dimanche 24 février 2008

Des monts et merveilles

Ce week-end, nous avons traversé la frontière pour aller au Mont-St-Michel, aujourd'hui normand mais, notons le, très proche de la Bretagne! Soyons bons joueurs, administrativement ce monument historique classé Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO est en Normandie... comme Nantes est en Pays de la Loire... BREF!!!

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A quelques kilomètres de l'arrivée, on aperçoit une silhouette émergeant de la brume (c'est le matin, on est dans la moitié nord de la France tout de même...). A ce moment là, on retrouve de vieux automatismes que l'on avait quand on était enfant. Du genre:"Oh! Mais qu'est ce que c'est!?" "Wéééé!!! C'est le Mont-St-Michel!!!". Quand j'étais petite, le 1er de la voiture à voir la mer ou la tour Eiffel gagnait 10fr... Pas de chance, j'ai 20 ans de trop...

A défaut des 10fr, en garant notre voiture en début de digue et en marchant 1 km, on économise 4 € de parking! Malins! De plus, cette option nous permet d'appréhender différemment la découverte du site: le Mont et son environnement se dévoilent peu à peu à la mesure de nos pas.

P223006530 minutes plus tard, nous voici derrière l'enceinte fortifiée qui protégeait la ville et l'abbaye qui la surplombe. Les rues sont étroites, les japonais et leurs appareils photos sont partout! Les boutiques de souvenirs sont omniprésentes, la Mère Poulard aussi... En été, ça doit être l'horreur absolue! Gomenasaï, nous sommes hors saison, on l'a échappé belle...

Arpentant ces rues pentues et les nombreuse marches qui nous mènent au sommet, nous voici 170 mètres plus haut, prêts à entamer la visite de l'abbaye.

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Tranchant avec l'effervescence de la rue, l'abbaye, bien qu'envahie par des bus entiers de touristes étrangers, impose le respect. L'architecture des différentes salles est sobre et, au Moyen-Age, l'ambiance devait être propice au recueillement. Entre zones de lumière et zones sombres, nous arpentons des escaliers, des couloirs et toute une série de "lieux-clefs": réfectoire, scriptorium, cryptes, chapelles, salle des hôtes, cloître, terrasses... Le panorama sur la baie est omniprésent à travers différentes fenêtres et autres ouvertures donnant sur le monde extérieur.

A la tombée de la nuit en ce soir de février, le Mont-St-Michel retrouve sa quiétude et le silence inhérent aux lieux saints.

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mardi 19 février 2008

La dealeuse avait 66 ans!

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Une pension trop maigre a poussé la mamy à se lancer dans le business des "caramels". trois ans de trafic juteux.

Avec pour seul revenu sa maigre pension mensuelle de 500 euros, Andrée Personnic, 66 ans, n'arrivait plus à boucler les fins de mois. D'autant qu'elle avait toujours à sa charge un Tanguy de... 41 ans. N'en pouvant plus, elle décide de prendre exemple sur son fils cadet qui, lui, connaît toutes les petites combines pour ramener un peu de fric à la maison. Et voilà que la saxagénaire se lance dans le commerce des petits "caramels" qui font planer. Las, la police de Moissy-Cramayel (Seine-et-Marne), d'abord dubitative lorsqu'un corbeau dénonce la mamie dealeuse, finit par l'arrêter. L'enquête établira qu"entre 2004 et 2006 son business lui a rapporté 30 000 euros, de quoi multiplier par 2,5 le montant de sa retraite. Le juge l'a condamnera à dix-huit mois de prison dont neuf avec sursis. Vite, il faut revaloriser les petites retraites, sinon le troisième âge va finir camé!

Tiré du magazine Marianne n°565 (16 au 22 février 2008)
Photo tirée du site tripalbum

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lundi 18 février 2008

Daho s'invite aux lundis au soleil

Nous poursuivons comme chaque lundi désormais, notre voyage dans le pays du kitsch musical et des clips ringards. Ce qui va suivre remplit toutes les conditions pour sa labelisation aux "lundis au soleil"... Jugez par vous même...

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dimanche 17 février 2008

Monsieur Melon au Mamm Kounifl, Locmiquélic, le 16/02/08

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J'aime quand samedi soir rime avec concert et j'ai particulièrement aimé celui d'hier avec Monsieur Melon. Ce nom ne m'était pas inconnu puisqu'ils jouent régulièrement à l'Attirail, bar parisien coutumier des ptits concerts sympa dans lequel j'avais mes habitudes... Direction donc le Mamm Kounifl ("lapin" en breton (ça a son importance pour la suite de l'histoire...)) pour une soirée qui restera dans les annales!

Le Mamm Kounifl est un bar à la déco marine, l'ambiance y est amicale et les habitués purement bretons. C'est donc devant un public chauffé à mort par le rhum arrangé, particulièrement bien apprécié dans la région, que Monsieur Melon s'est produit hier soir.

En 1ère partie, Sylvain, un des musiciens du groupe et clarinettiste de jazz, nous a séduit par son talent et le répertoire à la Nelle Karajlic (compositeur de la BO de "chat noir, chat blanc" d'Emir Kusturica) qu'il nous a proposé. Fêtant ce jour ses 31 ans, il s'est généreusement prêté au jeu des enchères et a été remporté pour la faramineuse somme de 6€41! Rien que pour ça, ça valait le coup de faire le déplacement!

Dans cette ambiance potache et "bonne franquette", Monsieur Melon a fait son entrée et nous a prouvé que le concert auquel nous avons assisté était à la hauteur de son public. Dans un univers mélangeant le jazz manouche et la chanson française festive, Nikou au chant nous raconte des détails de la vie quotidienne, des souvenirs d'enfance... Amine à la contrebasse est tout simplement un dingue qui pratique l'humour décalé et qui rêve de chanter un jour "Le chanteur" de Balavoine à la Star Académie! Tous sont de très bons musiciens. S'étant fait connaître en jouant sur la ligne 6 du métro parisien et y jouant encore, ils savent capter l'attention du public et mettre l'ambiance. Alors, tous à vos "Lylo"! Si Monsieur Melon passe par chez vous, n'hésitez pas et foncez!

Et en total exclu Capharnaüm éclairé, un extrait d'échange en intro de leur chanson "Pépé Casa", qui fleure bon la private joke:

- Nikou: Quand j'étais petit, j'avais un cochon dinde... 

- La patronne du Mamm Kounifl : Hey!!! Ici, t'es au "Mamm Kounifl"!!!

- Nikou: Ah!? Ca veut dire "cochon dinde"!? 

- Moi: Non, ça veut dire "lapin".

- Nikou: ... euh... j'ai pas compris là le coup du cochon dinde...

- Moi: Moi non plus...

- Nikou: C'est normal! Toi, t'es parisienne! Tu connais l'Attirail!!!

Je n'avais pourtant rien dit!? C'est décidément trop dur d'être une star et d'être connue partout où je passe...

Fin du concert, dernier moment public relation avant de rentrer (complètement pétés!) à la maison...

C'était une très très bonne soirée! La musique était super, le rhum était bon et notre voisin a appelé sa femme toute la soirée du nom de leur chat!!! Décidément, tout va bien!

Et j'ai même réussi à caser "Franck Monnet" dans la conversation ;)

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vendredi 15 février 2008

La mémoire de la Shoah selon Sarko

campMardi dernier, lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), Nicolas Sarkozy a annoncé sa décision de "confier à chaque élève de CM2 la mémoire d'un enfant français victime de la Shoah". Cette annonce a provoqué bon nombre de réactions de la part d'historiens, de psychologues, de pédagogues...

En matière de mémoire, de nombres choses ont été mises en place depuis les années 70 (colloques, mémoriaux, journée annuelle de la mémoire de l'Holocauste, projets pédagogiques...) et jusqu'à preuve du contraire, la seconde guerre mondiale est dans tout les manuels scolaires. Pourquoi donc en rajouter une couche et encore une fois imposer des mesures sans consultations préalables?

Nicolas Sarkozy confond là l'enseignement de la Shoah et le devoir de mémoire. Bien sûr il est important que tout le monde ait connaissance que de telles atrocités ont été perpétrées mais faut il pour autant imposer à un enfant de 9 ans de s'identifier à un jeune déporté? Cette initiative est morbide et traumatisante!

Ces enfants déportés et gazés, ce sont mes arrière-oncles et arrière-tantes. Je ne pense pas qu'ils auraient aimé qu'un autre enfant porte le poids de leur mort et de leur mémoire...

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jeudi 14 février 2008

La vie en rose...

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mercredi 13 février 2008

Rock et fantasy

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Le résumé:

La vie de Théo a basculé : un groupe de rock, une petite amie, un bébé en route et soudain, tout s'écroule. Son groupe l'abandonne, sa fiancée le plaque, sa mère disparaît : le cauchemar. Et voilà que surgit une petite créature magique qui l'envoie, allez savoir comment, dans un monde digne d'un conte de fées déjanté peuplé de personnages bizarres. Théo va très vite comprendre qu'il n'est pas dans un dessin animé mais dans un univers bien réel où l'accueil qu'on lui réserve est franchement désagréable. Guidé par quelques compagnons facétieux (un elfe gothique, une fée colérique et des trolls jumeaux gardes du corps), Théo découvrira en Faërie le mystère de sa destinée.

L'auteur:

Fils d'une famille modeste, Tad Williams exerce toutes sortes de métiers après sa scolarité ; de vendeur de chaussures à employé dans une fabrique de tuiles. Puis il devient chanteur et parolier d'un groupe de rock, illustrateur et cartooniste, présentateur de radio et de télé, ou encore employé d'Apple. C'est à l'âge de 25 ans qu'il se découvre une véritable passion pour l'écriture, il commence alors la rédaction de La Ligue du parchemin qui sera son premier succès. Doté de talents multiples, il a fondé une compagnie de télévision interactive et écrit autant des scénarios pour le cinéma et la télévision que des romans et bandes dessinées. Tad Williams est l'auteur de deux des séries les plus importantes de l'imaginaire contemporain : L' Arcane des épées pour la high fantasy, et Autremonde, consacrée aux univers virtuels.

Critique:

Une belle réussite que ce livre. L'auteur nous plonge dans un monde unique en son genre, proche par la terminologie et les descriptions d'un Seigneur des Anneaux ou parfois des Chroniques de Krondor. C'est ainsi que vous croiserez des elfes, des "sprites", des gobelins et autres ogres... L’aventure de Théo est une recette parfaite dans laquelle ne manque aucun ingrédient : de l’humour, de l’esprit, de l’amour, de l’émotion, des farfadets en veux-tu-en-voilà, des nymphes mystérieuses, des charges héroïques, des moments de tendresse, et un anti-héros musicien raté qui - mais bien entendu - découvre son destin au bout du chemin.

La facture de l'ouvrage est donc des plus classique, le changement vient par le ton adopté par l'auteur: la dérision quasi permanente. Autant les descriptions sont d'un sérieux à tout épreuve et très évocatrices (certains diront qu'il y en a trop), autant dès que certains personnages prennent la parole, on se retrouve plongé dans la science du dialogue propre à Audiard (aaahh! Cette chère et truculente sprite!). Nous n'atteignons cependant pas les qualités hors-norme de conteur de Terry Pratchett (la barre est très haute!) mais on s'en approche! Laissez-vous tenter par le voyage... vous ne serez pas déçu!

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mardi 12 février 2008

Éternel Audiard

1Un pigeon, c'est plus con qu'un dauphin, d'accord... mais ça vole.

Faire confiance aux honnêtes gens est le seul vrai risque des professions aventureuses.

Dans la vie on partage toujours les emmerdes, jamais le pognon.

Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, les types de 60 kilos les écoutent.

Pendant douze ans on a fait chambre commune mais rêve à part.

Dans la vie il y a deux expédients à n'utiliser qu'en dernière instance : le cyanure ou la loyauté.

Lorsque l'on se défait d'un vice, on s'éprend d'un autre.

Faut pas parler aux cons, ça les instruit.

Le bonheur on s'y fait, le malheur on ne s'y fait pas, c'est ça la différence.

L'idéal quand on veut être admiré, c'est d'être mort.

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lundi 11 février 2008

Le chien-chien à sa mémère

Le lundi est un jour où on râle beaucoup... C'est la reprise, il fait tout gris et les transports en commun sont encore bondés!!! Oui, je sais, je suis une grosse râleuse, mais je ne suis pas la seule!

C'est pour cette raison, qu'au Capharnaüm éclairé, nous avons décidé de faire de ce jour une fête et ainsi mettre un peu de soleil dans vos lundis!!!! Dorénavant, chaque semaine, nous vous donnons rendez-vous aux "lundis au soleil" (quel magnifique jeu de mot...), le palais de la ringardise! Ca promet...

Alors? On dit merci qui!?

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dimanche 10 février 2008

Errances de l'inconscient

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1. Toute la pluie tombe sur moi... et seulement sur moi!

2. Isolé sur cette place bétonnée, je contemple la déliquescence de cet univers en perdition...

3. Le Ciel a disparu, il n'existe plus que des agrégats de verre, de métal et d'acier tendus vers des sommets rendus invisibles par diverses émanations.

4. Perfection des angles et des projections, la matière s'enroule autour de moi pour me prendre et me convertir. Je résiste!

5. Le Culte du béton est proclamé et nulle part pour se réfugier. Mais je suis perdu, abandonné.

6. Je hèle les passants au hasard, la réponse est la même :"vous êtes marqué: indigent et étranger". La liberté par l'aliénation et l'acceptation, telle est leur proposition.

7. Métamorphosé en misanthrope des temps modernes, je m'écarte de ces âmes vides effectuant leur transhumance pendulaire quotidienne.

8. L'angoisse me gagne et j'ai peine à respirer: égaré que je suis, au milieu de ce monde policé, seul face à la masse grouillante et consommante de ces êtres désincarnés et conditionnés.

9. D'Individu, il ne reste que moi. Je suffoque maintenant au centre de la masse, qui ne perçoit déjà plus ma non-existence.

10. Je titube, l'air devient irrespirable; d'ailleurs les gens d'ici respirent-ils? Mangent-ils? Vivent-ils? Pourquoi suis-je le seul à être vivant? Libre...? Je délire.

11. Je suis trempé, la masse est sèche. Quand on y réfléchit bien, il est rare que le groupe se mouille. Mon souffle se fait fort et sifflant...

12. Le silence est assourdissant, les lumières froides: nulle trace animale ou amicale; la folie, l'ordre, le travail, le rang et ... une fille.

13. Vêtue de rouge de la tête au pied, elle me glisse à l'oreille, ces quelques mots: "le dévoreur est là!" un sourire empli de malice au coin des lèvres.

14. Il était bien là, sous la forme d'un garçonnet répétant inlassablement d'une voix mécanique: "2+2=5, 2+2=5, 2+2=5..."

15. Bip bip bip!!! Le réveil sonne, il est 7h30. Temps de se préparer et d'aller au Lycée, il fait froid. Quel étrange cauchemar! Je me lève, mon pied accroche quelque chose, je me baisse... et.... Le coupable est au pied de mon lit: Orwell, "1984". Sacré Georges!

Posté par Mr K à 19:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]