mercredi 24 février 2010

"Le Chat du Rabbin - Le Paradis terrestre" de Joann Sfar

rabbin_4L'histoire: Nous avions quitté le chat perplexe, à Paris, sous la pluie. Le voici de retour en Algérie, aux alentours d’Oran plus précisément. Là, il va passer quelques jours avec le Malka des lions, véritable légende vivante, mais légende qui vieillit et s’interroge sur le sens de la vie.

La critique Nelfesque: Dans ce quatrième tome du Chat du rabbin, Sfar nous emmène à Oran et à Alger dans un "Paradis terrestre" qui peut se découper en deux parties.

La première partie est située à Oran et centrée sur le Malka des lions et ses réflexions face au vieillissement. Lui qui veut être admiré, fasciner le monde avec ses histoires, comme il l'a toujours fait, se rend compte qu'il est une légende de moins en moins vivante. Il constate qu'à son contact, les gens sont déçus et il le vit mal. Cette partie est une réflexion sur l'amour, l'amitié, l'honneur et la mort. Tout un programme!

La seconde partie, à Alger, nous transpose en pleine Guerre d'Algérie où les discours antisémites tiennent le haut du pavé. Des hommes cherchent à enrôler la jeunesse juive dans la guerre alors que le rabbin prône toujours l'amour et la prière. Cette partie nous fait nous interroger sur la nécessité de la guerre. Qu'a à gagner l'homme qui se bat?

De nouvelles questions dans ce tome toujours empli de spiritualité qui nous font réfléchir sur le sens de la vie. Que l'on soit juif ou non...

A lire également:
"Le Chat du Rabbin - La Bar-Mitsva" tome 1
"Le Chat du Rabbin - Le Malka des lions" tome 2
"Le Chat du Rabbin - L'Exode" tome 3

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mardi 23 février 2010

"L'ombre du vent" Carlos Ruiz Zafon

OmbreDuventL'histoire:

Dans la Barcelone de l'après-guerre, par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon -Daniel Sempere, le narrateur- dans un lieu mystérieux du quartier gothique: le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant est ainsi convié par son père à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération: il doit y "adopter" un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets "enterrés dans l'âme de la ville": L'Ombre du vent

La critique de Mr K:

Il y a quelques semaines, j'étais tombé sous le charme de cet auteur espagnol avec son second livre: Le jeu de l'ange. Il m'avait été offert par mes padres qui avait adoré la première oeuvre de Zafon que je chronique ici. Résultat: une deuxième claque dans la tronche!

On retrouve dans ce volume, l'amour de Zafon pour ses personnages qu'il cisèle à merveille. Une fois de plus, ce n'est pas le héros qui m'a le plus marqué. J'ai adoré le personnage de Fermin: compagnon à la fois sage et haut en couleur de Daniel, opposant au Franquisme, amateur de bonnes et belles choses. J'ai retrouvé des figures féminines tragiques (un peu à la Racine), Béatriz et surtout Pénélope. Autre personnage que j'ai particulièrement apprécié, celui de Fumero, flic fasciste implacable à la fêlure intime qui m'a fait irrésistiblement penser au personnage qu'incarne Tchéky Karyo dans le film "Doberman" de Jan Kounen. C'est le genre de personnage qui dans un livre, dès qu'il fait son apparition, fait froid dans le dos, inquiète et disons le franchement fait flipper le lecteur. Comme quoi, la lecture a encore de beaux jours devant elle quand on voit les similis méchants que nous livrent parfois certaines hypers productions hollywoodiennes dépassant le milliard de dollars de recette. Fumero m'a marqué et je ne suis pas près de l'oublier.

Autre point fort du livre, l'évocation de la Guerre d'Espagne puis de la société mise en place par Franco. Là encore, rien de frontal, mais des évocations au détour de descriptions de la vie quotidienne ou de réactions de certains personnages. Barcelone, son ambiance, ses drames et ses misères sont merveilleusement retranscrits. On est immergé et c'est très dur de lâcher ce livre. Certains l'ont préféré au "Jeu de l'ange", sans doute parce que l'effet de surprise n'y était plus. Je le dis tout de go, Carlos peut en pondre encore une dizaine de cet acabi, je serai toujours preneur! J'ai rarement été confronté à un auteur aussi talentueux pour distiller avec autant de finesse les joies et les malheurs de ses personnages. On s'y attache, on vit l'action avec eux, on rit parfois, on a mal au ventre plus souvent... Pour ma part, j'ai toujours eu une petite préférence pour les histoires mélancoliques, digne reflet de la condition et de la nature humaine.

Un grand livre, un grand auteur. Que dire de plus...

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lundi 22 février 2010

Sanctuarisons le sanctuaire...

etats_generaux_REDUIT

Dessin de Goubelle tiré son blog

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dimanche 21 février 2010

1ère promenade côtière de 2010

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Hier, Nelfe et moi nous sommes levés et il faisait beau (et pas trop froid!). il y avait comme une odeur de printemps dans ce samedi naissant. Après un p'tit dèj expédié assez rapidement, nous prenons la Rolls de ma chère et tendre: direction la plage du Magouëro pas très loin de chez nous!

 

Soleil resplendissant dans un ciel parsemé de quelques moutons nuageux, la mer était belle et peu agitée. Pendant une heure, nous avons déambulé sur la sable de la plage, tout en mitraillant les paysages. Ici deux blockhaus dont l'un détruit par les bombardements alliés lors de la réduction de la poche lorientaise, là des dunes herbeuses à perte de vue, quelques maisons trahissant une occupation humaine.

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Ca fait du bien de prendre l'air après un début 2010 placé sous le sceau du froid et de l'humidité. Nous avons pris un bon bol d'air et nous avions le teint bien frais après cette incursion sur notre cher littoral. En plus, à cette période, il n'y a pas grand monde donc exit les chiards qui braillent, les nichons juvéniles, les touristes râleurs et autres joyeusetés inhérentes à la vie saisonnière dans une région touristique.

 

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samedi 20 février 2010

"J'ai voulu porter l'étoile jaune" journal de Françoise Siefridt

_toileL'histoire: Le témoignage unique d'une jeune chrétienne, internée dans les camps français pour avoir porté l'étoile jaune.

C'est le jour même de l'ordonnance nazie imposant le port d'un insigne à tous les Juifs que Françoise Siefridt, une étudiante chrétienne de dix-neuf ans, décide d'arborer l'étoile jaune avec l'inscritpion "Papou", pour en dénoncer le caractère barbare et humiliant. Un geste de solidarité courageux qui lui vaut d'être aussitôt arrêtée par la police française. De juin à août 1942, au cours de son internement comme "amie des Juifs" aux camps des Tourelles puis de Drancy, Françoise Siefridt a tenu un Journal dans lequel elle rapporte les scènes poignantes dont elle a été témoin.

La critique Nelfesque: Voici là une lecture dure et éprouvante. Ce Journal de Françoise Siefried relate 86 jours de sa vie, privée de liberté et témoin "privilégié" d'un morceau de notre Histoire qu'il est encore aujourd'hui difficile de concevoir tant des actes abjectes et immoraux ont été perpétré. Jugés totalement injustes et injustifiés autrement que dans des cerveaux malades, des actes de résistance ont fort heureusement émergé çà et là. Certains en ont payé de leur vie, d'autres, comme Françoise Siefridt, ont été "seulement" arrêté. De cet internement ressort aujourd'hui ce Journal qu'elle a tenu sur un petit cahier d'écolier.

Cette jeune femme de 19 ans portait l'étoile juive "amie des Juifs". Pour ce délit, cet acte de soutien et de solidarité, elle a été arrêté. Son journal commence ici. S'en suit une incarcération au camp des "Tourelles" où Juifs, amis des Juifs et "politiques" (communistes pour la plupart) sont regroupés dans l'attente d'un transfert au camp de Drancy, l'antichambre d'Auschwitz. Ce journal, très court, de 68 pages ne laisse que très peu transparaître les émotions et protestations de cette jeune fille. Sans doute craignait-elle de se le voir retirer et risquer ainsi bien pires traitements.

C'est donc de manière pudique que cette étudiante  d'hypokhâgne relate les faits de cette étape précurseur des camps d'extermination. Une sorte de "no man's land" où règne la peur et le doute mais aussi l'espoir et l'attente. Sa foi ainsi que ses amitiés, malheureusement de courtes durées, avec ses compatriotes de coeur, l'ont aidé à traverser ce lourd moment dont certains ne sont pas revenus...

Le journal est précédé d'une longue préface qui, bien que remettant dans le contexte le témoignage de Françoise Siefridt, se révèle être lourd et indigeste. Voulant vraiment lire ce livre du début à la fin, j'ai dû me faire violence pour ingurgiter 81 pages remplies de dates et de noms propres. Toutefois, celles-ci mettent l'accent sur les réactions de l'Eglise Catholique de l'époque et permettent de nous éclairer sur les textes officiels souvent occultés ou très vite balayés.

La postface, quant a elle, décripte le Journal en ressituant certains personnages présents dans ce dernier et nous apporte quelques éléments de réponse sur la vie de Françoise Siefridt. Très intéressant. Les annexes sont aussi, à mon sens, très utiles.

"J'ai voulu porter l'étoile jaune" est donc un livre/témoignage qu'il est bon d'avoir lu pour ne pas oublier et continuer de résister face aux mouvements extrémistes menant inévitablement à des actes lugubres et inhumains. Et ce partout dans le monde.


jeudi 18 février 2010

"Harry Potter et la Coupe de Feu" J.K. Rowling

HP4L'histoire: Harry Potter a quatorze ans et il rentre en quatrième année au collège de Poudlard. Une grande nouvelle attend Harry, Ron et Hermione à leur arrivée: la tenue d'un tournoi de magie exceptionnel entre les plus célèbres écoles de sorcellerie. Déjà, les délégations étrangères font leur entrée. Harry se réjouit... Trop vite. Il va se trouver plongé au coeur des évènements les plus dramatiques qu'il ait jamais eu à affronter. Fascinant, drôle, bouleversant, ce quatrième tome est le pilier central des aventures de Harry Potter.

La critique Nelfesque: Pour le coup, je suis tout à fait d'accord avec la dernière phrase de la quatrième de couverture. On sent bien le virage qu'amorce la saga Harry Potter. Ce tome 4 est un tome charnière. Un grand évènement se produit (y a-t-il encore des gens qui n'ont pas lu les livres ou vu les films? dans le doute, je vais essayer d'éviter de spoiler) qui va changer la face du monde de la magie.

Ce tome commence sur les chapeaux de roue. Exit la longue litanie sur les Dursley, la vie de Harry chez son oncle et sa tante vraiment-trop-méchants. C'est bon on a compris, pas la peine d'en rajouter et c'est ce que fait l'auteure. J'ai apprécié rentrer directement dans le vif du sujet. Dès le premier chapitre de ce "Harry Potter et la Coupe de Feu" on se retrouve happé par l'histoire.

S'en suit, la coupe du monde de Quidditch. A ce moment là je me dis "Roooo non pas ça pitié". Je n'aime pas le Quidditch... En fait, ce n'est pas que je n'aime pas le Quidditch mais disons que les commentaires sportifs m'ennuient (c'est aussi pour cette raison que je regarde très peu de sport à la TV)... Heureusement, très vite ce n'est pas vraiment le Quidditch qui est au centre des premiers chapitres mais tout ce qui l'entoure. La préparation de la coupe du monde, les campings moldus reconvertis en camps de rassemblement pour sorciers, les nouveaux personnages...

Les évènements s'enchainent, on n'a pas le temps de souffler. Pauvre Harry Potter, il s'en passe des choses dans sa vie... Il a vraiment pas de bol!

L'évolution des personnages est ce qui m'a le plus plu dans ce tome. Ils grandissent et leurs rapports se complexifient. Les sentiments amoureux font leur apparition, la jalousie aussi. Ron et Harry se fâchent et j'ai trouvé ce passage vraiment très triste. On n'a pas envie que ça arrive mais on sent bien que c'est inéluctable. Hermione est beaucoup moins "mademoiselle je-sais-tout horripilante" dans ce tome (maintenant que j'y pense je n'ai pas râlé sur elle une seule fois! c'est un exploit!). Le personnage de Rita Skeeter, journaliste à la Gazette du sorcier a pris le relais! Quelle tête à claque celle-là!

Et puis il y a le déroulement final après la dernière tâche du tournoi des trois sorciers où vraiment j'ai été cueilli. J'avais bien une idée en tête mais je me suis faite avoir. Je ne sais pas si il est possible de deviner la fin d'un "Harry Potter"... En tout cas je n'ai pas réussi! A chaque rebondissement final je me disais "c'est vraiment n'importe quoi! ca arrive comme un cheveux sur la soupe, c'est pas crédible!". Et puis quelques lignes plus loin tout prend un sens et on est vraiment comme de grands enfants la mâchoire pendante et le regard halluciné (la fille qui exagère à peine).

J.K. Rowling est décidément très forte...

hedwige"Harry Potter à l'école des sorciers"
"Harry Potter et la chambre des secrets"
"Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban"

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mercredi 17 février 2010

"Chroniques de la Lune Noire" volumes 1,2,3 de Ledroit-Froideval

c0A l'occasion d'une foire au disque récente, j'ai dégoté quelques petites merveilles dont les trois premiers volumes des "Chroniques de la Lune Noire". Le scénariste Froideval (ancien fondateur du magazine Casus Belli pour les amoureux de Jeux de rôle, oui je le confesse je l'ai été et le suis toujours) et le dessinateur Ledroit (du moins pour les quatre premiers tomes) nous livrent à mes yeux la meilleure BD héroïco-fantaisiste que j'ai eu l'occasion de lire.

Voici le résumé général de l'histoire prise au dos d'un des volumes, histoire de recadrer: Au centre de l'Empire se trouvait l'oracle... Et un jour, sa voix annonça la venue de celui qui allait bouleverser le monde. Voici son histoire et celle de ses compagnons, barbares et guerriers, canailles et mercenaires... Et celle du terrible chien de guerre à qui l'empereur confia la mission de les détruire. De peur que les ténèbres...

Tout un programme, non? Vous ferez connaissance avec Wismerhill demi-elfe vagabond à l'air ingénu qui cache un terrible secret. Personnage clef de la saga, il vous réservera bien des surprises et pas forcément des plus agréables. Gravitent tout autour de lui, toute une gallerie de compagnons d'armes allant du demi-ogre gigantesque, à une dame elfe sexy en passant par des guerriers diverses, un samouraï égaré et un prêtre défroqué... Il y en a bien d'autres, tous les énumérer prendrait trop de temps.

Mais le plus "trippant" c'est le background: un Empire, des complots visants à destabiliser-renverser l'empereur, la mystérieuse Lune-Noire, les chevaliers lumière, le monde des démons et la présence du Diable en personne! On ne se refuse rien quand on décide de pénétrer dans le monde complet que nous proposent les deux artistes. Et plus vous y rentrerez, plus l'intrigue devient complexe, échevelée. Le dessin n'est pas sans rappeler certains comics de qualités notamment pour les personnages. Les paysages et les différentes scènes de batailles sont quant à eux carrément grandioses. Bonne utilisation de la couleur et finesse du trait caractérisent aussi cette BD. Reprenant le principe des chroniques du Moyen-âge, vous côtoierez démons, magiciens, humains et semi hommes. Vous sentirez le baiser empoisonné de la trahison et le doux espoir que suscitent de futures alliances, la douceur de l'amour et le déchirement de la haine. Attachez vos ceintures, c'est parti!

cr1Vol1: "Le signe des ténèbres".

Une gigantesque bataille ouvre le bal. Dans la tourmente, chacun scelle son destin. Wismerhill, un jeune paladin demi-elfe se voit confronté à un destin sombre et sanglant. Point de départ d'une saga d'exception, ce volume est une vraie réussite et une des premières grosse claque que j'ai pris en lisant une BD. Aaaaah, souvenirs, souvenirs.... 20 ans après, ce premier volume fait toujours autant d'effet.

Tome de présentation, on y fait connaissance des principaux acteurs de la pièce. C'est un Wismerhill débutant que nous découvrons (avec notamment sa faculté de parler aux vents) et avec lui nous croisons très vite d'un de mes personnages préférés de la série: Pile ou face alias Pilou. Possédant deux épées magiques pensantes et une personnalité changeante, il rajoute un brin d'humour que l'on retrouve d'ailleurs beaucoup dans les trois premiers volumes.

Qui dit vol1 dit présentation mais l'action n'est pas en reste notamment l'assaut des chevaliers lumières contre la forteresse de Ghorghor Bey et le début du tissage du complot cherchant à renverser l'empereur, sans compter quelques courtes apparition de mon "badguy" favori: le maître de la Lune Noire. Une bien bonne rentrée en matière donc!

cr2bisVol2: "Le vent des dragons".

Autour d'eux s'agitent des forces néfastes et maléfiques en une terrible lutte pour le pouvoir absolu : Frater Sinister et ses impitoyables chevaliers de la lumière, l'Archimage Haazhel Thorn et le démon urmarcht, l'Empereur de Lhynn et ses sbires omniprésents...

Totalement dans la suite logique du premier volume, c'est avec grande joie qu'on retrouve Wismerhill et ses compagnons. En plus des factions déjà évoquées dans Le signe des ténèbres, les démons prennent ici un peu plus d'importance. Leurs motivations, leur patron, quid du grand prêtre de la Lune Noire? L'histoire s'étoffe encore un peu plus et Wismerhill commence à mûrir un peu. Il a d'ailleurs conscience d'avoir un destin exceptionnel et lors d'une rencontre, on lui conseillera d'aller voir l'Oracle. ce tome raconte les pérégrinations qu'ils vivent pour rejoindre ce haut lieu de la divination et de la Révélation. Sans réel temps mort, le vol2 se lit aussi rapidement le premier le complétant à merveille et entraînant de nouveau le lecteur dans un monde aussi beau que dur.

cr3Vol3: "La marque des démons".

Face à l'Oracle, Wismerhill se voit enfin révéler une part de son destin tumultueux. Alors que plane sur lui l'ombre des complots de Frater Sinister et Haazhel Thorn, il retrouve son compagnons d'armes favori, le brutal et bête Ghorghor Bey, qui a miraculeusement échappé à la mort. Wismerhill va devoir affronter un péril à sa mesure, car dans les montagnes de l'Empire de Lhynn rôde le Mal absolu, saura-t-il résister au charme diabolique de la Succube qui désire la perte, Où sera-t-il à tout jamais marqué du sceau de l'infamie, celui des démons?

Dans ce volume, nous en apprenons encore un peu plus sur les intentions des différents partis en présence. Wismerhill change énormément suite à son entrevue avec l'oracle, il gagne en assurance et s'affirme davantage. On peut déjà d'ailleurs entrevoir ce vers quoi il tend. Le petit demi-elfe vagabond timide du début a bien changé! Mon côté coeur d'artichaut lui, n'aime pas ce volume car un de mes personnages préférés disparaît. Heureusement, le volume fait la part belle à la divine succube (Nelfe ne tape pas!) dont la beauté diabolique n'a d'égal que la cruauté. À cet égard, la confrontation entre Wismerhill et cet être malfaisant est d'anthologie. À la fin de l'ouvrage, la guerre gronde et les volumes à suivre annoncent des bouleversements sans retour pour l'univers de Froideval-Ledroit.

Pour conclure, que dire? J'ai retrouvé avec les Chroniques de la Lune Noire un plaisir inégalé en BD de ce genre. Beaux ouvrages, complexité de l'intrigue et absence de toute morale cucul contrairement à beaucoup d'oeuvres similaires. Incontournable pour les amateurs d'héroïc fantasy intelligente et jusqu'au boutiste. Nelfe m'a dit hier que j'aurais droit à deux tomes par mois (l'addiction est en marche!), je chroniquerai donc la suite de ces aventures en mars.

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mardi 16 février 2010

Débat sur l'identité fast-foodienne...

Marine Le Pen dénonce les hamburgers halal de Quick. Dans huit de ses restaurants, la chaîne de hamfast-food teste des menus uniquement halal.

De la viande halal chez Quick ? Pour Marine Le Pen, «ceux qui ne veulent pas manger halal n'auront même pas le choix. Je trouve cela inadmissible.» La vice-présidente du Front national a dénoncé, dimanche sur Canal + la dernière initiative de la chaîne de fast-food.

Depuis décembre, La direction de Quick France propose en effet dans huit de ses restaurants – sur plus de 300 implantés en France – uniquement des hamburgers halal : deux à Marseille (Bouches-du-Rhône), à Argenteuil et Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise), Buchelay (Yvelines), Roubaix (Nord), Toulouse (Haute-Garonne) et Villeurbanne (Rhône).

Le porc y est remplacé par de la dinde fumée et la viande uniquement halal, provenant d'animaux abattus selon le rite islamique – donc égorgés la tête tournée vers La Mecque par un sacrificateur agréé. Donc, pas de bacon dans le «strong bacon», mais de la dinde au «goût bacon». De quoi irriter certains clients, selon des témoignages recueillis par la presse locale.

«Est-ce que c'est normal que tous les gens qui viennent au Quick soient obligés, par l'intermédiaire de cette viande halal, de verser une taxe aux organismes islamiques de certification ?», demande la vice-présidente du Front National. La candidate FN aux régionales dans le Nord-Pas-de-Calais fait référence à une redevance perçue par les organisations islamiques assermentées, au kilo de viande certifiée halal.

Sur le fond, la direction de Quick France refuse de répondre pour l'instant. Elle explique en revanche qu'il ne s'agit que d'une «phase d'expérimentation de plusieurs mois», sans préciser de date de fin. «Avec ce test, nous voulons valider l'intérêt commercial et la faisabilité technique de cette nouvelle offre.» Il faudra attendre «plusieurs mois», donc, avant de savoir si le bacon réapparaîtra dans les fast-food Quick, ou si les hamburgers halal seront maintenus dans ces restaurants, voire étendus.

« Il faut que Quick soit équitable »

Répondant à Marine Le Pen sur Le Post.fr, Kamel Chibout, président de la fédération régionale de la Mosquée de Paris et du Grand Est de la France, estime qu'«il est vrai que la taxe [aux organismes musulmans] est répercutée sur le consommateur. Mais nous sommes tous des consommateurs. On paie tous des taxes sur des produits qu'on ne consomme pas. Par exemple, celui qui paie des impôts pour les routes et qui n'a pas de voiture.»

Séduire les clients musulmans, d'accord, mais en laissant le choix aux autres, préconise Kamel Chibout. Selon lui, «Quick stigmatise la communauté musulmane. C'est malheureux que Quick ne fasse plus de sandwich au bacon. Je comprends les consommateurs qui ne sont pas musulmans et qui ne sont pas contents. Il faut que Quick soit équitable vis-à-vis de tous les consommateurs, même les non musulmans. »

Article de Noémie Destelle sur libération.fr

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lundi 15 février 2010

Achats salonesques

Ce week-end avait lieu près de chez nous un salon du disque et de la BD. Enfer et Danao! Haut lieu de tentation pour nous qui aimons beaucoup la bande dessinée et qui avons de nombreux vinyls à la maison. Ils ont été forts, ils nous ont piégé! Il y a un complot sur nos têtes pour qu'on dépense un maximum de fric!

On a été fort (ouais bon, ok pas trop...), on a résisté (ouais bon, ok pas trop...) et on est revenu le porte-monnaie tout vide mais en ayant fait bosser les petits commerçants. Mouhaha, c'est ça de moins pour les grandes enseignes! Non mais! D'autant plus qu'ils n'auraient pas eu certains articles...

disquesBD

Donc, voilà, on avoue... on a craqué sur:

Côté BD:
- "L'âge d'ombre" de Caza
- "Pervers pépère" de Gotlib
- "Chroniques de la Lune Noires" volumes 1, 2 et 3 de Ledroit et Froideval
- "Morbus gravis" volumes 1 et 2 de Serpieri
Côté vinyls:
- "Sacré géranium" de Dick Annegarn (the first! 1974)
- "Mireille" de Dick Annegarn

On se demande qui a pris les bandes dessinées avec les nanas aux gros seins... Et qui a pris ces vieilleries de chanson française... Un indice.

samedi 13 février 2010

"Outland... loin de la Terre" d'Alan Dean Foster

jl1220_1981L'histoire:

Lune volcanique de Jupiter, Io est un astéroïde sans air ni eau avec, à flanc de cratère, un immense complexe industriel où des mineurs en scaphandre frôlent chaque jour la mort.

L'incorruptible William O'Niel, en acceptant une mission sur Io, savait qu'il affronterait un monde dur. Il en sait plus aujourd'hui car ici les crises meurtrières et les suicides sont quotidiens et il sent planer, au delà de cette violence, un indicible mystère...

Farouchement décidé à lutter pour la justice et la loi, fût-ce au péril de sa vie, O'Niel va découvrir que, sur Io, l'horreur et la démence sont sans limites...

La critique de Mr K:

Bof... vraiment bof. J'avais dégoté Ce livre dans un rayonnage de notre dépôt-vente préféré sur la zone lorientaise. Quand j'ai découvert la couverture, les souvenirs relatifs au film Outland ont ressurgi: une bien bonne série B de SF du début des années 80' (1981 pour être exact). En plus, l'auteur Alan Dean Foster a dans son palmarès Alien que j'avais bien apprécié à son époque et que j'avais lu en une nuit.

La déception n'en est que plus forte. Le livre n'est qu'un décalcage maladroit et inutile du film. Aucun style littéraire, des chapitres sans cohésion, des ellipses mal gérées et aucune réelle surprise pendant la lecture... et pourtant il ne me restait que quelques vagues réminiscences du scénario originel. C'est d'ailleurs là le plus gros défaut de cet opus: à la base c'est un scénario de cinéma et non une oeuvre littéraire à proprement parlé. Lu en deux jours le soir après le maille, sa lecture n'est finalement qu'"alimentaire" et est fortement dispensable. Reste la superbe couverture avec Sean Connery...

Faut que je me reprenne! J'attaque un livre qui a ravi nombre de ses lecteurs et je pense qu'avec celui-ci je ne prends pas trop de risques... Work in progress.

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