mercredi 13 mars 2013

"Au bout du conte" d'Agnès Jaoui

au bout du conte affiche

L'histoire: Il était une fois une jeune fille qui croyait au grand amour, aux signes, et au destin ; une femme qui rêvait d’être comédienne et désespérait d’y arriver un jour ; un jeune homme qui croyait en son talent de compositeur mais ne croyait pas beaucoup en lui.
Il était une fois une petite fille qui croyait en Dieu.
Il était une fois un homme qui ne croyait en rien jusqu’au jour où une voyante lui donna la date de sa mort et que, à son corps défendant, il se mit à y croire.

La critique Nelfesque: Je suis une grande amatrice de Bacri (la preuve, ma toute première adresse mail (chez Caramail (ça me rajeunit pas...)) y faisait référence. C'est dire! J'aime son côté bougon, désabusé de tout, qui est sa marque de fabrique. Je me suis donc dirigée vers le cinéma, en ayant vu quelques teasers, toute enthousiaste.

Histoire de donner le ton de ma critique tout de suite, autant le dire d'emblée: heureusement qu'il y a Bacri dans "Au bout du conte"! Il fait son Bacri à la perfection. Heureusement aussi qu'il y a Agnès Jaoui. C'est simple, ce sont les seuls qui jouent bien! Ou alors peut être est-ce le fait qu'ils ont chacun une aura particulière, une façon de jouer bien à eux, car tous les autres personnages semblent bien fades à côté. Je suis un peu vache, je sauverai tout de même Nina Meurisse qui tient le rôle de Clémence, un personnage secondaire.

Au bout du conte

Benjamin Biolay, dont j'aime l'univers artistique et les albums et qui m'avait agréablement surprise dans "La Meute", interprète le rôle de Maxime comme une moule. Mono-expressif, il tient certes le rôle intéressant du chien dans le jeu de quille (ou plutôt ici du loup dans le conte) mais alors qu'est ce qu'il est mou et chiant!

Je suis assez mitigée sur ce film. Je lui trouve des qualités comme l'originalité du traitement, les plans de début de scènes picturaux, les scènes donnant la part belle à Bacri qui sont les seules à m'avoir fait rire ou sourire (parfois même émue, comme celle où il prend son fils adultes dans ses bras pour la première fois), mais je lui trouve aussi beaucoup de défauts. Le jeu des personnages dont j'ai déjà parlé, le rythme lent qui fait frôler l'ennui aux spectateurs, le côté décousu de ce long métrage et le sentiment qu'au final ce film ne mène nul part. C'est un peu dommage tout de même...

Au bout du conte2

Je ne sais pas bien où Bacri (co-scénariste) et Jaoui (co-scénariste et réalisatrice) ont voulu nous mener avec "Au bout du conte", la morale qu'ils ont voulu nous en faire ressortir... Que la vie n'est pas un long fleuve tranquille? Qu'il faut assumer ses choix dans la vie? Moui, bon, ça on le savait déjà et ça a déjà été mis en lumière de façon plus talentueuse auparavant... Je m'en veux presque d'écrire cela car j'aurai tant aimé ressortir de la séance le sourire aux lèvres avec l'impression d'avoir vu un film à part comme pour "Cuisine et dépendance", "Un air de famille" ou l'excellentissime "On connait la chanson" qui est un de mes films préférés. Au lieu de cela, il n'est pour moi, au bout du compte (héhé), qu'un film sympatoche mais sans plus.

Au bout du conte1

La critique de Mr K: 2/6. Grosse déception pour moi. Ca faisait longtemps que je ne m'étais pas ennuyé autant. Pourtant, je partais avec un bon à priori ayant aimé Le goût des autres, Un air de famille et autre Cuisine et dépendance. En plus, un petit air de conte de fée n'était pas pour me déplaire. Mais voila, le film ne décolle jamais vraiment, suit des méandres plus ou moins heureux ce qui donne trois / quatre scènes délectables pour beaucoup de longueurs où l'on ne voit pas trop où veut nous emmener les scénaristes. Il n'était pas trop tard et j'étais en forme. Heureusement!

Au bout du conte3

Bon et les acteurs me direz-vous? Mention spéciale à Benjamin Biolay qui joue ici spécialement mal mais dont le personnage à la fois commun et crapuleux à souhait m'a bien plu avec des répliques bien senties et aussi glaçantes que la peau d'un reptile. Bacri fait du Bacri mais comme il le fait remarquablement bien, ça passe. A défaut de surprise, sa mauvaise humeur quasi légendaire fait toujours mouche. Je n'ai pas trouvé Jaoui particulièrement crédible dans son rôle de maîtresse d'école au mode de vie bohême-décalé car ayant cotoyé et cotoyant toujours des personnes dites "décalées" je trouve qu'ici le rôle sonne creux et plus bobo qu'autre chose. Le personnage de Laura (le chaperon rouge) est à tarter tant elle a des réactions de neurasthénique sous pillule, Sandro (le beau jeune homme) bien que touchant de par son bégaiement m'a semblé bien fade... un peu à l'image de ce film un peu lénifiant, un peu marrant, un peu niais, mais surtout soporifique au possible.

On va rattraper le coup dans les jours qui viennent pour Le printemps du cinéma.

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lundi 11 mars 2013

Pourvu que ça rapporte...

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Dessin de Lasserpe tiré de son blog

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dimanche 10 mars 2013

Le tag des 11 questions

Oh, un tag, ça faisait longtemps! Comme j'aime bien faire ma petite souris parfois et découvrir des petites choses sur nos lecteurs, je ne réchigne jamais à y participer quand j'en reçois un!

C'est Celtic Twilight qui a dégainé cette fois ci. Lors de mon dernier tag, vous aviez plébiscité Mr K pour qu'il réponde également aux questions posées. Je l'ai donc convoqué d'office cette fois ci! Non mais!

Pour faire original, mes réponses sont en rose et les siennes en bleu (comme c'est mignon!).

Les règles sont simples:

- Poster les règles sur le blog (bon ben ça c'est fait...)
- Répondre aux 11 questions (logique!)
- Inventer 11 nouvelles questions (je vais m'y coller)
- Partager le tag avec 11 personnes en mettant un lien vers leurs blogs et leur annoncer la nouvelle ! (11? Oula ben on va tenter de motiver tout ce petit monde ^^)

C'est parti!

question

1) Quel est ton auteur préféré et pourquoi?
Nelfe: Un seul!!!!? Arg déchirement! Bon, bon... Parce qu'il m'a scotché il y a quelques années avec "Seul le silence" et que depuis je suis ses nouvelles publications avec ferveur (genre là je suis en transe parce que sa dernière traduction va sortir tout bientôt), je dirai R. J. Ellory
Mr K: Impossible de répondre à cette question: Tolkien pour l'éveil à la lecture et son style inimitable, Murakami pour sa poésie et ses histoires inclassables, Dantec pour "Les Racines du Mal" et Boris Vian pour mon livre préféré "L'Ecume des jours".
Nelfe: Et voilà ça commence, il triche!

2) Quel est ton parfum de glace préféré?
Nelfe: Un seul!!!!? Arg déchirement! (ok, promis, j'arrête) Je suis fana du "rhum raisin" (ou comment avouer que même pour les glaces je suis une grosse alcoolo...)
Mr K: Je refais mon emmerdeur car pour moi il n'y a que 2 parfums qui sont largement au dessus du lot et que je prends souvent en duo dans un cornet: citron et passion. Acidité et velours sur le palais mélangés à la bise glacée d'un matin d'hiver.
Nelfe: Ca continue... et en plus il se fait poète!

3) Quelles sont tes névroses?
Nelfe: Refaire toute ma manucure dès qu'un ongle est niqué (je ne SUPPORTE pas qu'un ongle jure ("Non mais ALLO quoi!? la fille elle a pas de vernis! ALLO quoi!?" (ça par exemple c'est une émission honteuse que vous verrez dans la suite ^^)), passer un coup de torchon autour de l'évier dès que la vaisselle est terminée et obliger Mr K à faire de même (le plan de travail en bois c'est joli mais je suis devenue ouin-ouin avec ça!) Et idem pour mon parquet que je protège comme la prunelle de mes yeux! Mais en vrai, je ne suis pas du tout une grosse maniaque. Etrange...
Mr K: Préparer mes affaires pour le lendemain dès la fin d'après-midi ("Comme un vieux" dirait Nelfe).

4) Dans quel pays aimerais-tu vivre?
Nelfe: J'ai souvent soufflé l'idée à Mr K de passer son DAEFLE (pour enseigner le français à un public non francophone et donc à l'étranger) mais je crois que ça n'arrivera jamais ^^ Il y a donc peu de chance que je vive vraiment à l'étranger un jour (juste des petites escapades de 4 semaines comme notre trip en Thaïlande mais c'est déjà pas mal!). Si je devais choisir, justement de partirai pour un pays d'Asie (continent dont je suis amoureuse).
Mr K: J'y suis, j'y reste. Forza BZH!
Nelfe: Ben voilà, c'est ce que je disais...

5) Y a-t-il des émissions de télé honteuses que tu aimes regarder ?
Nelfe: On a bien dit "émissions" là hein, donc je ne dévoilerai pas tout... En émissions honteuses (quoi que j'assume parfaitement mais c'est considéré comme "émissions de merde" par beaucoup (dont moi mais c'est un peu aussi ça qui me plait)), je citerai "Les Anges de la téléréalité" en ce moment (non mais ALLO quoi!? je viens de perdre tout nos lecteurs sur ce coup là...). Sinon "Koh Lanta" (la Rolls des TV réalité pour moi, on ne joue pas dans la même cours tout de même) ou "Pékin Express".
Mr K: J'avoue que Nelfe a réussi à me faire regarder "The Voice". Je peux même confesser que j'y prends un certain plaisir. Jury qui sait rester à sa place, un vrai concours de chant et pas un étalage de viande ou de silicone et de réels talents amateurs que l'on a envie de suivre. Je me rassure en me disant que je me prendrai ma piqûre de rappel à Clisson pour le Hellfest!

6) DC ou Marvel ?
Nelfe: Aucun, je ne suis pas fana de comics.
Mr K: Dans ma prime jeunesse, j'étais un gros fan de "Spiderman" chez Marvel donc je vais répondre Marvel. Mais en vieillissant, je pense que je serai plutôt DC de part la plus grande noirceur des récits qu'ils proposent.

7) Le dernier livre que tu n’as pas réussi à finir ?
Nelfe: Je finis toujours les romans que je commence. Parfois avec BEAUCOUP de mal et une grande propension au masochisme. Le dernier en date: "Au delà du mal" de Shane Stevens.
Mr K: Le dernier livre n'en est pas vraiment un. Il s'agit en fait d'un ebook qu'un lecteur/auteur de notre blog nous a envoyé. Un recueil de nouvelles se déroulant à Zurich. J'ai réussi à en lire 4, ce n'est pas trop mal écrit mais je n'arrive pas du tout à rentrer dans les micro récits proposés.

8) Tu parles combien de langues ?
Nelfe: 2. C'est peut être peu par rapport à certains mais les 2 que je parle, je les parle bien :)
Mr K: 2,5. Français, Anglais sans soucis. Espagnol parlé du bout des lèvres et avec beaucoup d'hésitation. Il m'arrive aussi parfois en fin de soirée de parler une autre langue que moi seul comprend aisément (c'est du moins ce que me dit Nelfe).
Nelfe: Je confirme!

9) Une nouvelle série à me conseiller ?
Nelfe: Je ne suis pas l'actu série au jour le jour. Je laisse les potes les tester et ensuite je m'y mets! Dans les plus récentes, je citerai "Game of Thrones" sinon on va partir sur des un peu plus anciennes mais toujours en cours de diffusion comme "Dexter", "Fringe" ou "True Blood".
Mr K: Exactement du même avis que Nelfe sur ce coup là. Je vais donc faire comme à mon habitude une digression. Si vous ne les avez pas vu, je vous conseille grandement "Twin Peaks" et "L'hôpital et ses fantômes". Soit, elles sont vieilles mais c'est vraiment le style que je préfère.

10) Si tu pouvais voyager dans le temps, tu aimerais retourner dans le passé ou découvrir l’avenir ?
Nelfe: Si je pouvais voyager dans le temps, je testerai les 2. Ben ouais quoi, on n'a pas dit "Un seul voyage"!
Mr K: Pour ma part, je retournerai dans le passé vu que j'ai fait Histoire à la fac.

11) Quels sont tes films « doudou » à regarder en cas de déprime ?
Nelfe: En comédie romantique, "Quand Harry rencontre Sally" que j'ai vu des milliers de fois. Sinon en comédie pure, "Podium", dont je ne me lasserai jamais.
Mr K: En cas de déprime, je ne regarde pas de film. Je serai plutôt du genre à me caler devant ma téloche, à brancher ma console de salon et à jouer jusqu'à pas d'heure. Operation lobotomisation!

Et voilà vous savez tout!

Nos tagués auront l'honneur de répondre à nos questions:
1) Hormis la lecture, quelles sont tes autres passions?
2) Plutôt ville ou plutôt campagne? Pourquoi?
3) Quelle genre de musique préfères-tu?
4) Quel est ton film d'horreur préféré?
5) Quel est l'humoriste qui te le fait le plus rire?
6) Une recette de cuisine a nous conseiller?
7) En voyage à l'étranger, plutôt all inclusive ou trip sac à dos?
8) Décris-nous ton dimanche idéal.
9) Plutôt construction d'une maison neuve ou rénovation?
10) Tu as un animal de compagnie? Tu nous le montres? ^^
11) Tu gagnes au loto. Qu'est ce que tu fais?

Et les heureux élus sont:
Notre poto vincents de Paradoxitude
Frankie des Escapades culturelles de Frankie
Evertkhorus de Voyages et vagabondages
Fée-tish du Boudoir littéraire
Folfaerie des Lectures de Folfaerie
Jules de Jules se livre
Véro de 1000-et-1
lasardine de La ronde des post-it
Walpurgis de Tenseki
Audrey de Audrey readings
Faurelix de Quand je lis...

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samedi 9 mars 2013

"Room" d'Emma Donoghue

roomL'histoire: Sur le point de fêter ses cinq ans, Jack a les préoccupations des petits garçons de son âge. Ou presque.
Il ne pense qu'à jouer et à essayer de comprendre le monde qui l'entoure, comptant sur sa mère pour répondre à ses questions. Celle-ci occupe dans sa vie une place immense, d'autant plus qu'il vit seul avec elle dans la même pièce, depuis sa naissance. Il y a bien les visites du Grand Méchant Nick, mais la mère fait tout pour éviter à Jack le moindre contact avec lui. Jusqu'au jour où elle comprend qu'elle ne peut pas continuer à entretenir l'illusion d'une vie ordinaire. Elle va alors tout risquer pour permettre à Jack de s'enfuir.

La critique Nelfesque: Je n'avais encore jamais entendu parlé de ce livre. J'ai flashé sur la quatrième de couverture qui présente un enfant en proie à des souffrances morales (conscientes ou inconscientes). Au risque de passer pour une dérangée, j'aime ce genre d'histoires qui mélangent drames familiaux et complexité des sentiments... J'ai donc ouvert la première page de "Room" et j'ai été prise en otage par Emma Donoghue!

J'ai failli dire "kidnappée" mais le mot aurait été mal choisi ici... La jeune femme, maman de Jack, âgé de 5 ans, a justement été kidnappée il y a 7 ans par le Grand Méchant Nick. Depuis, elle vit dans une chambre, La Chambre, dans une cabane au fond du jardin. Une cabane "grand luxe" puisqu'elle est équipée d'une porte blindée, de murs ultra isolés phoniquement, de grillage anti intrusion sous le sol... Une vie entre 4 murs d'où on ne peut s'échapper.

Dans cette pièce, comme dans un tombeau éclairé par une unique lucarne sur le toit, elle va donner naissance à Jack. Son rayon de soleil, sa raison de vivre, sa porte de sortie dans un quotidien fait d'angoisse. Ce petit garçon est comme tous les petits garçons, exception faite qu'il ne connait rien d'autres que son environnement immédiat. Madame Télé lui raconte des histoires, Monsieur Tapis est son aire de jeu, Madame Table protège Madame Araignée qui tisse sa toile dessous. Monsieur Mur Côté Lit et Monsieur Mur Côté Porte sont ses uniques repères. Pour lui, cette vie est normale... Maman lui donne son Doudou-Lait, joue avec lui à la course autour de Monsieur Lit, lui lit des histoires. Tout va bien. Maman est là. Mais un jour, elle lui explique ce qu'il s'est vraiment passé et il découvre qu'un Dehors existe. La chambre n'est pas le monde réel. Ensemble, ils vont mettre au point un plan pour s'évader et Jack va se montrer très "peurageux". Il va alors prendre la réalité de plein fouet.

Ce roman est un bijou et j'ai vraiment été touchée par cette lecture. L'auteur a écrit cet ouvrage avec des mots d'enfants, des raisonnements d'enfants... Dérouté au départ, le lecteur se laisse attendrir par ce petit bonhomme si fort et si fragile. Sa relation avec sa mère, pure et belle, nous rappelle que l'essentiel est là mais n'est pas forcément suffisant. Cette mère, dont on ne connaitra jamais le prénom, a vu sa vie basculer à l'âge de 19 ans et à 26 elle va devoir réapprendre à vivre sans brusquer son petit garçon. S'évader de la Chambre est un pas mais le chemin est encore long vers la libération.

Le roman est contruit en plusieurs parties: "Mes cadeaux", "Pour de vrai", "Mourir", "Après" et "Le dehors". Chaque page qui se tourne est une claque. L'amour filial, le regard d'une mère pour son fils dans l'horreur de l'enfermement, la création d'un monde à part, la découverte de l'inconnu, le réapprentissage de la vie pour l'un et la découverte de la vraie vie pour l'autre sont autant de sujets abordé dans "Room" de façon pudique et poignante.

Je vous conseille fortement cette lecture qui je pense me marquera longtemps à l'image d'un "Des fleurs pour Algernon" de Daniel Keyes (dans un autre genre). C'est le type de romans dont on ne ressort pas indemne, qui fait réfléchir sur la vie et nous incite à la vivre à 100%. Une grosse claque!

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mardi 5 mars 2013

"Conjuration Casanova" de Giacometti et Ravenne

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L'histoire: En Sicile, de nos jours. Cinq couples, réunis afin de pratiquer des rituels mêlant spiritualité et érotisme, sont immolés sur les ordres d'un maître de cérémonie, Dionysos. Seule Anaïs en réchappe miraculeusement.

À Paris, le ministre de la Culture, franc-maçon, est retrouvé près du corps sans vie de sa maîtresse. Le commissaire Marcas, frère d'obédience, est chargé d'enquêter sur les circonstances étranges de cette mort.

De rites érotiques en courses-poursuites sanglantes, de Paris à Venise, Marcas et Anaïs vont remonter la piste meurtrière d'un mystérieux manuscrit signé de la main du sulfureux Casanova...

La critique de Mr K: Lu en quatrième de couverture: "Aussi haletant que le Da Vinci code" 20 minutes. Je vous rassure c'est tout d'abord son prix modique (0,5 euros chez l'abbé) qui m'a attiré et m'a obligé à commettre l'irréparable: l'acheter! Je vous rassure encore (ou alors je fais tout pour garder notre lectorat...), je ne pense vraiment pas que 20 minutes soit un journal très indiqué pour apprécier la littérature et conseiller d'éventuels lecteurs... Et oui, je l'avoue avec ce volume, j'ai touché le fond de l'indigence littéraire et franchement on ne m'y reprendra plus: Giacometti et Ravenne pour moi, c'est du passé! Pour info, j'avais apprécié l'oeuvre de Dan Brown sans crier au génie pour autant...

Pourtant, il y avait matière à pondre un polar bien sordide et saignant avec la quatrième de couverture: sexe, meurtre et complot politique... tout était réuni pour emmener le lecteur dans une enquête prenante. Mais voilà, Giacometti et Ravenne écrivent avant tout pour faire du fric et comme il ne faut pas trop choquer les foules, on appâte le chaland avec des formules toutes faites et au lieu de déranger, cette oeuvre ennuie profondément. En effet, finalement, il ne se passe quasiment rien dans ce livre, tout est extrêmement prévisible et même si les pages se tournent facilement, on a impression de perdre son temps. C'est plat, convenu et la fin est vraiment ratée à mon avis.

Les personnages sont plus des caricatures qu'autre chose. Certes Marcas reste attachant mais que dire d'Anaïs qui franchement est d'une bêtise et connerie sans non (désolé pour la vulgarité) mais franchement les gars - Ravenne et Giacometti - il faut essayer de prendre des cours de psychologie de base, parce que là, on frise à plusieurs reprises le grand n'importe quoi. Dionysos est loin d'être un dieu du crime et franchement, les scènes de meurtre et de sexe sont davantage du voyeurisme qu'autre chose. Mal écrites, leur intérêt est mineur sauf pour le compte en banque des auteurs et éditeurs. Dommage car l'érotisme quand il est maîtrisé et sert l'histoire peut donner des oeuvres inoubliables (L'Amant de Lady Chatterley pour n'en citer qu'un ouvrage). Ici nous avons clairement affaire à du bankable et uniquement cela.

Bien fait pour moi! Il est bon parfois de réfréner ses instincts. Je n'ai perdu finalement que 5h de ma vie en lisant cette bouse. Désolé pour les amateurs mais moi, ça ne passe pas. J'ai vraiment l'impression d'avoir été pris pour un imbécile à qui l'on a fait croire que ce roman était très bon alors qu'il a fait pshiiiit très vite lors de ma lecture. Je ne peux donc que le déconseiller...

Autres livres chroniqués ici même des mêmes auteurs:
- Le rituel de l'ombre
- Le septième templier

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samedi 2 mars 2013

"Créatures fantastiques et monstres au cinéma" de John Landis

1331434-gfSujet: Le maître des films d'épouvante, John Landis, vous invite dans l'univers des vampires, des zombies, des loups-garous, des sorcières et bien d'autres monstres qui ont marqué le cinéma de ces 100 dernières années. Il révèle aussi les secrets des effets spéciaux légendaires et s'entretient avec les grands cinéastes et acteurs du film fantastique: John Carpenter, Christopher lee, David Cronenberg, Sam Raimi, Joe Dante, Guillermo Del Toro, Rick Baker et Ray Harryhausen.

La critique de Mr K: Pour ceux qui nous connaissent depuis un certain temps, vous savez que je suis un fervent adepte des films de genre. Abonné maintenant depuis un certain temps à la revue Mad Movies, je suis tombé dedans étant petit quand j'ai vu pour la première fois Les griffes de la nuit de Wes Craven. Depuis, j'ai fait ma route et elle est parsemée de films plus marquants les uns que les autres dans le genre fantastique-horreur vers lequel je retourne régulièrement. Shining, Ring, Dellamorte Dellamore, La Maison du Diable, The Thing, Legend, L'Antre de la folie, Le labyrinthe de Pan... autant de films que l'on peut retrouver à travers leurs monstres et autres créatures dans ce superbe livre que m'a offert Nelfe pour mon anniversaire.

extrait livre

Attention c'est du gros et du lourd à ranger dans la catégorie "beaux livres". En tout 317 pages peuplées de cauchemars, d'anecdotes, de références et d'interviews liés à la thématique développée. Le livre est divisé en chapitres correspondants à des types de monstres aussi divers et variés pour le plus grand plaisir de l'amateur que je suis. Ainsi vous retrouverez vampires, loups garous, savants fous, zombies et tous leurs amis dans une compilation dantesques de photos avec à chaque fois une petite pensée de l'auteur pour chacun. Autant il peut adorer, autant par moment John Landis taille dans le vif. Étant aussi amateur à mes heures perdues de nanars bien bis, j'ai pu ainsi découvrir des titres que j'essaierai de dénicher dans les mois à venir.

hellboy2
(La Mort version Del Toro dans Hellboy II)

J'ai aussi bien aimé les parties où il interview ses potes réalisateurs, acteurs et techniciens. Ainsi, il discute notamment avec Christopher Lee, Joe Dante (j'adore), John Carpenter et Sam Raimi. Cela donne lieu à des échanges directs et constructifs sur des sujets sérieux comme: qu'est-ce qu'un monstre? Que recherche-t-on quand on regarde un film d'horreur? On se surprend à rire en même temps qu'eux quand ils échangent anecdotes et blagues. Vu qu'en plus, je voue littéralement un culte aux ¾ des guests stars invitées dans ce livre, vous imaginez le plaisir que j'ai pu avoir à les lire et à pénétrer davantage dans leur esprit et ainsi frôler leurs aspirations artistiques.

Gremlins
(Gizmo, sans nul doute une de mes créatures préférées)

Là où le livre pèche un peu, c'est tout d'abord au niveau des introductions de chaque chapitre. John Landis n'est pas écrivain et cela se sent. Le style est plat et journalistique, sans réelle profondeur et j'ai retrouvé à chaque fois un côté inachevé dans la présentation de chaque créature. Comme si cela avait été bâclé ou laissé en chantier, c'est dommage car les créatures concernées valaient bien mieux que cela. Deuxième et dernier point négatif, il se dégage de cet ouvrage un côté copinage américano-américain qui m'a personnellement dérangé. Exemple: John Landis aborde la série des The Grudge sans jamais évoquer Ring version originale japonaise qui est cultissime dans son genre. Serait-ce parce que son pote Raimi a produit la série des fims The Grudge? Rien n'est moins sûr. J'ai remarqué des petites choses comme cela qui parsemaient le livre sans pour autant le polluer je vous rassure. Mais on est fan ou pas, étant assez furieux dans le genre, j'aurais aimé voir davantage de créatures déviantes et authentiquement bis comme par exemple les toxics avengers ou les hommes calamars chers au cinéma d'exploitation japonais.

the-toxic-avenger-remake
(Justice est rendue aux Toxic avengers!)

Mais j'arrête de râler, ce livre reste tout de même un must dans son domaine et ce serait bien dommage de passer à côté si on est fan de films de genre. On passe de bons moments, on se rappelle de bons souvenirs cinématographiques et cela donne aussi beaucoup d'idées pour occuper ses soirées d'hiver. Avis aux amateurs!

nightbreed cabal cut
(Un des plus beau film de monstre qui soit, Cabal -alias Nightbreed - de Clive Barker, à voir absolument si ce n'est déjà fait)

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jeudi 28 février 2013

L'heure de vérité...

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mercredi 27 février 2013

Nouveau concept: l'auto-plan social.

pape job

Dessin de Lasserpe déniché sur le site du Strip Journal.

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mardi 26 février 2013

"Le Diable et Daniel Silverman" de Theodore Roszak

lediableL'histoire: Daniel Silverman, un romancier dont le dernier succès remonte à près de vingt ans, est invité par le collège évangélique d'une petite ville perdue du Minnesota: on lui demande de faire une conférence. Lorsqu'il arrive à destination, il découvre que les membres du collège en question sont des fondamentalistes chrétiens, dont le mode de vie et la vision du monde sont plutôt déroutants. Quel intérêt présente alors à leurs yeux Daniel Silverman, juif athée et homosexuel, autrement dit l'incarnation quasi parfaite de l'Antéchrist? Alors que le blizzard se déchaîne, Daniel va de surprise en surprise et vit un véritable cauchemar.

La critique de Mr K: Une excellente lecture aujourd'hui avec un deuxième livre de Théodore Roszak à mon actif après une lointaine mais superbe lecture de son opus le plus connu: La conspiration des ténèbres, livre que j'avais adoré en son temps. On change d'univers ici et l'on suit les pérégrinations de Daniel, juif homosexuel vivotant de médiocres cours à la fac en attendant le retour de l'inspiration. En effet, depuis son premier roman et un certain succès d'estime, il tourne à vide, reproduit les mêmes schémas d'écriture, ne surprend plus et du coup... ne vend plus! Ainsi, quand une association chrétienne le contacte pour qu'il vienne participer à un colloque en échange d'une belle petite somme, il lui est quasiment impossible de refuser. Bien mal lui en prend comme le lui avait plus ou moins prédit son petit ami.

Passé les quarante premières pages de présentation du personnage principal, de sa vie et de ses attentes, on rentre très vite en contact avec une étrange communauté pieuse et renfermée sur elle-même. Peu à peu, au fur et à mesure que la météo se dégrade, un sentiment de défiance envahit à la fois Daniel et le lecteur, le brouillard d'hiver ne pourra pas masquer longtemps la réalité: Daniel est cerné par des fanatiques fous furieux! L'ambiance devient alors très pesante et je dois avouer que c'était aussi très éprouvant pour le lecteur, gage d'un récit à la fois prenant et réaliste. La dimension psychologique est très développée à la fois pour les personnages principaux que pour le moindre personnage secondaire ce qui donne à ce roman une densité peu commune, à la manière de La conspiration des ténèbres dont je parlai plus haut.

Mais ce livre ne se contente pas de faire peur, on rit aussi beaucoup. Vu le pitch du roman, on pourrait se dire que c'est déplacé... Et bien pas du tout! Ces moments de répit sont salutaires et bienvenus. Le personnage de Daniel en devient encore plus attachant car profondément humain et juif (l'humour est bien typé dans ce livre, on aime ou on aime pas, moi j'ai adoré!). Cela donne donc un cocktail détonnant où l'on passe très vite du rire à l'effroi avec notamment une scène de prise de parole de Daniel dans une église face à un parterre de fachos intégristes à la fois drolatique et dramatique. J'ai aussi beaucoup apprécié la relation amoureuse entre Daniel et son copain, sensible, loin des clichés et du pathos habituel, et une relation de confiance bien rendue entre vannes et moments tendres. Très touchante, je crois que c'est la première fois qu'une relation homosexuelle me touche à ce point là.

Rajoutez à cela une écriture aérienne, souple mais cependant exigeante et vous obtenez une vraie petite bombe littéraire qui se parcourt en à peine deux jours et dont on ressort à la fois réjoui et un peu inquiet (y'a vraiment des dingues sur terre, les actus nous le rappellent tous les soirs!). Une belle expérience que je vous conseille de tenter au plus vite!

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dimanche 24 février 2013

Mes premières madeleines!

Un dimanche grisou et froid... Voici l'excellente excuse pour se réchauffer le coeur à grand coup de sucreries!

Il y a quelques temps, j'ai acheté des moules à madeleines (quelques mois en fait!). Il était donc grand temps de se lancer dans la confection de ces petits gateaux bosselés! C'est parti!

Pour trouver la recette des madeleines, Goggle est ton ami (Marmiton est un grand pote à moi).

On commence par remplir les moules (ça doit gonfler alors il ne faut pas les remplir à ras bord):

madeleines 1

On enfourne tout ça... Et en quelques minutes! Miracle! Ca gonfle! J'ai réussi!

madeleines 2

Il ne me reste plus qu'à admirer mon oeuvre (oui rien que ça!) et déguster bien entendu ^^

madeleines 3

madeleines 4

Madeleines natures, madeleines coeur praliné et madeleines coeur caramel au beurre salé sont donc au menu des nos prochains 4 heures. Oui, je sais, parfois, c'est dure la vie...

Posté par Nelfe à 20:03 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
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