lundi 28 avril 2014

Vacances d'avril = nouveaux livres!

C'est désormais un rituel, à chaque début de vacances scolaires, nous nous rendons chez notre dealer de bouquins préféré (à savoir Emmaüs) pour faire le plein de lecture. Ce n'est pas qu'on en est véritablement besoin (au sens où on en aurait pas assez), on a tous les 2 une PAL à faire peur, mais c'est un petit rituel auquel on tient. Et en toute franchise, on n'arrive pas à faire autrement!

La pêche du jour fut bonne. Voyez plutôt:

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C'est ce qu'on appelle un nouveau craquage. Oui je sais... Même pas honte d'abord!

Et en détail voilà ce que ça donne pour moi:

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- "Nu dans le jardin d'Eden" d'Harry Crews parce que c'est un Sonatine que je n'ai pas, que j'adore cette maison d'édition et qu'avec eux je ne prends pas beaucoup de risque quant à la qualité de leurs publications.
- "L'égoïste romantique" de Frédéric Beigbeder parce que j'adore cet auteur et que je n'ai pas lu celui ci.
- "Retour à Rédemption" de Patrick Graham parce que j'en ai lu beaucoup de bien et que c'est le genre de romans qui a tout pour me plaire.
- "Les grand-mères" de Doris Lessing. Alors là pur hasard, j'ai aimé la couv' et la 4ème de couv', je le tente!

Et pour Mr K:

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Du contemporain avec:
- "Le Bar sous la mer" de Stefano Benni pour son pitch bien délirant d'un mystérieux bar au fond de la mer. Comme en plus, c'est chez Babel...
- "Mémoires d'un Yakuza" de Junichi Saga parce que ce livre a une excellente réputation et plonge son lecteur dans la vie d'un gangster japonais (tiré d'une histoire vraie). Belle immersion en perspective dans le milieu des Triades japonaises.
- "Combat de fauves au crépuscule" de Henry-Frédéric Blanc parce que c'est une maison d'édition que j'affectionne tout particulièrement, la couverture est imparable (ben ouais, y a un chat qui se la raconte!) et cette histoire de jeune arriviste livré en pâture au commun des mortels n'est pas pour me déplaire.
- "Kennedy et moi" de Jean-Paul Dubois parce qu'il est difficile de résister à un Jean-Paul Dubois, moi je n'hésite même plus! En plus, celui-ci a particulièrement plû à mes parents...
- "Sur la falaise" de Gregor Von Rezzori parce que cet ouvrage m'intrigue tout particulièrement, le court résumé laisse entrevoir un délire littéraire à nul autre pareil. Work in progress...
- "Love & Pop" de Ryû Murakami car on m'en a aussi dit le plus grand bien et que l'auteur est l'homonyme d'un de mes écrivains préféré. Ici, l'univers a l'air plus sombre et la plongée profonde dans une part de la société japonaise.
- "Insecte" de Claire Castillon parce que la quatrième de couverture est complètement barrée. Ca sent la lecture-chalumeau!

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Du policier / thriller avec:
- "Last call" d'Alex Barclay parce que j'ai adoré son premier roman et que dans celui-ci on retrouve un inspecteur qui m'avait ému, rajoutez à cela une écriture maline et machiavélique. Il ne m'en fallait pas plus pour me laisser tenter!
- "Pélerins des ténèbres" de Serge Brussolo pour explorer une autre part de l'oeuvre d'un auteur que j'affectionne. Ici il est question de pélérinage maudit en plein Moyen-Age! Tout un programme!
- "Le syndrome Copernic" d'Henry Loevenbruck parce que j'aime beaucoup cet auteur et que l'occasion fait le larron!
- "Bloody birthday" collectif de recueils de nouvelles parce qu'on y trouve nombre de signatures d'auteurs prestigieux du polar français et que le genre de la nouvelle policière est une invitation à la fulgurance et à la surprise.
- "Mémoire en cage" de Thierry Jonquet parce que je n'ai pas encore lu ce roman d'un des maîtres du genre. J'adore Jonquet, so no comment!
- "Fondu au noir" de Jean-Jacques Reboux parce que je voulais découvrir la plume de cet auteur ailleurs que dans la série du Poulpe. Ici c'est noir et tortueux à priori...

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Et un joyeux mix avec:
- "La Fée et le géomètre" de Jean-Pierre Andrevon, illustré par Enki Bilal parce que cette histoire de royaume des fées envahi et dénaturé par l'homme fait écho à mes convictions profondes sur la nature humaine. La lecture s'annonce tendue, intense et sans doute mélancolique.
- "Ils partiront dans l'ivresse" de Lucie Aubrac car je n'ai jamais eu l'occasion de le trouver auparavant et qu'un témoignage de cette importance me rappellera mes années Fac et me replongera dans une période bien ténébreuse de notre Histoire commune.
- "Nos rêves sont plus grands que le ciel" de Jean Cavé parce que ce roman inspiré d'un personnage réel m'a fasciné en quatrième de couverture. Il est question ici d'idéalisme, de persévérance et de croyance en une vie extra-terrestre; tout ceci au XIXème siècle! Ca promet!
- "Des souris et des hommes" de John Steinbeck car avec Nelfe nous nous refaisons l'intégrale d'une série qui y a fait référence justement hier soir. L'occasion était trop belle de découvrir un roman considéré comme une oeuvre majeure de la littérature américaine.

Un bon aperçu de ce qui sera chroniqué bientôt sur le blog! Maintenant y'a plus qu'à! ;)


samedi 2 octobre 2010

"Darkhouse" d'Alex Barclay

darkhouseL'histoire: Quand une filature de routine se solde par les deux meurtres les plus atroces de sa carrière, l'inspecteur Joe Lucchesi quitte la police de New York et s'installe avec femme et enfant dans un village paisible de l'Irlande.

Il ne se doute pas qu'il est sur le point de vivre un cauchemar plus terrifiant que tout ce qu'il a connu: Katie, l'amie de leur fils, est retrouvée morte. Tourmenté par les rumeurs qui circulent au sujet de sa famille, Joe se lance dans une enquête solitaire, dangereuse... Car son fils lui ment, sa femme lui ment, et un tueur l'attend au tournant.

La critique de Mr K: Darkhouse est le premier roman de son auteur, son premier best-seller aussi comme écrit en blanc sur rouge sur mon exemplaire... C'est plutôt le genre de signe extérieur qui me refroidit d'habitude mais heureusement la curiosité l'a emporté un dimanche matin chez Emaüs et je l'ai pris (Merci encore l'abbé!). Ce fut une excellente lecture qui ne m'a pris que deux jours tant on devient addictif à l'oeuvre de cette diablesse d'Alex Barclay.

Et pourtant, on nage dans le classicisme absolu en terme de thriller. Un héros paumé et attachant à la Harry Bosch. Une petite famille à priori heureuse où les omissions et mensonges seront révélés (attention, la phrase d'accroche au dos est trompeuse...). Un tueur bien sadique à souhait et une populace bien conne, fan de ragots. Tout est en place pour mener la vie dure au héros qui pendant les 3/4 de l'histoire s'en prend plein la face. Le procédé narratif n'a lui aussi rien de vraiment original, on alterne les chapitres se déroulant à notre époque et les chapitres (plus courts) consacrés à la génèse du tueur en série (son enfance dramatique et tout ce qui va en découler). Rien d'original donc...

Et pourtant, c'est un livre qui m'a énormément plû parce qu'excellemment maîtrisé. Alex Barclay n'a pas inventé le fil à couper le beurre mais elle le manie avec une maestria rare pour un premier roman. Décidément les auteurs de thriller femmes sont machiavéliques. Avec une précision d'horlogère, elle installe une ambiance (vie de famille très bien décrite et jamais lourdingue) pour mieux la démonter ensuite quand une menace vient plâner sur ce microcosme paradisiaque. Chaque fin de chapitre laisse le lecteur pantelant et l'oblige (y'a pas d'autre mot) à attaquer la suite sous peine de frustration extrême. Le suspens est dosé à merveille et l'écriture aussi limpide que précise ajoute au réalisme et donc à la crédibilité de l'ensemble. Dans ces conditions, on arrive très vite à la fin qui ne déçoit pas même si l'on se doute un peu de ce qui va se passer.

Une bonne lecture que je recommande à tous. Il paraît que depuis, Alex Taylor en a sorti trois autres dont un reprenant le personnage de Joe Lucchesi, je me laisserai sans doute tenter de nouveau.

Posté par Mr K à 14:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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