mercredi 11 juin 2008

Mon chéri, un petit bib de binouze?

b_b__bi_rePetite nouvelle AFP du jour bonjour!

Une Polonaise en état d'ivresse a accouché d'une petite fille qui est venue au monde avec 2,9 grammes d'alcool par litre de sang, a annoncé mardi la police de Varsovie.

Les médecins de l'hôpital d'Otwock, une localité de banlieue de Varsovie, ont alerté la police de l'admission lundi d'une femme enceinte en état ivresse.

"Une prise de sang a révélé que la mère, âgée de 38 ans, avait 1,2 grammes d'alcool au moment de l'accouchement", a déclaré une porte-parole de la police de la capitale, Dorota Tietz.

La mère risque jusqu'à 5 ans de prison pour avoir mis en danger la vie et la santé de sa fille, a-t-elle précisé.

"La vie de l'enfant n'est pas en danger immédiat, mais les médecins craignent pour les effets sur son développement", a-t-elle ajouté.

Sacrés amis polonais... Vous reprendrez bien un ptit verre!!??

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mardi 10 juin 2008

Pourquoi Sarkozy n'est-il plus populaire?

sarkozygloups

La vertigineuse baisse de popularité de Nicolas Sarkozy est d'autant plus préoccupante pour lui qu'elle touche non seulement ceux qui n'ont pas voté pour lui mais aussi une part croissante de l'électorat de droite et qu'elle s'accompagne d'une hausse concomitante de son premier ministre, François Fillon. C'est donc bien le président lui-même qui est en cause.

On a justement avancé comme cause de ce phénomène l'affichage excessif de la vie privée ou les relations trop visibles avec des amis milliardaires. Mais sa chute s'explique aussi par un grave désaccord avec l'opinion publique sur la conception même de la fonction présidentielle.

Les Français sont attachés à un idéal type du rôle du président de la République tel que le général de Gaulle l'a forgé dans les dix premières années de la Ve République et tel que son adversaire principal François Mitterrand l'a repris à son compte deux septennats durant. C'est parce qu'il s'écarte trop de ce modèle de référence que Nicolas Sarkozy décontenance une part importante des électeurs, y compris à droite.

Dans cet idéal type, trois fonctions sont associées au président classique de la Ve République. La première est d'être un arbitre. Non au sens que certains avaient voulu y voir de l'arbitre-spectateur se contentant de compter les points. Mais au sens de l'arbitre-acteur qui, après débats et discussions, tranche et fixe la ligne ou, en cas de crise, trouve les voies de l'apaisement ou les solutions.

Or Nicolas Sarkozy pratique tout autrement. Il lance des idées, présentées comme des décisions, avant, au vu des réactions, de les moduler, de les corriger, voire de les abandonner. Mais en court-circuitant les intermédiaires dans ce face-à-face constant entre le président et les Français, la parole présidentielle perd de son poids. Et le chef de l'Etat n'est plus dans la position d'un arbitre, puisqu'il a lui-même fixé la ligne au départ et est amené trop souvent à se déjuger. Sans problème quand Nicolas Sarkozy était président de l'UMP, candidat ou même ministre, cette façon d'agir désoriente quand elle émane du premier personnage du pays.

La deuxième fonction du président classique de la Ve République est celle de rassembleur. Celui qui dépasse les frontières du parti politique qui a contribué à le porter au pouvoir, et respecte l'adage selon lequel le roi de France oublie les querelles du duc d'Orléans. Il y avait certes de l'hypocrisie dans cette posture, et aucun président ne s'est désintéressé du jeu des partis ni n'a abandonné de lui-même son influence sur celui dont il était issu.

Mais Nicolas Sarkozy va beaucoup plus loin en restant le leader de fait de l'UMP. Pis : fidèle à lui-même, il ne s'en cache pas. Ne réunit-il pas chaque semaine l'ensemble des dirigeants de l'UMP à l'Elysée et, dit-on, horresco referens, dans la salle même où se tient le conseil des ministres ? Ne prend-il pas la parole dans les conseils nationaux du parti ? N'intervient-il pas de bout en bout dans la bataille de Neuilly à laquelle son propre fils se trouve mêlé ? Dans ces conditions, et tout naturellement, le taux de soutien à Nicolas Sarkozy tend à s'aligner sur le niveau de l'UMP, minoritaire, forcément minoritaire.

La troisième fonction du président classique de la Ve République est de se consacrer à l'essentiel. Dans ses Mémoires d'espoir (Plon, 1970), le général de Gaulle définit le président comme "l'homme en charge de l'essentiel". Avec Nicolas Sarkozy, on peut ajouter : "et de l'accessoire" ! Quand, en deux jours, le président reçoit les syndicats de chauffeurs de taxis et les représentants des buralistes, puis descend sur le perron de l'Elysée pour annoncer une avance de 200 euros aux titulaires du minimum vieillesse, la fonction change, au risque du clientélisme et de l'électoralisme. Or les Français, et singulièrement les électeurs de droite, l'ont élu pour réformer le pays en sachant résister aux corporatismes et pour fixer des priorités claires plutôt que pour lancer un nouveau débat par jour.

"ARBITRE ET GARANT DES INSTITUTIONS"

Dans la popularité nouvelle de François Fillon, il y a moins, semble-t-il, la reconnaissance de ses mérites que le désir très profond que soit réhabilitée la fonction de chef de gouvernement. Les Français ont intégré une répartition des tâches qui vient de loin dans notre histoire. Pour que le président puisse joue son rôle d'arbitre, de rassembleur et en charge de l'essentiel, il doit s'appuyer sur un premier ministre qui dirige au jour le jour l'action gouvernementale dans les priorités qui lui sont fixées, affronte la critique, assure la tâche de chef politique de son camp et, enfin, protège le président. Dans un sondage du Cevipof de juin 2007 sur le rôle attendu du président de la République, 34 % seulement des personnes interrogées répondaient "diriger lui-même le pays" et 66 % "exercer une fonction d'arbitre et de garant des institutions".

Avec le quinquennat, et aussi avec son tempérament, Nicolas Sarkozy estime cette conception de son rôle dépassée, mais il n'est pas compris du plus grand nombre. Ce qui aboutit à cette situation cocasse où le premier ministre ne protégeant plus le président, c'est ce dernier qui très efficacement protège son second.

On peut penser que le modèle de Nicolas Sarkozy n'est pas le général de Gaulle mais bien davantage un leader comme Tony Blair. Le chef à la fois du pays et de son parti, le face-à-face direct avec l'opinion, le brillant orateur venant défendre chaque semaine sa politique aux Communes... Mais en France, le sacre du président oint par le suffrage universel, l'étendue de ses pouvoirs sans contrepoids rendent la transposition des pratiques anglaises dans les habits de la Ve République excessive et parfois insupportable.

L'impopularité de Nicolas Sarkozy trouve une part de son explication dans la façon dont il exerce la fonction présidentielle où, pour beaucoup, il sort du cadre de la photo laissée par ses prédécesseurs. Il y a là une question majeure pour la réussite du quinquennat Sarkozy. Acceptera-t-il de changer pour revenir progressivement vers le triptyque de la Ve République : arbitre-rassembleur-en charge de l'essentiel, mais en abandonnant une partie de lui-même ? Ou bien choisira-t-il de persévérer en attendant que les Français acceptent son changement du paradigme institutionnel, avec comme seul bouclier d'ici à 2012 les mots de René Char : "Serre ton bonheur, va vers ton risque, à te regarder ils s'habitueront."

Jérôme Jaffré, éditorialiste associé, Le monde.fr, le 10 juin 2008

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lundi 9 juin 2008

"Wang" de Pierre Bordage

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Résumé (tome 1):

XXXIIIème siècle, le REM, immense et infranchissable rideau électro-magnétique, protège l'Occident des empires voisins.

Une fois par an, une porte s'ouvre dans ce mur. Mais qu'advient-il de ceux qui ont fui de l'autre côté? On parle d'esclavage. On dit aussi qu'ils s'affrontent dans des arènes, tels les gladiateurs de la Romme antique. Mais nul n'en est revenu pour témoigner.

Wang doit fuir Grand-Wroclaw, en Silésie, pour avoir transgressé la loi d'Assöl le Mongol, un parrain de clan. son exil va le mener au-delà du rideau...

 

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Résumé (tome 2):

2214, le monde est divisé par le REM, un rideau électro-magnétique infranchissable.

A l'Ouest des nantis qui ont fait de leur espace un havre de paix et de prospérité. de l'autre côté, des peuples bafoués, des esclaves que l'on importe pour satisfaire les aspirations ludiques des Occidentaux en mal de sensations. Car les immigrés, en devenant les soldats des jeux uchroniques -les guerres fictives qui reconstituent les conflits du passé-, ne sont plus que des ports en sursis.

Leur seul espoir repose sur Wang, leur capitaine de champ qui, en devenant le germe du chaos, tente un impossible pari: faire tomber le REM. Mais n'est-il pas lui-même un pion manipulé par le réseau clandestin des "ruches"?

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La critique de Mr K:

Le formidable talent de conteur de Pierre Bordage nous plonge dans ce tiers-monde glauque et malfaisant et nous nous retrouvons, bousculés, aux côtés de Wang, aussi anxieux que lui de savoir ce que cache la gigantesque muraille de lumière qui masque la moitié du monde. Un réel sens narratif, une conscience aiguë des ressorts de l'épique, qualités auxquelles s'ajoutent vraisemblablement un intérêt non feint pour la société, le monde dans lequel il vit, d'où l'intérêt prospectif (visionnaire?) de ses récits. Wang est une saga, une belle, une grande aventure pleine de rebondissements. C'est aussi un avertissement, un message emprunt d'une profonde humanité, d'une sensibilité certaine. Le puriste que je suis (voir mon profil) a été déçu par la fin qui semble avoir été "expédiée" en deux chapitres... Dommage car un tel dénouement  aurait mérité davantage de soin. Je vous le recommande donc, même si pour découvrir l'univers de ce fabuleux écrivain, je vous conseille de commencer par la trilogie des "guerriers du silence" et "les fables de l'humpur".

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dimanche 8 juin 2008

Les Roches du diable

Entre Querrien et Guilligomarc'h, dans le Finistère, la rivière l'Ellé s'ouvre en force un passage à travers de grandes roches appelées "Les Roches du diable". C'est là que nous avons passé ce dimanche ensoleillé.

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La légende raconte qu'autrefois, dans la région, vivait le diable. Vers l'an 600 arriva dans le pays voisin, un certain Guénolé qui commença à prêcher une nouvelle religion... Au début, celà n'inquiéta pas le diable mais voyant qu'il perdait de plus en plus d'âmes, un beau jour, il décida de se défaire de ce prêcheur.

Pour ce faire, il lui lança d'énormes roches mais Guénolé les dévia d'un signe de croix et les firent tomber au bord de l'Ellé où elles sont encore aujourdhui.

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Résolu de se contenter des clients de la rive gauche de l'Ellé, et pour être sûr que Guénolé ne franchirait pas la rivière, le diable vint alors s'installer au milieu des cailloux.

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Peut être y est-il encore aujourd'hui... Toujours est-il que cet après-midi, nous ne l'avons pas vu...

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vendredi 6 juin 2008

Aaaahhhhh..... La vie de couple...

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mardi 3 juin 2008

Salauds de grévistes (part2)

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lundi 2 juin 2008

Vivement les vacances...

Aujourd'hui "les lundis au soleil" sont consacrés à David et Jonathan, duos emblématiques des années 80, au sommet du kitch et de la ringardise. Admirez comme ils vivent leurs personnages jusqu'au bout des ongles ainsi que la réalisation époustouflante de ce clip. Mais surtout, surtout écoutez bien ces paroles dignes des plus grands auteurs. Pour ma part, je trouve que toute la quintescence de cette sublime chanson se trouve dans ce couplet:

C'que j'ai pensé à toi
Les nuits d'hiver où j'avais froid
J'étais un goéland
En exil de sentiments

Sublime...

Et encore et toujours, la célèbre pastiche des Nuls. Je me demande laquelle je préfère...

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dimanche 1 juin 2008

L'Art au détour d'un bois...

Hier, pendant que le reste de la France croulait sous les trombes d'eau, dans le Morbihan, il faisait beau (je vous vois venir, bande de médisants: "Une fois n'est pas coutume!!!". Oui et bien détrompez vous!). Ce samedi ensoleillé était pour nous l'occasion de visiter le Domaine de Kerguéhennec datant du XVIIIème siècle et s'étendant sur 175 hectares.

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La particularité de ce domaine est son parc de sculptures, créé à l'initiative du Frac - Fond régional d'art contemporain - Bretagne et réunissant une vingtaine d'oeuvres d'artistes majeurs. Dans ce parc au relief valloné et à la végétation fournie et variée, il est très agréable de se promener entre étangs, lande, forêt et cours d'eau. Au détour d'un chemin sorti tout droit d'une autre époque, on se laisse surprendre et séduire par ces sculptures contemporaines...

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samedi 31 mai 2008

Une certaine idée du sport...

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Alors que le parcours de la flamme s'est fait plus discret, les escarmouches autour de la liberté d'expression des athlètes pendant les Jeux continuent. Dernière en date, l'intervention, lundi 26 mai, d'Henri Sérandour, président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF). "Nous sommes là (en Chine)uniquement pour le sport qui peut ouvrir un espace de liberté, de rêve", a lancé Henri Sérandour, regrettant l'argent investi "pour rien", dans une allusion au badge "Pour un monde meilleur" que les athlètes français voulaient arborer à Pékin.

L'encadrement de la parole des athlètes pendant les Jeux touche aussi Internet. Le Comité international olympique (CIO) a établi des directives pour contrôler l'utilisation des blogs, pages personnelles sur le Net, par les "personnes accréditées", c'est-à-dire les sportifs et leur encadrement, pour retracer leurs expériences olympiques. L'objectif du CIO est de limiter les débordements politiques, mais aussi de préserver ses intérêts commerciaux. Formulées en février par le CIO, ces directives sont actuellement diffusées par les fédérations auprès de leurs athlètes.

"Les blogs des personnes accréditées proposant du contenu olympique doivent, en tout temps, se conformer à l'esprit olympique et aux principes fondamentaux de l'olympisme tels qu'énoncés dans la Charte olympique, ainsi que respecter la dignité et être de bon goût", précisent les directives.

Tout en utilisant des principes généraux qui lui assurent une capacité d'intervention large, le CIO a établi un cadre très strict pour les blogs d'athlètes, annexant ainsi le Net à sa zone d'influence habituelle sur les sites olympiques.

Le CIO rappelle aux athlètes que leurs blogs sont "une forme légitime d'expression individuelle et non une forme de journalisme", et que, par conséquent, contrairement aux médias, ils doivent cantonner leur parole dans les limites qu'il établit. Ce cadre s'applique non seulement au blog des athlètes, mais aussi à leurs interventions "sur les sites Web de tiers".

POURSUITES JUDICIAIRES

Outre le respect de la vie privée des autres athlètes, le CIO exige des sportifs blogueurs qu'ils ne divulguent pas d'"informations susceptibles de compromettre la sécurité, la tenue et l'organisation des Jeux". Là encore, les termes permettent au CIO une interprétation assez large de ses prérogatives.

Le CIO surveille aussi l'utilisation des termes "olympique" ou "Jeux olympiques", notamment pour la création de noms de domaines de blog. Il se montre aussi très attentif et offensif sur ses intérêts commerciaux et sur ceux de ses partenaires, sponsors ou détenteurs de droits audiovisuels. Il souligne ainsi dans sa directive que les athlètes "ne peuvent pas inclure de référence commerciale en rapport avec le contenu olympique publié sur leurs blogs", à l'exception de ses partenaires commerciaux.

Aucune bande-son ou image animée retraçant une manifestation olympique ou toute activité se déroulant sur une zone accessible avec accréditation ne peut être placée sur un blog. Quant aux photos, il est interdit de montrer "les épreuves sportives, les cérémonies d'ouverture, de clôture ou de remise de médailles".

Le non-respect de ces directives fera l'objet de sanctions qui peuvent aller du retrait de l'accréditation olympique à des poursuites judiciaires pour dommages et intérêts, prévient le CIO.

Bertrand d'Armagnac, Article paru dans l'édition du 31.05.08 du Monde.fr.

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vendredi 30 mai 2008

Une loi, qu'y-a-t-il à l'intérieur...

OGM

Ce qu'il y a de bien avec le transgénique, c'est qu'il y a toujours une embrouille quelque part. Voyez la loi sur les OGM, votée la semaine dernière après moult rebondissements. A part une poignée de mordus (pro- et anti-transgéniques), qui est capable d'en dire ne serait-ce que les grandes lignes? Cette opacité arrange les Borloo et compagnie, qui du coup peuvent clamer sur tous les plateaux télé qu'"aucune loi au monde n'est aussi précautionneuse" que celle là. Faux, bien sûr (l'Allemagne est plus sévère). Bref retour sur cette loi.

1. Elle repose sur un flou volontairement entretenu dès l'article 1. Celui-ci affirme "la liberté de produire et de consommer avec ou sans OGM". En apparence, la liberté est sauve. Mais cet article ajoute que la notion de "sans OGM" n'est pas encore définie. "Sans OGM" ne veut pas dire 0% d'OGM, ce serait trop simple! Il est prévu de décréter "sans OGM" des céréales, des fruits ou des légumes qui ont été contaminés par des OGM. Et en contiennent donc un peu. Combien? 0,05% (le seuil de détection)? 0,1%? 0,9%? Entre les deux? L'Europe n'ayant pas encore défini quel seuil de contamination transgénique est "tolérable" dans les cultures, la loi prévoit qu'en attendant ce sera le ministre de l'Agriculture qui fixera ce seuil par décret et au cas par cas. Le ministre de l'agriculture! L'ami des agroindustriels... La loi offre donc à ces derniers le droit à tout contaminer, même les cultures biologiques! Plus "précautionneux", y a pas.

2. Question transparence, la loi donne l'impression d'une avancée: on pourra désormais consulter sur Internet la nature et le lieu des parcelles transgéniques. Mais ce (léger) progrès se double d'un (vrai) recul. En effet, il suffira qu'une information soit couverte par le secret industriel pour qu'elle ne puisse être rendue publique, même si elle concerne les risques pour la santé ou l'environnement. Rassurant, non?

3. Toutes les demandes de nouvelles cultures transgéniques à venir seront examinées par un "Haut Conseil des biotechnologies". Lors du Grenelle, il avait été promis que les scientifiques n'y auraient pas tous les droits: agriculteurs, consommateurs, écolos seraient associés à l'expertise. Vaste blague: seul le "comité scientifique" sera habilité à donner son avis, les citoyens ne pourront qu'émettre de vagues "recommandations". Et, au final, ce sera le ministre de l'Agriculture qui donnera le feu verty aux cultures OGM, excluant carrément le ministre de l'Écologie. Applaudissements.

4. Les cas de contamination ne seront reconnus que dans le cas d'une "parcelle située à proximité". Rappelons le cas de ces deux agriculteurs bio dont le maïs a été contaminé à 35 km de distance ("Le Monde").

5. Qui sera responsable en cas de contamination? Uniquement l'agriculteur, dit la loi, qui exempte semenciers et distributeurs de toute responsabilité. Autant dire qu'en cas de problème de grande ampleur c'est le contribuable qui devra mettre la main à la poche.

On comprend qu'une loi aussi faux-cul ait scandalisé jusque dans les rangs de l'UMP. Et que l'invention du délit spécial fauchage (2ans de prison et 50000 euros d'amende) n'ait pas empêché le 7432ème faucheur volontaire de signer son engagement...

Jean-Luc Porquet, le Canard enchaîné n°4570 du 28 mai 2008

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