lundi 16 mars 2015

Où Travolta prend cher ...

Certains ont peut-être déjà vu la vidéo qui va suivre. De mon côté, quand je l'ai découverte la semaine passée, j'étais sûre d'une chose : il fallait qu'elle soit aux lundis au soleil ! Comment dire ... Etait-il possible de passer à côté de ce morceau heavy reprenant "You're the one that I want", morceau phare de la comédie musicale "Grease" ? Pourrais-je me pardonner un jour le fait de ne pas vous faire découvrir ce clip improbable reprenant les codes de cette même comédie musicale à la sauce "What the fuck" ?

Non, non et non ! La réponse est non ! Rien que pour la beauté du guitariste en justaucorps moulant rose du fétichiste de compétition de GRS, ce clip vaut le visionnage. Uniquement pour cela ? Oh que non ! Peut-être aussi pour le batteur en mode autiste qui commence par snober ses collègues préférant écouter sa musique au casque directement sur sa capuche avant de terminer en Rahan buveur de bière mais toujours solo (quel solitaire ce batteur)... Egalement pour Sandy version rock qui je pense dans cette version ci n'a pas commencé par se lisser les cheveux et mettre des jupes plissées... Et puis pour le chanteur perdu dans la neige. Sa tenue d'ailleurs ? On en parle ou pas !?

Et ce riff de guitare ! Mon dieu quel talent !

It's electrifying !!! Hahahahahaha !

Et pour les puristes, la version originale, qui a aussi tout à fait sa place dans nos lundis !

Posté par Nelfe à 18:39 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , ,

dimanche 15 mars 2015

Comme un parfum des années 30...

rfeuthanasie

Dessin de Fabb tiré du site du Strips Journal

Posté par Mr K à 17:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
samedi 14 mars 2015

"La Piscine-bibliothèque" d'Alan Hollinghurst

piscine

L'histoire: Au bord de la piscine du Corinthian, lieu de drague et de sexe, un jeune dandy extraverti rencontre un homme plus âgé, puissant et conservateur, qui lui demande d'écrire sa biographie…

La critique de Mr K: L'occasion m'a été donné de pouvoir lire La Piscine-bibliothèque qui était jusque là introuvable en France, n'ayant jamais été réédité en langue française depuis sa sortie initiale en 1988. C'est désormais chose faite chez Albin Michel avec cette ressortie du livre majeur d'Alan Hollinghurst, un des auteurs britanniques contemporains les plus importants de sa génération avec ici une histoire se déroulant dans le milieu gay du Londres débridé des années 80.

William, jeune héritier oisif d'une grande famille anglaise passe sa vie à passer de bras en bras, à faire la fête et à fréquenter le club sélect Corinthian (haut-lieu du milieu homo du Londres de l'époque) avec sa piscine et sa salle de sport. Il a une attirance toute particulière pour les jeunes noirs et ne s'interdit aucune aventure suivant sa philosophie de jouisseur hors-norme. Il n'est jamais réellement tombé amoureux, a peu d'ami à part James, un médecin généraliste avec qui il partage ses ressentis et ses aventures.

Cependant rien n'est éternel et plusieurs rencontres vont le marquer chacune à sa manière. Il y a Arthur un jeune black issu des quartiers difficiles de l'est de Londres qui va lui faire entrapercevoir le sentiment amoureux qui se confirmera par la suite avec Phil, un jeune employé timide travaillant dans un hôtel de luxe et parfaisant son corps d'athlète au Corinthian. Il y a aussi la rencontre avec Charles, vieil aristocrate au bord de la sénilité qui va le convaincre d'écrire sa biographie et lui confier ses journaux intimes livrant par la même toutes les clefs d'une vie remplie et aventureuse au possible. Peu à peu, on sent de légères failles se dessiner dans l'idéal de vie de William qui va irrémédiablement changer et peut-être d'une certaine manière trouver le bonheur…

Ce qu'il y a d'épatant dans ce livre, c'est la langue de Hollinghurst. D'une finesse et d'une pureté incroyable même dans les moments les plus scabreux, elle met merveilleusement en lumière la profondeur des personnages. Jamais précieuse mais exigeante et limite poétique par endroit, c'est un plaisir renouvelé de lecture qui se présente au lecteur à chaque page tournée. Et même si je n'ai pas forcément beaucoup aimé le personnage de William qui est très éloigné de mes choix de vie, ce fut un réel plaisir que de lire son histoire qui réserve bien des moments forts.

Il y a évident la drague, le désir et le sexe qui sont centraux dans ce roman. Âmes prudes passez votre chemin car la chair est ici déballée et détaillée assez régulièrement entre très belles descriptions de l'autre, naissance et accomplissement du désir mais aussi parfois érotisme violent et passages purement pornographiques mais jamais gratuits. Même si l'aspect purement sexuel m'a laissé de marbre (on n'est pas du même bord), j'ai grandement goûté les descriptions mentales et physiques des amants de Will qui finalement traduisent bien cet état d'émerveillement que l'on peut ressentir lors d'une première rencontre ou d'un premier RDV. Loin d'être à classer dans le porno soft à la mode depuis quelque temps en littérature (vous savez de quoi je parle…), il est ici question de la recherche de l'Amour avec un grand A, celui qui fait mal et nous habite pendant longtemps, chose inconnue pour William avant les rencontres-clefs narrées dans ce volume.

Au delà du milieu gay qui est très bien retranscrit sans clichés ni portes-ouvertes, c'est une certaine époque de liberté exacerbée qui nous est décrite. Notamment, la liberté sexuelle sans sida qui ne fera son apparition que quelques années plus tard. C'est aussi de manière larvée une belle description des différences de classe existant au Royaume-Uni notamment au travers du trajet que fait le bourgeois de héros dans les quartiers difficiles pour essayer de retrouver son jeune amant disparu. C'est aussi au détour d'un passage tétanisant racontant l'agression physique et verbale que subit le héros par deux skins, l'occasion d'aborder la discrimination dont fait encore parfois preuve la communauté gay souvent montrée du doigt. Les différentes ambiances sont très bien retranscrites et on navigue constamment entre des sentiments changeants tant cet ouvrage fait la part belle à l'humanité la plus profonde et les surprises que la vie peut nous réserver.

J'ai donc passé un très bon moment avec ce livre assez unique d'Alan Hollinghurst. Je comprends maintenant bien mieux l'engouement qu'il a pu susciter notamment dans la communauté homosexuelle. Une très belle écriture, des personnages marquants et une histoire d'une grande richesse en font un ouvrage de référence que je vous invite à découvrir au plus vite si le cœur vous en dit.

Posté par Mr K à 17:41 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
vendredi 13 mars 2015

Bye Bye Mister Pratchett...

terry-pratchett

C'est un grand monsieur qui nous a quitté hier en la personne de Terry Pratchett. Avec son look de professeur de Poudlard, il était un auteur que j'affectionne particulièrement avec ses volumes drôlatiques et merveilleux se déroulant dans le Disque-Monde où personnages ubuesques se croisaient et devaient faire face aux situations les plus délirantes. Qu'est-ce que j'ai pu rire et m'évader au travers des aventures débridées du mage Rincevent ou de la sorcière Mémé Ciredutemps entre autres... J'ai aussi découvert plus récemment l'étendue du talent de cet auteur hors-norme avec les plus classiques mais tout aussi réussis volumes de La Longue Terre et La Longue Guerre (La Longue Mars devrait bientôt se retrouver dans ma PAL) où il livrait avec son camarade Baxter des romans SF à la fois divertissants et réflectifs. 

66 ans, c'est vraiment trop jeune pour mourir, il rejoint La Mort personnage récurrent de ses oeuvres avec lequel il marchera et ne manquera pas de philosopher. Il nous laisse un grand vide dans le petit monde merveilleux de la littérature de genre. Reste son oeuvre universelle et conséquente qui n'attend plus que d'être découverte par de néo-lecteurs. Soyez sûr que nous serons à l'avant garde de ceux qui partageront et inspireront (nous l'espérons) de nouveaux lecteurs qui découvriront à leur tour un univers d'une richesse et d'un humanisme rare.

Chapeau bas l'artiste, vous nous manquez déjà...

Posté par Mr K à 16:53 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , ,
mercredi 11 mars 2015

Thaïlande 2015 - Bangkok

Comme vous le savez, il y a quelques semaines, nous étions en voyage de noces en Thaïlande ! Après vous avoir fait un peu baver avec quelques clichés dès notre retour en France, voici maintenant l'heure de mettre en ligne quelques posts plus détaillés. Histoire de garder une trace de notre séjour ici, donner des idées de voyages à certains de nos lecteurs, peut-être déclencher des coups de coeur et surtout partager avec vous quelques instants de bonheurs visuels (et gustatifs !) de ce pays que nous aimons tant. Vous nous avez peut-être suivi sur Instagram en temps réel ? Ça ne m'étonne pas de vous, vous êtes des lecteurs fidèles, curieux et éclairés ! Les plus beaux en somme !

Ce voyage de 2 semaines fut donc notre deuxième (et sûrement pas dernière !) escapade en Terre de Siam. Commençons cette série de billets par la capitale, l'étonnante et captivante Bangkok. Certains l'adorent, d'autres la fuient. De notre côté, on l'aime beaucoup et après avoir visité les incontournables en 2010, nous avons décidé cette fois ci de profiter un maximum de notre quartier, celui qui est devenu notre deuxième chez nous asiatique : Thewet. Sorte de petit village dans cette capitale frénétique, je vous propose d'en faire aujourd'hui une petite visite...

Notre Guest House était vraiment top ! Personnel thaï super sympa, toujours prêts à rendre service (et ça nous a été bien utile quand on s'est rendu compte qu'on s'était trompé de jour pour prendre notre avion direction Trat et qu'il a fallu contacter la compagnie aérienne dans la langue du pays), déco démente, petit jardin calme et reposant (dans la capitale c'est un luxe) et vue de malade de notre terrasse. Voyez plutôt !

\bullet Bouddha veille sur nous dès notre réveil à 6h du mat' en ouvrant nos volets :

BKK vue

\bullet Derrière cette porte, le paradis made in BKK, un lieu que l'on retrouvera avec plaisir lors de notre prochain voyage dans ce pays :

BKK Phranakorn

\bullet Il fait un peu chaud aujourd'hui ? Il fait toujours trop chaud à Bangkok ! Des petits rafraîchissements nous attendent à l'ombre. Ça n'a l'air de rien mais c'est limite orgasmique quand il fait plus de 30° et qu'on sue comme des bêtes (oui je sais, j'envoie du rêve).

BKK Phranakorn 2

\bullet De l'air frais, le calme de la soi voisine, un petit jardin à l'ombre, des coussins thaïlandais au sol, une petite bière ou un shake. Les fins de journée sont dures au Phranakorn Nornlen :

BKK Phranakorn 3

BKK Phranakorn 4

Sortons un peu de notre hôtel et faisons un tour dans les rues alentours...

\bullet La Thaïlande est le paradis des gourmands avec des stands de rues partout. La tentation se glisse dès le bout de notre soi (petite rue) sous forme de brochettes, bouchées vapeur et autres fruits frais pour 3 fois rien. Une chose est sûre, on ne mourra pas de faim !

BKK Street 3

\bullet Un peu plus loin, le marché couvert nous offre toutes les denrées nécessaires à l'élaboration d'un plat. Depuis notre premier voyage, nous adorons ce type de marché. Il vaut mieux ne pas être trop sensible aux odeurs car ici les méthodes de conservation ne sont pas les mêmes que chez nous et la chaîne du froid est une notion que les thaïlandais ne connaissent pas. Ne soyez pas trop dégoûtés non plus par les liquides non identifiés qui se faufileront dans vos tongs (jus de poisson sans doute? (bon appétit!)). Mais qu'importe, on est à 10.000 km de la France et les scènes de vie qui se déroulent dans les marchés ainsi que la profusion de couleur et de produits exotiques font passer tout le reste au second plan.

BKK Marché

BKK Marché 2

\bullet Juste à côté de ce marché, de l'autre côté du klong, se trouve le marché aux fleurs. Un vrai plaisir pour les yeux ! Plantes tropicales à profusion que l'on aimerait bien ramener avec nous et plein de mignonneries asiatiques que les thaïlandais aiment mettre dans leurs jardins et sur le pas de leurs portes. L'un d'entre eux a même fait un long voyage et est maintenant domicilié en Bretagne... Il a toujours le sourire, je crois qu'il est content !

BKK Marché aux fleurs 3

BKK Marché aux fleurs 2

BKK Marché aux fleurs

Bien que ces vacances ci aient été plus détente et farniente (vous le verrez dans les prochains posts avec l'arrivée de la mer...) que visites culturelles, nous ne pouvions séjourner à Bangkok sans nous rendre dans 2 ou 3 temples. On enlève ses chaussures, on cale ses pieds sous ses fesses et on profite.

BKK temple

BKK Temple 2

\bullet "Oui mais il manque le son !" Mais non attends, on a pensé à toi !

Côté visite justement, on a poussé jusqu'à Dusit, quartier proche de Thewet où on s'est rendu à pied sous une chaleur de plomb (ça c'est l'enthousiasme des jeunes backpackers que nous sommes). Dusit est le fruit de l'amour qu'a porté Rama V à l'Occident lors d'un voyage au début du XXème siècle. Il fit alors tracer dans ce quartier royal résidentiel de larges boulevards bordés d'arbres à l'image de ceux que l'on trouve dans les grandes villes européennes. C'est un quartier étonnant qui change totalement du reste de la capitale. Pour un premier voyage je ne le conseillerai pas forcément mais pour avoir une vision différente de cette ville c'est vraiment un lieu à voir. De notre côté, nous nous sommes rendus dans ce quartier pour visiter la Vimanmek Teak Mansion, demeure royale de plus de 80 pièces, le plus grand bâtiment en teck doré du monde et surtout construit sans aucun clou. Un lieu reposant et superbe.

BKK Dusit

BKK Dusit 2
Pour l'occasion, jupe pour tout le monde !

BKK Dusit 3

Mais les visites ça donne faim ! Et si on allait grignoter un petit truc ?

BKK miam
Débrouille toi !

BKK Street 2

Une dernière balade dans les rues et sur les klongs en long tail boat (gentiment offerte par notre GH pour notre voyage de noces) et nous quittons la capitale :

BKK Street

BKK Street 4
(oui on trouve des salles d'entrainement de boxe thaï dans les rues de Bangkok. Bien cachées tout de même mais on les trouve...)

BKK klongs

Avec 1 jour de retard par rapport à ce que nous avions prévu (mais c'est ça aussi les vacances, des imprévus et des avions loupés...) cap maintenant vers le sud-est du pays et les îles au large des côtes cambodgiennes. Mais ça ça fera l'objet de prochains billets que je vous conseille de ne pas louper parce que, niveau paysages qui butent, ça envoie du teck ! Moi je dis ça, je dis rien...


mardi 10 mars 2015

Affaire d'art ou art des affaires?

102709359_o

Dessin de Bar tiré de son blog

Posté par Mr K à 22:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
lundi 9 mars 2015

Métal pschiiiiiiiit !

Les lundis au soleil font la part belle aux clips ringards souvent issus des années 80 et plutôt versés chanson française. Pour vous prouver que je ne suis pas sectaire, je vous mets en ligne aujourd'hui un clip bien gratiné d'un de mes genres de musique préféré, le métal. On est donc loin ici des Francis Huster, J-J Goldman et autres Julie Pietri (pour ne citer qu'eux). Chris Holmes est connu dans la galaxie du rock extrême comme le leader du groupe peu inspiré W.A.S.P dont simplement le nom réfrène toute envie de tentative d'écoute. Dégoûté par le milieu métal US qu'il dit pourri jusqu'à l'os par l'esprit black metal (What the fuck?!), il nous livre ici un clip qui détonne dans le genre de musique qu'il est sensé défendre.

Autant le morceau n'est pas complètement à jeter tant il s'apparente à du bon vieux heavy metal des familles (genre simple et efficace par excellence); autant le clip en lui même est une belle bouse comme on en voit peu dans le milieu métal. Et oui, nous avons aussi nos beaufs. Chris Holmes aime les bateaux et les plans foireux sur les ports de plaisance de notre douce contrée, il s'est mis à la cigarette électronique (c'est bien!), il aime les bonnes parties de pêche sur digue artificielle, jouer une douce mélodie sur piano classique avec orchidée en premier plan, il joue tout seul de la guitare sans public dans un club déserté ce qui n'est pas étonnant quand on le voit rentrer dans un bar en moto avec ses potes... Pour sauver ce flatras d'images sans queue ni tête, le réalisateur tente de glisser quelques séquences à la Lost Highway en filmant la route qui défile de nuit... Je suis moyennement convaincu ou du moins si, ce clip a toute sa place dans notre rubrique des Lundis au soleil.

Merci à Martoni pour cette découverte à la fois cocasse et plaisante qui vous fera passer un bon moment en ce jour de reprise!  

Posté par Mr K à 19:15 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,
samedi 7 mars 2015

"La Guerre des Mūs : L'Empire d'Atlantia" de Lisa Fiedler

001

L'histoire: On peut être petit et avoir le coeur grand. Dans la mystérieuse cité d'Atlantia, Hopper se retrouve plongé au milieu d'une dangereuse guerre des territoires entre chats et rats. Pour rétablir la paix, la souris devra faire preuve d'un grand courage et accepter le secret qui entoure sa naissance.

La critique de Mr K: Voici une bien belle découverte que ce premier volume d'une tétralogie à venir dont ce premier tome est sorti le 4 mars. Décidément Flammarion a de beaux titres dans sa collection jeunesse avec ici un roman faisant la part belle à l'aventure et l'amitié sans concéder la moindre once de terrain à la facilité et au "mâchage" de travail pour nos chères têtes blondes.

Hooper est un souriceau qui vit dans une animalerie avec sa turbulente sœur et son chétif de frère. Maman a été enlevé un beau matin et les voila orphelin. C'est avec horreur qu'ils voient rentrer dans la boutique un ado boutonneux amateur de serpents convoitant avec sadisme le bocal à rongeur pour nourrir son beau boa (sic!). Ni une ni deux, les rongeurs élaborent un plan d'évasion et arrivent à leur fin. Le hasard les sépare et voici Hopper perdu dans le sous sol interlope du Bronx. Échappant de peu à une mort atroce grâce à un mystérieux prince rebelle, il va devoir affronter de multiples dangers pour trouver sa voie et peut-être retrouver ses proches.

L'immersion est immédiate avec Lisa Fiedler, une auteur qui va dans le fond du sujet très vite. La caractérisation des personnages est rapide mais non dénuée de nuance, les protagonistes gagnant en consistance au fil de ce premier volume. On se prend très vite d'affection pour le jeune héros qui se retrouve projeté héros malgré lui dans un univers à la fois étrange et effrayant. Il pourra compter sur l'aide du jeune prince Zucker en rébellion contre son empereur de père (qui s'est allié aux chats au mépris de toute morale) et sur une jolie rate hors-la-loi au tempérament de feu. Amoureux de la gente féline, point de mignons chat-chats à sa mémère ici mais plutôt des créatures cyniques et sans scrupules sous des oripeaux des plus séduisants! On croise aussi des criquets, des réfugiés concentrés dans des camps (écureuils et autres animaux perdus dans les sous sols de New York) et de-ci delà quelques humains plutôt inquiétants. Le petit monde souterrain s'anime sous les yeux du lecteur séduit par cet univers si proche et si éloigné à la fois où nos petits déchets représentent une mine de convoitise pour les créatures du monde du dessous.

L'écriture est très abordable, elle conviendra à merveille aux néo-lecteurs qui se laisseront happer par une histoire certes classique mais bien menée et amenant quelques questionnements pas inintéressants sur la notion d'amitié et de respect. On ne sombre pas pour autant pas dans la mièvrerie totale, certains passages sont même plutôt dark pour le jeune héros qui va devoir apprendre les aléas de la vie et se confronter à la tristesse et la déception. Le lecteur passe donc par tout pleins d'états entre exaltation, curiosité, inquiétude et même par moment par de légers passages mélancoliques (pas de quoi le faire rentrer en dépression pour autant je vous rassure!). Le rythme est enlevé, pas le temps de s'ennuyer et l'on arrive très vite au mot fin sans s'être rendu compte du temps passé. Si ça ce n'est pas un bon point, je ne m'y connais pas!

Jolie, sympathique et fraîche lecture donc que ce tome 1 de La Guerre des Mūs qui je l'espère sera prolongé de belle manière dans les tomes à venir. Wait and see!

Posté par Mr K à 18:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
jeudi 5 mars 2015

Et pendant qu'on détourne les yeux...

002

Dessin de Pétillon tiré du Canard Enchaîné n°4922 du mercredi 25 février 2015

mercredi 4 mars 2015

"Replay" de Ken Grimwood

replayL'histoire : En ce 18 octobre 1988, Jeff Winston se trouve dans son bureau new-yorkais, et écoute sa femme lui répéter au téléphone : "Il nous faut, il nous faut..." Il leur faudrait, bien sûr , un enfant, une maison plus confortable. Mais surtout parler. A coeur ouvert. Sur ce, Jeff meurt d'une crise cardiaque. Il se réveille en 1963, à l'âge de dix-huit ans, dans son ancienne chambre à l'université. Va-t-il connaître le même avenir ? Non, car ses souvenirs sont intacts. Il sait qui va gagner le prochain Derby, et ce qu'il en sera d'IBM et d'Apple... De quoi devenir l'homme le plus puissant du monde, jusqu'à... sa deuxième mort, et qu'une troisième, puis une quatrième vie commencent...

La critique Nelfesque : Voilà un des bouquins qui m'a accompagnée en Thaïlande, un petit roman SF, alors qu'à la base, c'est plus la came de Mr K. Qu'importe cela faisait longtemps que "Replay" était dans ma PAL et j'avais envie d'une histoire peu commune pour m'accompagner à des milliers de kilomètres.

Des milliers de kilomètres, c'est un peu ce que va parcourir Jeff Winston. Des milliers de kilomètres et des espaces-temps différents. Comme voyage, on fait pas mieux ! Comme flippe non plus ! Imaginez-vous dans une journée banale, décrocher votre téléphone nonchalamment et vivre vos derniers instants. Du moins dans cette vie là puisqu'une nouvelle occasion vous ai donné de recommencer votre vie depuis le début.

De belles opportunités certes, l'occasion d'être richissime grâce à de bons placements mais aussi une vie complètement différente où tout reste à construire et tout est à conquérir, à commencer par le coeur de sa moitié si tant est que vous étiez heureux avec elle dans votre précédente vie. C'est tout cela que va vivre Jeff sous la plume de Ken Grimwood. Désappointement, stimulation, exaltation, richesse mais aussi déception, solitude et abattement par moment. Car qui est-on vraiment quand tout ce que l'on a bâti au fil des années disparaît dans un souffle ? Qu'est ce qui définit vraiment l'homme et qu'en reste-t-il lorsqu'il n'est plus ?

"Replay" est un roman étrange et familier à la fois. Nous suivons Jeff dans des moments de sa vie que nous avons tous vécu : les études, les premiers flirts, le quotidien au travail, le rapport aux autres... Puis vient le moment des questionnements lorsqu'on se demande ce que l'on ferait à sa place. Choisir d'investir et devenir riche ? Refaire sa vie à l'identique ? Mais le battement d'ailes d'un papillon peut déclencher une tornade à l'autre bout du monde et chaque choix fait dévier le cours d'une vie...

J'ai lu ce roman avec beaucoup d'intérêt et curieuse de voir comment Jeff réussirait à mener sa barque dans ses nouvelles existences. Je nourrissais également le secret espoir de le voir retomber sur ses pattes et retrouver le cours de sa vie passée car bien des choses seraient différentes après autant d'expériences nouvelles. Sur la fin j'ai ressenti un petit pincement au coeur. Une petite déception sur les choix narratifs de Ken Grimwood ou triste de quitter Jeff, personnage auquel je m'étais attachée ? Sûrement un peu des deux car "Replay" est un roman pour lequel on ne peut qu'avoir de la tendresse.

Roman de science-fiction mais aussi un vrai questionnement sur la vie, je vous conseille cette lecture que vous soyez ou non versé dans ce style littéraire. Vous n'êtes pas au bout de vos surprises...

Posté par Nelfe à 18:42 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , ,