samedi 2 février 2008

Pas de planète sans casser de CO2

C'est bien connu, rien n'est de la faute de personne en matière de réchauffement climatique et d'écologie! Tout le monde déplore ce qui se passe en ce moment, tout le monde est conscient de l'échéance qui se rapproche à grand pas mais tout le monde se refile le bébé...

Certains groupes, avec leurs talents, tentent d'éveiller les consciences. C'est le cas des Marcel et son orchestre qui ont sorti en 2007 un single intitulé "CO2". L'intégralité des bénéfices de la vente du single est reversée à Greenpeace ou d'autres associations...

L'écologie est l'affaire de tous. Chacun, à son échelle, peut faire changer les choses!

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vendredi 1 février 2008

Le culte de l'enfant roi

De la salle de cours à la salle d'audience, il n'y a parfois qu'un pas. Un professeur de technologie au collège Gilles-de-Chin vient de l'apprendre à ses dépens. Il est poursuvi pour "violence aggravée sur mineur" après avoir giflé un de ses élèves de 6e. Les faits remontent à lundi matin. L'enseignant, âgé de 49 ans, aurait poussé par terre les affaires de l'élève âgé de 11 ans après lui avoir demandé de ranger une table en désordre au fond de la classe, a-t-il expliqué à un correspondant de l'AFP. Mais l'élève n'aurait pas obtempérer à l'injonction professorale et le regardant dans les yeux, aurait alors soufflé "connard" à l'adresse de l'enseignant qui l'a giflé à ce moment.

24 heures en garde à vue

En fin de matinée, le père du mineur, lui-même gendarme, est arrivé en uniforme au collège pour demander des explications au professeur avant de déposer plainte. Plus tard, des policiers sont venus chercher l'enseignant chez lui et l'ont placé en garde à vue 24 heures. "En 30 ans de carrière, on ne m'avait jamais parlé comme ça. Mon sang n'a fait qu'un tour, et je l'ai giflé", a expliqué le professeur qui reconnaît avoir un "tempérament autoritaire" et être "un peu maniaque".

"On ne peut pas accepter qu'un professeur gifle un enfant quelles que soient les circonstances", a commenté le rectorat. L'enseignant a été suspendu jusqu'à son jugement le 27 mars devant le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe.

Certes la fonction de professeur lui impose de garder son calme et en aucun cas il ne peut et ne doit lever la main sur un élève. Toutefois "violence aggravée sur mineur" est le même chef d'accusation que pour un père qui bat son enfant. Y a comme un hic...

Ce n'est pas avec ce genre de publicité que vont se régler les problèmes quotidiens de discipline et de respect en classe rencontrés par les enseignants. En d'autre terme, les élèves peuvent continuer à insulter leurs professeurs... et vogue la galère! En tant que parent, j'aurai doublé la mise à son retour à la maison. Comme on se doit de respecter ses parents, on n'insulte pas son professeur de "connard"!

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jeudi 31 janvier 2008

La compile qu'on pile

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mardi 29 janvier 2008

La laïcité remise en question?

[...] Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s'il est important qu'il s'en approche, parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance [...]

Discours de Nicolas Sarkozy au Palais du Latran (Vatican)

Comme beaucoup d'entre vous, ces propos m'ont profondément choqués. Je ne suis aucunement anticlérical, la religion et surtout la foi des fidèles m'a toujours fascinée (cérémonies en Inde en bien, les attentats du 11 septembre en mal par exemple). Non, ce qui me choque c'est notre président qui semble avoir oublié que la loi sur la laïcité n'est pas une loi CONTRE la religion. Elle garantit la liberté de culte à chacun sans pour autant mélanger le spirituel (La religion) avec le temporel (la politique et le pouvoir) ce qui permet d'éviter au pays des dérives pas si lointaines au regard de l'Histoire.  Je laisse à Mr Monod le soin de vous éclairer par le fac similé qui suit, article d'opinion paru dans Le Monde du 28 janvier. Bonne lecture.

Dans son article "Laïcité" du Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire (1880-1887), Ferdinand Buisson écrivait que l'essence de l'Etat laïque consistait en ce qu'il était "neutre entre tous les cultes, indépendant de tous les clergés, dégagé de toute conception théologique". De là procédait l'exigence de neutralité de l'enseignant laïque, lequel, dans l'exercice de ses fonctions, ne devait prendre parti, ajoutait Buisson, "ni pour ni contre aucun culte, aucune Eglise, aucune doctrine religieuse". Cette exigence ne s'imposait pas seulement à l'enseignant, mais à tous les représentants de l'Etat (et a fortiori au premier d'entre eux) dans la sphère publique.

Le discours de Latran et le concept de "laïcité positive" avancé par Nicolas Sarkozy ne s'opposent-ils pas directement à cette exigence fondamentale de neutralité ? "Dégagé de toute conception théologique" ? Nicolas Sarkozy y célèbre la vertu théologale d'espérance en son acception religieuse, à laquelle il confère une plus grande valeur qu'aux espérances séculières, de même que la comparaison entre l'instituteur et le prêtre tourne à la faveur du second. "Neutre entre tous les cultes" ? En manifestant ostensiblement sa foi catholique dans un discours public, tout en saluant la récente loi (dite "loi sur le voile") interdisant les signes ostensibles à l'école publique, dont l'approbation aurait montré "l'attachement des Français à la laïcité", soit le président souffre d'un sérieux problème de logique, soit il suggère qu'une manifestation ostensible d'appartenance religieuse dans le cadre de fonctions publiques n'est pas incompatible avec la laïcité lorsqu'il s'agit du catholicisme (du président, du moins), tandis qu'elle est inacceptable pour l'islam (des lycéennes). On sait que Nicolas Sarkozy n'était guère favorable à cette loi.

C'est la notion de "laïcité positive" qui ouvre la brèche, sur le plan théorique, dans le principe de neutralité : le discours suggère ainsi que la laïcité aurait été, jusqu'ici, "négative" ou hostile à l'égard des religions, ce qui conduit à une étonnante dépréciation de la loi de 1905.

Or la loi de 1905 n'était ni "positive" ni "négative" à l'égard des religions, elle était "neutre", précisément : fondée sur le principe de l'égale liberté de conscience, elle garantit à toutes les religions le libre exercice du culte, tout en excluant la possibilité d'un financement des religions par l'Etat ou d'une participation des clergés à l'enseignement public, garantissant ainsi le droit pour des consciences athées ou agnostiques de ne pas subir de prosélytisme religieux de la part de l'Etat, comme pour les croyants de ne pas subir de propagande d'Etat en faveur de l'athéisme.

Croire pouvoir substituer à la neutralité laïque une laïcité "positive" conforme à la vision positive qu'a Nicolas Sarkozy des religions en général et du catholicisme en particulier, c'est transgresser ce principe fondamental. Imaginons qu'un prochain président soit un athée convaincu : s'il imitait la pratique inaugurée par Nicolas Sarkozy et faisait passer à son tour ses convictions privées dans la sphère publique, il aurait tout loisir de clamer partout (pour "traduire" par des formules analogues, dans cette perspective, à quelques morceaux choisis des discours de Latran et de Riyad) que "Dieu n'est rien d'autre qu'une illusion sous laquelle l'homme s'humilie", que "la République a besoin d'athées militants qui ne se laissent pas duper par des espérances illusoires et travaillent à l'amélioration réelle, ici-bas, des conditions d'existence", que la République a besoin d'une "morale débarrassée des fausses transcendances et résolument humaine", que la vocation de prêtre, qui consacre sa vie à un être fantomatique, est de moindre valeur que la vocation d'instituteur...

Comment les croyants réagiraient-ils à de telles déclarations ? Favoriseraient-elles la paix civile ? Sans doute rappelleraient-ils à ce président oublieux du principe de neutralité le beau mot d'un artisan chrétien de la laïcité, l'abbé Grégoire : "Qu'importe ma religion pour l'Etat ! Qu'un individu soit baptisé ou circoncis, qu'il prie Jésus, Allah, ou Jéhovah, tout cela est hors du domaine du politique." Avec sa "laïcité positive", Nicolas Sarkozy en a décidé autrement : sa religion doit importer pour l'Etat, ou plutôt, peut-être, toutes les religions (monothéistes du moins, si l'on suit la théologie politique du discours de Riyad) doivent-elles désormais pouvoir compter sur le soutien de la République dans leur oeuvre civilisatrice.

Mais alors, plutôt que de prétendre réaliser une légère inflexion par rapport à la laïcité républicaine de 1905, à laquelle, entre deux piques, on rend un hommage bien formel tout en l'amputant d'un principe fondamental, le président et ses conseillers en la matière devraient dire franchement qu'ils abandonnent le principe républicain de la neutralité de l'Etat et de ses représentants, dans la sphère publique, en matière confessionnelle.

Jean-Claude Monod, philosophe, Ecole normale supérieure

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lundi 28 janvier 2008

Faisons taire les idées reçues!

P1280001Quel beau week end que celui de fin janvier! Grand soleil et températures printanières. Au programme: balades sur le littoral (et oui, c'est ça d'habiter au bord de la mer...) et BARBECUE!

Alors? Qui a dit qu'en Bretagne il ne fait que pleuvoir?

Vous croyez ptet qu'on s'amuse à faire des grillades en col roulé sous le crachin!? ;)

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dimanche 27 janvier 2008

Une énième adaptation de Stephen King...

1408_afficheL'histoire:

Bien qu'il soit un auteur réputé de romans d'épouvante, Mike Enslin n'a jamais cru aux fantômes et aux esprits. Pour lui, la vie après la mort n'est que pure invention, et il a passé suffisamment de temps dans des maisons hantées et des cimetières pour le vérifier...

En travaillant sur son dernier ouvrage, il découvre l'existence d'une chambre, la 1408 du Dolphin Hotel, où se sont produites de nombreuses morts inexpliquées et souvent violentes. malgré les mises en garde du directeur de l'hôtel, Enslin décide d'y passer une nuit.

Face à ce qu'il va vivre, son scepticisme va voler en éclats. Pour lui, la question n'est plus de savoir si le paranormal existe, mais d'espérer survivre à la nuit de tous les cauchemars...

chambre

La critique Nelfesque: "Chambre 1408" est une adaptation de la nouvelle "1408" de Stephen King, dans le recueil "Tout est fatal". Une énième adaptation... On compte parmi elles de vrais bijoux comme "Shining", "La ligne verte", "Les évadés"... et d'autres sur lesquelles je suis plus nuancée. C'est le cas de "Chambre 1408". Classé dans la catégorie des films d'épouvante et d'horreur, il aurait été plus judicieux de le mettre dans celle du suspens. Tout est basé sur la tension du spectateur: mouvements de caméra et montée en puissance du "oulala, je sens qu'il va se passer quelque chose là!!!". Alors oui, on sursaute de temps en temps, mais ce n'est pas suffisant pour faire peur!

Dès le début du film, on rentre dans le vif du sujet, pas le temps de s'attacher au personnage principal interprété par John Cusack, pas de détails sur sa vie ou sa personnalité, pas de faille à l'horizon. Arf, dommage... Ce film passe par tout les clichés du genre: esprits, voies sans issues ("mais merde, yavait pourtant une issue normalement là!!!"), sang coulant des murs, début de démence pour Jonh Cusack... A la moitié du film, c'est l'escalade, vlà ty pas qu'il y a une tempête dans la chambre maintenant!!!! Et là, on s'ennuie ferme... Quant à la fin?... Décevante...

En somme, "Chambre 1408" est regardable... à la télé, avec une part de pizza et son chat sur les genoux. A la limite, allez le voir au ciné si vous avez une carte UGC et qu'il n'y a rien d'autre à faire/voir.

chambre1408

La critique de Mr K: 2/6, déçu déçu déçu... Je n'ai pas eu peur une seule seconde (sauf quand Nelfe sursautait à côté de moi). Ce film a tout à fait sa place pour une soirée pépère à la maison mais de là à aller le voir dans une salle obscure... Des clichés comme s'il en pleuvait, du coup peu ou pas d'effets de surprise et un ennui qui s'installe au fur et à mesure que l'intrigue progresse.

Le début plante le décor de manière classique mais efficace, le héros désagréable au possible garde son mystère et nous suivons ses pérégrinations avec curiosité. Puis, au fil du déroulement scénaristique, la sensation de "déjà-vu" apparaît pour le plus grand déplaisir du fan de film de genre que je suis. Des comparaisons et des références s'imposent et décrédibilisent tous les efforts du réalisateur et de l'acteur principal. Des plans de caméra intéressants apparaissent de ci de là mais ne peuvent masquer le manque d'originalité du scénario. En même temps, c'est du King et il est mort "littérairement" depuis bien longtemps (préférez sa première période avec les deux recueils cultes que sont "Danse macabre" et "Brume paranoia"). Comble de la ringardise, le film nous impose une morale bien cucul propre à l'acculturation bien baptiste que nous subissons depuis pas mal de temps de la part des productions des grands studios américains. Au milieu de tout ça, l'acteur principal se débat comme il peut avec un rôle caricatural au possible. Dommage, on l'a connu bien plus en forme comme dans le film "Identity".

Passez votre chemin si c'est la recherche de frisson qui vous mène en salle. Préférez un bon DVD: "Shining" de Kubrick (librement adapté du King), "The Ring" d'Hidéo Nakata (l'original, pas le remake américain tout pourri), "La maison du diable" de Robert Wise (chef d'oeuvre antique quasi introuvable)... Espérons que le futur nous offrira des films VRAIMENT effrayants et non de vulgaires produits de consommation: vite vus, vite oubliés!

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samedi 26 janvier 2008

Jeu de rôle intensif

tesfa_jdr

Cette nuit, le chat a participé activement à sa première séance de Warhammer. Couchée à 5 heure du mat, toujours pas réveillée à l'heure qu'il est... C'est sur qu'affronter des gobelins et autres orques n'est pas de tout repos!

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vendredi 25 janvier 2008

Payer pour offrir son corps...

morgueComme tout le monde, Jean-Claude avait entendu parler de la "grande misère" de l'université française, mais il n'en soupçonnait pas l'ampleur. Cet habitant de Rochechouart, en Haute-Vienne, s'adresse, début décembre, au laboratoire d'anatomie de la faculté de médecine de Limoges. La perspective de devenir un sujet d'études pour les carabins locaux ne le gênant pas, il propose de léguer, après sa mort, son corps à la science.

Le 7 décembre, il reçoit une aimable lettre de faculté de médecine le remerciant pour "ce très beau geste de solidarité humaine". En revanche, le formulaire joint le laisse un peu rêveur: "Pour prendre en charge les frais de gestion du corps, qui se montent à 610€", l'université lui conseille de souscrire une assurance-épargne funéraire "qui permet un versement unique et définitif".

"Cette situation est désolante, reconnaît le professeur Denis Valleix, président du laboratoire d'anatomie, mais nos charges ne sont pas couvertes par nos crédits de fonctionnement, et nous avons des frais de transport et de crémation du cadavre, après utilisation, que nous ne pouvons pas assumer autrement".

En clair, l'expression "léguer son corps à la science" est totalement obsolète...

Tiré du "Canard enchaîné" n°4552, daté du 23/01/08

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jeudi 24 janvier 2008

Journée de mobilisation pour les Lycées Professionnels

Ce matin, Nelfe et moi-même, nous sommes rendus à Lorient pour participer à la journée de manifestation des agents de la fonction publique. Nous y retrouvons un ensemble hétéroclite allant des infirmières et médecins aux agents du Trésor Public, en passant par les salariés de l'Arsenal de Lorient. Au plus fort du défilé, on dénombrait pas moins de 3000 personnes venues conspuer une politique de rigueur en adéquation avec les intérêts économiques d'une minorité mais en totale contradiction avec les besoins de la population notamment dans les domaines de la santé et de l'éducation. Travaillant moi-même pour l'Éducation Nationale, je m'attacherai ici à parler des revendications des Lycées Professionnels.

manif_lyc_e

Bac pro 3ans: une attaque massive contre les élèves et les enseignants.

En septembre, le Ministre de l'Éducation Nationale, Xavier Darcos, a décidé sans concertation de généraliser les Bac pro 3 ans à partir de septembre 2008. Les élèves s'orientant dans la voie professionnelle après la 3ème ne feront plus 2 ans de BEP suivis de 2 ans de Bac pro, mais intégreront directement le Bac pro 3 ans. Cette décision apparaît comme aberrante parce que:

- les élèves auront 25% de temps en moins pour soit-disant arriver au même niveau...

- les programmes ne sont pas définis (précipation et bricolage chacun dans son coin...)

- le diplôme BEP disparaît alors qu'il était reconnu dans certains métiers...

Face à cette attaque, partout en France, les enseignants des lycées professionnels publics et privés ont exprimé leur colère lors de journées de grèves, avec des taux de grévistes historiques. Les lycéens des établissements concernés se sont mobilisés massivement. Le Ministre a du reculer la généralisation des Bac pro 3 ans à la rentrée de septembre 2009...

Malgré cela, Mr Carpentier, le Recteur de l'académie de Rennes persiste à vouloir imposer les Bac pro 3 ans dès la rentrée 2008 dans la plupart des filières. La mobilisation continue donc, à tel point que certains établissements ont fermé en cours de semaine pour ne rouvrir que la semaine suivante (Duguesclin d'Auray, Guéhenno de Vannes...).

Heures supplémentaires: comment réduire les postes... coûte que coûte!

L'ensemble des collèges, Lycées généraux, techniques et professionnels voient le nombre de postes diminuer considérablement l'année prochaine (plus de 10 postes au Lycée Colbert de Lorient, 13 à Dupuy de Lôme toujours à Lorient, 16 à Lesage de Vannes, 4 au LP de Guéhenno...). Ces suppressions ne correspondent à aucune baisse des effectifs élèves. Au contraire, la logique est au bourrage des classes et à la fin des heures en groupe réduit (baisse des heures dédoublées, suppression d'option...).

Parallèlement, le rectorat veut remplacer des postes par des heures supplémenataires. Le but recherché n'est pas la réussite éducative de la jeunesse, mais bien une réduction des fonctionnaires... notre Ministre devant voir ses effectifs baisser de 11200 postes l'année prochaine, 85000 d'ici 4 ans.

Ne laissons pas faire la casse de l'éducation et de la formation professionnelle! Les diplômes et l'avenir de nos enfants valent plus que leurs économies!

manif_ensemble

Remerciements à Nelfe pour ses photos. La majeure partie de ce post est tirée d'un tract intersyndical regroupant la CGT Éduc'Action, FO des Lycées et Collèges, SUD Éducation et SNUEP-fsu.

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mercredi 23 janvier 2008

"Hadès Palace" de Francis Berthelot

hadesMaxime Algeiba est un jeune artiste prometteur, à la fois mime et cortosionniste. La consécration arrive lorsqu'il est invité à se produire à l'Hadès Palace. Cette vaste demeure, fondée par le maître des lieux, Bran Hadès, héberge la crème des artistes internationaux, et les grands de ce monde se pressent pour venir les applaudir. Maxime n'hésite pas une seule seconde. Mais une fois logé dans l'antique demeure, il commence à se poser des questions: A quoi peuvent bien servir les vigiles armés qui errent dans les couloirs? D'où vient cette voix qui lui donne des ordres? Quels sombres secrets cèle cette prison dorée?

La construction du livre rappelle celle de Dante dans la Divine Comédie puisqu'on y rencontre trois lieux différents qui ressemblent fortement au Paradis, au Purgatoire et à l'Enfer. Les points de comparaison sont nombreux et je vous laisse le plaisir de la découverte.Nous suivons donc la descente en enfer de Maxime. Le héros en lui même est une énigme qui se démèle au fur et à mesure du récit. Il se révèle très atypique des poncifs habituels au genre (la Science Fiction) et vous surprendra plus d'une fois. L'auteur soigne aussi les personnages secondaires et nous livre une série de portraits à la fois déroutante et fascinante. La langue est ciselée, simple et efficace. Berthelot se livre aussi à une fantaisie narrative fort ingénieuse lors de l'avant dernier chapitre. Je recommande "chaudement" la lecture de ce livre qui fait partie d'une série de 5:

-L'ombre d'un soldat (éd. Denoël 1994)

-Le jongleur interrompu (éd. Denoël 1996)

-Mélusath (éd. Denoël 1999)

-Le jeu du cormoran (éd. Denoël 2001)

-Nuit de colère (éd. Flammarion 2003)

 

Bonne lecture!

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