jeudi 1 mai 2008

Découverte d'un nouvel élément

Incroyable! On vient de rajouter un élément chimique à la table de Mendeleïev! Comme quoi même les choses les plus évidentes peuvent nous passer sous le nez... En voici la fiche technique:

Fichefemme

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mercredi 30 avril 2008

Heureux les simples d'esprit...

8_me_couleur Dans une dimension lointaine et passablement farfelue, un monde en forme de disque est juché sur le dos de quatre éléphants, eux-même posés sur le dos d'une tortue.

A Ankh-Morpork, l'une des villes de ce Disque-Monde, les habitants croyaient avoir tout vu. Et Deuxfleurs avait l'air tellement inoffensif, bonhomme chétif fidèlement escorté par un Bagage de bois magique circulant sur une myriade de petites jambes.

Tellement inoffensif que le Praticien avait chargé le calamiteux sorcier Rincevent de sa sécurité dans la cité quadrillée par la guilde des voleurs et celle des assassins; mission périlleuse et qui va les conduire loin: dans une caverne de dragons et peut-être jusqu'aux rebords du disque.

Car Deuxfleurs appartenait à l'espèce la plus redoutable qui soit: c'était un touriste...

La critique Nelfesque: Voyant Mr K mort de rire à la lecture de Terry Pratchett et ayant acquis un exemplaire de "La Huitième couleur" d'occaz chez Gibert depuis plusieurs années, c'était le moment de faire le grand saut. Et ce n'est pas peu dire quand on sait que "Le Disque-Monde" compte une trentaine de tomes... Vous comprenez mieux maintenant pourquoi j'ai mis du temps à me décider!

Après tant d'hésitation, une décision: je ne lirai pas les 37 tomes (à ce jour)! Pourquoi? Tout simplement parce que je n'ai pas adhéré au style d'écriture de l'auteur: des descriptions farfelues à n'en plus finir, des personnages dont la façon de parler ressemble à celle de ma poissonnière... J'ai tout de même persévéré car l'histoire me plait bien: Deuxfleurs en touriste candide, son coffre sur pattes en chien fidèle, Rincevent en mage raté mais finalement pas tant que ça, un monde à découvrir et des dieux qui tirent les ficelles. C'est très bien mené. Je le conseille donc pour tout ceux qui aime la fantasy, pour les autres il se lit très bien mais je doute que vous alliez vous aussi jusqu'au tome 37...

Je le passe à Mr K qui va le dévorer en moins de 2 ;)

 

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dimanche 27 avril 2008

Poésie virtuelle

De nouveau le "capharnaüm éclairé" se fait le chantre de ces jeunes talents frais émoulus de leur école d'animation. Vous retrouverez dans le court métrage présenté ci-dessus toutes les thématiques chères aux rédacteurs de ce blog. Bon visionnage!

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vendredi 25 avril 2008

Franck Monnet au Bokal, Bordeaux, le 14/04/08

Franck1

Comment ça, je suis une grosse bargeote monomaniaque pour aller voir le même concert 2 fois de suite à 1 jour d'intervalle!? Oh hein, ça va hein!?! Premièrement, je ne suis pas la seule (oui je sais, c'est pas une raison valable mais ça rassure... un peu...) et deuxièmement je n'aurais râté ce second soir pour rien au monde!

Le concert de ce soir est différent de celui de la veille, il y a plus de monde, on retrouve 3 personnes bien sympathiques et je me sens mieux dans mon siège (les gens qui me connaissent bien savent à quel point l'espace qui m'entoure et ma position dans celui-ci sont importants (j'avoue, je suis limite folle!)... pour les autres, vous venez de l'apprendre (là je parle de l'environnement proche hein!!!))

Ce soir, encore une fois seul à la guitare, Franck nous interprète:

- Les bancs
- La langue des chats (on peut dire merci aux immeubles hausmanniens car c'est grâce à eux qu'elle existe)
- Soliloque (Sans dec!? Il y a VRAIMENT des embouteillages à La Souterraine!? O_O )
- Les embellies de Mai (dédié ce soir aux artistes qui en chient)
- Elle est du soir
- La routine
- L'esclandre ("le moment de la bourrée! La... bourrée... éE!!!" Classe... 2/20! (j'avoue qu'à l'oral c'est beaucoup plus compréhensible mais je la laisse quand même!))
- Le livre ouvert
- Comme les journées sont longues
- Paco aime Claudine (Wééé! Encore!!! Elle date de 1986! Et moi, j'étais encore sur le pot... 4 ans... ça calme...)
- Bruno
- Ma demeure (elle est passée :) )
- Malidor (situé ce soir entre la Charente-Maritime et la Corse)

Total acoustique désormais pour:

- Le pinceau à chansons (Raaaa, ça ça fait drôlement plaisir parcequ'elle se fait trop rare! Elle est pour Franck "comme un gros chat")
- Au grand jour (Initialement prévue sous le nom de "Dimanche soir")
- Cesare Pavese
- Trop de lichen
- Pourtant
- Ton journal intime (écrite à la base pour Alain Chamfort. T'es content que ce soit finalement Franck qui la chante hein Leto? ;) )
- La vanité
- J'adore t'écrire (encore un amour transi en 1992. Dis Mr K, c'est quand que tu m'écris une chanson!!?!)

Rappel:

- Fiancés (je me rattrape de la veille en m'improvisant souffleuse)
- T'aimer
- Sur le pont d'Avignon
- Gros coeur (qui me boulverse... Merci Franck, même si elle me fait mal, elle m'aide ta chanson...)

Pour ce concert inoubliable avec des moments très très forts, un seul mot me vient: "WAHOU!". Une discussion avec Franck où j'expose ma thérorie du bon et du très bon concert à la manière des Inconnus et de leur chasseur. Là, ya pas à dire c'était BIEN! Ce concert restera dans ma mémoire comme l'un des meilleurs auquel j'ai assisté (et je n'en suis pas à mon coup d'essais... 10, 20, 30... Quand on aime... monomaniaque je vous dis...). Comme quoi Cécé peut parfois rester sans voix... WAHOU!!!

Merci à Leto et son amie pour ces soirées partagées. Avec Mr K, on est très heureux d'avoir fait votre connaissance.
Merci à phil, t'es mieux que le tramway!
Et surtout, merci à toi Franck pour "ce plaisir qui nous dépasse". Vraiment...

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Franck Monnet au Bokal, Bordeaux, le 13/04/08

Franck

Quoi de mieux pour débuter les vacances qu'un concert de Franck à Bordeaux! L'occasion pour moi de retrouver la famille, pour Mr K de découvrir Bordeaux et pour nous deux de passer une bonne soirée.

16h30, après avoir déposé la voiture dans un park and ride et prit le tram (quel plaisir ce moyen de transport! Pratique et peu cher! Super, on va pouvoir s'acheter une brique de lait dont le prix ne cesse de grimper!), nous partons à la recherche du Bokal, bar associatif dans lequel Franck se produit ce soir. "Tiens, je crois que c'est là!..." "Ah bon? T'es sûr? Les vitres sont toutes crados et on dirait plus un bar vacant en attente d'un nouveau proprio..." Ah ben si! C'est bien là! Derrière la vitre se trouve Franck! C'est un signe! Le temps de faire un bisou et de se rendre compte que l'intérieur du Bokal est nettement mieux que l'extérieur, nous repartons dans les rues bordelaises pour jouer les touristes sous la pluie battante... Le pied...

Mais je vous fais grâce de ce récit, au demeurant fort intéressant, pour rentrer sans plus attendre dans le compte-rendu du concert de ce soir.

Franck ne voulant pas que des photos ou des vidéos soient prises ce soir, il n'y aura pas d'illustrations pour corroborer mon récit. J'ai bien une photo du tapis mais je doute que celà vous intéresse... Imaginez vous juste Franck en solo, tout de même accompagné d'un bouquet de tournesols, devant un rideau noir, d'une chemise noire et d'un jean vétu (ça, c'est pour la rubrique "Mode" du blog).

Ce soir, Franck nous enchante avec:

- Les bancs (qu'il a écrit dans un parc à Bordeaux) Oui, vous allez voir, on a apprit plein de choses... Comme par exemple qu'il avait une FIESTA (THE scoop!). Ce qui permet d'introduire...
- Soliloque (avec un public qui sait claquer des doigts à merveille)
- Les embellies de Mai (initialement prévu sous le nom de "Crazy about you" avec des paroles en anglais. L'occaz d'en entendre un petit bout dans la langue de Shakespeare)
- Le livre ouvert
- La routine
- Paco aime Claudine (Ca y est, je suis en transe, j'Adore cette chanson qu'il a écrite dans le SM (service de bus bordelais et non bar libertin voyons!!!))
- Bruno
- L'esclandre
- Malidor
- Au grand jour

A partir de là, le reste du concert est en total acoustique et apporte une nouvelle dimension à la soirée.

- Elle est du soir
- Comme les journées sont longues (Saviez-vous que les 14-16 ans sont susceptibles de passer par la fenêtre? Où un concert de Franck se transforme en colloque sur le suicide...)
- Sur le pont d'Avignon
- Cesare Pavese (Tiens, c'est une coïncidence si cet auteur a aussi mit fin à ses jours!? ;) )
- T'aimer (une intense émotion à l'interprétation de ce titre. Ce soir, il n'est pas chanté par 150 choeurs comme il y a 3 semaines mais par un Franck borderline à souhait. Les poils se redressent... Superbe!)
- Ma demeure (avortée... J'avais bien senti que ce concert était chargé d'émotion. La gorge se serre, les mots ne sortent pas...)

Après une petite pose verre de pif pour reprendre des forces (dans le bordelais, le vin, y a que ça de vrai!), le concert continu avec:

- Débutant (ou pas car j'ignore le titre... Il s'agit d'une nouvelle chanson qui sera peut être présente sur le prochain alboum en préparation! La joie d'apprendre qu'un nouveau bébé est en route et l'excitation de découvrir un nouveau titre en exclu! C'est l'histoire d'un mec qui veut devenir quelqu'un. Je vous laisse le plaisir de la découverte. En tout cas moi, j'ai adoré!)
- Souris, souris
- Douce, douce vanité
- Trop de lichen
- J'adore t'écrire

Rappel:

- Barcelone
- Fiancés (Et mon portable qui sonne sur la dernière mesure... Super Cécé...)

Ce concert émouvant et à fleur de peau m'a mise quelque peu mal à l'aise tant l'émotion de jouer à Bordeaux était palpable. Toutefois, retrouver Franck en concert après plusieurs mois est en soit un vrai bonheur. De beaux moments, des anecdotes savoureuses et rigolotes, un titre en exclu, l'annonce d'un prochain alboum, la rencontre d'électrons libres et quelques mots échangés avec Franck: telle est la recette d'une belle soirée!

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jeudi 24 avril 2008

Humour noir

Il n'y a pas de bonheur parfait ! dit l'homme quand sa belle-mère mourut et qu'on lui présenta la note des pompes funèbres.

Jérôme K Jérôme

Un journal coupé en morceaux n'intéresse aucune femme, alors qu'une femme coupée en morceaux intéresse tous les journaux.

Tristan Bernard

Un incinéré ne peut pas se retourner dans sa tombe.

José Artur

S'il n'y avait pas la Science, combien d'entre nous pourraient profiter de leur cancer pendant plus de cinq ans ?

Pierre Desproges
Vivons heureux en attendant la mort

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mercredi 23 avril 2008

La planète des chiens...

simakL'auteur:

Instituteur, puis journaliste dans un canard local du Michigan, SIMAK écrit "Cubes of Ganymede", sa première nouvelle, en 1931. Il l’envoie au magazine d’Hugo GERNSBACK, Amazing Stories, qui ne la publiera jamais. Mais SIMAK est publié par d’autres revues, comme Astounding Stories of Super Science et Wonder Stories. Il faut reconnaître que ses premiers textes sont un peu simplets et manichéens, à l’image des premiers pulps.

Fin 1937, Clifford D. SIMAK dirige la rédaction d’un journal du Minnesota. La pratique du journalisme a affermi son style : il décide de retenter sa chance auprès d’Amazing Stories. Cette fois, il est bien accueilli. Il devient l’un des auteurs phare de l'époque aux côtés de Robert HEINLEIN, Alfred VAN VOGT, Isaac ASIMOV et Theodore STURGEON.

De 1938 à 1943, SIMAK publie une vingtaine de nouvelles dans Astounding Science Fiction [nouveau nom de Astounding Stories] dont City, premier texte du célèbre roman "Demain les chiens". Progressivement SIMAK s’éloigne d’Astounding pour collaborer avec Galaxy SF, autre revue [58 nouvelles publiées entre 1941 et 1948]. Ces romans ont de plus en plus de succès.

En 1962, SIMAK abandonne son poste au Minneapolis Star pour se lancer dans le journalisme scientifique. En 1964, il reçoit le prix Hugo pour "Au Carrefour des Etoiles".A partir des années 70, SIMAK se renouvelle peu et ne publie plus qu’un texte ou deux par an, se consacrant à son métier et à ses passions : la pêche, les parties d’échec, la collection de timbres et la culture des rosiers.

Humaniste et optimiste, SIMAK est connu pour son style "naturaliste" : on y croise imperturbablement de vieux hommes en rockingchair, des fermiers et des paysages bucoliques, autant que des extra-terrestres. Son imagination est optimiste, et elle inclue l’histoire de l’Humanité dans un dessein beaucoup plus vaste. il a abordé à peu près tous les thèmes de la SF classiques.

demain_les_chiensL'histoire:

Qu'est-ce que l'homme? Qu'est-ce qu'une cité? Qu'est-ce que la guerre?

Voilà les questions que les chiens se posent, le soir à la veillée, après avoir écouté des contes fascinants mettant en scène ces mots magiques mais devenus incompréhensibles.

L'Homme fut-il réellement le compagnon du chien avant que celui-ci accède à l'intelligence? Disparut-il un jour pour une autre planète en lui abandonnant la Terre?

"Non, répondent les chiens savants, l'homme ne fut qu'un mythe créé par des conteurs habiles pour expliquer le mystère de notre origine."

Critique:

Excellent livre qu'on ne relâche qu'une fois terminé (Nelfe va bientôt me prendre pour un "autiste littéraire"). Considéré à raison comme un chef d'oeuvre, il est à ranger aux côtés des "guerriers du silence" de Bordage, "Crystal qui songe" de Sturgeon, "le meilleur des mondes" d'Huxsley et j'en oublie...

Comme à son habitude, l'écriture est simple et emprunte de poésie. Les personnages sont bien cernés sans pour autant alourdir le roman. Sous la forme de huit contes mis boût à boût et permettant de faire des "bonds" de plusieurs siècles voir millénaires, vous assisterez à l'évolution ou "dévolution" de l'humanité et de leurs meilleurs amis canins. Je conseille ce livre tout particulièrement aux fans de "la planète des singes" de Pierre Boule et "les fables de l'Humpur" de Pierre Bordage. Ce livre devrait plaire même à ceux qui n’aiment pas la science-fiction, car il parle de tout autre chose : de l'humanité, des autres, de leur perception différente du monde et des finalités différentes de leurs objectifs et de leur vie. Presque une métaphore des différences entre humains.

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samedi 12 avril 2008

Absence

c_pes

Nelfe et Mr K ici présents seront absents 10 jours pour cause de vacances. N'y a-t-il pas de plus belle cause au monde? "Rooooo mais non hé!!! Nous on vous aime trop, on veut pas que vous partiez!!!!!" Ouais ben on s'en va quand même! Je sais, ce sera dur mais promis on pensera à vous devant nos plats périgourdins...

la_roche_gageac

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vendredi 11 avril 2008

Les sorcières selon Terry Pratchett

pratchett0L'auteur:

Terry Pratchett est né le 28 avril 1948 dans le Buckinghamshire en Angleterre. Il publia sa première nouvelle à l'âge de treize ans. En 1965 il devint journaliste pour le "Bucks free press" et vit son premier cadavre 3 heures plus tard. Il écrivit aussi des critiques pour un éditeur. Grace à ses contacts dans l'édition il put publier un livre qui eut de bonnes critiques et qui l'encouragèrent à continuer dans cette voie. En 1980 il prit la fonction d'attaché de presse pour un groupe de trois centrales nucléaires. Mais en 1983 il écrit son premier livre sur le disque-monde, The colour of magic, et ceci changea sa vie.

En 1987, après avoir écrit cinq livres sur le disque-monde, il devint évident qu'écrire la série du disque-monde était plus amusant que d'exercer un "vrai" travail. Alors il se consacra à l'écriture à plein-temps, pour le plus grand plaisir de ses nombreux fans. Ses livres ont régulièrement une place dans la liste des bestseller.

De nos jours, Terry Pratchett vit à Wiltshire (toujours en Angleterre) avec sa femme Lyn et sa fille Rhianna. Il consacre, aujourd'hui, ses loisirs à la culture des plantes carnivores (qui sont beaucoup moins intéressantes que les gens ne se l'imaginent) et, selon lui, il n'y a pas assez d'orangs-outans sur terre.

Résumés de la trilogie:

La huitième fille

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Sentant venir sa mort prochaine, le mage Tambour Billette organise le legs de ses pouvoirs, de son bourdon, de son fond de commerce. Nous sommes sur le Disque-Monde. (Vous y êtes? Nous y sommes.) La succession s'y opère de huitième fils en huitième fils. Logique. Ainsi procède le mage. Puis il meurt.

Or il apparaît que le huitième fils en cause est... une fille. Stupeur, désarroi, confusion : jamais on n'a vu pareille incongruité.

Trop tard ; la transmission s'est accomplie au profit de la petite Eskarina. Elle entame son apprentissage sous la houlette rétive de la sorcière Mémé Ciredutemps...

 

Trois soeurcières

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"Le vent hurlait. La foudre lardait le pays comme un assassin maladroit...

La nuit était aussi noire que l'intimité d'un chat. Une de ces nuits, peut-être, où les dieux manipulent les hommes comme des pions sur l'échiquier du destin. Au coeur des éléments déchaïnés luisait un feu, telle la folie dans l'œil d'une fouine. Il éclairait trois silhouettes voutées. Tandis que bouillonnait le chaudron, une voix effrayante criailla :

"Quand nous revoyons-nous, toutes les trois ?"

Une autre voix , plus naturelle, répondit :

"Ben, moi, j'peux mardi prochain."

Rois, nains, bandits, démons, héritiers du trône, bouffons, trolls, usurpateurs, fantômes, histrions et tables tournantes : rien ne vous est épargné. Shakespeare n'en aurait pas rêvé tant. Ou peut-être si ?

Avec en exclusivité, le ravitaillement en vol d'un balai de sorcière...

Mécomptes de fées

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Une mission de tout repos pour trois sorcières de haut vol (Air Balai) : empêcher les épousailles d'une servante et d'un prince. Pas de quoi impressionner Mémé Ciredutemps, Nounou Ogg et Magrat Goussedail. Oui, mais :

  1. - Ça se passe à l'étranger (beurk!), dans la cité lointaine de Genua.

  2. - Que faire d'une baguette magique de seconde main qui ne sait que transformer les choses en citrouilles ?

  3. - Comment s'opposer au pouvoir irrésistible des contes s'ils sont manipulés par la redoutable " bonne fée " Lilith ? N'est-ce pas le merveilleux destin d'une servante que d'épouser un prince ? Comme celui des mères-grands de se faire dévorer par le loup ?

Tel n'est pourtant pas l'avis de madame Gogol, la sorcière vaudou des marais de Genua.

" Enco an piti zassiette di gombo, ma chè ? "

La critique de Mr K :

Attention lecteur courageux, si tu pénètres dans l'univers fantasico-comique de cet auteur anglais, tu en ressortiras à jamais changé! Amateur de fantasy depuis mon enfance, je trouvais le genre sclérosé et enfermé dans des schémas narratifs récurrents: la froideur et le sérieux étant de mise, je me suis quelques peu détourné du genre. C'est seulement, il y a trois ans en compulsant le site le cafard cosmique que j'appris l'existence du maître Pratchett!

Ces trois opus consacrés aux sorcières et leurs moeurs étranges font partie d'une oeuvre monumentale au sens propre: les chroniques du Disque-monde. Ce monde imaginé par Pratchett est rond et plat, navigue dans l'espace sur le dos de quatre éléphants, eux mêmes juchés sur la carapace d'une tortue stellaire (A'Tuin)!!! Tout un programme et le reste est à l'avenant! Les chroniques sous leur apparente édition anarchique se doivent d'être lus par deux, trois ou quatre selon les personnages principaux qui parfois reviennent pour de nouvelles aventures. Il y a la trilogie de Rincevent, un mage qui ne connait qu'un seul sort mais ignore lequel tant qu'il ne l'aura pas prononcer! La trilogie sur la mort (prénommée Mortimer) travailleur de force et accablé de chagrin depuis la mort de sa fille! J'en oublie bien d'autres... Pour plus d'information, je vous renvoie à ce site où tout cela vous sera exposé plus clairement.

Dans cette trilogie peuplée de sorcières malicieuses vous verrez: des sorcières qui passent le temps à se chamailler (Il y a du Audiard dans les dialogues), à s'ennivrer à la taverne et à faire régler la terreur sur les "bouseux" (grâce à leur chapeau pointu et leur gouaille naturelle). Vous y verrez aussi des âmes damnées dépressives, des bouffons fraichement sortis de leur guilde ayant une crise de foi, des monarques ridiculement cruels, des chèvres savantes commentant les agissements de leur maîtresse, une sorcière vaudou amatrice de rhum-banane, une marraine fée décidée à faire en sorte que le bonheur règle et ceci par tous les moyens, un zombi nommé Baron Saturday (les amateurs de James Bond reconnaîtront la référence!). Pendant ce mois et demi de lecture (avec quelques pauses), j'ai beaucoup ri et surtout je me suis évadé comme jamais depuis Tolkien et Vance. Se situant entre le roman picaresque et la fantasy pure, le tout servi par une langue simple mais non dénuée de subtilité; sous le prisme d'un humour parfois féroce, Pratchett réussit le tour de force à la fois de faire rire mais aussi d'aborder des sujets comme la perte d'un être cher, les relations hommes femmes, le théâtre... A lire donc et ceci de 7 à 77 ans tant les niveaux de lecture sont étendus.

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mardi 8 avril 2008

Quand la psyché déraille...

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