mardi 29 juin 2010

"Les robots" Isaac Asimov

214682_robotsL'histoire:

Susan Calvin est robopsychologue. Née en 1982, elle a aujourd'hui 75 ans. Et c'est à elle que l'on fait appel lorsque des robots sont victimes de pannes ou de comportements anormaux.

Car depuis la vente d'un des leurs comme bonne d'enfant à la famille Weston, les androïdes sont devenus progressivement indispensables à l'homme, en étant toujours plus sophistiqués, plus puissants mais aussi, parfois, plus dangereux.

Heureusement les humains sont bien protégés par la Première Loi, qui rend les robots inoffensifs. Mais qu'adviendrait-il si son interprétation était biaisée? Et si des machines s'imposaient à des postes clés de notre société? Et si les robots venaient à diriger le monde?...

La critique de Mr K:

Asimov fait allusion à Mary Shelley et ce livre a clairement été écrit en réaction à Frankenstein (voir la préface fort intéressante de l'auteur). Contrairement à la créature de Frankenstein, les robots d'Asimov sont infaillibles en ce sens qu'ils ne peuvent pas se rebeller contre leur créateur. C'est donc en réaction à tous ces récits qui veulent mettre en garde l'humanité contre les créations qui se retournent contre elle qu'Asimov a imaginé des robots obéissants, logiques et raisonnables, des machines programmées pour obéir à trois lois, sans aucun libre-arbitre ni sentiment. Quand on ne comprend pas leur attitude, il suffit de penser comme eux et c'est le rôle de Susan Calvin de décrypter ce qui peut apparaître comme des étrangetés de comportement. Les robots apportent toujours une réponse logique à une situation, ne sont jamais irrationnels. Ensuite, le problème provient des hommes qui ne posent pas les bonnes questions, donnent des ordres contradictoires ou voudraient bien que le robot puisse déroger aux lois car suivre la logique n'est pas toujours la meilleur façon d'agir.

Érigé au rang de classique parmi les classiques de la Science-Fiction, j'ai été quelque peu déçu par cette lecture. Le thème est intéressant et les histoires bien ficelées. Malheureusement je n'ai pas apprécié le style que j'ai trouvé vieillissant et ennuyeux. J'ai eu du mal à accrocher et j'ai dû parfois me faire violence pour poursuivre. Décidément, malgré toute sa renommée et son talent (auquel je reste insensible) Asimov se trouve un cran en dessous à mes yeux que K. Dick, Silverberg ou encore Sturgeon. Autant les auteurs que je viens de citer réussissent à me transporter, à me faire partager les émois de leurs personnages; autant Asimov me laisse de glace et ne parvient pas à me faire adhérer. C'est comme Clapton et Hendrix en musique, j'adore le rock et pourtant ces deux artistes m'ont toujours emmerdé malgré le fait indéniable qu'ils soient des génies dans leur domaine. Voilà, je vais repasser à Connelly histoire de me remettre de cette déception...

Posté par Mr K à 17:22 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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