jeudi 30 octobre 2008

Le vaudou vaincra!

vaudouLa poupée vaudou à l'effigie de Nicolas Sarkozy reste en vente, mais le chef de l'Etat ne désarme pas pour autant. Quelques heures après le jugement rendu, mercredi 29 octobre, par le tribunal de Paris qui l'a "débouté" de sa demande de retirer sa figurine des différents circuits commerciaux, le président de la République a interjeté appel.

Pour les trois magistrats qui, sous la présidence d'Isabelle Nicolle, ont eu à arbitrer cette affaire "la diffusion de la poupée litigieuse ne caractérise pas une atteinte fautive à son droit à l'image". C'est la première fois qu'un président de la République est désavoué par des juges en première instance.

Avant Nicolas Sarkozy, Valéry Giscard d'Estaing, en 1976, et Georges Pompidou, en 1970, s'étaient retournés contre des sociétés qui avaient usé de leur image à des fins commerciales. Ils avaient obtenu gain de cause. Georges Pompidou avait fait interdire une publicité dans l'hebdomadaire l'Express qui utilisait sa photo pour vanter des moteurs de bateaux. Valéry Giscard d'Estaing avait obtenu la condamnation de l'éditeur d'un jeu de sept familles baptisé "le Giscarte", qui le caricaturait sous les habits de différents personnages historiques.

M. Sarkozy devra plaider une nouvelle fois sa demande devant la cour d'appel. Selon son avocat, Me Thierry Herzog, la poupée n'est pas une caricature. "Le droit à l'humour existe en matière de diffamation mais pas en matière de droit à l'image", a-t-il défendu, en plaidant que la décision des juges était contraire à la jurisprudence.


sarko_vaudou1

PAS UN JUSTICIABLE ORDINAIRE

Les juges estiment au contraire "que la caricature et la satire, même délibérément provocantes ou grossières, participent de la liberté d'expression et de communication des pensées et des opinions". Si, selon eux, "le droit à l'humour connaît des limites", ces dernières n'ont pas été dépassées par les éditions K & B, auteurs de l'ouvrage Nicolas Sarkozy, le manuel Vaudou, vendu avec la poupée. Les juges considèrent qu'ils n'ont pas "à apprécier le bon ou le mauvais goût du concept proposé". "Il s'agit d'une œuvre de l'esprit, composé de deux supports indissociables", qui visent "à brocarder des idées et prises de positions politiques, comme des propos et comportements publics, en guise de protestation ludique et d'exutoire humoristique", soulignent-ils dans leurs attendus.

Le président de la République avait choisi la procédure de référé après une première démarche écrite le 16 octobre. Dans cette missive, Me Herzog demandait à l'éditeur de retirer sa figurine du coffret. Celui-ci, contenant la poupée vaudou et les douze aiguilles, est joint en cadeau pour tout achat de l'ouvrage mis en vente le 9 octobre à 20 000 exemplaires. Le même existe avec Ségolène Royal, en 12 000 exemplaires. Dans un premier temps, le représentant de Mme Royal, Me Jean-Pierre Mignard, avait évoqué une " atteinte à la dignité de la personne humaine" et indiqué que sa cliente envisageait une action en justice. Mercredi, Mme Royal s'est réjouie de la décision judiciaire déboutant M. Sarkozy. "C'est la protection d'une liberté de caricaturer les puissants de ce monde" a-t-elle déclaré.

"Nous ne demandons pas le retrait de l'ouvrage; seulement celui de la figurine", précise Me Herzog. La couverture du coffret ne ménage pas ses effets. "Vous détestez Nicolas Sarkozy parce qu'il est trop de droite? Vous méprisez Nicolas Sarkozy parce qu'il n'est pas assez de droite? (…) Grâce au sortilège concocté par le spécialiste en sorcellerie Yaël Rolognese, vous pouvez conjurer le mauvais œil et empêcher Nicolas Sarkozy de causer davantage de dommages", est-il indiqué. Suivent des "mots clés" inscrits sur la poupée comme :  "Casse-toi pauvre con!", "Travailler plus pour gagner plus", etc.

Le chef de l'Etat, de par les prérogatives attachées à sa fonction, n'est pas un justiciable ordinaire. Via la chancellerie et le ministre de la justice, il a le pouvoir de donner des consignes aux parquets. Et signe la nomination de certains hauts magistrats. François Mitterrand s'était interdit de saisir la justice pendant la durée de son mandat. Jacques Chirac avait fait de même.

Yves Bordenave et Anne-Claire Poignard, le Monde.fr du 30 octobre 2008

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mercredi 29 octobre 2008

"Velum part 1: le livre de toutes les heures" de Hal Duncan

Hal_DuncanL'auteur:

Hal Duncan est écossais. Il vit à Glasgow. Le succès de "Vélum" (son premier roman!) traduit dans de nombreux pays, l'a consacré comme un des meilleurs écrivains du genre.

L'histoire:

Depuis des temps immémoriaux, le siège de Dieu est vacant. Ses anges et tous ceux dont le sang se charge d'une parcelle de divin, les Amortels, se sont divisés en deux clans: les Souverains et l'Alliance. Leur guerre n'a pas lieu dans les cieux, mais sur le Vélum, ce tissu de mondes en comparaison duquel notre Terre n'est qu'une trace de crasse sous l'ongle d'un pouce. Pour Finnan et Phreedom, qui refusent de choisir leur camp, le temps est compté, car la guerre des cieux sera bientôt totale.

La critique de Mr K:couverture_velum

SUBLIME! Ce livre touche au sublime!!! Je viens de terminer deux semaines de âpre lecture... C'est une livre qui se mérite, "faut mouiller le maillot" pourrait-on dire! Langue tortueuse, références mystico-religieuses... On passe beaucoup de temps à relire, rechercher et "réflexionner"!

Vous côtoierez titans et anges (Gabriel, Enoch [alias Métatron] et consorts), des tueurs à gage "similis-divins" impitoyables, une future maman en fuite, une déesse des temps immémoriaux condamnée à descendre aux enfers, un irlandais à moitié dingue qui se prend pour (qui est?) Prométhée, des étudiants américains sur la piste d'un mystérieux livre...

Vous l'aurez compris, ce livre ne prône pas la facilité. Les personnages multiples ne sont parfois que différents avatars d'une seule et même entitée (Phreedom, Anna, Inanna par exemple). Sans compter que chaque "personnalité" voit l'histoire se dérouler différemment: élisions, ellipses, changement de point de vue du narrateur (interne, externe, omniscient). J'ai été désarçonné comme jamais depuis le fameux "Villa Vortex" de Dantec.

En effet, nous sommes loin de la linéarité commune à la majorité des romans. Impossible de vous faire un résumé précis et simple de ce livre tant l'histoire se rapproche d'un gigantesque Maëllstrom bouillonnant que nous ne pouvons que survoler. Des personnages se débattent au sein du Vélum (ensemble des mondes possibles, l'Histoire dans toutes ses dimensions, tous les présents, les passés et les futurs envisageables... et tout cela en même temps!!!) et nous suivons leurs pérégrinations à travers une exploration à la fois spatiale et temporelle (Amérique de la grande dépression, Grande-Bretagne actuelle, France des tranchées de 14-18, Espagne de la guerre civile, Enfer d'Eschyle et de Virgile etc...). Force est de constater que notre auteur maîtrise parfaitement ses sujets et ceci sans pédanterie aucune.

Beaucoup de lecteurs passeront leur chemin, il faut attendre le dernier quart du livre pour que la trame du livre devienne clair. Pour ceux qui s'accrochent, qui n'ont pas peur de passer du temps à percer ses secrets; Vélum est un livre incroyable mais cependant inachevé... En effet, la partie 2: "Vélum part 2: Encre" va n'arriver qu'au début 2009 dans nos librairies. Il me tarde d'y être...

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lundi 27 octobre 2008

La solution?

crise

Dessin de Lacombe, tiré du site internet du "Strips journal"

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dimanche 26 octobre 2008

Place aux jeunes

Aujourd'hui, en ce dimanche froid et humide, je vous propose de regarder ce film d'animation de 7 minutes, réalisés par 4 étudiants  de l'ESMA (Ecole Supérieure des Métiers Artistiques).

Les vieux qui ne veulent pas partir à la retraite peuvent être dangereux... mais les jeunes, faut pas les faire chier!

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mercredi 22 octobre 2008

Ode au travail selon Michel

Originaire d'Angers (49), Michel est né un dimanche midi 17/08/1975, sous le signe du Lion. Son enfance, classique jusqu'à la découverte de C-Jérôme (paix à son âme). Vers 19 ans, il fait l'erreur de s'acheter une superbe guitare à 500 balles, qui restera son instrument favori. Ses amis le forcent à composer un premier album à la suite d'un titre écrit par hasard (je sais que tu sais). Ce premier album fut dés le départ une vraie merde... et c'est là qu'il trouverait son style...

Quelques avis de ses proches:

"ah bordel, une belle merde cet album..." Jacky, un routier,
"... putain, tu parles d'une tape dans la gueule..." Francine, sa tante,
"eh bein dites donc...",  Maurice son parrain, en pochette sur le premier album,
"la vache, j'vais aller chier..." Papatte, son ex.

Ce premier album Introduction fait le tour de ses amis et commence déjà à faire des ravages... à son contact, les gens deviennent complètement cons... c'est un succès... Après une longue réflexion, Michel sort le deuxième Tu danses?  qui annonce un certain malaise de l'artiste dans la substitution de l'individu à sa propre incertitude... le mélange humain qui vénère la transe. Cet album est la consécration, les ventes sont divisées par 48... impeccable... ce que veut l'artiste, c'est perdre un max de fans et courir nu dans la forêt… il le fera un jour ou l'autre...

Le "Michel TOUR" commence alors. Ca commence par les bars d'Angers... puis la FNAC reconnaît son talent et le pousse à jouer au Chabada (salle d'Angers où les grands se produisent d'habitude)... ce fut magnifique... Un matin, il se lève ... et le soir (du même jour), il se couche... incroyable... c'est son destin, il chantera pour l'humanité... Michel, aime les femmes, les hommes, les chiens, les mobylettes... rien ne lui résiste... son corps, c'est toute la différence...

Michel continue sur sa lancée et sort son troisième album Ah ouais bordel, une vraie merde avec Ingénieur Informaticien. C’est là que ça commence à péter un plomb. Cette chanson de merde Ingénieur Informaticien est diffusée par un con sur le net, puis dans les entreprises du monde entier puis sur les ondes (rtl2, Europe2 etc.) Du coup un label veut bien sortir le best of de Michel regroupant les plus belles perles des albums démos précédents : une compilation de toutes ses daubes…

Michel devient millionnaire et part vivre en Patagonie... non en fait il reste à Rennes et choppe une gastro terrible... Michel se lance alors dans une tournée énorme d'au moins 4 dates en deux ans... La Cité à Rennes, l'INSA de Rennes, Dejazey à Rennes, Mondo Bizarro à Rennes et re-Mondo Bizarro à Rennes. Pendant cette tournée il sort avec deux femmes dont sa soeur...

C'est fou Michel est un con et tout le monde le reconnaît mais admet sa différence en faisant l'amour avec lui... c'est beau ! Octobre 2004, Michel sort son dernier album... La Blonde Barbue.

« Biographie-thrash » tirée de son site: http://www.michelingenieur.com/

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mardi 21 octobre 2008

Réactions en chaîne...

julien_c

Dessin de Babouse issu du site nietweb.com

Chiche???!!!!

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lundi 20 octobre 2008

Jusqu'à ce que la mort nous sépare...

horizonL'histoire:
Premier jour: Au loin, il y a votre voisin. Vous lui faites un signe. Jusqu'au moment où vous réalisez qu'il est décédé depuis des semaines...
Troisième jour: La télé enchaîne les émissions spéciales: partout dans le monde les morts reviennent. Apathiques, ils errent au royaume des vivants...
Cinquième jour: Paralysé de trouille et de dégoût, vous regardez votre femme serrer dans ses bras, au beau milieu de votre salon, une chose qui, un jour, fut sa mère...
Huitième jour: Votre femme vous a quitté après que vous avez réduit en cendres l'ignominie qu'elle appelait "maman".
Neuvième jour: La télé diffuse un reportage au cours duquel on voit une de ces choses dévorer un chat vivant...
Ils sont désormais des millions et vous ne vous posez qu'une question: mon monde n'est-il pas désormais le leur?

La critique Nelfesque: Des films de zombies, j'en ai vu pas mal. Des bouquins, j'en ai lu beaucoup moins. Je me décide donc à lire "Un horizon de cendre", tout d'abord parce que j'adore la couverture (quand je ne sais pas trop quoi lire, j'y vais au feeling) et parce que je me dis qu'une histoire de zombie, ça doit être tordant. Il faut me voir devant un film gore, je suis morte de rire plus souvent que je ne sursaute!

Résultat des courses j'ai été bien déçue... Non seulement ce n'est pas drôle, mais en plus je n'ai pas flippé une seule seconde. Si encore il y avait eu du suspense, de la surprise, j'aurai été plus clémente avec ce bouquin plein de clichés vus, revus et d'un ridicule sans nom.

Je ne sais pas ce qui m'a le plus déplu.. Est-ce la comparaison de l'éradication des zombies dans des crématorium avec la Shoah, la référence au 11 Septembre pour évoquer la fin du monde ou la fuite du Président rappelant Vichy? Autant de comparaisons complètement nazes et déplacées.
Allez, une petite pour la route. Qui, d'après vous, a le plus de chance de survivre si tous nos morts venaient à se lever et vouloir nous croquer? Qui? Mais voyons, c'est très simple, ce sont les gars de banlieue!!! Les cailleras (dans le texte) en profitent pour "faire des razzias de montres Kenzo ou de pompes Cerruti...". Ben oui! C'est normal, ils sont pas comme nous hein, ils penseraient pas à sauver leur peau mais bien à nous piller, nous les honnête gens! Mourad, Malika, Fatoumata, M'mumba et sa Mercedes nous donnent, dans la plume d'Andrevon, du "zy va" bien lourd, qu'on utilisait peut être en banlieue dans les années 80... "T'es guedin ou quoi? Ca te sert à oiq de m'emboucaner?".

Comme ce livre est écrit tel un journal, on pourrait pardonner le côté amateur du style littéraire... Je trouve que c'est une excuse trop facile, on est tous capable d'écrire un bouquin pareil. Les zombies récupèrent la masse cérébrale de leurs victimes pour régénérer la leur, ils recouvrent la vue, changent leurs loques pour des vêtements plus propres. Peu à peu, ils prennent la place de l'homme et finiront peut être par le faire passer lui-même pour un zombie? Là, l'idée était intéressante, mais elle tombe à l'eau... quand je vous disais "décevant"...

Au mieux, un divertissement sans grand intérêt...

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dimanche 19 octobre 2008

L'histoire d'un mec

coluche_afficheL'histoire: Septembre 1980. Coluche triomphe tous les soirs au Gymnase. "Comique préféré des Français", il est au sommet de sa gloire; télés, radios et journaux se l'arrachent, et sa maison est l'endroit où se croise tout ce que le pays compte de vedettes... Toujours prêt à pousser le bouchon un peu plus loin, il décide, pour rire, de poser sa candidature à la Présidence de la République. Très vite, la France se bidonne, l'acclame, le soutient. Les sondages s'affolent, sa côte monte en flèche. Et si finalement un clown se faisait élire Président? Lui-même commence à y croire...

coluche

La critique Nelfesque: En réalisant ce film, De Caunes s'est attaqué à un monstre sacré du comique français. Comment vont réagir les spectateurs face à un Coluche pas forcément toujours drôle, poussant des coups de gueule, à fond sur le pétard, s'accordant quelques rails de coke et trompant sa femme à tire-larigot? En ce qui me concerne, je n'ai pas du tout été choquée ni déçue par "Coluche". Ce film s'attarde sur une période tragique de sa vie et il ne faut pas aller voir ce film en pensant qu'on va se bidonner du début à la fin. Je repense à ces gamins présents hier soir dans la salle et qui ont dû bien se faire chier... "Maman, c'est quoi qu'il se met dans le nez???" réponse: "chut..." (oui c'est sûr, c'est plus simple...)
Ce long métrage traite avant tout de politique, de manipulation et de désillusion. A la manière d'un reportage, nous revivons cette période (fin 80/début 81) de l'intérieur, comme une succession de flashs. Coluche, superbement interprété par François-Xavier Demaison, nous apparaît tour à tour déterminé, fragile, aimant, obstiné... en un mot: humain!

En sortant de la séance, certains faisaient la moue, nostalgique... "Coluche... hein... ça vaut pas le vrai...". Ben non forcément banane, c'est logique! François-Xavier Demaison n'a pas cherché à l'imiter et c'est là toute la force de son travail. Comme lui a dit un des musiciens du comique disparu: "C'est Coluche dans la peau d'un autre!". C'est très juste, cet acteur est bluffant dans ce rôle!

Nous sommes allés voir ce film sans en avoir vu la bande annonce, ni lu aucune critique. Tant mieux, car je pense que les médias vont nous en rabattre les oreilles à la manière d'un "Les choristes" et peut être même réussir à nous en dégoûter. J'ai beaucoup aimé ce film, très touchant et filmé avec pudeur. Je vous conseille donc d'aller vite le voir avant d'en entendre trop...

coluche_programme

La critique de Mr K: 3/6. Je suis ressorti mitigé de cette séance. Tout le côté "humain" de Coluche (lui, sa famille, ses potes...) est très bien retranscrit. Nous avons devant nous un homme face à ses contradictions qui inspire tantôt de l'attachement tantôt de la réprobation. A ce niveau De Caunes réussit son pari notamment (essentiellement diront certains!) grâce à son acteur principal, stupéfiant de mimétisme et de justesse de jeu d'acteur (aucune "caricature coluchienne" durant tout le métrage).

Le "contrat" ne me semble pas du tout rempli du côté de "l'affaire Coluche", c'est-à-dire son "engagement en politique" et les pressions qui s'en sont suivies. Le réalisateur choisit un découpage "à la manière" d'un documentaire, cependant la pertinence ne m'a semblée pas être au rendez-vous. Beaucoup d'ellipses, de sous-entendus mais pas de réel effet cathartique sur moi. La maillonnaise ne prend pas et je n'y adhère pas. Je ne peux m'empêcher de penser que ce pan du scénario a été bâclé, desservi par quelques plans "faiblards". Ce sujet (sous forme d'un documentaire) avait déjà été traité et diffusé sur Arte, il y a déjà quelques années et m'avait bien plu. Peut-être ceci est-il la cause de cela...

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samedi 18 octobre 2008

Design félinomorbide

Non non, ce n'est pas une nouvelle création du CCC mais bien une oeuvre de designer que je vous propose aujourd'hui dans cette nouvelle rubrique toute fraîche, toute mignonne: "Léz'Arts".

On s'est toujours demandé où atterrissait le chat de la pub des Nuls. Ben voilà, ça y est, on a la réponse: sur mon tapis!
Qui n'a jamais rêvé d'avoir un chat mort écrasé dans son salon?... Ah non, pas vous? Mais où est donc votre sens de l'humour... C'est de l'Art voyons!

chat__cras_

Ici, les designers du studio OOMS (Guido Ooms et Karin van Lieshout) cherchent à susciter l'attraction et la répulsion... Je sais pas, moi ça me fait plus marrer qu'autre chose. J'imagine déjà la tronche des invités au moment de l'apéro...

Si vous le voulez, ça se trouve là: Road kill carpet

Et bon appétit bien sûr!

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jeudi 16 octobre 2008

Quand Alzheimer s'invite au Vatican...

lasserpe_beatification

Dessin de Lasserpe extrait de son site

Lors d'une messe au Vatican célébrant le cinquantième anniversaire de la mort de Pie XII, jeudi 9 octobre, Benoît XVI a souhaité la poursuite du procès en béatification de ce pape qui fait l'objet d'une controverse pour son attitude jugée trop passive et silencieuse face à la Shoah. Benoît XVI a estimé que Pie XII s'était dépensé sans compter "pour la défense des persécutés sans aucune distinction de religion, d'ethnie, de nationalité et d'appartenance politique", notamment pour les juifs menacés d'extermination, et déploré que le débat historique à son sujet n'ait "pas toujours été serein".

Dans son homélie, Benoît XVI a déclaré que Pie XII a agi "souvent de façon secrète et silencieuse parce que, à la lumière des situations concrètes de ce moment historique complexe, il a eu l'intuition que c'était le seul moyen de pouvoir éviter le pire et de sauver le plus grand nombre possible de juifs". Benoît XVI n'a pas précisé dans quel délai il signerait le décret ouvrant la voie à cette béatification. Par ailleurs, pour être bouclé, le dossier de Pie XII attend toujours un miracle qui puisse lui être attribué.

Lundi 6 octobre, le grand rabbin de Haïfa, Shear Yshuv Cohen, premier religieux juif invité à s'exprimer devant un synode d'évêques catholiques actuellement réuni au Vatican, s'était fait l'écho des réserves de nombreux juifs face à ce procès en béatification. Il avait estimé que Pie XII "ne doit pas être pris comme modèle et ne doit pas être béatifié parce qu'il n'a pas élevé sa voix face à la Shoah".

Nous ne pouvons que vous conseiller le visionnage du film "Amen" de Costa-Gavras qui traite justement de cette période charnière de l'Histoire. Vous y retrouverez notamment un Mathieu Kassovitz tout bonnement incroyable dans le rôle d'un prêtre refusant l'aveuglement lâche de ses supérieurs, ceci au nom de sa Foi. 

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