud, Mon amour !)

- Rire le coeur de François Poirié. Histoire classique d'un triangle amoureux mettant en opposition deux hommes et une femme. On nous promet un carnage amoureux en bonne et due forme et la confrontation douloureuse entre les rêves et les réalités de la vie. Le genre d'histoire tortueuse qui n'est pas pour me déplaire et qui promet de bons moments d'exploration de l'esprit humain.

- Une Nuit de pleine lune de Caradog Prichard. Récit d'un retour au Pays de Galles, d'un fils du pays dont la conscience commence à lui jouer des tours. À priori, la folie et le crime le rattrapent en plein contexte de Première Guerre mondiale. Ça sent les personnages borderline à plein nez dans le seul roman écrit par son auteur, plus spécialisé dans la poésie. Wait and read !

- Les Lois de Connie Palmen. Ce récit néerlandais met en scène une femme attendant la révélation de la part de sept hommes successifs (dont un prêtre, un physicien, un philosophe, un psychiatre) mais malheureusement les réponses vont plus l'égarer qu'autre chose. Roman de formation et d'initiation, quelle en sera l'issue pour la jeune femme ? Typiquement le genre d'ouvrage qui remporte mes suffrages.

Acquisitions mediatheque juin 3
(Mix improbable mais diablement séduisant !)

Opium de Maxence Fermine. Quand j'ai vu cet ouvarge dans le rayonnage, je me suis littéralemnt jeté dessus ! Pas de quatrième de couverture digne de ce nom ? Pas grave, j'ai adoré mes précédentes lectures de cet auteur et il était hors de question que je passe à côté de celui-ci. Si vous ne me croyez pas, allez lire mes chroniques de Neige et du Violon noir. Je ne sais donc vraiment pas de quoi parle ce roman mais vous l'avez compris, ce n'est pas le principal !

- Une Saleté de Frédérique Clémençon. Coup de poker que ce livre qui met en scène une mère et une fille réglant leurs comptes dans la maison familiale et qui convoquent leurs fantômes. Leurs voix se croisent mais à priori elles ne se comprennent plus depuis longtemps. Le poids de la famille et du souvenir semble être au centre d'un roman qui m'a l'air bien barré. Made for Mr K !

- J'irai pas en enfer de Jean-Louis Fournier. Voici un auteur que j'affectionne tout particulièrement et dont j'avais dévoré à l'époque le très beau Il a jamais tué personne mon papa, récit autobiographique simple et touchant de son rapport avec son alcoolique de géniteur. Avec cet ouvrage, Fournier nous propose de suivre ses démêlés avec le Père éternel lors de sa scolarité en institution religieuse. Tout un programme quand on connaît sa propension à cette époque à regarder des dames toutes nues dans les livres et à remiser la sainte vierge dans les toilettes !

- Le Cap de Kenji Nakagami. Il m'est déjà difficile de résister à un titre des Editions Picquier en temps normal mais quand en plus il s'agit d'un ouvrage culte et reconnu dans le monde entier ça devient mission impossible ! L'histoire est bien glauque, se déroule dans une communauté d'exclus où la consanguinité et la violence sont de mise. Au milieu de tout cela, un jeune homme se débat avec son destin avec l'énergie du désespoir... Bizarre vous avez dit bizarre ?

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(Take a walk on the dark side...)

- Rempart des naufrageurs, La petite fille et le dobermann et Naufrage sur une chaise électrique de Serge Brussolo. Ces trois ouvrages constituent la Trilogie des Ouragans et c'est un sacré coup de pot que d'être tombé dessus. Serge Brussolo est un de mes auteurs préférés et ici il donne dans la SF sombre, le roman-univers se déroulant sur une planète fort fort lointaine où règne le chaos. On peut compter sur l'auteur pour dépoussiérer le genre et propose une lecture différente. J'ai bien hâte d'y être, je me l'emmène pour mes vacances en Dordogne chez ma belle-famille dans l'été. 

- Crains le pire de Linwood Barclay. Du même auteur, j'avais lu et apprécié Cette nuit-là qui ne révolutionnait pas le genre mais permettait de passer un bon moment. Ce roman met au prise un père avec la disparition subite et inexpliquée de sa fille. Mais la connaissait-il si bien que cela ? Une histoire classique mais qui peut se révéler efficace si elle est bien menée. Je pars confiant !

- La Secte sans nom de Ramsey Campbell. Mon plaisir coupable assumé de ce craquage avec une sombre histoire de secte satanique aimant sacrifier de jeunes âmes innocentes. Une mère de famille va tout tenter pour essayer de retrouver sa progéniture. Maître de la terreur outre-atlantique avec Straub et King, l'auteur nous promet moult rebondissement et des passages bien rudes. Je prends !

Acquisitions mediatheque juin 1
(Ben non, ce n'est pas que pour les enfants...)

- Le Passager de la maison du temps de Jean-Pierre Andrevon. Encore un auteur que j'aime. Dans cet ouvrage Andrevon se mute en auteur jeunesse et propose une histoire pas piquée des vers ! Un homme se retrouve dans une maison aux propriétés étranges dont celle de voyager dans le futur. Prisonnier et à la fois maître de la maison, le jeune homme devra découvrir son rôle et la raison d'être de cette bâtisse extraordinaire. Miam miam !

- Ferrailleurs des mers de Paolo Bacigalupi. Roman futuriste se déroulant à la fin de notre siècle, les USA se sont transformés en pays du tiers-monde et des enfants fouillent des épaves en quête de fortune. Un jour, l'un d'entre eux va faire une découverte qui risque de changer à jamais son existence. Placé sous le sigle de la piraterie et de l'aventure, ce roman a été finaliste aux USA d'un concours littérature jeunesse. Bien hâte de voir ce que cela donne !

Acquisitions mediatheque juin 4
(Faut toujours se méfier des lapins...)

- Un Nouveau monde ? , ouvrage collectif. Ceux qui nous suivent depuis un certain temps connaissent mon goût pour le dessin de presse. Cet ouvrage compile des dessins publiés dans le Courrier International entre 1999 et 2002, lors du passage d'un siècle à un autre. Portant sur tous les sujets, il sera je suis sûr très éclairant et permettra au passage de réviser ces quelques années charnières sur l'évolution du monde. 

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Acquisitions mediatheque juin 5
(Le butin de Nelfe ! Je la laisse poursuivre...)

- À tout de suite les enfants de Martin Doerry. Voici un titre bien tirage de balles... Et pour cause, il s'agit d'un ouvrage traitant de la seconde guerre mondiale, période que j'affectionne tout particulièrement. Je n'ai jamais assez de documents de ce genre dans ma PAL...

- Orages ordinaires de William Boyd. Je n'ai jamais lu de romans de cet auteur mais là, la 4ème de couv' m'a harponnée. Un homme poignardé dans une chambre d'hôtel, un autre à priori innocent prenant peur et s'enfuyant laissant ses empreintes partout sur la scène du crime. Une immersion dans le monde des sans abris et un sombre complot... Ça promet !

- Indian Creek de Pete Fromm. Alors là, coup de chance ! Réédité il y a peu chez Gallmeister, cet ouvrage était mis en avant dans le magazine Lire du mois dernier. Je venais donc tout juste de le rajouter à ma wish-list et je tombe dessus dans la foulée. C'est un signe !

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(Tiens des CD !!! Je reprends la main...)

- Protection de Massive Attack. Un des rares CD du groupe qu'il manquait dans ma collection. Écouter ce groupe, c'est retourner dans mes années d'étude, plonger en plein trip et s'apaiser l'esprit. Franchement une belle trouvaille !

- Peu importe et Allers retours de Prohom. Nelfe était toute folle et s'est mise à sauter partout à travers la Médiathèque (j'exagère à peine) quand elle est tombée sur ces deux albums d'un artiste qu'elle apprécie entre tous depuis plus de 15 ans. Fini l'écoute forcée sur le net, elle peut maintenant amener son Philippe préféré partout avec elle et l'écouter à loisir dans sa voiture. Ça faisait plaisir à voir en tout cas !

Au final, on est bien content de nos acquisitions qui viennent grossir les rangs de nos lectures à venir. Comme à chaque fois, la passion l'a emportée sur la raison mais que voulez-vous... on ne se refait pas et puis, il y a plus onéreux comme centre d'intérêt ! Affaire à suivre dans les chroniques à venir...

jeudi 16 février 2017

Craquage de février, PAL explosée !

Le moment fatidique est finalement arrivé... Nous avons fini par céder aux sirènes de l'abbé et avons fait un petit tour à notre Emmaüs préféré hier (ceux qui nous suivent sur IG sont déjà au courant !). Une fois de plus, cette petite visite innocente (sic) s'est révélée fructueuse avec pas moins de 16 nouveaux volumes qui viennent rejoindre leurs petits camarades dans nos PAL respectives. Voici la photo de famille des nouveaux arrivants et le fameux post de nos dernières acquisitions !

Acquisitions fev 2017 ensemble

Je vous laisse deviner qui a craqué le plus... 15 livres pour moi et 1 pour Nelfe ! Irrécupérable, je sais mais c'est vraiment impossible de résister à tous ces séduisants volumes qui vous tendent leurs petites pages en implorant votre pitié. La vraie raison? Je n'ai aucune volonté face à certains auteurs ou certaines couvertures / quatrièmes de couverture. Comme en plus, je me plante rarement sur mes choix... Y'a pas de raison que ça change ! En plus, ça vous donne une bonne raison de vous moquer de moi. Et ça, c'est vraiment sympa de ma part, non ? Trève de bavardage, c'est l'heure du déballage !

Acquisitions fev 2017

- Chroniques de San Francisco et Babycakes d'Armistead Maupin. Chinage après chinage, je me rapproche de mon objectif de réunir la série complète pour un trip re-reading de fou pour cet été. Oui, je sais, je suis prévoyant et ambitieux ! J'avais adoré cette saga lors de ma première lecture et j'ai hâte de m'y replonger. Il ne m'en manque plus que 4 volumes sur les 9 que compte la collection. Miam miam !

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Le rayon littérature asiatique était plus fourni que d'habitude, il m'a fallu choisir parmi une vingtaine de titres, ces deux là ressortaient nettement du lot :

- Hotel Iris de Yôko Ogawa. Vous n'imaginez pas ma joie en tombant sur ce livre, je l'ai embarqué sans même regardé la quatrième de couverture tant je suis tombé amoureux de la sensibilité à fleur de mot de Yôko Ogawa, une auteur japonaise qu'il faut absolument découvrir si ce n'est déjà fait. Elle dépeint l'âme humaine comme personne et se détourne des sentiers battus pour fournir de fortes émotions à ses lecteurs. Ici, on nous promet une histoire d'amour, de désir et de mort. Tout un programme !

-English de Wang Gang. Coup de poker que cette acquisition vu que je ne connais pas du tout cet auteur chinois. En pleine révolution culturelle en Chine, un jeune garçon va découvrir la langue de Shakespeare et s'ouvrir au monde grâce à un précepteur très gentleman. Ca risque de détoner en pleine dictature maoïste ! Bien hâte de voir ce que ça va donner. 

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Voici les fameux auteurs à qui je ne peux décemment pas dire non. Des génies, des immortels ? Chacun jugera mais pour moi, ils font partie des classiques et de mes chouchous que j'adore. Non non, je ne suis pas gaga !

- Bestiaire magique de Dino Buzzati. Voici un titre de l'auteur que je ne connais pas et pourtant je l'ai beaucoup pratiqué. Il s'agit d'un recueil de nouvelles propulsant au centre des récits des animaux pour mieux dépeindre la condition humaine. Naturaliste scrupuleux, il n'hésite pas dans le présent volume à le mêler de fantastique et de merveilleux. Je suis bien curieux de lire ça !

- Le Soleil se lève aussi d'Ernest Hemingway. Encore un monstre sacré pour une oeuvre moins connue et que je vais découvrir au plus vite. On suit la destinée d'un jeune américain séjournant en France, partagé entre un amour contrarié et une amitié plus que pesante. J'espère retrouvé le style inimitable du maître et sa propension à nous transporter loin, très loin dans l'universalité de ses récits.

- Les Raisins de la colère de John Steinbeck. Re-reading ultra-séduisant que celui-ci, un livre qui a marqué mon adolescence et désacralisé le monde tel que je le percevais alors. J'avais adoré à l'époque, tellement que j'en ai oublié que je l'avais déjà en bibliothèque ! Je lirai quand même cet exemplaire que je transmettrai à mon tour... Un incontournable, une bombe, un bonheur d'engagement et d'humanisme. Steinbeck quoi !

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SF quand tu nous tiens ! Bel effort aussi dans le rayonnage pour ce genre souvent trop boudé par le grand public. Là encore, du très très lourd en perspective !

- Le Silmarillion et Les Aventures de Tom Bombadil de J.R.R Tolkien. Culte de chez culte, un re-reading avec Tom Bombadil et une lecture trop longtemps repoussée pour le Silmarillion. C'est tout bonnement mon auteur de fantasy préféré juste devant George R.R. Martin (la feignasse qui n'écrit pas la suite de sa saga, vous savez ?). Trop hâte d'y être et de replonger en Terre du Milieu surtout qu'injustement, Peter Jackson a évincé le bon Tom de sa néanmoins très bonne adaptation du Seigneur des anneaux

- Les Déportés du Cambrien de Robert Silverberg. Plus de place dans les prisons ! Oubliez les solutions toutes faites proposées par les gugusses en campagnes, Bob a la solution ! Envoyez tout ce petit monde en pleine préhistoire quand la vie n'a pas encore émergé de l'eau. Le concept est tentant, non ? la plume poétique et alerte de l'auteur saura sans nul doute me convaincre... Mais qu'entends-je ? Tout ne se passerait pas comme prévu ?

- Le Monde de la mort d'Harry Harrisson. Clairement, la série B du lot avec une histoire de joueur professionnel envoyé sur une planète hostile à la suite d'un deal truqué. Il va devoir survivre dans la nature hostile et affronter les inquiétants habitants de ce monde en friche. Une histoire bien sympathique pour se détendre après un bon vieux classique !

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Gasp ! Le rayon fantastique / épouvante est lui aussi bien fourni... Horreur, malheur !

- Le Jour J du jugement de Graham Masterton. Le concept est délirant : un tank hanté par des GI morts sur le champ d'honneur! Je le concède, c'est plutôt "space" écrit comme ça. Mais quand on sait que c'est Masterton qui tire les ficelles, je dis que ça se tente. C'est un auteur qui ne m'a que très rarement déçu. Vous reprendrez bien un peu de gore Mr K ?

- Le Disciple de Laird Koenig. Un ersatz de Jésus écume les États-Unis accompagné de fidèles accros aux miracles. À priori, il y a anguille sous roche et le Paradis se transforme en Enfer. Je ne sais pas pour vous mais j'aime bien les histoires d'apocalypse même si je dois bien avouer que celle-ci flirte avec la série B. Qui lira verra !

 - L'Horreur du métro de Thomas Monteleone. La couverture est bien cheap (laide diront certaines, chuuuut Nelfe !) mais cette histoire de bestioles vivant sous terre et grignotant les pauvres humains passant à leur portée me tente bien. On nous promet une vengeance terrifiante de la nature sur le cancer humain régnant sur notre planète. Il m'en fallait pas plus pour basculer dans le côté obscur...

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Enfin, deux ouvrages US pur jus dont le fameux livre dégoté par Nelfe. Si ça, ce n'est pas un teaser de dingue !

- Pandemonium de Les Standiford. Un pur hasard que cette acquisition basée uniquement sur une quatrième de couverture intrigante où il est question d'armes chimiques en circulation sur le territoire américain. Un cauchemar à page ouverte selon certains, je me suis laissé tenté. Gageons que j'ai eu raison !

- Dalva de Jim Harrison. Le voila, le fameux, l'unique, le précieux ouvrage dégoté par Nelfe ! Un Jim Harrison plein de promesse, roman des grands espaces comme ma douce les affectionne doublé d'une saga familiale et d'un hymne à la vie. Franchement, si elle n'est pas contente avec cela, on ne peut plus rien pour elle...

Voili voilou. De belles trouvailles non ? Il ne reste plus qu'à trouver le temps de les lire mais je pense que je m'en arrangerai. Ne soyez pas trop triste pour Nelfe, elle va bientôt prendre sa revanche. En effet, ce samedi, c'est la vente de destockage de livres chez le même Emmaüs et les réserves sont à priori immenses (dixit le libraire de l'assos) et libres d'accès. Pour ma part, je suis puni et je n'irai pas (sinon, une pièce entière serait à consacrer à ma PAL) par contre Nelfe y sera et peut-être ses pas croiseront des ouvrages qui sauront la séduire à son tour. Wait and see...

samedi 24 décembre 2016

"La Confrérie des chasseurs de livres" de Raphaël Jerusalmy

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L’histoire : Le roman de Raphaël Jerusalmy commence là où calent les livres d'Histoire.
François Villon, premier poète des temps modernes et brigand notoire, croupit dans les geôles de Louis XI en attendant son exécution.
Quand il reçoit la visite d'un émissaire du roi, il est loin d'en espérer plus qu'un dernier repas. Rebelle, méfiant, il passe pourtant un marché avec l'évêque de Paris et accepte une mission secrète qui consiste d'abord à convaincre un libraire et imprimeur de Mayence de venir s'installer à Paris pour mieux combattre la censure et faciliter la circulation des idées progressistes réprouvées par Rome.
Un premier pas sur un chemin escarpé qui mènera notre poète, flanqué de son fidèle acolyte coquillard maître Colin, jusqu'aux entrailles les plus fantasmatiques de la Jérusalem d'en bas, dans un vaste jeu d'alliances, de complots et de contre-complots qui met en marche les forces de l'esprit contre la toute-puissance des dogmes et des armes, pour faire triompher l'humanisme et la liberté.

La critique de Mr K : Une fois de plus, j’avais sorti trois ouvrages de ma PAL pour que Nelfe m’en choisisse un à lire. Après moult hésitations, son choix s’est porté vers La Confrérie des chasseurs de livres qui promettait monts et merveilles à l’amateur d’Histoire et de Villon que je suis. C’est donc plein d'espoir et bien content que je démarrai ma lecture.

Suite à son emprisonnement, officiellement on ne connaît rien de la vie de Villon. Il a disparu corps et biens dans les mystères de l’Histoire. C’est justement à ce moment là que débute le récit de Raphaël Jérusalmy. Repêché in-extrémis par l’évêque de Paris mandaté par Louis XI, il se voit confier la mission de convaincre un imprimeur de s’installer à Paris. Cette première quête va en entraîner une autre qui le placera au milieu de luttes d’influence entre la royauté française, le Vatican, de puissantes familles italiennes et la nébuleuse confrérie qui donne son nom à cet ouvrage. Au centre de ce gigantesque échiquier, on retrouve la figure du livre, synonyme d’émancipation pour certains et de perversion pour d’autres. Le combat va être âpre et sans pitié. Notre Poète rebelle sera bringueballé bien malgré lui d’un camp à un autre et tout ceci le mènera jusqu’en terre sainte où l’attend une sacrée surprise (si je puis m’exprimer ainsi!).

Je dois avouer qu’il m’a fallu du temps pour rentrer dans cet ouvrage qui au départ a pourtant tout pour me plaire. La faute à un récit que j’ai trouvé mal structuré au départ, elliptique et finalement très axé sur les rencontres et actions des personnages. L’auteur ne plante pas vraiment le décor ni l’époque et envoie directement Villon dans le vif du sujet. Ça plaira sans doute à certains, personnellement ça m’a un peu fait tiquer et je commençais même à désespérer. Et puis, l’histoire se densifie, on commence à comprendre où l’auteur veut nous mener. Les ramifications commencent à se rejoindre et on se rend compte qu’au delà d’une aventure picaresque, c’est un combat essentiel qui se joue notamment avec l’humanisme qui cherche à briser les prisons mentales prônées par l’Église et son bras armé (terrible évocation de l’Inquisition à un moment) en réhabilitant de vieux textes oubliés comme ceux d’Euclide ou encore Démosthène.

La rigueur est au rendez-vous en terme de reconstitution historique et l’on finit par se régaler des scènes de vie décrites, des intrigues de palais et des références faites aux rapports de force en jeu. Notre Villon est bien largué, lui le poète écorché vif ex brigand tenu en laisse par les puissants. D’ailleurs, je le trouve plutôt mal caractérisé quand on connaît un petit peu la vie haute en couleur qu’il a mené. Il est ici bien calme, gentil et même soumis par rapport par exemple au portrait virevoltant qu’a pu en faire Teulé dans son fabuleux Je, François Villon. Le génie du mal qu’il a pu se révéler être est totalement absent de ce livre. D’ailleurs son compagnon Maître Colin passerait lui-aussi pour un gentilhomme parfois alors qu’il était lui aussi un coquillard, bandit de grand chemin sans foi ni loi. Bien trop soft en tout cas par rapport à la réalité historique ! Mais passées ces légères déceptions, c'est un très bon moment qui nous attend, entre voyage éprouvant dans les déserts d’orient, exploration des sous-sols de Jérusalem avec une communauté cachée qui garde bien des secrets. Le temps s’écoule beaucoup plus vite dans la deuxième partie pour aboutir à une fin logique sans grande surprise.

Je suis partagé donc par ce roman bien mené, écrit avec érudition (trop peut-être...) et faisant la part belle aux émotions fortes mais finalement sans réel suspens. C’est son plus grand défaut et il pâtit énormément de la comparaison avec des ouvrages comme ceux d’Eco ou encore Follett. On passe certes un bon moment mais l’ensemble n’a rien de mémorable, et cet ouvrage sera sans doute aussi vite oublié que lu. C’est bien dommage...

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dimanche 21 août 2016

"Le Mec de la tombe d'à côté" de Katarina Mazetti

Le mec de la tombe d'à côtéL'histoire : Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que le tape-à-l'œil de la stèle qu'il fleurit assidûment.
Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie.
Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis... C'est le début d'une passion dévorante.

La critique Nelfesque : Je ne suis pas une habituée des lectures de nanas, des bleuettes sentimentales et des histoires d'amour niaises. Chacun lit ce qu'il veut mais perso ce n'est pas mon truc. Alors pourquoi me lancer dans la lecture de ce roman de Katarina Mazetti qui, de par sa quatrième de couverture, n'est pas pour moi ? Parfois, je me laisse séduire par les sirènes de la mode (c'est rare mais ça arrive), souvent à retardement d'ailleurs, et dans le cas présent, je venais d'abandonner un roman qui m'ennuyait affreusement et j'avais envie de quelque chose de léger. "Le Mec de la tombe d'à côté" a été énormément lu et chroniqué au moment de sa sortie il y a quelques années, j'aime beaucoup la collection Babel et en croisant sa route en seconde main je me suis dit "après tout, pourquoi pas !".

Bien qu'abordant un sujet difficile, à savoir la mort d'un proche et le processus de deuil, "Le Mec de la tombe d'à côté" est un roman léger. Nous suivons l'histoire de Désirée et Benny, deux jeunes gens qui se croisent régulièrement au cimetière. Désirée a perdu son mari et vient régulièrement lui rendre visite. Quant à Benny, il vient fleurir la tombe de sa mère. L'une est une citadine intellectuelle pour qui chaque chose a sa place et l'autre est un agriculteur un peu kitch et très ancré dans la terre et le labeur. Ces deux là sont totalement opposés et n'étaient pas voués à se rencontrer un jour mais voilà, ils sont voisins de cimetière et peu à peu sont intrigués l'un par l'autre.

Pas de mystère à la lecture de la 4ème de couv', on s'imagine tout de suite que l'amour n'a pas de frontières, que les barrières sociales ne résisteront pas et que Désirée l'intello à lunettes et Benny le cul terreux finiront ensemble. Eh ben bingo ! Le truc bien cliché, l'autoroute du poncif. Rien d'original dans cette histoire qui fleure bon l'eau de cologne, le terroir et les chrysanthèmes avec une goutte de Sauvignon.

J'ai toujours un peu de mal avec les romans qui vont exactement où on les attend. J'aime la littérature pour les surprises qu'elle nous réserve, les chemins insoupçonnés qu'elle nous fait emprunter, les émotions à nulle autre pareilles qu'elle nous procure. Ici, c'est assez plat, convenu et consensuel. Pour autant, je ne dirai pas que c'est mauvais, ça se lit bien, je n'ai pas éprouvé de dégoût profond ou d'agacement particulier mais ça ne casse pas des briques. C'est léger, ça se lit, ça fait passer un moment sympa sans plus comme un téléfilm fadasse quand on a la grippe. En lecture d'été, à l'ombre des cerisiers de la grand-mère, par jour de canicule où le cerveau se liquéfie, c'est pas mal. Pas sûre que j'aurai été aussi indulgente à une autre période de l'année. Mais bon, c'est mignon et gentillet...

Bref, j'ai lu "Le Mec de la tombe d'à côté". Je n'en suis pas morte mais je n'en retiendrai pas grand chose.

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vendredi 5 août 2016

Acquisitions estivales

À la faveur d'un séjour au sein de ma belle-famille du Périgord (Ouais, je sais... j'ai carrément de la chance !), j'ai de nouveau craqué... Nelfe nettement moins, mais vous connaissez bien désormais son côté raisonnable. Comme à chaque fois que nous séjournons à Périgueux, il y a des étapes incontournables par lesquelles nous devons passer. D'abord, la Démothèque de Bernard, caverne d'Ali Baba pour tous les amoureux de musique. J'ai pour ma part adopté le fabuleux CD Pet Sounds des Beach Boys (enfin surtout l'oeuvre de Brian Wilson, voir le très beau film Love and mercy qui nous a scotché récemment). Et puis, place à une brocante bien fournie en livres en général et parfois en titres de qualité... Voyez le résultat !

Acquisitions ensemble

11 livres de poche et une BD pour moi, et un livre pour Nelfe. Bonne pioche, non ? J'ai eu la joie de pouvoir trouver des titres d'auteurs hautement appréciés et compléter des séries en cours mais il y a aussi dans ces trouvailles de belles promesses de lecture avec des coups de coeur et des coups de poker. Suivez le guide pour la traditionnelle présentation des nouveaux adoptés !

Acquisitions 1

- L'Ombre du tueur et Exit music de Ian Rankin. Oh joie ! Deux Ian Rankin que je n'ai pas encore lus ! Mes précieux ! J'adore son héros John Rebus dont j'ai d'ailleurs lu une des enquêtes durant ce séjour dans le sud-ouest (chronique à venir dans les prochaines semaines). C'est la promesse de retrouver l'Écosse crépusculaire, la ville d'Edimbourg et des personnages aimés, appréciés à qui il arrive toujours un nombre incroyable de choses. Il ne doit plus me manquer beaucoup de titres de la série.

- Histoires à mourir debout, collectif d'auteurs de la Série noire de Gallimard. Belle initiative que ce recueil de nouvelles noires datant déjà de 1989... Peu importe, ce sera l'occasion de retrouver certains auteurs déjà lus et appréciés et découvrir de nouvelles plumes. Je suis adepte à mes heures perdues de nouvelles sanglantes et implacables. Je crois que je ne serai pas déçu !

Acquisitions 2

- Jusqu'à ce que la mort nous sépare de Lisa Gardner. Là encore, la chance m'a souri en mettant sur ma route ce titre de Lisa Gardner que je n'ai pas lu. Encore une auteure que j'aime tout particulièrement et qui ici va mettre à mal l'institution du mariage avec un mari en apparence sans défauts qui va se révéler être légèrement dérangé... Suspens et page-turner en vue !

- Kraken de China Miéville. C'est tout d'abord la couverture qui m'a attiré l'oeil, car oui, j'aime les tentacules ! Et puis, à la lecture de la quatrième de couverture, on nous promet un Londres interlope, des personnages totalement allumés et un auteur à l'imagination débordante dans la lignée d'un American Gods de Gaïman. Tout part de la disparition improbable d'un calmar géant de huit mètres du muséum d'histoire naturelle de Londres... Pas besoin de m'en dire plus pour me convaincre, j'ai hâte de m'y mettre !

- L'Enfant des cimetières de Sire Cédric. Je vais tenter d'appréhender le "phénomène" par ce premier titre. Entr'aperçu au Hellfest il y a quelques années derrière la horde de jeunes filles en fleur prenant d'assaut son stand pour obtenir une dedicace, l'auteur jouit d'une certaine réputation et je m'étais dit à plusieurs occasions que j'essaierai bien de le lire. L'occasion fait le larron et L'enfant des cimetières promet beaucoup entre vague de meurtres sordides et de suicides et une enquête aux confins du réel. Wait and read !

- La Maison interdite de Dean R. Koontz. Un homme se réveille tous les matins dans un lieu différent, couvert de sang et de dollars, totalement amnésique. Pourquoi et comment ? C'est à la découverte de ces vérités que Koontz nous convie avec pour ma part ma première lecture de cet auteur qui bizarrement n'a jamais retenu mon attention malgré une propension à susciter la peur selon divers avis d'amis. Il est plus que temps que je rattrape le temps perdu avec ce titre qui me donnera envie ou non de poursuivre l'exploration de l'oeuvre de cet auteur.

Acquisitions 3

- Le Ventre de l'Atlantique de Fatou Diome. Une lecture d'actualité avec cette histoire centrée sur les destins d'immigrés aux fortunes diverses et qui naviguent constamment entre espoirs et déceptions. Le sujet m'intéresse et je pense qu'on sera à 10000 lieues des clichés et réactions nationalistes dont on nous abreuve à longueur de temps jusqu'à la nausée. De plus l'auteur m'a été fortement recommandée par des collègues qui s'en servent régulièrement pour parler avec les jeunes dont ils ont la charge. Je crois que je peux plus reculer là... Sans doute, une de mes prochaines lectures.

- Les Nuits blanches et Le Sous-sol de Fiodor Dostoïevski. Que de plaisir partagé avec les lectures de cet immortel de la littérature russe, j'ai notamment adoré L'Idiot (un livre culte à mon avis !) et Crime et châtiment (même chose !) qui m'ont laissé un souvenir incroyable entre reflet sans concession de l'âme humaine et écriture incroyable. Ici, il s'agit de deux courts récits réunis en un seul volume avec une histoire d'amour qui finit mal et un maniaco-dépressif en proie à ses démons. Tout un programme !

- Bord de mer de Véronique Olmi. J'avais apprécié de la même auteur Un autre que moi sorti en début d'année. Le hasard me propose de revenir à Véronique Olmi par le biais de cette histoire âprement simple d'une femme qui emmène ses deux petits garçons en vacances pour la première fois et ceci en pleine nuit, sous la pluie et en dehors des périodes scolaires. Les petits sont inquiets, personnellement moi aussi ! Les éditeurs parlent d'un cri dérangeant, terrifiant et déchirant rien que ça ! Je suis bien curieux de lire ce qu'il en retourne !

- Pauline d'Alexandre Dumas. Impossible de dire non à cet ogre de la littérature qui m'a toujours enthousiasmé par son sens du récit et son érudition contagieuse. On flirte ici avec l'aventure, l'amour et le roman noir à l'anglaise avec la jeune Pauline mariée à un homme diabolique. Je sens que ça va valser sous la couette. Chouette !

Acquisitions 4

- Le Caillou rouge et autres contes de Bazzoli et Caza. Pour tout vous avouer, je n'ai même pas regardé l'intérieur avant de l'acheter, je ne savais pas à quoi ça ressemblait et ce que ça racontait. Mais que voulez-vous, on est fan de Caza ou on ne l'est pas. Les oeuvres du maître restent onéreuses avec le temps et quand une occasion comme celle-ci se présente, on ne passe pas son tour. On se précipite et on défend son acquisition corps et âme. Vous vous dîtes que j'exagère ? Vous vous trompez, je suis bien pire que cela ! 

Acquisitions 5

- Nulle et grande gueule de Joyce Carol Oates. Et voila, la seule et unique acquisition de Miss Nelfe qui pour l'occasion s'est laissée tentée par une de ses auteurs fétiches qui à priori est très douée pour explorer la noirceur de l'âme humaine. Ce roman est placé sous le sceau du soupçon et de la rumeur dans une société en butte au conformisme et à l'hypocrisie. Le genre d'histoire qui ravira j'en suis sûr Nelfe.

Bon ben voila, l'étendue des dégâts ! Et encore, sous les injonctions insistantes (et fondées) de ma chère et tendre, j'ai relâché deux / trois ouvrages qui me faisaient de l'oeil. Les PAL ne s'en voient pas trop augmentées malgré une stagnation inquiétante avant la Rentrée Littéraire qui s'annonce pour très bientôt. Aaaaah, la vie est dure parfois...

jeudi 16 juin 2016

"La Couleur des sentiments" de Kathryn Stockett

La Couleur des sentimentsL'histoire : Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s'occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L'insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s'enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s'exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu'on n'a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l'ont congédiée.
Mais Skeeter, la fille des Phelan, n'est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s'acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l'a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même laisser un mot.
Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires, poussées par une sourde envie de changer les choses malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.

La critique Nelfesque : Je connaissais "La Couleur des sentiments" de nom. Je savais qu'un film avait été adapté et qu'il avait eu de très bons échos, tout ceux qui savaient que j'avais ce roman dans ma PAL depuis 2 ans et demi poussaient des cris d'orfraie pour que je l'en sorte et j'ai fini par céder sous la pression de Mr K (qui soit dit en passant ne l'a pas lu lui-même... hum...). Au vu des nombreuses réactions sur Instagram et twitter lorsque j'ai annoncé mon début de lecture, je savais que je mettais les pieds dans le Saint des saints (j'exagère à peine !). Je sais par expérience que lorsque l'on attend beaucoup d'un roman ou que tout le monde ne cesse de le louer, la déception peut pointer le bout de son nez au détour d'une page (idéalisation, tout ça...). Qu'en est-il pour moi ? Suspense...

Non allez, je ne vais pas le faire durer 3 heures et je vous le dis tout de suite : j'ai A-DO-RE ! Oui je sais, je ne suis pas originale sur ce coup mais je ne peux pas ne pas dire du bien de ce roman et aller dans le sens du vent. Ou alors ça serait de la mauvaise foi... Et là j'ai pas envie !

Alors, pour les 2 du fonds qui n'auraient pas encore lu ce roman (comme ce fut mon cas il y a moins de 2 semaines), petit topo sur l'histoire. Nous sommes dans les années 60 aux Etats-Unis. En pleine Amérique ségrégationniste, à cette époque, on fait une distinction entre les hommes de "race blanche" et ceux de "race noire". Pire encore, on considère ces derniers comme des sous-hommes. Pour mémoire, Rosa Parks et son refus de céder sa place de bus à un blanc, c'était en 1955. Ce qui est considéré comme "normal" à l'époque nous donne sacrément la nausée aujourd'hui.

En 1962, dans le Mississipi et ailleurs aux USA, les noirs sont tolérés dans les champs pour le travail de force et à la maison pour le travail ingrat. Ici, on suit l'histoire de toute une communauté de la ville de Jackson. Ville lambda d'Etat du Sud où il est de bon ton lorsque l'on est blanche de programmer des garden party et autres réunions associatives entre desperates housewifes pendant qu'une domestique noire s'occupe de l'éducation de ses enfants, de la tenue ménagère de sa maison et de la cuisine. Mais attention, ça s'arrête là. Il est impensable entre autres que bobonne pose ses fesses sur la même lunette de toilettes que les maîtres de maison ! Alors on érige des barrières physiques et mentales entre eux (les noirs) et nous (les blancs). Il y a des entrées de service, des toilettes annexes pour se soulager dans le garage ou au fond du jardin, des règles strictes à respecter. Il est inconcevable que ses domestiques aient la moindre revendication. Une vie de famille et des priorités personnelles ? Non mais ça va pas la tête !? Une noire est là pour servir les blancs. Point. Ni plus ni moins.

C'est cette situation ubuesque et scandaleuse que Skeeter veut dénoncer. Sans vraiment savoir dans quoi elle met les pieds, jeune diplômée tout juste de retour à la maison, elle va entrer en contact avec plusieurs domestiques femmes noires et écrire de manière anonyme un essai sur les conditions de vie et de travail de ces dernières. Alors que ses amies, proches et parents trouvent tout à fait normal que les choses soient ainsi, elle perçoit une injustice et compte en alerter l'Amérique. "La Couleur des sentiments" est l'histoire de cette entreprise.

Alternant la vision de Skeeter, Aibileen et Minny (toutes deux domestiques et amies), Kathryn Stockett détricote des relations complexes faites de domination et d'humiliation mais aussi de respect et d'amour. Selon les familles dans lesquelles telle ou telle domestique travaille, les rapports sont bien différents. Les uns respectent leurs employés, leur donnent congés et rémunération à la hauteur de leur travail, d'autres les exploitent, les rabaissent, les pressent comme des citrons et font naître chez eux un sentiment de dépendance, de soumission et d'impuissance. Si Madame veut, Madame a. Il est inimaginable qu'il en soit autrement et si on ouvre trop sa bouche comme Minny, on se retrouve sans travail et sans argent. La réputation est faite, la famille peut mourir de faim et parfois même les représailles peuvent aller jusqu'à l'intimidation physique et la mort.

"La Couleur des sentiments" fait froid dans le dos et fait monter les larmes aux yeux du lecteur. Cette époque a existé, elle n'est pas si loin de nous (1962, c'était il y a 54 ans à peine) et le racisme est malheureusement toujours d'actualité. On s'émeut pour le destin de ces femmes noires qui, pleine de vie et d'amour, mettent leurs propres familles entre parenthèses pour le bien d'une famille de blancs, pour l'éducation d'enfants qui ne sont pas les leurs, sans amertume ni ressentiment dans la plupart des cas. Soumises jusqu'à ce que Skeeter allume une étincelle d'espoir avec son projet fou.

Je pourrai encore en parler pendant des heures mais vous l'avez compris, ce roman est une merveille d'humanisme et de tolérance. Que dire de plus ? Une ode au respect et à l'égalité, magnifiquement tournée et à l'écriture simple, pure et percutante. Si vous aimez les romans chorales, les personnages forts qui font à eux seuls une histoire passionnante, si vous aimez détester des personnages et en adorer d'autres, vivre des émotions contrastées et être transportés dans une époque comme si vous y étiez, je vous conseille vivement cette lecture. Vous avez peur de son épaisseur et de ses plus de 600 pages ? Vous les aurez avalé en moins de temps qu'il n'en faut pour dire "ouf". Petit bémol toutefois (mais vraiment tout petit au regard de la qualité de l'ensemble de l'oeuvre), j'aurais aimé une autre fin, quelque chose de plus dramatique et moins "piou piou les petits oiseaux" qui aurait collé d'avantage à l'ambiance du roman selon moi. Mais bon, ça c'est mon côté jusqu'au-boutiste... Vous pouvez donc y aller les yeux fermés. Ne boudez pas votre plaisir !

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dimanche 12 juin 2016

Chasse aux livres à Lorient !

Comme chaque année, la médiathèque de Lorient propose son "désherbage annuel", c'est l'occasion pour eux de faire le tri, de renouveler leur stock et de proposer à des prix défiant toute concurrence (à part l'abbé peut-être...) des ouvrages variés : 1€ le broché et 0.5€ le poche. Si ça fleure pas bon l'orgie livresque, je ne m'y connais pas ! Nous y sommes allés sur deux jours, Nelfe m'ayant précédé et m'incitant à y retourner avec elle le lendemain. Quelle tentatrice celle-ci ! Mamma mia, que va devenir ma PAL ?

Destockage médiathèque ensemble

Voila l'étendue des dégâts ! 12 ouvrages pour ma pomme et 5 pour ma diabolique moitié qui contribue grandement au maintien en grande forme de ma PAL. On est bien d'accord que tout est de sa faute ! Ne l'écoutez pas si elle vous dit le contraire.

La pêche lorientaise fut donc bonne et variée entre ouvrages contemporains, policiers, SF et littérature jeunesse. Suivez le guide, on commence par les nouveaux adoptés de Mr K :

Destockage médiathèque Jéjé 4
(Yes, yes, yes, des ouvrages de l'Atalante pour pas cher !)

Le Train du diable de Mark Sumner. À priori un mélange de western et fantastique très côté dans le milieu des amateurs de littérature de genre. Belle couverture pour un résumé faisant la part belle à l'aventure, le mystère, les grands espaces, les pouvoirs surnaturels et les complots meurtriers. Rien que d'y penser, j'en ai l'eau à la bouche.

- Le Feu primordial de Martha Wells. Présenté en quatrième de couverture comme un mix entre Alexandre Dumas (que j'adore !) et de la fantasy pure, un royaume est ici menacé par un dangereux sorcier. On nous promet de l'Aventure avec un grand A dans la traditions des grands romans de cape et d'épée avec un soupçon de merveilleux à la mode US. Il semblerait que là encore ce soit une très bonne pioche. Wait and see.

Destockage médiathèque Jéjé 3
(SF, en veux-tu ? En voilà !)

- Genèses, ouvrage collectif présenté par Ayerdhal. Voici un groupement de texte traitant de la naissance du monde et pour l'occasion le regretté Ayerdhal a recruté du beau monde dont Bordage, Dunyach, Werber et bien d'autres. 9 récits donc pour revenir aux origines, réfléchir, s'évader et s'amuser. J'ai RDV entre autres avec une danseuse cybernétique, Mozart devenu astronaute, une armée de clones, des oiseaux assassins... Tout un programme !

- Mars Blanche de Brian Aldiss (en collaboration avec Roger Penrose). Roman humaniste traitant de l'utopie et du moyen d'y parvenir, on suit des naufragés de l'espace qui tentent de tout recommencer à zéro pour ne pas réitérer les erreurs du passé. mais c'est plus facile à dire qu'à faire ! Ce livre est le fruit de la collaboration entre un grand écrivain de SF et d'un scientifique. C'est le genre de projet qui me plaît depuis mes lectures enthousiastes des trois volumes co-écrits par Terry Pratchett et Stephen Baxter. Hâte d'y être !

- La Murailles sainte d'Omal de Laurent Genefort. Encore un auteur que j'adore ! Ce volume appartient à la tétralogie d'Omale, un cycle que je n'ai toujours pas abordé et qui s'apparente à du space-opéra humaniste. L'occasion fait le larron, j'espère simplement pouvoir le lire indépendamment des autres. Des avis sur la question ?

Destockage médiathèque Jéjé 1
(Pour quelques Actes Sud de plus...)

- La Surproductivité de Kim Sung'ok. En grand amateur de littérature asiatique que je suis, j'ai découvert assez récemment que la Corée fournissait de très bons auteurs en plus de films en général marquants et trippants (Old boy, I saw the devil entre autres). Ce livre parle de l'apprentissage de la vie et de l'amour par un jeune journaliste qui va être confronté au hasard, aux émotions, incidents ou simple concours de circonstances qui jalonnent une vie humaine. Ma curiosité a été piquée, la couverture est sexy, je fonce !

- La Soif de l'âme de Christine Falkenland. On reste dans les couvertures sexy avec cette histoire de passion qui tourne mal entre complicité, réminiscences névrotiques, domination et violence. M'est avis que ça va swinguer dans les chaumières ! J'aime les lectures décalées, hors-cadre, je pense qu'avec ce titre je vais être servi !

- Voix sans issue de Céline Curiol. L'auteure met en scène l'histoire d'une jeune femme confrontée à la solitude dans son travail et sa vie intime, et qui s'en sort par son humanité et son empathie envers les autres. À priori, le texte est d'une grande force et il s'agit d'un premier roman. En général cela donne de belles bouffées littéraires et des expériences de lecture intéressantes. C'est le coup de poker du jour!

Destockage médiathèque Jéjé 2
(Un joyeux mix prometteur !)

- Les Roses d'Alacama de Luis Sepulveda. Un auteur culte à mes yeux, je n'ai même pas regardé le résumé au dos. Chaque lecture de Sepulveda, c'est l'assurance d'un voyage à nul autre pareil entre humanisme, poésie et engagement pour les générations futures. Il ne fera pas long feu dans ma PAL celui-là !

- Underground ou un héros de notre temps de Vladimir Makanine. Ma période russe est loin derrière moi mais que de bon temps passé en compagnie notamment de Dostoievski et Tostoï. Je renoue avec la littérature slave avec cette histoire mêlant le destin contrarié d'un écrivain devenu gardien d'immeuble et la grande Histoire notamment la chute de l'URSS. Absurde, tragi-comique et interrogation sur la condition humain sont au RDV selon l'éditeur. Ça sent très bon!

- Le Libraire de Régis De Sa Moreira. C'est le résumé de huit lignes qui m'a séduit, je ne connais rien d'autre du livre ou de l'auteur. Il est question de livres, de libraires et du pouvoir évocateur de la littérature. Gageons que ce saut dans l'inconnu soit une réussite... Je ne sais pas pourquoi mais je pense que j'ai fait un bon choix.

- La Mort à demi-mots de Kim Young-Ha. Le narrateur est un esthète du crime qui prend à coeur son métier et ce qu'il implique. Il confronte ses victimes à leur propre mort, les incite à y réfléchir et leur laisse finalement le dernier mot. Avec un tel pitch, je ne pouvais passé à côté de cet OVNI littéraire venu tout droit d'Asie. Hâte, hâte, hâte !

Destockage médiathèque Cécé
(Je cède la parole à Nelfe pour sa petite sélection bien aguicheuse !)

Avec seulement 5 romans de plus dans ma PAL, comme vous pouvez le constater, je suis bien plus raisonnable que Mr K... Hin hin... Il faut dire aussi qu'en plein Challenge Destockage de PAL avec faurelix, notre Challenge Sans Nom, je me devais de ne pas ruiner mes efforts passés (tu parles d'efforts...) tout en me faisant un peu plaisir. Parce que ça, ça ne se refuse JAMAIS !

- La Messe anniversaire d'Olivier Adam. Cela fait un moment que j'avais noté ce roman dans ma wishlist. Je ne l'avais pour l'instant jamais croisé lors de chinages, c'est maintenant chose faite et il est à moi ! Olivier Adam est un auteur que j'aime beaucoup et que j'ai surtout lu avant l'ouverture de notre blog (autant dire une éternité).

- Coney Island Kid d'Amram Ducovny (aucun lien avec Mulder). Coup de poker pour ce roman ci que je ne connaissais pas du tout, encore moins son auteur. Oui mais voilà, quand dans une 4ème de couv' se trouvent réunis les mots "truculente odyssée", "mondes interlopes", "adolescent fantasque" et tout cela à Brooklyn dans les années 40, je ne peux pas résister.

- Siegfried : une idylle noire de Harry Mulisch. Idem ici. Vous connaissez mon amour pour les ouvrages traitant de la seconde guerre mondiale. Il est question ici des Falk, domestiques au Berghof, le refuge bavarois de Hitler, qui font le récit non seulement de la vie quotidienne dans l'entourage de Hitler, mais surtout des circonstances dans lesquelles ils se sont attachés au petit Siegfried, son fils avec Eva Braun, jusqu'à ce qu'un ordre venu de Berlin leur demande l'inimaginable. Une histoire fortement romancée mais à laquelle je ne peux pas tourner le dos...

- L'Histoire de Bone de Dorothy Allison. Je me languis de découvrir cet ouvrage qui fleure bon l'Amerique. En Caroline du Sud, en plein été étouffant, ce roman met en scène une adolescente dans une famille "difficile" entre pauvreté, violence et alcoolisme. Une lecture qui risque de laisser des marques...

- Le Chien tchétchène de Michel Maisonneuve. Un Babel noir pour terminer et un roman où les mamies sont torturées dans des caves. Une belle brochette de personnages m'attendent dans ce polar d'après le résumé du bouquin !

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Comme vous pouvez le constater, on n'a pas chômé et nous avons fait de sacrés trouvailles. Nos PAL s'étoffent une fois de plus (merci Nelfe pour le plan foireux !) mais ce n'est que du bonheur en perspective pour les lecteurs compulsifs que nous sommes. Reste maintenant à faire des choix et à prioriser nos prochaines lectures. Mais ça c'est encore une autre histoire !

dimanche 8 mai 2016

Pour quelques petits craquages de plus...

En mai, fais ce qu'il te plaît dit l'adage bien connu. Je l'ai pris au mot avec ces petites acquisitions pas piquées des vers et accumulées au fil de trouvailles faites au détour d'une promenade ou de chinages désintéressés (si si, je vous l'assure!). Le stock augmentant, il était temps pour moi de vous les présenter pour mieux les intégrer à ma PAL juste après. Au programme: des auteurs chéris qui se présentent de nouveau à moi, des livres à la réputation déjà bien fournie et des coups de poker qui je l'espère s'avéreront payants en terme de plaisir de lecture. Suivez le guide!

Acquisition mai 1
(Ooooooh, qu'ils sont beaux!)

Belle photo de famille, non? Il faut dire qu'on a un magnifique tapis qui va super bien dans la pièce et de surcroît très photogénique! J'imagine que vous avez déjà repéré des auteurs déjà croisés sur le blog et qui font écho à vos propres pulsions de lecteur? Hé hé, cherchez pas, ce sont mes nouveaux adoptés!

Acquisition mai 4
(Si c'est américain, c'est bien! Bruce Campbell alias Ash dans la série des Evil Dead de Sam Raimi)

- Sacrés Américains de Ted Stanger. J'avais été partagé par son précédent ouvrage sur la France et les français, le trouvant parfois pertinent, parfois très caricatural notamment sur les aspects culturels de notre beau pays. Je suis curieux de voir ce qu'il propose avec cet essai drolatique (c'est la marque de fabrique du bonhomme, ancien correspondant US à Paris) sur ses compatriotes. Vous serez les premiers informés dès que je l'aurai lu!

- Marionnettes humaines de Robert Heinlein. Difficile de résister à Heinlein qui fait partie du panthéon des auteurs cultes de la SF. Alors quand en plus l'histoire parle d'invasion extra-terrestres manipulateurs de l'esprit humain sans que personne ne se doute de quoique ce soit (sauf le héros bien sûr!), je ne peux que me précipiter sur ce pauvre livre égaré dont la quatrième de couverture est attractive au possible. Hâte d'y être!

Acquisition mai 3

(22 v'la les flics, les psychopathes et les meurtriers!)

- Le Bal des débris de Thierry Jonquet. Un auteur qui ne m'a jamais déçu et m'a souvent cloué sur place avec des personnages bien tordus et un jugement sans appel sur notre société actuelle en arrière-plan. Je ne connaissais pas ce court roman qui se déroule dans un hôpital qui sera le théâtre d'une course effrénée à la suite de diamants volés. À priori court et efficace selon des critiques de blogs-amis, je me lance bientôt!

- Les Morsures du passé de Lisa Gardner. Aaaah, Lisa Gardner! Quand on me parle d'elle, je m'enflamme de suite! Autant, elle a su me proposer des livres vraiment puissants et réussis, autant elle est tombée parfois dans le pathos et l'artificiel (voir mes chroniques). Ce titre est considéré par beaucoup comme son meilleur, un véritable cauchemar dont on ne sort pas indemne. Comme je ne suis pas rancunier, je me suis laissé tenter. Le verdict (quelqu'il soit) tombera bientôt.

- Touche pas à mes deux seins de Martin Winckler. Bon ben pas d'excuse là... C'est un Poulpe et en grand amateur des aventures de Gabriel Lecouvreur, je ne pouvais résister. Selon le résumé, on plonge pour une fois dans le passé du Poulpe, sur ses années de formation et ses premiers amours. Tout un programme que j'ai vraiment hâte de découvrir!

- Le Nuisible de Serge Brussolo. Encore un auteur que j'adore. Brussolo, en plus d'être prolifique et remarquable d'efficacité dans la gestion du suspens, surprend souvent à la fin de ses romans pour ne pas dire tétanise dans ses romans policier / polar. Il est ici question d'un mystérieux corbeau qui révèle des vérités à un auteur à succès. Ce dernier va alors entrevoir sa part d'ombre et s'en servir pour régler ses comptes. Cela promet beaucoup, une sorte de voyage à la confluence de la folie et des choix que l'on doit parfois faire. M'est avis qu'il sera vite lu celui-là!

Acquisition mai 5
(Un beau mix de tout plein de bonnes choses!)

- Chambre 2 de Julie Bonnie. Un authentique coup de poker que cette acquisition basée uniquement sur une couverture intrigante (voir fascinante) et une quatrième de couverture du même acabit. Une femme travaillant dans une maternité se raconte et témoigne de ce qu'elle vit et voit dans chaque chambre de l'établissement. Perçu comme un vibrant hommage au corps des femmes et un regard impitoyable sur ce qu'on peut lui imposer, je m'attends à un grand choc salutaire. Wait and see!

- À l'est d'Eden de John Steinbeck. Alors on touche à du classique en puissance par un auteur auquel je voue un culte sans borne. Steinbeck c'est l'art d'écrire à l'état pur, des personnages ciselés avec une économie de mots et une poésie peu commune. Je viens d'ailleurs de terminer Tendre jeudi la semaine dernière, la chronique est déjà écrite et sera publiée dans les semaines à venir. Bref, quel bonheur de tomber sur ce titre, célèbre par son adaptation avec l'éternellement jeune James Dean, récit d'une chronique familiale et d'une région où a grandi l'auteur. Cela sent le chef d'oeuvre! D'ailleurs ce roman a permis à Steinbeck de recevoir le prix Nobel de littérature, ce n'est pas rien tout de même! Aaaaarg! 

- La confrérie des chasseurs de livres de Raphaël Jerusalmy. Précédé d'une réputation flatteuse, ce livre semble avoir tout pour me plaire. Avec Villon comme personnage principal (il faut lire le remarquable ouvrage de Teulé sur ce poète-bandit hors du commun!), l'auteur nous invite à une plongée dans la Jérusalem d'en bas, les jeux d'alliances, les complots et contre-complots avec au centre de l'histoire les livres, l'humanisme et la lutte contre les dogmes politiques et religieux liberticides de l'époque. Ça ne donne pas envie?  

- Moon Palace de Paul Auster. On ne peut pas dire non à cet auteur: univers étrange, écriture unique et immersive. On est toujours surpris et une lecture de Paul Auster est toujours une promesse d'exploration de l'âme humaine. C'est donc sans même lire la quatrième de couverture que j'adoptais Moon Palace qui suit le destin d'un américain depuis son enfance, une vie riche où l'on retrouvera sans nul doute les thèmes chers au coeur de l'auteur dont la solitude et la chute. Belle pioche encore!

Acquisition mai 2
(Et pour finir en beauté, des Actes sud à prix modique! Yes yes yes!)

- Le jaune est sa couleur de Brigitte Smadja. Jonas va mourir et sa meilleure amie (la seule a être au courant) va l'accompagner. Évocation du passé, recherche d'un ami perdu et moments de complicité se complètent dans un roman sortant des sentiers battus de la littérature de deuil, proposant à priori des personnages denses et romanesques. Comme j'adore cet éditeur, je fonce les yeux fermés!

- La Souris céleste de Jean Cavé. Seul recueil de nouvelles de mon chinage du jour, le résumé annonce la couleur dès le départ avec des nouvelles complètement branques faisant la part belle à la jalousie, l'adultère, aux êtres en perdition dans le réel ou leurs fantasmes. J'aime être dérouté et les courts récits ont l'avantage d'aller à l'essentiel et de multiplier parfois les émotions. Qui lira, verra comme on dit!

Pas mal ma nouvelle portée, non? Certes cela n'arrange pas le sort de ma PAL mais les promesses sont riches et mon impatience est grande. Si seulement, je pouvais être payé pour lire, j'abandonnerai de suite mon travail (que j'adore pourtant!) pour me plonger avec délice dans ces récits variés et accrocheurs (en plus ma PAL baisserait plus rapidement!). Pour la suite, vous savez ce qu'il vous reste à faire: guetter les chroniques et peut-être vous laisser tenter à votre tour!

vendredi 5 février 2016

Premier craquage de PAL 2016 !

Vous l'attendiez avec impatience, le voici le voila... Roulement de tambour... Le premier craquage de 2016!

Lieu du crime: notre Emmaüs adoré bien évidemment! Dans le rôle principal, votre obligé qui une fois de plus n'a pas su résister à ses pulsions primales en digne toxico littéraire qu'il est et Nelfe en second couteau qui pour le coup est aussi tombée sur de belles petites perles! Mais que voulez-vous, on ne se refait pas... C'est bon la Honte! Voyez plutôt.

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Oui, je le conçois aisément, ça fait peur... du moins pour ceux qui ne nous connaissent pas encore beaucoup. Nos fervents lecteurs eux ont depuis longtemps abandonné toute idée de mesure et de raison quand il s'agit de nos acquisitions. On aime chiner et le chinage nous le rend bien. Une fois de plus le hasard a mis sur notre chemin des titres soit recherchés, soit accrocheurs et le tout pour 30 euros (et ouais quand même!). Ayant définitivement laissé de côté l'idée de baisser ma PAL personnelle (qui stagne autour de 200 titres environ), c'est avec un plaisir immense que je rentrais le sourire aux lèvres (avec un peu de bave aussi... accro je vous dis!). Suivez le guide (et une petite incartade de Nelfe en fin d'article), voici les nouveaux qui rejoignent leurs petits camarades!

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On commence très fort avec cinq titres des éditions Actes Sud à 1 euro pièce! Si si, vous avez bien lu et à ce prix là ils sont lisibles et en théorie possèdent encore toutes leurs pages! Miam miam!

- Le Jour des morts de Cees Nooteboom. Un roman faisant la part belle au deuil et la renaissance par la redécouverte de l'amour, entre temps qui passe et mélancolie. La quatrième de couverture est envoûtante à souhait, gageons que ce sera une belle lecture.

- Un Lieu sûr de Barbara Gowdy. Un roman à priori détonant où les éléphants tiennent le premier rôle pour un texte relevant selon certains du défi littéraire! De quoi intriguer d'autant plus que l'esprit de l'oeuvre flirte avec Kipling et Tolkien. Impossible de ne pas tenter le coup! Affaire à suivre!

- Le Reste est silence de Carla Guelfenbein. Chronique familiale sombre où un repas de mariage va dynamiter la cellule familiale révélant des fêlures jusque là bien dissimulées derrière les apparences. J'ai pensé au film Festen en lisant la quatrième de couverture et j'espère qu'on s'en approchera dans le choc des émotions.

- Des Phrases courtes, ma chérie de Pierrette Fleutiaux. J'aime beaucoup les romans qui traitent de la vieillesse et notamment de la perte d'autonomie. On tombe souvent sur des oeuvres crépusculaires où l'angoisse du temps qui passe met en exergue des émotions puissantes et pures. Il est ici question de la maison de retraite, des visites que l'on reçoit et des rapports familiaux qui se transforment. Sans doute pas la plus gaie de mes acquisitions mais la promesse d'une lecture marquante.

- L'Ampleur du saccage de Kaoutar Harchi. Un roman coup de poing autour de la notion de culpabilité ou encore, la rencontre improbable de Crime et Châtiment de Dostoïevski avec la culture maghrébine. Pour le coup, c'est quitte ou double. Qui lira, jugera!

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On continue dans les brochés avec trois ouvrages très différents au charme certain!

- Tekrock de Roland C. Wagner. Un auteur que j'aime beaucoup et qui nous a quitté trop tôt. Il s'agit d'un volume de sa relecture des Mystères de Paris d'Eugène Sue (grand feuilletoniste du XIXème siècle) mettant un enquêteur aux capacités très spéciales dans un futur devenu fou. SF, humour, policier sont au RDV!

- En même temps, toute la terre et tout le ciel de Ruth Ozeki. Un mystérieux journal intime emporté par un tsunami, une ado mal dans sa peau, une aïeule zen de 104 ans, un kamikaze japonais amateur de poésie, un suicidaire obsédé par le modus operandi parfait pour mettre fin à ses jours, imaginaire et réalité qui se mêlent... Ça sent le bon roman japonais à la Murakami comme je les aime! J'ai très hâte de m'y mettre!

- Yujin et Yujin de Lee Geumyi. Il s'agit d'un roman jeunesse coréen suivant deux jeunes filles portant le même nom et partageant un lourd secret. J'avais adoré Les Petits pains de la pleine lune de Gu Byeong-Mo dans la même collection et de la même origine. J'y retourne donc confiant avec cette chronique adolescente dans un pays méconnu en Occident.

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Cinq livres dont les couvertures sont les plus belles de mes trouvailles du jour selon Nelfe. C'est elle la photographe du couple, y'a pas à tortiller, elle seule réalise les clichés des posts dédiés aux acquisitions. Et puis, vous ne la connaissez pas, il ne faut pas la contrarier... Aie aie, pas taper!

 - La Tour d'ivoire de Henry James. Voila un livre considéré comme un classique outre-Manche et outre-Atlantique et que l'on retrouve évoqué dans nombre de romans que j'ai pu lire. Il s'agit une fois de plus d'une histoire de famille avec le retour au pays du fils prodigue qui ne se reconnaît plus dans les valeurs de sa patrie d'origine et qui va se heurter à des manigances cyniques de la part de vieux amis... Sacré programme en perspective!

- Du Miel pour les ours d'Anthony Burgess. C'est l'achat foldingue de ce craquage! On suit ici les aventures burlesques d'un couple occidental en voyage d'affaire en URSS: quiproquos, situations absurdes et humour déjantés sont annoncés en quatrième de couverture. Je suis bien curieux de lire ça! Cet ouvrage devrait sortir assez vite de ma PAL.

- L'Attentat de Harry Mulisch. Cinq épisodes de la vie d'un homme depuis un événement fondateur qui fait s'effondrer son univers: un attentat contre l'occupant allemand devant sa porte et le massacre de sa famille en représailles. À priori une très belle plume pour une histoire bouleversante.

- Le Pousse-pousse de Lao She. Petit voyage en Chine avant l'arrivée du timonier Mao en suivant le parcours chaotique d'un chinois lambda avec en fond une vision saisissante du petit peuple de Pékin et de ses us et coutumes. Un livre précédé d'une belle réputation sur lequel je fonde de beaux espoirs. Wait and see!

- Le Secret de la chambre jaune de Kafû et Akutagawa. Le Japon encore et toujours avec cette fois ci, deux courts textes érotiques présentés comme perturbants et sentant le souffre. Censurés lors de leur sortie dans les années 20 et vendus sous le manteau, c'est une raison supplémentaire pour tenter l'expérience. 

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Un petit ensemble désordonné pour continuer l'exposition des nouveaux adoptés:

- D'un bord à l'autre d'Armistead Maupin. Il s'agit de l'épisode 5 des Chroniques de San Francisco dont j'ai lu les trois premiers tomes il y a bien longtemps et dont je recherche les volumes manquants pour les lire d'une traite lors d'un été à venir. Que de bons souvenirs avec cette saga hors norme où personnages borderline et langue subtile capturent si bien une époque et un mode de vie! 

- Marcovaldo d'Italo Calvino. Une histoire bien barrée une fois de plus pour cet auteur que j'affectionne beaucoup, on suit les pérégrinations d'un pauvre hère entre aventures picaresques et surréalisme. Du Vian à la sauce italienne à priori, tout pour plaire donc!

- Le Neveu d'Amérique de Luis Sepulveda. Impossible de résister à cet auteur qui à chaque fois me charme par ses écrits entre naturalisme et prise de conscience écologique et humaniste. Ce titre est plus autobiographique nous contant une vie d'errances, de rêves et d'engagement.

- Les Lois de la gravité de Jean Teulé. Idem pour Teulé que j'adore, je tombai sur ce livre que je n'ai pas lu de lui. Et hop! Dans mon escarcelle! Tiré d'un fait divers réel, retour sur une femme meurtrière qui veut dénoncer son crime avant la prescription de celui-ci. À la fois intrigant et faisant écho au cas Jacqueline Sauvage tout juste graciée par notre Président.

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3 romans placés de près ou de loin sous le signe d'histoires qui rencontrent l'Histoire:

- J'ai épousé un communiste de Philip Roth. Roth est un grand auteur américain comme je les aime qui s'attarde ici sur la période sombre du maccarthysme et sa chasse aux sorcières. À travers le destin tragique d'Ira, ce roman rend justice à ces individus détruits par les événements qui ébranlent la trame même de nos existences. Tout cela sent le complot et les trahisons dans les cercles les plus intimes... J'aime déjà!

- Le Chemin des âmes de Joseph Boyden. C'est l'histoire d'un retour au pays suite à l'armistice mettant fin à la Première Guerre mondiale d'un soldat amérindien, le portrait d'un homme brisé par le conflit qui va devoir recoller à la réalité et réapprendre à vivre le temps d'un voyage en canoë de trois jours en compagnie de sa tante. Je m'attends à de l'intimisme et à un texte forçant l'empathie, je vais préparer ma boîte à mouchoirs!

- Un Barrage contre le Pacifique de Marguerite Duras. D'inspiration autobiographique, ce roman raconte l'histoire d'une famille de colons français en Indochine, une veuve devant s'occuper de ses deux enfants et lutter contre la fatalité qui semble s'abattre sur elle et les siens de manière régulière. J'avais adoré L'Amant du même auteur, j'ai hâte de pouvoir lire celui-ci qui s'y apparente clairement dans le contenu et la forme.

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Enfin pour terminer, 3 ouvrages de SF prometteurs:

- Hôpital nord de Jean-Pierre Andrevon et Philippe Cousin. Un livre à la quatrième de couverture bien étrange où l'hôpital décrit semble être le dernier endroit où il faut se rendre même en cas de nécessité absolue: expériences glauques, disparitions inquiétantes, cauchemars éveillés... J'ai pensé immédiatement à une série géniale initiée par Lars Von Trier lui-même. Je n'ai pas hésité plus d'une demi-seconde! 

- Stardust de Neil Gaiman. Un récit de fantasy d'un auteur que j'ai appris à connaître et à apprécier au fil des oeuvres lues. Le monde des hommes côtoie depuis des lustres celui des fées. Une fois tous les neuf ans, ces deux univers peuvent se rencontrer lors d'une foire. Cette fois-ci, tout ne va pas se passer comme prévu... Pitch classique, je compte sur Gaiman pour y apporter un éclairage et un style novateur.

- Le Fils de l'Homme de Robert Silverberg. Encore un auteur que j'adore et qui présente ici un livre à la quatrième de couverture très mystérieuse entre renaissance et découverte de soi par un homme anonyme dans un monde inconnu. Ça a tout l'air de proposer une expérience hors du commun!

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L'incartade de Nelfe : Regardez comme j'ai été raisonnable en comparaison avec Mr K... Hum... Je dois avouer que ma PAL fait aussi très peur et que de mon côté j'ai décidé de rester dans la mesure. Oui, je sais, c'est moche. La folie ça a du panache, la raison, c'est fade, mais que voulez-vous, c'est ça ou je dois aménager le sous sol de notre maison pour y faire rentrer tous nos livres alors on fait ce qu'on peut ! Bref ! Voici mes 4 petits nouveaux :

- Wilt 2, Comment se débarrasser d'un crocodile, de terroristes et d'une jeune fille au pair de Tom Sharpe parce que j'ai lu il y a peu le premier tome et que je me suis bien amusée. Ma belle-mère venait de me prêter celui-ci mais comme je souhaite me faire la saga dans son ensemble, le voici mien désormais !

- Wisconsin de Mary R. Ellis parce qu'avec moi quand tu mets les mots enfants, alcoolisme, guerre et saga familiale dans une quatrième de couverture c'est jackpot !

- Les Ailes de l'ange de Jenny Wingfield parce qu'avec moi quand tu mets les mots enfants, alcoolisme... Ah non mince ça je l'ai déjà dit ! Parce que les histoires d'enfances brisées, de cruauté et de courage face à l'adversité ça me met la larme à l'oeil et là y a du lourd...

- Les Dépossédés de Ursula Le Guin parce que ce titre là me disait quelque chose mais en fait je me suis trompée, il s'agissait du roman du même nom de Steve Sem-Sandberg. Dans ce dernier il est question de seconde guerre mondiale et du ghetto de Varsovie... Je crois que j'étais bourrée lors de cette virée à Emmaüs pour le confondre avec un roman SF. On ne se moque pas ! C'est pas grave, il a l'air bien quand même et puis au pire, il atterrira un jour dans la PAL de Mr K (comment ça, c'est de la triche !?)

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Au final, PAL explosée doublée d'une satisfaction sans borne d'avoir laissé libre court à mon instinct consumériste de base en manière littéraire. Une Nelfe ravie de ses trouvailles. À vous de continuer à nous suivre dans les mois (et années!) à venir pour recueillir nos avis aussi variés qu'éclairés!