dimanche 9 mars 2008

La poésie de Michel Gondry

Soyez_sympas_rembobinez_afficheL'histoire: Jerry, mécanicien obsédé par la peur des ondes, partage ses journées entre la caravane qui lui sert de toit et le vidéo club old school dans lequel travaille son pote Mike. Après avoir tenté de saboter la centrale électrique qui dessert la ville, Jerry se retrouve doté d'un pouvoir  magnétique aux conséquences désastreuses: il efface, sans le vouloir, l'intégralité des K7 vidéo louées par Mike! Pour remédier à la catastrophe, et satisfaire les rares clients qui font encore tourner la boutique, les deux amis décident de réaliser leur propre version des films perdus. Contre toute attente, l'initiative rencontre un franc succès auprès des habitants de la ville...

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La critique Nelfesque: "Soyez sympa, rembobinez", de son vrai nom "Be kind rewind", est le dernier long métrage de Michel Gondry. Ayant adoré "Eternal sunshine of the spotless mind" et "La science des rêves", je ne peux qu'avoir de la tendresse pour son nouveau film, une fois encore, empreint de poésie. On sourit beaucoup, on rit aussi et les idées folles de Jerry, allias Jack Black, nous donne envie de louer des films "suédés". Alors, c'est quand qu'on s'y met?

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La critique de Mr K: 6/6. Excellent film mais pouvait-on s'attendre à moins de la part d'un des réalisateurs les plus doué de sa génération? Début dans le clip avec Björk, puis des longs métrages aussi branques que poétiques: "Human Nature", "Eternal sunshine of the spotless mind" et "La science des rêves". Cette nouvelle oeuvre est un petit bijou d'humour, de fantaisie. Les acteurs s'en donnent à coeur joie, Jack Black confirmant son talent (mention spéciale à Roger Glover et Mia Farrow). Toute l'humanité dont regorge la pellicule ne peut que détendre le spectateur et l'inciter à croire en la bonté humaine. Par les temps qui courent, ça ne peut pas faire de mal!

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samedi 8 mars 2008

Mr Roux à la salle Jean Villar, Lanester, le 07/03/08

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En ce moment, je suis chanceuse, plein de petits groupes que jaime passent à côté de chez nous! Hier soir, c'était au tour de Mr Roux de venir faire un concert à Lanester, dans le cadre du festival Mars m'Enchante. L'occasion pour moi de découvrir la salle Jean Villar et de constater que l'accoustique y est excellente et les sièges confortables. J'ai inspecté tout ça avec beaucoup de sérieux puisque j'y retourne la semaine prochaine avec mon amie, "concerts addict", Marie-Hélène. En matière de salle de concerts, elle est exigeante! C'est bon Marie, tu peux venir sans problème! ;). Malheureusement, hier soir, nous avions derrière nous un gars qui apparemment ignorait qu'il n'était pas seul dans la salle... "Désolée monsieur mais je vais vous décevoir... Ce n'était pas un concert de vous que nous étions venu voir hier soir!!!" Il chantait faux et horriblement fort, lançait des "blagues" (!?) tout droit venue de beauf land pour que le groupe l'entende et en rigole. Il a de la chance, il est poli Mr Roux... Mr K, un peu moins... Mais là, je m'égare et m'énerve toute seule, revenons au concert d'hier soir...

Tout commence avec une 1ère partie (comment dire sans être méchante?...) à chier!!!!: Hocine. Je vous invite à cliquer sur le lien précédent et savourer toute la poésie de ses textes écrits par un enfant de 5 ans et sa façon dont il déclame ces derniers en récitant extrêment bien (je vous conseille "Croissant de lune")... Il nous a notamment chanter une chanson qu'il a faite pour le mariage de sa soeur. Je serai sa soeur, je serai touchée, c'est mignon. Mais voilà, je ne suis pas sa soeur... et je trouve ça ringard! La seule chose qui nous a permis de sortir de notre mutisme, c'est la présence de son chien sur scène. La pauvre bête doit être sourde... il vaudrait mieux pour elle!

Ca y est, son set s'achève (enfin) et il nous conseille de rester pour Mr Roux... Ah bon!!??

Mr Roux (aux guitares), accompagné de ses 2 fidèles musiciens, Brandon Michel (à la contrebasse) et Jauni Bernardo (aux guitares), arrive sur scène. Avec eux, non moins de 5 guitares (3 accoustiques et 2 électriques), 1 banjo, 1 ukulélé et 1 contrebasse! Ca en fait du monde pour 3 musiciens et une chose est sûre, ils savent s'en servir! Les fans se déchaînent sur leur musique entrainante et leurs textes empreints de vérité sur les thèmes de l'égoïsme, la pauvreté, la politique, l'adultère... sans démagogie, juste ce qu'il faut. Avec beaucoup d'humour et une présence scénique incontestable (Hocine, prends en de la graine!), Mr Roux nous a fait un excellent set hier soir (et c'est pas le gars qui était derrière nous qui dira le contraire...): Ah si j'étais grand et beau, Petite pouff, L'homme ordinaire, Les papiers sacrés, Norredine, Le bouffon de la cité, Ta femme, La poche, Le clodo, Ma mère la pute, Le vaurien mais aussi Marie-Chantal, Une jeune fille simple et bonne (reprise de Colette Renard), Vote utile, France d'en bas, Les nichons juvéniles, Tête en l'air (reprise d'Higelin)... et j'en oublie sûrement je n'ai pas noté.

Un seul regret. Cette fois ci, Mr Roux n'avait pas son habituel marcel...

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vendredi 7 mars 2008

"La décision" de Paul Fournel

Elle avait décidé que, lorsque la pointe de ses seins tomberaient plus bas que la pliure de ses coudes, la vie ne vaudrait plus la peine d'être vécue.
Elle avait décidé que jamais son ventre ne devrait faire plus de deux plis lorsqu'elle était assise sur le bord de son lit devant l'armoire à glace.
Elle avait depuis longtemps tracé une ligne imaginaire sur ses cuisses au-delà de laquelle ses fesses ne devaient pas descendre.
Il y avait aussi une qualité de peau d'orange qu'elle ne tolèrerait pas, une forme de petite enflure au-dessus du genou également.
Elle savait, pour avoir obsessionnellement étudié la question, que tout cela n'était passible d'aucun régime, d'aucune crème, d'aucun diurétique, d'aucun sauna, d'aucun coupe-faim, d'aucun biscuit-repas au son, d'aucun gant de crin. Elle savait que c'était l'âge, et l'âge était une maladie dont elle ne devait pas se remettre.
Elle avait lutté si fort, s'était tant et tant battue contre elle-même à chaque repas, à chaque sortie, à chaque envie, qu'elle ne supportait pas ces déchéances-là. Elle ne tolérait pas son ventre flasque, ses joues creuse, ses mollesses, c'était un désaveu qu'elle n'accepterait pas de son corps après les soins qu'elle avait eus pour lui, après autant de grillades haricots verts, après autant d'oeufs durs crudités, après autant de radis sans beurre.
Lorsque le matin arriva où, au terme d'une inspection soignée, elle dut constater que l'innacceptable était advenu, elle décida, assise nue sur le bord du lit, les épaules basses, le dos arrondi et le ventre sorti, de se suicider. Elle opta pour l'empoisonnement pur et simple, et choisit sans hésiter le poison.

Le soir même, elle mangeait trop babas, deux éclairs, une tartelette, et buvait une demi-bouteille de champagne.

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jeudi 6 mars 2008

Haro sur le pouvoir d'achat

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Canard enchaîné n°4558 du 5 mars 2008

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mercredi 5 mars 2008

Les hérissons sont sauvés!!!

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Le géant de la restauration rapide McDonald's va modifier à la fin du mois la forme de ses McFlurry. Le couvercle de l'emballage de ce dessert, souvent abandonné dans la nature, constitue en effet un véritable piège pour ces petits mammifères. Attirés par la glace, ils passent leur tête dans le trou et, ne pouvant plus s'en extraire, étouffent et meurent.

Extrait du "Bretagne Plus" n°191

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samedi 1 mars 2008

Mignon n'est pas pète-secte!

scientologieMais bien sûr que les sectes sont un "non-problème", selon les propos Emmanuelle Mignon (conseillère à l'Élysée) retranscrits par VSD (elle dément, l'hebdo confirme). Bien sûr qu'on peut "s'interroger" sur la présence de la Scientologie sur la liste des sectes. Car la Scientologie (son autre nom, la Dianétique) n'a rien d'une secte, voyons! C'est juste une magnifique entreprise de bourrage de crâne qui ne supporte pas la critique et a pour grand principe "Embrigader plus pour gagner plus". Comme l'enseignait le gourou Ron Hubbard, tout opposant devra être pourchassé par la "propagande noire", service spécialisé de la secte, et "blessé par n'importe quel moyen". On pourra "le poursuivre en justice, lui mentir, ou le détruire". C'est sectaire, ça?

Quand tous les sceptiques seront écartés, la vérité scientologue triomphera. Pour le bien de l'humanité tout entière. Car voilà: une fois que vous aurez répondu au test de personnalité qui détecte vos faiblesses, un "auditeur" vous permettra de vous libérer de vos méchants "engrammes" et, passant de votre triste état d'"aberré", vous deviendrez "clair". Miraculeusement guéri de tout, jamais malade, vous aurez trouvé le Thétan en vous. Car le saviez-vous? Nous sommes tous des Thétans. Des gentils Thétans parasités par des méchants Thétans. Voilà 75 millions d'années, en effet, l'affreux Xenu, chez de la Confédération galactique qui réunissait 76 planètes, a capturé des Thétans vivants dans une autre galaxie, les a empaquetés, compactés, amenés sur notre belle planète, fourrés dans des volcans, qu'il a fait exploser, du coup tous ces horribles Thétans nous ont parasités lors de nos vies antérieures. C'est à cause d'eux que nous avons tous ces problèmes de santé, sentimentaux, sexuels, etc. C'est simple, non? Mesdames et messieurs, approchez, approchez! Apprenez à chasser les Thétans! Mais attention: commencez par vider vos poches. Cette chasse dure en effet des années, et coûte des fortunes. Mais quand on est à la recherche de la vérité craie, l'argent n'est guère qu'un "non-problème".

JC, Le Canard enchaîné n°4557

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vendredi 29 février 2008

De la brume dans la salle obscure

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L'histoire: David Drayton et son jeune fils Billy sont bloqués dans un supermarché, entouré par une étrange brume. Alors que tous les clients, enfermés, essayent de cohabiter dans le calme, David se rend compte que le brouillard est habité par des créatures étranges... La seule façon de s'en sortir pour les " prisonniers ", s'unir. Mais qu'est-ce qui est le plus effrayant : les monstres rôdant aux alentours du supermarchés, ou les êtres humains à l'intérieur ?

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La critique Nelfesque: Malgré un jeu d'acteur un peu faux parfois, plus dû à mon sens au doublage qu'aux acteurs en eux-même, le film ne passant pas en VO dans le coin, voici 3 bonnes raisons de se rendre au plus vite dans votre cinéma le plus proche:
- Le réalisateur de "The mist", Frank Darabont, est également celui des "Evadés" et de "La ligne verte". Ce palmarès en dit long sur la qualité de son travail et sur sa capacité à faire des oeuvres de Stephen King, des films qui tuent!
- La fin est énormissime! Stephen King, lui même, admet que cette dernière est bien meilleure que celle de sa nouvelle. C'est noir, c'est réaliste, c'est bon!
- Un film qui a du Dead can dance dans sa BO ne peut pas être foncièrement mauvais...

Il n'y avait que 16 spectateurs dans notre salle hier soir. Courez-y, il mérite beaucoup mieux!

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La critique de Mr K: 5/6. Très bon film. C'était pas gagné vu que la nouvelle "La Brume" a été ma première lecture de Stephen King (à 9 ans!) et s'était révélée comme un détonateur qui me conduisit par la suite à explorer l'univers fantastique dans le domaine littéraire. Le "climax" de la nouvelle est respecté voir dépassé. La tension entre les otages de la brume résultant de l'enfermement dans un supermarché et d'un danger non-palpable de l'autre côté des vitrines monte progressivement. Bien sûr, on n'évite pas la caricature avec des personnages récurrents du king: le bon père de famille, l'illuminée fasciste et fanatique, les bouzeux évangélisés, l'innocence bafouée etc... Rien de neuf... si ce n'est une fin ÉNORME qui me fait penser à la fin-culte de "Seven". La nouvelle est alors transcendée pour nous fournir un film très noir, très "Mad"! À voir absolument donc, ne serait-ce que pour encourager les grands studios vers des oeuvres plus personnelles et déroutantes... Il est toujours bon de rêver!

 

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jeudi 28 février 2008

De gubernationis

gouvernement

"Méfiez-vous de celui qui veut rétablir l'ordre." Diderot

"L'art de gouverner n'a produit que des monstres." Saint-Just

"Il faut écouter beaucoup et parler peu pour bien agir au gouvernement d'un état." Richelieu

"Diviser pour mieux régner" Machiavel

"Le meilleur moyen de renverser un gouvernement, c'est d'en faire partie." Talleyrand

"Quand on veut gouverner les hommes, il ne faut pas les chasser devant soi; il faut les faire suivre" Montesquieu

"Le gouvernement a un bras long et un bras court ; le long sert à prendre et arrive partout, le bras court sert à donner, mais il arrive seulement à ceux qui sont tout près." Silone

"Aucun homme n'a reçu de la nature le droit de commander les autres." Diderot

"Celui qui obéit est presque toujours meilleur que celui qui commande." Ernest Renan

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mercredi 27 février 2008

Et pendant ce temps là sur les podiums parisiens...

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mardi 26 février 2008

La République entâchée, les médias complices

sarko

Du vitriol dans l'eau de rose

Cela devait arriver: quand on taquine la ligne blanche à chaque virage, la sortie de route n'est pas loin. La publication par le site du Nouvel Observateur d'un SMS très privé qu'aurait adressé Sarkozy à Cécilia son ex, n'est que l'aboutissement logique de plusieurs mois de contrôlages plus ou moins contrôlés. Cécilia s'en va, Cécilia revient. Les amoureux sont en Égypte, les amoureux sont fâchés. Une journaliste arrive, Une présentatrice de télé s'en va. Le divorce est dans l'air, le divorce est consommé. Un mannequin vedette apparaît, les amoureux (pas les mêmes) sont en Égypte. Le mariage est dans l'air. Le mariage est célébré.

Ces événements considérables ont nourri, jusqu'à l'indigestion, tous les journaux, et pas seulement les pipoles. Qu'est-il arrivé à la presse française connue pour sa retenue en matière d'information sur la vie privée des politiques?

D'abord, Sarkozy a été le premier metteur en scène de ce médiocre feuilleton. Il s'est lui même exposé, dans tous les sens du terme, avec son épouse, ses enfants, sa maîtresse. La quasi totalité des photos de scènes d'intimité ont été au minimum autorisées, parfois organisées et scénarisées. Dernier exemple, les photos du mariage avec Carla Bruni, publiées la semaine dernière dans "Paris Match". Qui peut croire que ces clichés un peu flous et à demi masqués par les feuillages ont été volés? Il suffit d'imaginer que le téléobjectif aurait pu être remplacé par un fusil à lunette. Si le photographe perché sur un arbre était vraimnt clandestin, le chef de la sécurité de l'Élysée serait déjà muté à la circulation. Il ne l'a pas été...

La presse a docilement suivi les péripéties, transformant l'Élysée en une annexe du rocher de Monaco. Bien sûr, les tirages y ont trouvé leur compte. Mais était-il possible de rester intransigeant sur les principes, et de résister à la dérive? En réalité, quelques séquences "vie privée" ont éclairé d'une lumière crue la psychologie, le caractère, et parfois les fragilités du chef de l'État. Ce sont là des informations politiques de première importance. Impossible de les ignorer. Alors, jusqu'où aller trop loin? Tout le monde ayant peu ou prou les doigts dans la confiture, il n'est pas question de distribuer bons et mauvais points, encore moins de s'ériger en arbitre des usages journalistiques.

Il faut tout de même observer qu'un SMS est une correspondance privée. Décacheter à la vapeur des lettres d'amour n'est pas notre activité préférée. Et de quoi auront l'air les journalistes qui demain s'indigneront, à juste titre, d'une écoute téléphonique illégale ou d'un viol de leur correspondance?

Un coup d'arrêt, un signal rouge vient d'être donné. Mais il l'a été par celui qui était le moins qualifié pour le faire, le président de la République lui-même. Après avoir orchestré avec talent l'exposition de son intimité, Sarko a choisi la limite, sa limite. Stop, il ne joue plus. Il porte plainte. Metteur en scène, acteur, arbitre, n'est-ce pas un peu trop?

Louis-Marie Horeau, le Canard enchaîné n°4555

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