lundi 15 février 2010

Achats salonesques

Ce week-end avait lieu près de chez nous un salon du disque et de la BD. Enfer et Danao! Haut lieu de tentation pour nous qui aimons beaucoup la bande dessinée et qui avons de nombreux vinyls à la maison. Ils ont été forts, ils nous ont piégé! Il y a un complot sur nos têtes pour qu'on dépense un maximum de fric!

On a été fort (ouais bon, ok pas trop...), on a résisté (ouais bon, ok pas trop...) et on est revenu le porte-monnaie tout vide mais en ayant fait bosser les petits commerçants. Mouhaha, c'est ça de moins pour les grandes enseignes! Non mais! D'autant plus qu'ils n'auraient pas eu certains articles...

disquesBD

Donc, voilà, on avoue... on a craqué sur:

Côté BD:
- "L'âge d'ombre" de Caza
- "Pervers pépère" de Gotlib
- "Chroniques de la Lune Noires" volumes 1, 2 et 3 de Ledroit et Froideval
- "Morbus gravis" volumes 1 et 2 de Serpieri
Côté vinyls:
- "Sacré géranium" de Dick Annegarn (the first! 1974)
- "Mireille" de Dick Annegarn

On se demande qui a pris les bandes dessinées avec les nanas aux gros seins... Et qui a pris ces vieilleries de chanson française... Un indice.


mardi 24 novembre 2009

Dick Annegarn à Quimperlé - 21/11/09

Dick_Annegarn_portrait

Samedi dernier se produisait à Quimperlé (29) un monstre de la chanson française à texte: Dick Annegarn. "Monstre" non pas pour sa taille imposante et sa carrure de rugbyman mais pour ses années de création et sa prose. Dick Annegarn impose le respect. J'ai une tendresse particulière pour cet artiste, j'ai donc pris note de cette date et me suis rendue sur les lieux.

Voilà plus de 35 ans que Dick nous émerveille avec ses chansons décalées et sa voix si particulière. Il est pourtant rare d'entendre parler de lui dans les médias. Dick Annegarn est un artiste "underground" préférant la vie de nomade et le milieu associatif aux strass et paillettes. C'est donc en homme simple qu'il s'est présenté à nous sur la scène de Quimperlé. En homme simple, ils nous a conté ses histoires. A nous grands enfants qui composions son public. Dick Annegarn est fascinant et ma place au premier rang a sans doute contribué à cet envoûtement, toute plongée que j'étais dans cette ambiance chaleureuse.

Pour cette tournée, qui fait suite à son 18ème (!!!) album "Soleil du soir" sorti en 2008 chez Tôt ou tard, il est accompagné de Barnabé Wiorowski au tuba, Jean-Pierre Soules au cor/accordéon/piano et Alain Laspeyres à la batterie et cajón. Les cuivres, déjà présents sur la tournée précédente, donnent une dimension supplémentaire à l'univers de Dick. Une certaine profondeur, une dimension nostalgique qui met la chair de poule. La complicité qui unit ces quatres musiciens est palpable et la bonne humeur est de mise. Il faut dire aussi que Dick Annegarn est un sacré bonhomme qui ne peut inspirer que de la sympathie tant il est à l'aise sur scène, bavard avec son public (ce qui est très agréable) et habité par ses instruments et ses textes. Les chansons du dernier album sont bien sûrs jouées mais de nombreux anciens titres ont aussi leur place sur cette tournée, pour la plus grande joie des connaisseurs qui redoublent d'applaudissements. Ainsi "Jacques" chanson hommage à Jacques Brel côtoie "Sacré Géranium" de son premier album,"Quelle poule pond tant" au texte oulipien donne la réplique à la magnifique "Bruxelles". Il en est de même pour "Soleil du soir" et "Mireille" que Dick nous fait vivre comme si nous avions 5 ans (et ça marche!), "Théo" correspondance imaginaire de Van Gogh et son frère précède "La limonade" nostalgique du temps où Dick Annegarn vivait sur sa péniche la Gueuse. Pêle mêle, nous avons aussi eu droit à "D'abord un verre", "Bluesabelle", "Soldat" pour le dernier album et entres autres "Bébé éléphant, "Agostinho" et "Les tchèques" pour les anciennes. Un titre en anglais a aussi été interprété et chose plus rare un titre en hollandais dont la langue nous est peu commune et dont Dick nous a traduit les grandes lignes seul au piano. Un très beau moment. "Rhapsode" pour la première fois sur scène avec cette formation n'a pas eu à rougir.

Après un rappel de 3 titres, Dick s'en est allé en nous faisant un au revoir de la main. Simple et humain. Avec l'impression d'avoir vu un ami sur scène ce soir, nous repartons chez nous le coeur léger. Dehors, il pleut, mais peu importe... nous sommes heureux.

Posté par Nelfe à 18:42 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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