vendredi 24 avril 2015

"X" de J.J. Connolly

connolly xL'histoire : X est un dealer londonien anonyme et qui tient à le rester : dans son milieu, la notoriété relève en effet de la faute professionnelle. Et des fautes professionnelles, X veille soigneusement à n’en commettre aucune. Il se contente d’être un intermédiaire, ce qui lui évite de fréquenter la rue et ses camés trop bavards, il ne flambe pas, préférant rester discret sous ses allures d’homme d’affaires. La pègre le tient en haute estime pour son intelligence et sa rigueur. Sachant qu’on ne fait en général pas de vieux os dans le business, X met le maximum d’argent de côté pour pouvoir prendre le large le jour de ses 30 ans. Il en a 29 et il ne lui reste plus que quelques semaines à tirer quand son boss, le mafieux Jimmy Price, lui demande un dernier service qui va bouleverser la donne d’une manière fort inattendue.

La critique Nelfesque : Retour en terres Sonatine que j'affectionne tout particulièrement avec cet énigmatique "X" de J.J. Connolly. Alors attention, ne pas confondre avec Michael Connelly ou encore avec John Connolly, ce qui fut mon cas au début de cette lecture. Et oui, méfiez-vous, dans le cas présent, il y a bien deux J ! Mais revenons à nos moutons, blancs comme la coke qui circule dans ce roman !

"X" est le premier ouvrage de J.J. et accrochez-vous à vos baskets parce qu'il est très réussi. Véritable immersion dans le monde de la drogue et de la mafia londonienne, il est sans concession et décoiffe littéralement le lecteur. Gouaille, jargon mafieux, quiproquos, tension : tout y est.

Avec une juste dose d'humour et de sauce polar, J.J. Connolly fait une entrée remarquée dans le monde littéraire. De mon côté j'ai savouré chaque scène, chaque réplique et la façon qu'à X de gérer les situations, sans cesse sur le fil. Car X, ok il aime son "boulot", il est même plutôt très bon dans son domaine et tout le monde salue son professionnalisme mais il faut avouer qu'il fait un travail quelque peu risqué et voudrait bien prendre sa retraite avant de se faire coffrer. Dans le domaine de la drogue où détournements, meurtres et délations sont monnaie courante, si une porte de sortie avec à la clé un petit oreiller bien rempli pour poser sa tête le restant de sa vie se profile, il faut savoir l'ouvrir. Oui mais voilà, quand un baron de la mafia vous confie une dernière mission qu'il vous présente comme un service personnel, comment refuser ? X se retrouve alors embarqué dans une histoire de fugue / kidnapping sur fond de junkies, de cramés de la tête et de mafia allemande. Tout un programme !

Tour à tour, nous faisons la connaissance de chaque membre de l'organisation, du grand parrain au petit sbire de quartier. Ma préférence va pour Mort, un gars fidèle et loyal mais qui peut péter un plomb à tout moment. Un bon gros taré à qui il vaut mieux ne pas lancer le mauvais regard. Mais à qui peut-on vraiment se fier ? Des hommes tels que Mort capables du meilleur comme du pire ou des parrains de la mafia paternalistes et protecteurs ? X va l'apprendre à ses dépends dans ces 440 pages que constituent ce roman.

L'écriture de J.J. Connolly est parfaite pour ce style d'histoire. Concise, précise, rythmée, elle nous entraîne dans un monde où tout va trop vite et où il faut réagir sans attendre. Cette urgence de chaque instant, ce besoin de dynamisme, le lecteur le perçoit sans difficulté et est pris dans un tourbillon d'actions / réactions. X devient un pote qu'on a envie de voir s'en sortir indemne et ce malgré son CV de gars peu fréquentable.

Vous l'aurez compris, "X" est une belle surprise et un roman à 100 à l'heure qui tient en haleine le lecteur avide de sexe, drogue et rock'n'roll. Une oeuvre à lire si vous aussi vous aimez les romans qui vont droit au but, sans fioriture et avec efficacité ! On en redemande !

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jeudi 23 avril 2015

Politique de l'autruche...

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Dessin de Bar tiré de son blog

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mardi 21 avril 2015

"La Belgariade" de David Eddings

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L'histoire: Et les dieux créèrent l'homme, et chaque dieu choisit son peuple. Ah! Que le monde était jeune, que les mystères étaient limpides! Mais Torak, le dieu jaloux, vola l'orbe d'Aldur, le joyau vivant façonné par l'aîné des dieux, et ce fut la guerre. Le félon fut châtié; à Cthol Mishrak, la Cité de la Nuit, il dort toujours d'un long sommeil hanté par la souffrance. Le fleuve des siècles a passé sur les royaumes du Ponant. Les livres des présages ne parlent plus qu'aux initiés, mais ils sont formels: Torak va s'éveiller. Et justement l'Orbe disparaît pour la seconde fois. Que le maudit la trouve à son réveil et il établira son empire sur toute choses. Belgarath le sorcier parviendra-t-il à conjurer le sort? Dans cette partie d'échecs cosmique, il a réussi à préserver une pièce maîtresse: le dernier descendant des gardiens de l'Orbe, désigné par les présages, mais qui n'est encore qu'un petit garçon jeté sur les routes par une venteuse nuit d'automne. Un simple pion, et si vulnérable…

La critique de Mr K: Chronique un peu particulière aujourd'hui avec un cycle entier lu durant nos dernières vacances en Thaïlande lors des escales prolongées en aéroports moyen-orientaux ou encore sur le sable de plages paradisiaques du sud-est asiatique. J'avais dégoté à un prix défiant toute concurrence La Belgariade ainsi que sa suite La Mallorée lors d'une énième escapade chineuse. Belle intuition que fut la mienne en achetant cette décalogie tant cette première partie s'est révélée à la fois dense en terme de rebondissements et dotée de qualités scripturales indéniables procurant un bon plaisir de lecture.

La Belgariade compte cinq romans:

- Le Pion blanc des présages
- La Reine des sortilèges
- Le Gambit du magicien
- La Tour des maléfices
- La Fin de partie de l'enchanteur

À la base de cette épopée fabuleuse, une prophétie annonçant le retour d'un dieu fou et mégalomane. Pour l'arrêter, un être innocent issu d'une dynastie disparue depuis fort longtemps. Je vous l'accorde rien de particulièrement innovateur dans le pitch de départ mais n'oublions pas que nous sommes dans le genre fantasy qui n’est pas réputé pour son originalité de manière générale. Le jeune Garion se retrouve très vite plongé dans une aventure à nulle autre pareille pour l'assistant de cuisine qu'il était jusque là. Commence alors le long chemin vers l'âge adulte avec son lot de désillusions et de révélations. Il devra accepter ce qu'il est, dompter les pouvoirs enfouis qui dorment en lui et accomplir sa destinée qui est peu commune.

Pour mener à bien cette quête, il va s'entourer de personnages hauts en couleurs qui vont chacun à leur manière l'aider: sa tante Pol qui cache bien des secrets, le conteur Belgarath qui s'avère être un sorcier pluri-millénaire, un marchand-voyageur à la gouaille inextinguible, une princesse incendiaire au charme fou, un forgeron à l'âme pure comme le cristal, un fanatique passe-muraille, une voix intérieure à la fois impérieuse et bienveillante et bien d'autres encore… dont un homme parlant aux chevaux, une montagne de muscle au cœur d'or, un archer juvénile et niais, ou encore un chevalier sans peur et sans reproche assailli par le doute. Sacré équipe qui aura fort à faire aux forces du Mal.

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Mais que de circonvolutions scénaristiques avant d'arriver à l'acte final! Une carte est fournie avec chaque volume ce qui n'est pas plus mal, vu le chemin parcouru par les protagonistes. Un peu à, la manière du Seigneur des anneaux ou encore la saga du Trône de fer, le lecteur se plaît à suivre le parcours des héros à travers monts et vallées, marécages spongieux, plaines arides, côtes sauvages et inhospitalières, souterrains secrets, villes tentaculaires… On partage notre temps entre évocation de souvenirs, récit de voyage pur (on en visite des auberges, lieu obligé dans le genre!) et moultes périls affrontés. On croise beaucoup d'êtres humains vivants selon des croyances et des coutumes bien différentes selon le dieu qu'ils servent (Arendais, Marags, Sendariens et consorts). Cela donne lieu à des frictions mais aussi parfois à des rapprochements surprenants symbolisés par la communauté entourant Garion (ça flirte bon avec une certaine communauté de l'Anneau tout cela!). En face d'eux, ils affronteront nombre de périls comme une reine-serpent des plus retorse, des brigands, les Murgos ensorceleurs de Torak, les fanatiques du dieu ne reculant devant rien pour mener à bien la prophétie noire de leur dieu (des passages sont assez rock and roll!) et bien d 'autres choses que je vous laisse découvrir par vous-même.

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La tâche pourrait paraître ardue quand on voit la somme de pages que représente ce premier cycle mais il n'en fut rien. D'un accès aisé et limpide, la lecture coule d'elle-même et la mise en place est immédiate. L'auteur obtient un très bon équilibre entre descriptions et action, le tout donnant une œuvre virevoltante mais aussi parfois introspective pour certains personnages qui bien que basés sur des archétypes se nourrissent les uns les autres, tissant par là même une toile de relations réalistes et qui tiennent la route jusqu'à la fin. D'ailleurs certains passages qui pourraient sembler relever du détail prennent toute leur importance bien après. Il se dégage aussi de ces êtres une profonde humanité pour la simple et bonne raison que l'humour est ici omniprésent. Non pas à la manière d'un Terry Pratchett pratiquant avec talent l'art du pastiche, ici point de cela mais plutôt des discussions et des liens que l'on peut avoir vu et entendu autour de soi. Des remontrances de vos parents aux chicaneries entre amis, rien ne nous est épargné dans cette aventure où les actes de bravoures côtoient un quotidien relaté avec fidélité et tendresse. Drôle de mélange qui rend cette œuvre pourtant classique dans son déroulé et ses aspirations (pas de réelles surprises pour le lecteur, seul gros défaut de cette saga) très attachante et impossible à abandonner tant on est accroché par cette lecture.

Très belle incursion chez Eddings pour ma part qui se continuera cet été avec La Mallorée. Gageons que la deuxième partie soit aussi enchanteresse que la première. Avis à tous les amateurs, cette série est à lire!

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lundi 20 avril 2015

"Gretel and the dark" de Eliza Granville

gretelL'histoire : Voici la sombre et fascinante histoire de deux mondes parallèles.

Vienne, à la fin du XIXe siècle. Josef Breuer – célèbre psychanalyste – est sur le point d’être confronté au cas le plus énigmatique de sa carrière. Trouvée près d’un asile d'aliénés, maigre, la tête rasée, la jeune fille prétend n’avoir pas de nom, pas de sentiments – d’être, en fait, une machine revenue pour tuer le Monstre. Intrigué, Breuer est déterminé à comprendre les racines de ses maux.

Quelque part en Allemagne, bien des années plus tard. Krysta est une petite fille dont la mère a mis fin à ses jours et qui tyrannise ses gouvernantes et son père, médecin dans un étrange dispensaire... Plongée dans le souvenir des contes de fées que lui racontait sa nounou d’antan, elle lutte pour trouver sa place quand, un matin, on découvre son père mort étranglé dans son lit. Désormais, la petite fille est véritablement seule au monde, sans rien ni personne pour la protéger.

La critique Nelfesque : Nouveauté chez Mirobole Editions, "Gretel and the Dark" de Eliza Granville intrigue déjà par son titre. On s'imagine plonger dans un roman où les contes auront la part belle avec cette référence directe à "Hansel et Gretel" des frères Grimm, où la noirceur sera au rendez-vous et où rien ne nous sera épargné (y a qu'à voir la tête du pauvre Mr Biscuit).

Dès les premières pages, le lecteur est captivé par l'écriture de l'auteure et la proposition à 10.000 lieues de ce que l'on peut lire habituellement. Très vite immergé dans un univers fantastico enfantin, on ne sait pas très bien où Eliza Granville va nous mener. Les histoires sont ici bien noires et les personnages ne vivent pas dans un conte de fées. Entre réalité et univers fantasmés, le lecteur se perd, ne sachant plus vraiment où est le vrai du faux.

"Gretel and the dark" est un roman inclassable, une lecture intrigante et dérangeante aux pays des asiles d'aliénés du XIXème siècle et des expériences dans l'Allemagne nazie. Entre ces deux histoires, la frontière est mince. Les personnages se télescopent et l'expérience est totale.

Les références sont nombreuses, "Hansel et Gretel" bien sûr mais aussi "La Princesse au petit pois" d'Andersen, "Jack et le haricot magique", "Barbe Bleue" de Perrault... Des histoires enfantines mais aussi très noires qui viennent se mêler à celles tout aussi rudes de Lilie et Krysta. Lilie vient d'être retrouver nue, rasée et couverte de bleus à proximité d'un hôpital psychiatrique. Quant à Krysta, elle est la fille d'un médecin officiant dans une étrange clinique qu'elle prend pour un zoo humain. Le décor est planté ... L'ambiance est glauque, les paysages brumeux et les personnages attachants. Ces jeunes filles que presque deux siècles séparent sont semblables dans leurs souffrances et Eliza Granville n'a pas son pareil pour mettre en place une atmosphère fascinante, grave et troublante. 

"Gretel and the dark" n'est pas un roman comme les autres. Je ne suis d'ailleurs pas totalement certaine d'avoir tout compris dans ces 450 pages. Il faut savoir s'abandonner à sa lecture et accepter de parcourir des chemins parfois incompréhensibles pour mieux cerner l'histoire dans son ensemble. C'est un roman qui se mérite mais qui, une fois apprivoisé, promet des heures d'évasion comme seule la lecture peut nous en procurer. Une oeuvre à découvrir !

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vendredi 17 avril 2015

"La Voie du Sabre" de Thomas Day

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L'histoire: Pour parfaire l'éducation de son fils Mikédi, le chef de guerre Nakamura Ito le confie à un rônin du nom de Miyamoto Musashi. Un samouraï de légende, le plus grand maître de sabre qu'ait connu l'Empire des quatre Poissons-Chats. Ensemble, pendant six longues années, le maître et l'apprenti vont arpenter la route qui mène jusqu'à la capitale Edo, où l'Impératrice-Dragon attend Mikédi pour en faire son époux. Mais la Voie du Sabre est loin de trancher l'archipel en ligne droite : de la forteresse Nakamura aux cités flottantes de Kido, du Palais des Saveurs à la Pagode des Plaisirs, Mikédi apprendra les délices de la jouissance, les souffrances du combat et la douceur perverse de la trahison.

La critique de Mr K: Suite à une belle déception avec la lecture de Stairway to hell l'année dernière, je me devais de donner une deuxième chance à Thomas Day, auteur assez reconnu dans le milieu français de la littérature de genre. Le hasard d'un chinage a voulu que je tombe sur La Voie du Sabre qui semblait mêler culture japonaise et fantasy, deux aspects qui m'ont intéressés de suite tant ce pays me fascine et tant la fantasy m'a réveillé à la lecture à mon plus jeune âge.

Il s'agit d'un roman initiatique contant les aventures d'un jeune héritier de bonne famille (fils aîné d'un seigneur de guerre) confié au soin d'un Ronin, Miyamoto Musashi, considéré comme le plus grand combattant de son époque. Le vieux maître (il aurait plus de cent ans) est assez étrange. Il étonne par son apparence négligée (il est sale, dépeigné, très souvent hirsute...) et son comportement (il est limite alcoolique et aime la compagnie des filles de joie). Il s'est écarté du Bushido (règlement sévère dirigeant l'existence des samouraïs) pour suivre la Voie du Sabre sensée représenter la vertu et l'abnégation. Il va tenter de l'inculquer à son jeune élève empli de lourds préjugés dus à son vécu et son éducation. Il se révèle aussi impulsif et ambitieux ce qui déplaît fortement à son Ronin de maître et qui va finir par causer sa perte.

Ce livre est raconté à la première personne, c'est le jeune apprenti qui en trois rouleaux (le livre est divisé en trois "périodes") raconte les différentes étapes de son cheminement intérieur. C'est donc à travers son regard que l'on voit les actions et les pensées en marche dans ce roman qui mêle à la fois intimisme des relations entre le tuteur et son protégé et actes de bravoure ou non. Longue et sinueuse est la route vers la connaissance dit-on, vous verrez qu'elle se fait ici en plus tortueuse et déviante. J'ai retrouvé en effet dans cette histoire quelques éléments de la relation étrange qui se noue entre un certain Obiwan Kenobi et son jeune Padawan Anakin Skywalker. Le jeune est tout aussi doué qu'impétueux et l'on sent bien que malgré les efforts et les limites posées par son maître, il ne peut que s'écarter de la voie tracée. Le malaise, l'impatience et le déni montent en puissance chez le jeune narrateur qui loin de se conformer aux exigences de son apprentissage semble s'en écarter de part ses pensées puis par ses actes. Déformation professionnelle oblige, plus ma lecture avançait plus le jeune apprenti m'a irrité, énervé et finalement dégoûté tant il sombre dans la suffisance et la tyrannie envers son prochain. Quand il touche enfin ses rêves de puissance, on sait que cela ne peut que mal finir.

Par contre, j'ai adoré le personnage du vieux sage. Complètement décalé, cela le rend humain. Il faut le voir faire la leçon à quelques malandrins suite à une soirée bien arrosée, on oscille entre humour mais aussi admiration devant une force mental intacte et un sens de la justice épidermique. Car on comprend bien vite que cet homme là s'est mis au ban de la société japonaise pour des raisons morales, son code d'honneur a changé et il doit pour cela aller à l'encontre des normes communes (notamment la place des Samouraïs et le respect qui leur est dû). On rentre immédiatement dans cet univers grâce aux multiples références à la culture traditionnelle japonaise, un lexique approprié est d'ailleurs présent en fin de lecture pour éclairer les zones d'ombre qui pourraient apparaître au fil de la lecture. On assiste donc à un beau voyage, passant d'une île de l'archipel japonais à une autre (4 îles principales le composent je vous le rappelle) de villages paysans en palais princiers en passant par des pagodes-écoles à des temples de sectes bouddhiques et des lupanars exubérants. Cela donne lieu à de belles descriptions maîtrisées, concises et efficaces et à des rebondissements très nombreux qui gardent le suspens intact jusqu'à la dernière page. La langue est ici moins outrancière que dans le précédent livre que j'ai pu lire de lui et cet apaisement se fait au profit d'un récit court en terme de pages (300 environ) mais dense en contenu et en émotions.

Me voilà rabiboché avec Thomas Day, je ne crie pour autant pas au génie car on retrouve nombre d'éléments narratifs et créatifs entraperçus ici et là mais l'ensemble est cohérent et immersif à souhait. Le plaisir de lecture est constant et je l'ai lu quasiment d'une traite ce qui est gage de qualité. Avis aux amateurs, ce livre est pour vous.

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jeudi 16 avril 2015

Bon anniversaire Nelfe!

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Ils m'ont encore une fois laissée toute seule à la maison pendant qu'ils descendent tranquillement dans le Périgord de Madaaame! Va vraiment falloir que je pense à réclamer une augmentation!

En plus, Mr K a oublié de préparer un post spécial pour Nelfe pour ce jour sacré entre tous... Heureusement qu'il peut compter sur moi pour rattraper ses bourdes! J'interromps donc momentanément ma sieste de l'après-midi pour souhaiter à Nelfe un:

BON ANNIVERSAIRE!

Elle a intérêt à être plus cool avec moi... Bon ben, ce n'est pas tout ça mais je retourne buller moi! 

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mardi 14 avril 2015

"Les Domestiques" de Gustavo Bossert

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L'histoire: Isabel et Pablo Marti se sont retirés dans les collines argentines, espérant y mener enfin une vie paisible, et n'entendent laisser personne faire irruption dans leur nouvelle maison. Aussi, lorsque les Ramirez, un couple de domestiques, se présentent à leur porte, les Marti pensent à un fâcheux malentendu; ils leur proposent toutefois de les héberger la nuit, qui s'apprête à tomber. Mais, le lendemain, c'est en tenue de majordome que Javier leur sert le petit-déjeuner. Et, du statut d'intrus à celui de parasites, puis d'ennemis, les Ramirez ne semblent vraiment pas décidés à quitter les lieux qu'ils ont si insidieusement investis...

La critique de Mr K: Belle petite claque que ce livre qui tient toutes les promesses entraperçues en quatrième de couverture. Le hasard fait vraiment bien les choses et je me souviendrai longtemps de la cruelle mésaventure qui arrive à ce petit couple de personnes âgées dans Les Domestiques.

Isabel et Pablo Marti ont eu une vie bien remplie avec son lot de bonheurs et de coups durs. Pour profiter au maximum de leurs dernières années, ils se sont installés dans une petites maison bien à l'écart du village. Ils sont encore en forme malgré quelques tracas de santé et une maladie vaincue pour Isabel. Malgré quelques visites aux copains et au magasin général, ces deux là vivent quasiment en autarcie, entre amour fusionnel, petits plaisirs littéraires et le jardinage en compagnie de leur chat noir. Tout bascule le jour où un couple mystérieux vient sonner à leur porte avec à la main une petite annonce disant que les Marti recherchent un couple de domestiques. Il n'en est rien et ces derniers leur offrent le gîte pour la nuit car il est tard. Le lendemain, mus semble-t-il par la folie, les deux intrus sont en tenue et ont commencé à travailler. Ce n'est que le début des ennuis…

Quelle descente aux Enfers! On a beau s'y attendre, on est pris à la gorge par la tension sous-jacente de cette situation hors-norme tirant vers le délire psychotique. Par petites touches successives, avec un sens du suspens rare, Gustavo Bossert explore au scalpel les relations humaines et les affres du passé. Qui sont ces deux domestiques? Quel est leur projet final? Les petits vieux vont-ils pouvoir retrouver leur calme et leur habitation? Plus on avance dans la lecture, plus on se demande où veut nous mener l'auteur qui se plaît à enfoncer le clou jusqu'à l’écœurement. Le lecteur est envahi par un sentiment de révolte, d'injustice et de malaise. C'est suffisamment rare pour être notifié, j'ai même été en colère par moment tant on est pris par l'intrigue.

Pour accentuer encore plus ces impressions, au détour de quelques pages, l'auteur nous raconte la vie qui continue au village et même si l'on s'interroge sur l'absence prolongée du couple au marché, au bar et même à l'Église, on ne s'inquiète pas, on pense qu'ils profitent désormais de davantage de quiétude grâce à l'embauche de ce couple si charmant, si attentionné. Et pourtant, tout va de mal en pis chez les Marti et on se demande bien comment tout cela va finir. Aucun temps mort, un suspens insoutenable, impossible dans ces conditions de relâcher le livre avant l'ultime page qui vous réservera une surprise bien spéciale et implacable.

Une vraie petite bombe que ce roman noir sud-américain, un bijou de finesse et d'intelligence servi par une langue accessible et immersive à souhait. Un bonheur de lecture que je vous invite à découvrir au plus vite.

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dimanche 12 avril 2015

"BETA... Civilisations - Volume 1" de Jens Harder

beta couvL'histoire : Beta s’intéresse à l’évolution des hominidés sur quatre millions d’années et zoome sur 30 000 ans d’histoire des civilisations humaines, jusqu’au début de l’ère chrétienne.
Dans cette première partie, Jens Harder aborde des sujets tels que le développement des primates, l’invention du feu, l’apparition du langage, la sédentarisation, l’architecture, l’élevage, le développement des cités, l’émergence et le déploiement des différentes formes d’art.

La critique Nelfesque : "Beta" est le second volume d'une trilogie "Alpha Beta Gamma" dont nous avons déjà le premier volet dans notre bibliothèque. Pourquoi vous parler de "Beta" en premier alors que nous n'avons pas encore chroniqué "Alpha" ? Tout simplement parce que j'ai reçu cet ouvrage dans le cadre de "La BD fait son Festival sur Priceminister" et que je me dois d'en faire un billet dès à présent. Cependant, la chronique concernant "Alpha" ne tardera pas et les volumes peuvent se lire indépendemment les uns des autres si tant est que l'on connaisse un tant soit peu l'Histoire de l'évolution du monde depuis ses origines.

Nous sommes ici en présence d'un ouvrage à part, que l'on a du mal à qualifier de BD, même si sa matière première est le dessin. Ce n'est pas non plus un roman graphique. "Beta" est la compilation d'une somme de connaissances immense mises en images avec talent et de nombreuses références. En effet, Jens Harder, revient ici sur l'évolution de l'Homme et du monde du Tertiaire (60 millions d'années avant notre ère) à l'Antiquité classique (300 ans avant JC). Dans ce laps de temps, les époques phares sont mises en avant : la Protohistoire (avec le Paléolithique, le Mésolithique et le Néolithique) et l'Antiquité (Ere des cités-Etats, Haute Antiquité et Antiquité classique). Viendront dans un prochain tome l'Antiquité tardive, le Moyen Age, la Renaissance, le Siècle des lumières et l'Epoque moderne.

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"Rolala Nelfe mais qu'est ce que tu nous proposes là ? Ca a l'air hyper scolaire et barbant !" Et bien non, détrompez-vous ! Ce volume est, il est vrai, très dense et documenté et l'on apprend beaucoup de choses aux détours de chaque page. A mon âge, les leçons de SVT et d'Histoire sont loin derrière moi et j'ai oublié beaucoup de choses. "Beta" est un excellent moyen de se remettre en tête les dates et surtout les phases évolutives de notre Histoire. Mais là où Jens Harder est très fort et évite le côté ennuyeux de la chose, c'est qu'il profite de chaque étape pour mettre en lumière des actions ou évènements contemporains découlants de certaines découvertes de l'époque ou encore insère des références artistiques plus actuelles. Par exemple, lorsqu'il est question de la cohésion de la horde des australopithèques leur donnant la force et le courage les poussant à se dépasser, nous apercevons aux détours d'une case, une scène de "La Planète des singes" et un concert de Kiss. Lorsque l'homo erectus se met à construire des huttes, Jens Harder dessine au milieu d'autres constructions l'école du Bauhaus (référence en Architecture). La domestication du feu nous amène à la flamme des Jeux Olympiques, l'homo sapiens sapiens quittant son continent Africain est illustré par une partie de Colons de Catane... Ainsi le lecteur fait des bons dans le temps et assiste quasiment à un film en accéléré sur l'évolution. Il y a d'ailleurs un côté très hypnotique et psychédélique dans cette frénésie de mélanges d'époques et dans le trait du dessinateur.

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Justement, parlons du dessin et de la mise en page de "Beta" ! Cet ouvrage est un magnifique objet. 350 pages de connaissances mais aussi de créativité artistique indéniable. Afin de ne pas parasiter le lecteur avec un foisonnement de couleurs, le choix de la bichromie alternant le bronze, l'argenté et le doré confère à l'ensemble une finesse et un dépouillement indéniables. La brillance de l'impression donne également du relief à chaque case et sublime le trait. Une réussite esthétique autant que pédagogique.

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Bravo à Monsieur Harder pour "Beta" et sa démarche de trilogie qui intéresseront autant les jeunes que les moins jeunes et montrent, si preuve il faut, qu'un ouvrage au contenu exigeant peut être lu avec plaisir par tous. Une vulgarisation pointue qui parle autant aux scientifiques qu'aux néophytes, aux lecteurs de BD qu'à ceux d'essais, aux écoliers qu'aux retraités. Un ouvrage à découvrir d'urgence !

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samedi 11 avril 2015

"Train perdu wagon mort" de Jean-Bernard Pouy

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L'histoire: Au cœur de la nuit, un wagon se détache d'un train-couchettes et s'arrête soudain. D'abord persuadés qu'il s'agit d'une panne, les occupants découvrent qu'ils sont perdus au milieu de nulle part. Abandonnés, oubliés par les secours, certains partent en éclaireurs et disparaissent. Leurs cadavres sont retrouvés, dans une ville déserte et en ruine. La terreur s'empare alors des survivants...

La critique de Mr K: Retour vers un auteur que j'apprécie tout particulièrement avec cette étrange histoire qui m'a de suite séduite et intriguée lors d'un énième passage chez l'abbé. Jean-Bernard Pouy est surtout connu pour sa création du Poulpe, série de polars au héros libertaire vers laquelle je reviens régulièrement. Il se tourne à nouveau vers le roman noir avec ce Train perdu wagon mort au pitch assez incroyable et dont la lecture fut rapide et plaisante.

Le personnage principal, un professeur de fac spécialisé dans les relations internationales, se rend à un colloque dans un pays imaginaire du centre de l'Europe. Le voyage est long, l'action débute en pleine nuit dans un wagon-lit plongé dans le noir et les bruits de respiration. D'un coup, un freinage intense se fait sentir puis plus rien! Le train s'est arrêté au milieu de nulle part, sans prévention ni alarme. En fait, ils sont seuls, leur wagon est isolé au milieu de la campagne sans aucune trace d'occupation humaine, le reste du train semble avoir continué sa route sans se préoccuper de ces dix-neuf naufragés du rail. Passé quelques heures, le jour se lève et toujours pas de secours! La tension va commencer à monter peu à peu chez ses passagers lambda livrés à eux mêmes. Surtout qu'une menace sourde et invisible pèse sur eux.

Ce qu'il y a de plus effrayant dans ce court roman, c'est son extrême banalité dans le traitement. Ces personnes perdues pourraient être vous ou moi. Des êtres humains livrés à eux mêmes face à l'inexplicable, face à un événement à priori anodin qui va se transformer en une situation surréaliste très éloignée de ce que l'on peut vivre dans notre Europe pacifiée. En effet, quels sont ces mystérieux avions de chasse qui survolent en rase motte le wagon? Où ont disparu les éclaireurs partis chercher des secours? Et d'ailleurs pourquoi ces derniers ne sont-ils pas déjà là? On s'interroge tout autant qu'eux et Pouy se garde bien de nous livrer les clefs avant l'ultime chapitre. Le petit groupe s'organise, des leaders sortent du bois, certains perdent leur calme, d'autres s'enfoncent dans le mutisme... Autant d'attitudes et de comportements différents qui représentent bien la diversité des réactions humaines face à l'adversité.

Le rythme est lent, il épouse à merveille l'impression de langueur et de temps ralenti qui habite le récit. L'espérance de secours à venir perd de plus en plus d'épaisseur pour laisser la place au doute qui ronge les âmes puis les corps (les ressources en eau et en nourriture s'amenuisent). C'est aussi l'occasion pour les personnages de se remettre en question que ce soit au niveau d'eux mêmes que de leurs vies respectives. Des affinités se créent, peu ou pas d'inimitié car l'action se déroule sur quelques jours. En approchant de la vérité, le lecteur se dit qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans ce monde en vase clos, uniforme et morne dans lequel semblent patauger des personnes complètement larguées dans tous les sens du terme. La fin est une vraie belle réussite qui en surprendra plus d'un même si personnellement je l'ai pressenti aux deux-tiers du livre pour cause de déjà-lu. Reste un final éblouissant qui explique tout de manière assez maline.

Ce fut donc une lecture à la fois étrange et agréable, peu commune en tout cas et assez marquante par moment pour le côté paranoïaque et réflectif. À lire pour tous les amateurs de romans noirs "à la française".

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jeudi 9 avril 2015

Thaïlande 2015 - Koh Kood

Avec le magnifique temps que nous avons en France cette semaine, je me remémore nos vacances de février à l'autre bout du monde et je me rends compte que j'ai pris du retard dans mon compte-rendu de voyage en Thaïlande que je vous avais promis ! Honte à moi ! Hop, je m'y colle !

Dans mon précédent billet, je vous parlais de Trat et de notre nuit passée sur la continent suite à notre vol raté. Vu l'heure d'arrivée, nous n'avions pas pu prendre le bateau pour nous rendre directement sur Koh Kood comme c'était prévu au départ. Et oui, la marée, tout ça... Ce n'est pas grave, avec une journée de retard sur le programme, nous prenons la route vers l'embarcadaire pour rejoindre notre bateau qui nous mènera enfin à Koh Kood, île au large du Cambodge, que nous rêvons de découvrir depuis plusieurs mois.

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(en 1h environ , nous sommes sur l'île)

Sur le bateau, nous faisons la connaissance de français qui viennent sur Koh Kood depuis 10 ans chaque année. Ils sont tombés amoureux de cette île et ne peuvent s'imaginer passer une année sans y aller quelques jours. Comme on les comprend ! On se prend déjà à rêver, 2 mois seulement après notre retour, de retourner en vacances là bas.

Voyez plutôt ! Juste à côté de l'ambarcadaire principal de Koh Kood, c'est cette petite plage qui nous accueille. Ca donne le ton !

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(il n'y a pas de doute, on est au paradis !)

Lorsque nous avons décidé de passer notre voyage de noces en Thaïlande et plus précisément dans les îles, la question s'est très vite posée de savoir où nous poserions nos bagages. Il y a beaucoup d'îles en Thaïlande, les plus connues et les plus prisées étant au sud du pays. Avec seulement 2 semaines devant nous, nous voulions une destination relativement facile d'accès (à comprendre une île que l'on n'atteint pas en 3 jours), calme et loin des hordes de touristes et de jeunes amateurs de full moon party. Il a fallu chercher, ce ne fut pas une mince affaire mais finalement une fois découverte, nous sommes assez vite tombés d'accord sur Koh Kood.

Koh Kood est une île très calme. Occupation principale : la baignade et tout ce qui va avec. Lecture sur la plage, farniente sur les pontons, snorkeling le long des côtes... Lorsqu'on se rend sur cette île, il faut prévoir son coup et penser à retirer tout l'argent nécessaire pour ses vacances avant l'arrivée. Et oui, sur Koh Kood, pas de banques et pas de distributeurs de billets non plus. Ca vous donne un peu l'idée de l'ambiance ? 

"Mais alors ? Vous ne vous êtes pas ennuyés quand même sur cette île loin de tout ?" Oula non ! Comment se lasser de ces si beaux paysages et être blasés de pouvoir regonfler ses batteries dans un cadre pareil ! J'arrête de blablater et je vous montre. Vous allez comprendre.

Commençons par notre hôtel : L'Horizon Resort :

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Stéphane a acheté l'hôtel il y a quelques années et l'améliore progressivement. Pour nous qui étions à la recherche d'un endroit simple mais qui a de la gueule nous avons été ravis. Nous avons dormi dans un bungalow en bois, face à la mer.

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Tout les matins, nous avions dès notre réveil, une superbe vue sur la mer. Une invitation à la baignade ! L'eau était à 28° et sitôt le petit déjeuner englouti, aller nous baigner était la première chose qui nous venait en tête. Etrange non !?

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(certains matins, nous avions la surprise de découvrir des bateaux de pêcheurs amarrés juste sous nos fenêtres)

Et côté plage, nous étions servi puisque l'Horizon Resort est situé entre deux superbes plages. Plutôt grande plage bordée de cocotiers à 1 minute à pied par le sentier côtier ? Ou plutôt celle avec plus de fond, de l'autre côté, à 5 minutes ? Dilemme n'est ce pas... Allez, pas de jalouse, on va alterner. Oui, la vie est dure...

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(Vous voyez la petite cahute en premier plan ? C'est un salon de massage avec vue sur mer ! Bien sûr, nous l'avons testé ! Et le jour de la St Valentin qui plus est ! C'est cliché ? Oui mais honnêtement, on s'en fiche ! ^^)

Ao Ngam Kho est magnifique avec ses cocotiers plongeants dans la mer à marée haute et dévoilant une belle longueur de plage à marée basse. Seul inconvénient, il n'y pas beaucoup de fond et il faut marcher longtemps dans l'eau pour perdre pied... Du coup nous préférions la plage à 5 minutes de l'autre côté avec plus de profondeur et de beaux fonds à voir avec le masque. Oursins géants, bénitiers multicolores, coraux (!!!), anémones et une multitude de poissons tous plus beaux les uns que les autres. Nous n'avons pas de photos des fonds, n'ayant pas d'appareil adéquat mais nous avons encore des souvenirs plein la tête. Suivez-moi, je vous emmène sur la plage en question, A-Na-Lay, à laquelle on accède par de charmants pontons de bois :

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Le soir, nous nous détendions au bar lounge que Stéphane a fait construire il y a peu. L'endroit idéal pour boire un verre et admirer le coucher de soleil.

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Et une fois la nuit tombée, un drôle de ballet avait lieu sous nos yeux ! Celui des bateaux de pêcheurs à l'affut des calamars attirés dans leurs filets par leurs lumières vertes. X-Files, I want to believe...

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Alors ? Pensez-vous vraiment qu'on puisse s'ennuyer ? Si l'envie s'en fait sentir, on loue un scooter et on part à la découverte de l'île ! A nous les petites routes montagnes russes de Koh Kood ! Mr K à l'arrière n'en menait pas large dans les grandes descentes. Le Train de la mine de Disneyland version thaïlandaise. L'avantage est qu'il n'y pas beaucoup de circulation et c'est vraiment pépère pour se balader en 2 roues. Avec notre fidèle destrier nous avons sillonné l'île du nord au sud.

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A l'extrême sud de l'île, se trouve Ao Yai, un village de pêcheurs typique qui n'a rien à voir avec les attrapes touristes que l'on peut trouver ça et là. Ici, c'est un vrai village et non pas une vitrine / zoo humain. Ca se sent à l'ambiance qui y règne et à l'absence d'occidentaux qui ne savent pas ce qu'ils râtent...

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Un autre exemple de belle plage où nous nous sommes rendus en scooter : Ao Prao et son sable blanc et ultra fin.

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Nous avons des centaines de photos de Koh Kood et nous ne pouvons malheureusement pas toutes vous les montrer. Vous comprenez maintenant pourquoi on a envie d'y retourner ? Outre la gentillesse de Stéphane, notre hôte toujours à l'écoute et prêt à nous aider (il a été mon héros quand il fallu téléphoner à Koh Chang pour prévenir de notre arrivée tardive. Stéphane est français et parle couramment thaïlandais, ce qui n'est pas le cas de tout le monde et ça aide bien !), nous avons adoré le cadre idyllique, la température de l'eau, la beauté des fonds marins, le calme des lieux, les petits plats dans les petits restaurants de bords de route à 3 fois rien et tellement "délicieusement délicieux"... On reviendra à Koh Kood, c'est une certitude !

Après quelques jours de rêve, notre meilleur souvenir de notre voyage de noces, il faut voguer vers d'autres aventures. Le speed boat vient nous chercher au bout du ponton privé de l'hôtel (c'est pas la classe ça !?)

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On fait un dernier petit tour le long de la côte afin de prendre en charge d'autres vacanciers qui comme nous partent sur Koh Chang. C'est l'occasion de voir l'île sous un autre angle et d'en prendre une dernière fois plein les yeux !

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Cap maintenant sur Koh Chang, atteinte en 2 heures puisque nous changions de bateau à Koh Mak. En chemin, nous avons le loisir d'admirer de plus près les bateaux de pêche et leur système d'éclairage pour la nuit.

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En espérant que cette escale à Koh Kood vous ait plu, dans le prochain article dédié au voyage, nous nous arrêterons à Koh Chang et Ko Wai. Vous restez avec nous ? J'ai encore plein de chose à vous montrer !