samedi 5 janvier 2013

"L'homme nu" de Dan Simmons

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L'histoire: Et si la solitude devenait impossible? Si, un jour, nous ne pouvions plus nous isoler, fermer notre conscience? Si les pensées, les désirs, les pulsions des autres nous envahissaient à chaque minute, comme des écrans restés allumés? Bremen, un mathématicien, a ce terrible pouvoir de divination. Longtemps, son union avec sa femme Gail, comme lui télépathe, lui a servi de bouclier. Mais Gail meurt d'un cancer, et le voilà seul dans le chaos, livré à la neuro-rumeur du monde...

La critique de Mr K: Retour aujourd'hui à un de mes auteurs de prédilection avec une de ses premières oeuvres L'homme nu. Nous sommes bien loin des univers SF qu'on lui connaît avec Hyperion, Endymion et autres Olympus. Ce n'est pas non plus un thriller à proprement parlé comme Terreur que j'avais adoré en son temps. Ici, le récit se situe à notre époque et on navigue en plein surnaturel.

Le héros entend les pensées des gens un peu à la manière de Sookie, l'héroïne de True Blood (superbe série soit-dit au passage). Dans son malheur (car c'en est un croyez-moi), il n'était pas seul. Sa femme avec ses pouvoirs médiumiques pouvait fabriquer une carapace mentale qui l'empêchait de devenir littéralement fou. Mais voilà... une tumeur au cerveau et Gail disparaît laissant Jeremy désespérement seul et fragile. Commence alors le début d'une errance contre l'oubli et la souffrance. Les voix intérieures deviennent de plus en plus prégnantes et rien ne semble pouvoir les atténuer. Le héros va passer par tous les stades: il brulera son passé, deviendra SDF et alcoolique, garçon de ferme (devenant par l'occasion la cible d'une serial-killeuse particulièrement retorse) et finira par trouver la rédemption.

Le livre est construit de manière étrange. Deux chapitres de suite narrent ce road movies initiatique puis s'enchaine un chapitre où un narrateur omniscient donne des données sur le passé du héros, sa relation en symbiose totale avec l'être aimé mais aussi ses recherches mathématiques concernant son étrange pouvoir. Les passages tournant autour de processus scientifiques abscons m'ont bien ennuyés il faut bien l'avouer, ayant un esprit purement littéraire. Je ne les ai pas trouvé d'un intérêt crucial pour la compréhension générale de l'histoire et je me suis plus attaché à l'histoire d'amour. Dans ce domaine, le livre fait fort en nous montrant une relation passionnelle qui en devient passionnante. J'ai été touché par le personnage de Gail, son caractère mutin et son amour débordant pour un Jérémy entier et fragile. Les passages se passant sur les dunes d'une plage témoin de leurs ébats sont d'une justesse et d'une beauté rare.

Au final, on peut dire que j'ai aimé ce livre tant les personnages sont vivants et attachants. Quelques pages sont difficiles en terme de compréhension comme dit précédemment mais l'ensemble donne une œuvre bouleversante et réflective sur les liens qui peuvent unir deux êtres et sur la manière dont on pourrait réagir à la disparition de l'autre. À découvrir si le cœur vous en dit!

Lus, appréciés et chroniqués du même auteur:
- Ilium
- Olympos
- Terreur

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mercredi 2 janvier 2013

Parce que c'est de saison...

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lundi 31 décembre 2012

"Les morts ont tous la même peau" de Boris Vian

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L'histoire: Ce roman raconte l'histoire de Dan, un sang-mêlé (un noir à peau blanche) ayant réussi à se faire une place dans la société des blancs sans que ceux-ci ne sachent rien de ses origines. Sa vie était parfaite jusqu'au jour où un homme disant être son frère vient lui réclamer de l'argent en le menaçant de raconter aux gens ses vraies origines. Menacé, Dan assassinera «son frère», allant au-devant de graves ennuis et d'autres crimes.

La critique de Mr K: C'est chez l'abbé que le présent volume m'a tendu ses petits bras. L'écume des jours est sans aucun doute le livre que j'amènerai sur une île déserte s'il me fallait réduire mes bagages littéraires à un seul livre. C'est dire l'admiration que je porte à cet auteur hors norme qu'est Vian. Dans le même style, j'avais aussi aimé L'automne à Pékin. Avec Les morts ont tous la même peau, je m'attaque à un autre pan de l'œuvre de Boris Vian, sa période américaine comme on dit. Il signait alors ses œuvres du nom de Vernon Sullivan.

Dans ce récit, nous suivons le parcours d'un être torturé. Tout tourne autour du racisme avec cet être blanc, fils d'un noir qui n'accepte pas ses origines et qui a tout fait pour oublier ses origines. Il est videur dans un bar de nuit, trompe sa femme qu'il adore (si si, il paraît que c'est possible!) et mène une vie réglée au maximum. Tout bascule le jour où son frère de sang (noir lui) reprend contact avec lui et lui demande de l'argent. Tout ressurgit, sa carapace s'effondre et le héros commet l'irréparable. C'est le début de la descente en Enfer!

Clairement, le style est très différent et j'ai été déçu. Le récit est classique et en cela maîtrisé même si on n'est jamais vraiment surpris. J'ai trouvé l'histoire plate même si quelques fulgurances sauvent l'ensemble notamment à partir du moment où la machine s'emballe. L'hybris envahit le héros et l'on sait alors que tout fout le camp et que ça va mal finir. Pour autant, je me suis lassé de ce style sans envergure, je préfère tellement plus les délires stylistiques des deux opus cités précédemment. Pour autant, on ne peut pas dire que ce soit un complet ratage, l'objectif est noble et les tensions raciales sont bien décrites mais sur le même thème, on peut trouver dix fois mieux.

Je ne pense pas qu'on me reprendra de si tôt à me replonger dans l'œuvre américaine de Vian. Je préfère garder de lui l'image de ce poète à fleur de peau, l'immortel créateur de Colin et Chloé de L'écume des jours.

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dimanche 30 décembre 2012

"L'Epouvanteur, Tome 2 : La Malédiction de l'Epouvanteur" de Joseph Delaney

epouvanteur 2L'histoire: "Voilà six mois que tu es l'apprenti de M. Gregory", me dit maman. Tu as déjà été témoin de bien des événements. A présent, l'obscur t'a remarqué et va tenter de te neutraliser. Tu es en danger, Tom. Toutefois, rappelle-toi ceci lorsque tu seras un homme, mon fils, ce sera au tour de l'obscur d'avoir peur, car tu ne seras plus la proie, tu seras le chasseur. C'est pour cela que je t'ai donné la vie." L'Épouvanteur et son apprenti, ornas Ward, se sont rendus à Priestown pour y achever un travail. Dans les profondeurs des catacombes de la cathédrale est tapie une créature que l'Épouvanteur n'a jamais réussi à vaincre. On l'appelle le Fléau. Tandis que Thomas et M. Gregory se préparent à mener la bataille de leur vie, il devient évident que le Fléau n'est pas leur seul ennemi. lanquisiteur est arrivé à Priestown. Il arpente le pays à la recherche de tous ceux qui ont affaire aux forces de l'obscur! Thomas et son maître survivront-ils à l'horreur qui s'annonce?

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La critique Nelfesque: Après avoir lu le premier tome il y a quelques mois dans le cadre d'une lecture commune, je me suis dis que la période de Noël était un excellent moment pour poursuivre cette saga. Je ne lis pas énormément de livre jeunesse mais comme à Noël on retrouve tous un peu notre âme d'enfant, allons-y!

Encore une fois, ce tome est très court. C'est un peu le défaut que je trouve à cette saga pour l'instant (je suis loin de l'avoir terminée donc on verra avec le temps comment cela évolue) car il est difficile de développer comme il se doit les personnages et les intrigues en si peu de pages. Ce roman n'est pas bâclé pour autant mais l'ensemble manque de consistance et c'est fort dommage car il y aurait matière à décrire tout un univers vraiment intéressant.

Les évènements s'enchaînent. On en apprend un peu plus sur le passé de l'Epouvanteur et c'est tant mieux car ça le rend un peu plus "humain". Ce dernier, diminué par une maladie, va devoir faire face à une ancienne tâche fort ardue et mise de côté depuis de nombreuses années. Il va être secondé de nouveau par son apprenti, Tom, qui se montre de plus en plus courageux et va même devoir prendre quelques initiatives ici au péril de sa vie. Bon, disons le tout net, c'est un roman jeunesse... On se doute bien que "le péril de sa vie" est tout relatif ici et que Joseph Delaney ne va pas faire mourir dès le deuxième tome son jeune héros... Du coup on ne tremble pas vraiment et encore une fois je trouve que les déroulements sont beaucoup trop rapides et un peu "improbables" pour vraiment nous toucher mais l'histoire est sympathique et malgré tout on tourne les pages avec plaisir.

Nous retrouvons également Alice, la jeune sorcière, amie de Tom. De tous les personnages, c'est sans doute elle la plus complexe et c'est un peu cette dernière qui me fait poursuivre cette saga. J'ai envie de savoir où l'auteur va nous mener avec cette jeune fille ambigüe. On sent que la frontière est mince entre le bien et le mal chez elle et ça ne m'étonnerait pas que le vent finisse par tourner à un moment donné.

L'Inquisiteur fait également son apparition dans ce tome ainsi que de nombreux personnages religieux. On retrouve bien l'univers moyen-âgeux avec la main-mise de l'Eglise sur la société et la "folie" inquisitrice. Mr Grégory, l'Epouvanteur, doit également faire face à cette menace qui met un peu de piment dans ce tome.

Je vais poursuivre ma découverte de cette saga avec intérêt en espérant que l'on rentre encore plus dans les profondeurs du mal car on sent un réel potentiel de ce côté là. Mais bon, jusqu'où Joseph Delanay peut-il aller dans un roman destiné aux jeunes ados? A suivre donc...

A lire également de même auteur:
- "L'Epouvanteur, Tome 1 : L'apprenti épouvanteur"

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vendredi 21 décembre 2012

Enfin tranquille!

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Enfin tranquille! Ils sont partis aujourd'hui me laissant depuis deux jours chez grand'pa et grand'ma. La paix intégrale pendant une bonne semaine et la possibilité de pourrir leur satané Capharnaüm qui leur prend tellement de temps qu'ils ne s'occupent plus de moi ou si peu...

"T'inquiète pas poulette" m'a dit Mr K en m'abandonnant lâchement pour sa belle doche! Honte sur lui, maître indigne, incapable de laisser la moindre boîte de thon à ses parents en prévision du réveillon de Noël. Les voila partis de nouveau vers ce Périgord que je n'ai jamais vu... M'est avis qu'ils vont une fois de plus prendre des kilos en s'emplissant le gosier de spécialités locales. Vous rigolez, ça se voit que ce n'est pas vous qui les supportez les Nelfe et Mr K!

Le bon côté des choses, c'est que je vais pouvoir profiter du doux foyer de substitution qui s'offre à moi. Je sais ce qu'il faut faire pour rendre père et mère K complètement gagas! Je vais faire profil bas et me pamer et qui sait... Peut-être que je vais finir par l'obtenir cette boîte de thon naturel!

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jeudi 20 décembre 2012

"The Hobbit: Un Voyage inattendu" de Peter Jackson

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L'histoire: Dans "Un voyage inattendu", Bilbon Sacquet cherche à reprendre le Royaume perdu des Nains d'Erebor, conquis par le redoutable dragon Smaug. Alors qu'il croise par hasard la route du magicien Gandalf le Gris, Bilbon rejoint une bande de 13 nains dont le chef n'est autre que le légendaire guerrier Thorin Écu-de-Chêne. Leur périple les conduit au cœur du Pays Sauvage, où ils devront affronter des Gobelins, des Orques, des Ouargues meurtriers, des Araignées géantes, des Métamorphes et des Sorciers...
Bien qu'ils se destinent à mettre le cap sur l'Est et les terres désertiques du Mont Solitaire, ils doivent d'abord échapper aux tunnels des Gobelins, où Bilbon rencontre la créature qui changera à jamais le cours de sa vie : Gollum. C'est là qu'avec Gollum, sur les rives d'un lac souterrain, le modeste Bilbon Sacquet non seulement se surprend à faire preuve d'un courage et d'une intelligence inattendus, mais parvient à mettre la main sur le "précieux" anneau de Gollum qui recèle des pouvoirs cachés...Ce simple anneau d'or est lié au sort de la Terre du Milieu, sans que Bilbon s'en doute encore...

La critique Nelfesque: Après l'avoir attendu pendant des mois, nous n'avons pas traîné pour aller voir "The Hobbit". Impossible ainsi d'être spoilés et pollués par les différents avis (bons ou mauvais) qui fleurissent sur la toile.

Je ne pourrai faire aucune comparaison avec le bouquin de Tolkien, ne l'ayant pas lu, ou plutôt devrais-je dire, n'ayant jamais réussi à le lire. Parce que oui, autant le dire tout de suite, quitte à déchainer les foudres des amateurs de fantasy, Tolkien je ne peux pas... J'ai essayé mais non je n'y arrive pas. Je n'aime pas Tolkien, voilà c'est dit, lancez vos tomates!

Pourtant, j'ai aimé l'adaptation cinématographique du Seigneur des Anneaux et j'attendais avec impatience ce Bilbo. Avec "Le Seigneur des Anneaux" et surtout "The Hobbit", puisqu'on parle de ce film ci aujourd'hui, j'ai retrouvé mon âme d'enfant. J'aime l'univers présenté, les paysages à couper le souffle encore une fois, les valeurs véhiculées, l'histoire dans sa globalité.

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"The Hobbit: un voyage inattendu" est plus orienté jeunesse, l'humour est beaucoup plus présent que dans "Le Seigneur des Anneaux" (désolée, j'en parle beaucoup mais comment l'occulter!?) et je dois l'avouer, je suis restée bouche bée devant la beauté des images. Il y a tant à voir... Pour ne citer qu'eux, l'antre des Gobelins foisonne de détails, la cité des elfes est toujours aussi belle et la bataille des géants de pierre est impressionnante. Et pour la grande enfant que je suis, quel plaisir de faire la connaissance de Radagast et de son univers farfelu et attachant. Mention spéciale pour ses lapins de compet'! Je veux les mêmes!

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Alors oui, il y a quelques défauts... Le roi des nains est bien trop beau pour être un nain (non pas qu'ils soient tous moches mais ils ont un physique de nain, pas celui d'une couverture de mode!), idem pour Kili (mais là je vais pas me plaindre... ^^). Le film a quelques longueurs mais comment faire autrement quand on fait d'un roman de 400 pages, 3 longs métrages de 3 heures!? Je trouve également qu'on ne se focalise pas assez sur Bilbon mais peut être que cela va changer dans les 2 autres opus... Des défauts donc mais qui n'en sont pas vraiment à mes yeux, sur lesquels je passe l'éponge sans problème.

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Allez voir "The Hobbit" avant de trop en entendre parler. Quant à moi je me laisserai bien tenter par un second visionnage mais en 2D cette fois ci (la 3D, je trouve ça sympa mais ça m'agace quand on me l'impose...).

La critique de Mr K: 5/6. On peut dire que je l'aurai attendu celui-là. Grand fan indécrottable de Tolkien, j'avais hautement apprécié l'adaptation que Jackson avait réalisé du triptyque du Seigneur des anneaux. Tout naturellement, on ne pouvait que souhaiter très fort qu'il adapte la préquelle avec la maestria et la sensibilité que l'on connaît à cet ex-réalisateur de films gores rigolos (Gloire à Brain Dead et Bad Taste!) devenu par la suite un réalisateur plus consensuel mais tout aussi talentueux (Créatures célestes notamment). Et dire qu'il a failli laisser son bébé à d'autres dont son très apprécié et estimé pote Del Toro. Mais voilà, les aléas de prod font que le king en personne réalisera les trois films relatant la quête de Bilbo.

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N'allons pas par quatre chemins, ce Voyage inattendu est une pure réussite formelle avant tout. Je suis resté stupéfait devant la majesté des paysages et la minutie des reconstitutions de la Terre du Milieu. On s'y croit vraiment et je me suis retrouvé directement dans ma défroque de môme de douze ans quand j'ai découvert l'ouvrage éponyme. Une belle claque visuelle dans laquelle se meuvent des personnages inoubliables. On retrouve avec un plaisir sans borne Ian McKellen dans le rôle de Gandalf (il est trop fort ce magicien et toujours aussi malin), Kate Blanchet retrouve la figure elfique de Galadriel (là je perds tout sens critique vu le charme fou que je lui trouve...). Mais THE revelation (enfin pas autant que ça...) est l'acteur qui joue Bilbo: Martin Freeman (déjà aperçu dans Love Actually et H2G2). Tout bonnement exceptionnel, il porte le rôle titre avec une aisance et un naturel confondant. Quel riche idée d'avoir pensé à lui! Gollum reste Gollum et Serkis révèle une fois de plus son talent pour incarner les créatures fantastique (King Kong de Jackson, c'est lui aussi!). Je ne vais pas passer tout le casting en revue mais sachez qu'il n'y a aucune faute de goût à mes yeux.

Bilbon

Le ton est bien plus léger dans The hobbit, l'humour y a entièrement sa place notamment grâce à la présence dans la compagnie de nains particulièrement paillards, amateurs de bonne chaire et de chansons. Cela donne des moments drôlatiques à souhait. Cerise sur le gâteau, répondant aux critiques acerbes de certains fans (dont je fais partie), la fameuse herbe que fument à la pipe les hobbits révèle enfin ses vraies vertues dans une scénette particulièrement réussie mettant en scène le mage brun Radagast (homme complètement à côté de ses pompes tiré par un chariot mu par des lapins géants, tout bonnement énorme!). Pour autant, les phases d'action ne sont pas en reste et des passages sont véritablement épiques comme dans le repère gobelin ou l'attaque de Smaug sur Erebor. La camera virevolte, plane... on est en terrain connu. C'est bien le réalisateur du Seigneur des anneaux derrière la caméra, un fanatique de Tolkien qui fait tout pour adapter le plus fidèlement possible le livre dont il s'inspire.

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Pourquoi 5/6 alors, me direz-vous? Tout d'abord, il vous faut savoir que Mr K est un râleur de première et quand il aime, il regarde tout sur tout et a tendance à pigner! Primo, la musique est un vague copié-collé sur la BO des trois Seigneurs des anneaux. Pas vraiment d'inspiration mais elle a le mérite de coller parfaitement au décor, petite déception tout de même. Deuzio, la scène de la perte de l'anneau par Gollum et sa récupération par Bilbo me paraît bien courte et pas vraiment fidèle. En même temps, ça fait bien longtemps que j'ai lu l'œuvre originelle, du coup je l'apporte avec moi dans le Périgord pour Noël histoire de me rafraîchir la mémoire. Heureusement juste après, la scène du combat d'énigmes est particulièrement réussie. Tertio, la 3D. Une fois de plus, je l'ai trouvé inutile ou si peu, et les couleurs perdent en peps. Régulièrement, je les soulevais afin de profiter au max des paysages grandioses. Enfin, je ne comprends toujours pas pourquoi trois films alors que deux auraient suffi je pense tant des passages sont plus du remplissage qu'autre chose (à quoi bon remontrer Bilbo âgé avec Frodo pendant 20 minutes de verbiages pas vraiment utiles sauf pour ceux qui n'auraient pas vu les trois opus précédents...). L'appât du gain?

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Rassurez-vous, le film est tout de même une réussite rare et on passe un pur moment de bonheur pour tout fan du genre. De l'aventure avec un grand A, de l'humour, de la poésie et une histoire éternelle. Les 2h45 passent à toute vitesse et on ressort émerveillé comme un gamin, et cela ça n'a pas de prix! À ne louper sous aucun prétexte sous risque de vraiment le regretter!

mercredi 19 décembre 2012

FizZz and Bubbles aux Cosma Blog Awards !

Je vous avais parlé, il y a quelques mois, du blog beauté / mode / trucs de nana, FizZz and Bubbles, qu'on a ouvert en septembre avec ma copine-collègue.

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En ce moment FizZz and Bubbles participe aux Cosma Blog Awards et on a besoin de vous! Nous sommes 45 participants et seulement le top 20 sera proposé au jury Cosmunity. A votre bon coeur messieurs dames... Un petit coup de pouce sera bienvenue!

Les votes sont ouverts du 17 décembre au 15 Janvier 2013. Vous pouvez même voter tous les jours si vous nous aimez beaucoup car un vote est comptabilisé par personne (adresse IP) et par jour!

Si vous avez 10 petits secondes à perdre merci de voter pour nous! On a le n°26 et on compte sur vous ;)

Pour voter c’est ici:

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mardi 18 décembre 2012

"Bunker" de Serge Brussolo

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L'histoire: Une angoissante course au trésor dans une maison hantée par des fantômes à croix gammée. Une ancienne cité balnéaire où la jungle crève les trottoirs, où les singes envahissent les cabines téléphoniques. Un vieillard mythomane, concierge d'un bunker abandonné, sentinelle d'apocalypse veillant sur les ruines d'un laboratoire digne des "médecins" maudits du IIIème reich! Au bout du compte, un cocktail au goût de sang.
Quand la folie tire les ficelles du crime, tout est possible, même le pire... Surtout le pire!

La critique de Mr K: Cela faisait bien longtemps que Nelfe et moi n'étions pas retournés chez l'abbé. Devant l'arrivée des grands froids et le relatif calme en terme de travaux dans la maison, nous avons craqué! Au détour d'un bac consacré aux polars, je suis tombé sur ce volume dont la quatrième de couverture m'a tout de suite accroché: Amérique du Sud, jungle, nazisme et chasse au trésor... Tous les éléments d'un bon cocktail littéraire étaient réunis. Je ne me suis pas trompé!

La scène d'ouverture plante direct le décor, nous assistons à l'exécution de la maîtresse officielle d'un chef de guerre local à la cruauté redoutable. Ce premier chapitre est âpre, violent et nous présente Miss O, une passionaria révolutionnaire assoiffée de vengeance. Très vite, nous l'abandonnons au profit de Caine, le héros d'un récit qui va à cent à l'heure. Écrivain à la petite semaine, il est en Amérique du sud pour enterrer son mentor (ex prof de fac) et respecter ses dernières volontés. Ce dernier enquêtait sur Arturo Aguilados, un tyran local amateur des théories raciales d'Hitler et retranché dans un bunker (la fameuse casamuertas) qu'il s'est construit sur une petite île au large d'une cité balnéaire apparemment tranquille. Il y aurait commis des expériences innommables et surtout, il y aurait dissimulé un caché un trésor que beaucoup convoitent.

Très vite, la tension monte. Brussolo est un maître dans le genre et il le prouve ici de la plus belle des manières. L'ambiance est glauque à souhait avec cette cité reconquise peu à peu par la jungle, abandonnée par ses habitants fuyant la violence du gang tenant la mine d'or de la région, le terrorisme incarné par Miss O et la nature qui reprend ses droits. On suffoque avec le héros dans ce climat tropical impitoyable qui transpire des pages. Les personnages sont ambigus à souhait et on ne sait vraiment pas sur quel pied danser. Bien que court, ce récit n'est pas avare en rebondissements et bien malin serait celui qui devinera la fin avant la toute dernière page. Pour ma part, j'ai été littéralement cueilli et séduit par un parti pris pas si courant dans l'édition actuelle.

Le style est percutant et brut de décoffrage. C'est du polar pur et dur, la langue est abrupte, parfois crue. Les personnage sont ciselés en quelques formules bien senties et bien que caricaturaux parfois, ils sont attachants et bougrement vivants. L'addiction est venue très vite et je dois avouer que j'ai veillé bien tard deux nuits de suite pour savoir le fin mot de l'histoire. Une belle expérience entre dépaysement et roman noir que je ne saurais que trop vous conseiller!

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lundi 17 décembre 2012

"Mais qui a re-tué Pamela Rose?" de Kad et Olivier

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L'histoire: Quand il reçoit un appel du shérif de Bornsville lui annonçant que le cercueil de Pamela Rose a été volé, l’agent Douglas Riper voit là une occasion de renouer les liens avec son ancien coéquipier Richard Bullit. Un ex-ami avec lequel il est brouillé, depuis des années, suite à une fâcheuse histoire de femme et de Fuego. Les deux anciennes gloires du FBI, devenus des purs has been, se retrouvent donc pour enquêter sur cette profanation, sans savoir qu’ils sont en réalité attirés dans un piège par un homme qui leur en veut beaucoup. Sans se douter non plus qu’ils seront bientôt les seuls à être au courant que la présidente des Etats-Unis of America est sur le point d’être assassinée. Rien que ça…

La critique Nelfesque: Plus c'est con, plus c'est bon! J'avoue être assez fan du concept. J'aime Kad et O parce que c'est absurde, j'aime Kad et O parce que c'est du grand n'importe quoi, j'aime Kad et O pour les petits détails qui tuent. Avec "Mais qui a re-tué Pamela Rose?", j'ai été servie!

"Mais qui a tué Pamela Rose?" est un de mes films cultes. Je l'ai vu 5.000 fois et je ne m'en lasse pas. Quand j'ai appris que Kad et O étaient en tournage pour une suite, j'ai sauté de joie (ouais carrément) et puis j'ai attendu, attendu, (je suis allée siffler là haut sur la colline...) 2 ans et ENFIN le film tant attendu est arrivé au cinéma.

Alors, alors... L'attente fut longue (10 ans quand même depuis le premier volet!), Kad et O ont vieilli physiquement mais n'ont pas perdu de leur superbe. Enfin... Olivier n'a pas perdu de sa superbe... J'ai un peu plus de mal avec Kad, depuis ses rôles "bienvenue à beauf-land dans des films pourraves français" (et je ne parle pas là du superbe "Je vais bien, ne t'en fais pas"), mais le duo fonctionne toujours.

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Il faut avoir l'oeil partout, regarder les arrières plans, s'attacher aux détails, lire les panneaux au fond à gauche... La déconne cachée est partout! Je suis sûre qu'au second visionnage en DVD je vais remarquer de nouvelles choses. J'ai ri au sérum de la vérité si je mens, aux coupes de cheveux improbables de Laurent Laffitte, à l'harmonica de Kad dans sa nouvelle vie dans le trou du cul de l'Amérique, j'ai pleuré de rire à l'évocation de la poularde, à Olivier en étudiante gothique, à la visite d'Air Force One qui cache bien des secrets... Quant au générique de fin, je vous laisse le découvrir. Surprenant!

Tout n'est pas génial c'est vrai. Il y a des redites, les "tétés de Ginger" sont recyclés, les sorties cultes "Queuwa!? Teuwa!?", la Fuego... et si il fallait choisir je garderai le premier (Gérard Darmon et Jean-Paul Rouve n'y sont pas pour rien) mais c'est autant de clins d'oeil qui rappellent les années folles Kad et O et ça fait franchement du bien. Un chouette film à voir pour qui aime le décallé et n'a pas honte de rire de choses complètement débiles. Je vous assure, on le vit très bien!

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La critique de Mr K: 4/6. J'ai passé un très bon moment devant cette comédie française bien déjantée. Bon, rien de vraiment neuf depuis le premier Pamela Rose et un duo dont on connait les ficelles... Mais quelles ficelles! Il y a du Mel Brooks dans l'air, l'absurde est au détour de chaque dialogue et image. Quelques années après leur succès pas très probant à Bornsville, Riper et Bullit reviennent en force et en Fuego! Ici, elle est d'ailleurs déclinée à toutes les sauces au gré des humeurs de Bullit (Kad) encore plus c.. que dans le premier opus.

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L'histoire n'est ici qu'un prétexte à l'accumulation de gags dont le duo à le secret avec des références à leurs exploits passés: quel bonheur de revoir une bonne séance de Kamoulox, le jeu le plus débile et fun de la planète (essayez d'en faire un avec vos amis, délire assuré si vous vous prêtez vraiment au jeu)! Certes certains passages sont moins drôles (j'ai trouvé les dix premières minutes un peu soft à ce niveau) mais ensuite on frise presque le perfect avec notamment une visite d'Air Force One d'anthologie, un fabricant de chocolat accro à sa marchandise, une séance de séduction à la mode Kad, des dialogues purement ubuesques et des personnages secondaires tous plus croustillants les uns que les autres (le supérieur qui change de coiffure à chaque plan est bien réussi notamment).

Bref un très bon divertissement pour les amateurs des deux copains et autres Nuls (impossible de ne pas penser à La cité de la peur). Perso, j'ai eu le sourire vissé au visage durant tout le métrage et même après!

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dimanche 16 décembre 2012

Logique américaine...

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Dessin de Bar tiré de son blog

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