Cafards at home

Le capharnaüm éclairé

mardi 24 juin 2008

Hellfest 2008 (part 1/3: "Appetite for destruction")

hellfest_banderolle

Les Time Killer (Slaytanik et moi-même) avons passé un weekend Énorme à Clisson, le weekend que nous attendions depuis un an (l'édition 2007 sic!). Inutile de préciser que nous nous sommes préparés et équipés pour l'événement. Le plus important pour nous cette année était de pouvoir dormir nos six heures afin de tenir le coup le jour qui suit. Quitte à ce que l'expérience soit moins "roots", en 2008 nous faisons l'impasse sur le camping du festival et opté pour un camping se situant à 7 km du site. Nous y sommes dès jeudi soir afin de se "mettre en condition"... Couchés à 3h du mat, nous nous endormons l'esprit tourné vers le lendemain.

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Vendredi 20. Bien décidés et motivés comme jamais, nous arrivons sur les lieux des festivités vers midi; première surprise: "C'est trop facile de trouver une place!". En effet, nous nous garons à la même place que l'année précédente près du Leclerc à 15 minutes du premier barrage, celui des "bracelets-pass". L'organisation semble s'être améliorées depuis 2007, la suite nous le confirmera. Nous arrivons au Portail monumental de l'entrée; surmonté de la double croix, symbole de l'édition 2008. Des tentures sombres agrémentées de maximes métalleuses encadrent la structure. On y est!!! Nous passons la fouille et nous retrouvons directement près des deux scènes principales ("main stage" et "secondstage" pour les têtes d'affiche et autres groupes de renom ou en devenir), la troisième ("discovery stage" pour les jeunes pousses et des groupes plus "underground") est plus loin sous un chapiteau.

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Ce serait trop long pour vous décrire précisément les lieux. Ce que l'on peut en dire, c'est que cette année, les bouchées doubles ont été mises pour un meilleur confort des festivaliers. Tout d'abord, le SON. Tout bonnement parfait, peu ou pas de saturations donc un confort d'écoute optimal. C'est je pense la condition nécessaire et suffisante pour qu'un festival de ce genre soit un bon moment (ca devient vite une torture dans le cas contraire!). Les deux scènes principales sont côtes à côtes, passer d'un concert à l'autre est beaucoup plus simple et évite les gros mouvements de foule. Et comme, les concerts que nous voulions voir se déroulaient essentiellement sur ces deux scènes...  Deux plans d'eau pour s'asperger le corps et les cheveux ("rite clef" pour tout headbanger qui se respecte), c'est ce qui manquait cruellement à l'édition 2007.  Il a fait excessivement chaud ces trois jours, et l'eau était indispensable à notre "Survie". Il y avait aussi davantage de sanitaires. "L'extrême market" a doublé de taille et permettait aux consommateurs que nous sommes de dépenser nos euros: T-shirt,vêtements, drapeaux, badges, disques, livres, bougeoirs... Inutile de vous dire que le noir domine que ce soit dans les boutiques ou sur le public...

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La meilleure surprise est le grand espace "détente". Grand pré entouré de bars, restaus, du carré VIP et autre stand de signatures, il présentait cette année une originalité. Plusieurs structures à base de récupération de métaux étaient érigées en son sein, elles abritaient deux bars, une banque de jetons pour les consommations (roses cette année! Pour mieux les voir dans la nuit!). Bel exemple de mariage heureux entre esthétisme et fonctionnalité. Le meilleur, c'est que la nuit ses structures éclairaient la zone de couleurs diverses (rouge, vilolet, vert, bleu...) et apaisantes, ce qui en faisait le lieu idéal pour une mini-sieste ou prendre l'apéro n°6...

Premier bilan, on a dépensé 109 euros et niveau site et confort, on ne nous prend plus pour des cons... Car il est certain qu'un métalleux en forme, est un métalleux performant et heureux.

Les concerts du jour. 29!!! Comme chacun des trois jours. Inutile de vous dire que nous n'avons pas assisté à l'ensemble des prestations. Les deux scènes principales alternants les shows, c'est par rapport à la "discovery stage" que nous devions faire des choix... Cruels parfois.

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Au chapitre "révélations": Septic Flesh (clic), groupe Dark Metal grec à l'atmosphère des plus sombre et à la prestation puissante et précise. Rotting Christ (clic), groupe Black Métal grec (soufflent régulièrement les braises attisées par des groupuscules intégristes catholiques et s'avèrent être d'excellent "comédiens"). Vieux groupe formé en 1987, le style brutal s'enrichit de violons mélancoliques et de claviers hypnotiques. Si le courage ne vous manque pas, l'expérience vaut le détour... Mais la claque du jour vient d'un groupe mythique que je découvre ce jour là: Carcass (clic). Originaire de Liverpool, ce groupe culte de Death Métal n'usurpe pas sa réputation. 1h15 de pur bonheur en barre. Entre death bien gore et des passages plus mélodiques et progressistes, ces anglais sont vraiment trop forts! Meilleur concert de la journée à mon avis. Les trippes ne trompent pas!

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Au chapitre "poids lourds": In Flames (clic), groupe de Death Métal venu de Suède très connu dans le milieu. Concert carré et rodé, avec des effets pyrotechniques! Encore une nouveauté au Hellfest! Pro donc, mais décevant dans le sens où tout cela semblait manquer de coeur... Enfin, ce fut un très bon concert tout de même. Testament (clic), groupe Thrash-Métal américain qui nous a donné un concert "roots" et légèrement kitsh. Perso, je suis fan. Dimmu Borgir (clic), groupe de Black Métal venu de Norvège efficace et bien rodé. Reste le groupe de hard-core new yorkais Sick of it all (clic), débordant d'énergie et un mur de son. Mon beau-frère ne m'avait pas mentit, "ces gars là ça crache!". Mick, merci!!!

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Au chapitre "caca-boudin": Paradise Lost (clic), groupe de Doom-Métal mélodique de Grande Bretagne. C'est une énorme déception. C'est un groupe que j'adore depuis des années et leur prestation a été offensante pour les fans. Mou et sans réelle relation avec le public, j'ai passé mon chemin assez rapidement. J'espère un jour les revoir sous leur meilleur jour. Mayhem, groupe de black-métal norvégien. Indigeste et malsain dans le mauvais sens du terme. Je suis assez adepte du jusqu'au boutiste et je suis ouvert à beaucoup de choses mais là... Inintelligible et grotesque (le chanteur tente le coup de la messe noir, il ne récoltera que des rires de ma part, tant sa prestation était lourdingue). A oublier...

Bilan: Bonne première journée où les moments cultes ont éclipsé les déceptions. Nous rentrons vers 3h au camping. Un petit "after" plus tard, nous regagnons crevés mais heureux nos sacs de couchage...

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samedi 21 juin 2008

Faites de la musique

C'est la fête de la musique aujourd'hui non!? Alors, je me fais plaisir et vous fais partager un de mes chouchous: Nosfell.

nosfell

Nosfell est un des artistes qui me fait le plus vibrer avec ses mélodies hypnotisantes et envoûtantes et sa voix qui flirte aussi bien avec les graves qu'avec les aigües. Sur scène, il est beau, tout simplement: ses prestations sont poétiques, les dessins sur son corps sont artistiques, l'ambiance est apaisante... Il nous emmène dans son monde. Celui où on parle le Klokobetz, cette langue qu'il a inventé et qui possède sa grammaire, et où vivent Shaünipul et Blewkhz Gowz. D'une manière fascinante, proche de la skizophrènie, il nous narre les différentes histoires de cet univers imaginaire: Klokochazia.

Celà fait des années que sa musique accompagne ma vie. Peut être accompagnera-t-elle désormais la vôtre...

Il prépare actuellement son 3ème album.


Nosfell-Jaun Sev' zul (live)

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jeudi 19 juin 2008

Les Pieds dans la vase mais au soleil!

serrure2Dimanche dernier, nous avions prévu d'aller au festival des Pieds dans la vase à Kervignac pour assister au concert de Graeme Allwright et aux prestations de l'Usine à canards (et oui... encore!).

La veille au soir, avec des potes à la maison, c'était barbec party. Mais "ô surprise!", au moment d'ouvrir notre porte d'entrée, les merguez à la main, impossible de tourner la clé dans la serrure. Ouais hein, balèze! Essayez de tenir une poignée de porte, une grille de barbec dans l'autre main et de tourner une clé en même temps... Bref, je vous la fais courte, même en ayant posé les futures grillades pour avoir les mains libres, toujours impossible d'ouvrir cette p*#~grrrr de porte!!! Pas de panique... Pour le barbecue, on va passer par la fenêtre (ok, c'est pas très pratique mais c'est la seule solution) et pour la porte on verra ça demain! Je vous laisse imaginer le reste de cette trépidante soirée. Une chose est sûre, pas la peine de s'acheter une wii fit pour faire du step.

Le lendemain (le dimanche donc pour ceux qui suivent (un dimanche en plus... la totale... va appeller un serrurier le dimanche... et le jour de la fête des pères... bref...)), je commence à passer des coups de fil à droite à gauche entre serrurier et assurance afin de pouvoir sortir de la maison! C'est pas tout ça, mais on a un festival cet après-midi et l'anniversaire de Mr K senior ce soir (le "senior" ne veut pas dire vieux hein... je veux pas m'engueuler avec ma belle famille!).

Alors là, le suspense est à son comble! Ont-ils finalement réussi à joindre un serrurier de libre ce dimanche de fête des pères? Est-il arrivé assez tôt afin qu'ils puissent aller à leur concert? Vous n'en pouvez plus d'attendre, je le vois bien, donc je vous rassure tout de suite: OUI ON A ÉTÉ SAUVÉ!!!!

Avec une serrure toute neuve, nous voici donc partis, un peu en retard mais partis quand même, en direction de Kervignac.

piedsdanslavasePile à l'heure pour le concert auquel on voulait assister. On a râté 2 ou 3 chansons mais rien de dramatique. Le concert en question est celui de Graeme Allwright.

"Hein? Graeme queuwa!!!???". Mais siiii, petit inculte! Graeme Allwright! Tu sais bien, celui qui a reprit des chansons de Leonard Cohen en français! Bon là, si tu ne connais pas Leonard Cohen, je ne peux rien pour toi...

Graeme Allwright, aujourd'hui âgé de 81 ans, est un chanteur engagé des années 70. Mr K a d'ailleur été bercé aux doux airs de Tout le monde le sait, Suzanne et autres Jusqu'à la ceinture (si vous cliquez, vous aurez des extraits, c'est cadeaux!).

Graeme Allwright c'est aussi "Il faut que je m'en aille (les retrouvailles)", "Petite boîtes", "Ca je ne l'ai jamais vu", "Demain sera bien", "Petit garçon", "Qu'as-tu appris à l'école?" et j'en passe.

Dimanche, entouré de 2 musiciens malgaches à la guitare et à la contrebasse, il nous a gratifié d'un set d'1h30 environ. Bon nombre de ses classiques y sont passés, pour le plus grand bonheur du public, venu nombreux et reprennant en choeur ses chansons les plus célèbres. L'ambiance est bonne et familiale, des bébés dorment dans les bras de leurs mères et plusieurs générations se retrouvent rassemblées dans la joie. Le temps semble suspendu...

Après ce concert, nous sommes ressortis écouter l'Usine à canards que je ne me lasse pas de voir et d'entendre. Le temps de se dégourdir un peu les jambes et de dandiner des fesses, nous voilà reparti sur les routes direction la maison des parents de Mr K.

Dommage qu'on ait eu ce problème de porte, j'y serai bien restée un peu plus longtemps...

Pour finir, je laisse regarder, à ceux qui n'ont pas le mal de mer, une vidéo que j'ai faite lors du concert de Graeme Allwright. Il s'agit de la chanson "J'm'envolerai". Enjoy!


Graeme Allwright aux Pieds ds la vase
envoyé par Nelfe75

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mardi 17 juin 2008

En Bretagne, on a pas mal de poètes...

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lundi 16 juin 2008

Vaut mieux être riche et bien portant que...

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Le carton d'invitation promettait, ce jeudi 12 juin, un "super-repas hard discount". Au menu : "panaché de crudités de saison sauce provençale" (carottes râpées vinaigrette), "quenelles strasbourgeoises et suprême de pommes de terre en flocons" (purée-saucisses de Strasbourg), "émulsion lactée dans son écrin polymérisé" (yaourt nature). Le tout servi dans le cadre cossu de la questure de l'Assemblée nationale.

C'est à Pierre Gosnat, député (PCF) du Val-de-Marne, qu'en revient l'initiative. Comme tous ses collègues de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, il a reçu dans son courrier, à l'occasion de la discussion du projet de loi modernisation de l'économie (LME), la brochure d'une grande marque de distribution (Casino) vantant son "plan discount" pour le pouvoir d'achat et garantissant un repas complet pour "0,94 euro par personne". Une incitation à peine déguisée à encourager le développement de la concurrence et à autoriser la multiplication des surfaces commerciales, précisément au coeur du projet de loi. CQFD.

"C'est logique que des groupes professionnels interviennent dans le débat. Nous recevons à chaque fois des tas de courriers, dans lesquels les uns font part de leurs attentes, d'autres de leurs inquiétudes. Cela ne me choque pas, précise M. Gosnat. Mais encourager la malbouffe pour sauver le pouvoir d'achat, non !"

Plus que toutes les batailles à coups d'amendements et les longues heures passées en séance, ce "coup de com'" réussi aura permis aux élus communistes de bénéficier d'une audience à laquelle ils ne sont plus accoutumés. Journalistes de la presse écrite, radios et télévisions étaient au rendez-vous : l'équipe de France 2 était venue accompagnée d'un nutritionniste, Jean-Michel Cohen, pour analyser le contenu de l'assiette.

"PLUS DE GRAISSES QUE DE PROTÉINES"

Selon ce dernier, "à moins de 2,70 euros par jour, ce n'est pas possible de se nourrir correctement". Avant même d'avoir jeté un oeil sur les emballages, il se dit certain qu'il y aura "plus de graisses que de protéines". Diagnostic confirmé par l'étiquetage : les saucisses "pur porc" ne sont composées qu'à 70 % de viande de porc et contiennent 28 % de matière grasse pour 11 % de protéines. "On peut en faire un repas, mais manger ça tous les jours, midi et soir, c'est le cholestérol assuré, sans parler de l'insuffisance calorique", conclut M. Cohen.

"Le problème, c'est que beaucoup de gens n'ont pas d'autre choix pour se nourrir", intervient M. Gosnat. "Il ne s'agit pas de culpabiliser ceux-là, ajoute son collègue André Chassaigne (PCF, Puy-de-Dôme). Mais au lieu de favoriser la grande distribution, le gouvernement ferait mieux d'augmenter les bas revenus afin qu'ils puissent choisir de manger autre chose."

Les députés communistes tenaient aussi à dénoncer "ce qui se cache derrière ce menu à 0,94 euro". "Dans ce secteur, la flexibilité, la pénibilité du travail, les bas salaires sont la règle quasi générale", insiste M. Gosnat, invitant élus et journalistes à passer à table : "Je ne voudrais pas vous couper l'appétit..."

Place au festin ! Nappes en papier, assiettes en carton et gobelets de plastique, carafes de Château La Pompe fournies par la questure. Le personnel de l'Assemblée a assuré le service avec le sourire. "Incroyable, ça se mange", prévenait le carton d'invitation. "Mais c'est vraiment pas bon", a ronchonné Jean-Pierre Brard (PCF, Seine-Saint-Denis).

Patrick Roger, le Monde.fr du 13 juin 2008

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samedi 14 juin 2008

En attendant le Hellfest...

Une chanson, deux versions... Cruel dilemme!

J-6 avant ma convention de musiques extrêmes. J'errais sans but dans les pages de Dailymotion lorsque je suis tombé par hasard sur une énième parodie de la chanson "cuculte" de Cindy Sanders ("Révélation indirecte" de l'émission "A la recherche de la nouvelle star").

Attention, ce n'est pas tous les jours que les Black métalleux ont des velléités de franche rigolade. Nous vous laissons seuls juges: deux versions et les paroles sont fournies. Nous attendons vos réactions avec impatience!

Rien n'est plus fort qu'être en scène
Petite chenille j'rêvais déjà de ça
Exister, montrer à ceux que j'aime
Ô Combien tout ça était inscrit en moi

Les filets qu'on me tend
Les pièges de ces gens
Les obstacles au-devant
J'passe au travers

Les mots lourds et blessants
Les langues de serpent
Ne sont qu'une suite de paroles en l'air

Refrain :
Papillon de lumière
Sous les projecteurs
Papillon de lumière
Revit dans vos cœurs
Papillon de lumière
Garde tout son mystère
Papillon de lumière
N'a plus rien d'éphémère.

Je me donne telle que je suis
Sans chercher à tricher face à vous
Même mes larmes ne sont que d'l'eau depuis
Qu'un beau jour je vous ai tout confié de moi

Les filets qu'on me tend
Les pièges de ces gens
Les obstacles au-devant
J'passe au travers

Les castings éprouvants
Les cris “au suivant”
Ne sont que des barrières à mes prières

Refrain

Cette énergie en moi
Qui brûle de partout
Je n'veux que la partager
Avec vous

Refrain

"Papillon de lumière" Cindy Sanders

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jeudi 12 juin 2008

Dans la Sarthe, on sabre le Champagne!

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Une petite commune de 729 habitants dans la Sarthe , Rouez-en Champagne, vient de toucher le jackpot: Serge Le Grou, un homme d'affaire originaire de la région, décédé fin 2007, l'a désignée comme son unique légataire universel. Et quand on sait le montant de cet héritage, ça donne envie d'être Sarthais... 37 milions d'euros!

Les habitants demandent déjà le retrait des impôts fonciers... "Il n'en est pas question!" selon le maire. Une 2ème épicerie? "Yen a déjà une et c'est très bien ainsi!".

Alors que va faire la mairie de tout cet argent!? Avant sa mort, le bon Serge a négocié avec Monsieur le Maire et a posé ses conditions. Pour toucher l'héritage, la commune devra notamment s'engager à construire  une cinquantaine de pavillons neufs réservés à des personnes âgées dans le besoin. Après un rapide calcul, à 740.000 euros le pavillon, pépé et mémée n'auront pas besoin d'attendre leur cercueil pour péter dans la soie...

Jolies conditions pour un beau petit magot!

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mercredi 11 juin 2008

Mon chéri, un petit bib de binouze?

b_b__bi_rePetite nouvelle AFP du jour bonjour!

Une Polonaise en état d'ivresse a accouché d'une petite fille qui est venue au monde avec 2,9 grammes d'alcool par litre de sang, a annoncé mardi la police de Varsovie.

Les médecins de l'hôpital d'Otwock, une localité de banlieue de Varsovie, ont alerté la police de l'admission lundi d'une femme enceinte en état ivresse.

"Une prise de sang a révélé que la mère, âgée de 38 ans, avait 1,2 grammes d'alcool au moment de l'accouchement", a déclaré une porte-parole de la police de la capitale, Dorota Tietz.

La mère risque jusqu'à 5 ans de prison pour avoir mis en danger la vie et la santé de sa fille, a-t-elle précisé.

"La vie de l'enfant n'est pas en danger immédiat, mais les médecins craignent pour les effets sur son développement", a-t-elle ajouté.

Sacrés amis polonais... Vous reprendrez bien un ptit verre!!??

Posté par Nelfe à 18:00 - Les actualités du bazar - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 10 juin 2008

Pourquoi Sarkozy n'est-il plus populaire?

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La vertigineuse baisse de popularité de Nicolas Sarkozy est d'autant plus préoccupante pour lui qu'elle touche non seulement ceux qui n'ont pas voté pour lui mais aussi une part croissante de l'électorat de droite et qu'elle s'accompagne d'une hausse concomitante de son premier ministre, François Fillon. C'est donc bien le président lui-même qui est en cause.

On a justement avancé comme cause de ce phénomène l'affichage excessif de la vie privée ou les relations trop visibles avec des amis milliardaires. Mais sa chute s'explique aussi par un grave désaccord avec l'opinion publique sur la conception même de la fonction présidentielle.

Les Français sont attachés à un idéal type du rôle du président de la République tel que le général de Gaulle l'a forgé dans les dix premières années de la Ve République et tel que son adversaire principal François Mitterrand l'a repris à son compte deux septennats durant. C'est parce qu'il s'écarte trop de ce modèle de référence que Nicolas Sarkozy décontenance une part importante des électeurs, y compris à droite.

Dans cet idéal type, trois fonctions sont associées au président classique de la Ve République. La première est d'être un arbitre. Non au sens que certains avaient voulu y voir de l'arbitre-spectateur se contentant de compter les points. Mais au sens de l'arbitre-acteur qui, après débats et discussions, tranche et fixe la ligne ou, en cas de crise, trouve les voies de l'apaisement ou les solutions.

Or Nicolas Sarkozy pratique tout autrement. Il lance des idées, présentées comme des décisions, avant, au vu des réactions, de les moduler, de les corriger, voire de les abandonner. Mais en court-circuitant les intermédiaires dans ce face-à-face constant entre le président et les Français, la parole présidentielle perd de son poids. Et le chef de l'Etat n'est plus dans la position d'un arbitre, puisqu'il a lui-même fixé la ligne au départ et est amené trop souvent à se déjuger. Sans problème quand Nicolas Sarkozy était président de l'UMP, candidat ou même ministre, cette façon d'agir désoriente quand elle émane du premier personnage du pays.

La deuxième fonction du président classique de la Ve République est celle de rassembleur. Celui qui dépasse les frontières du parti politique qui a contribué à le porter au pouvoir, et respecte l'adage selon lequel le roi de France oublie les querelles du duc d'Orléans. Il y avait certes de l'hypocrisie dans cette posture, et aucun président ne s'est désintéressé du jeu des partis ni n'a abandonné de lui-même son influence sur celui dont il était issu.

Mais Nicolas Sarkozy va beaucoup plus loin en restant le leader de fait de l'UMP. Pis : fidèle à lui-même, il ne s'en cache pas. Ne réunit-il pas chaque semaine l'ensemble des dirigeants de l'UMP à l'Elysée et, dit-on, horresco referens, dans la salle même où se tient le conseil des ministres ? Ne prend-il pas la parole dans les conseils nationaux du parti ? N'intervient-il pas de bout en bout dans la bataille de Neuilly à laquelle son propre fils se trouve mêlé ? Dans ces conditions, et tout naturellement, le taux de soutien à Nicolas Sarkozy tend à s'aligner sur le niveau de l'UMP, minoritaire, forcément minoritaire.

La troisième fonction du président classique de la Ve République est de se consacrer à l'essentiel. Dans ses Mémoires d'espoir (Plon, 1970), le général de Gaulle définit le président comme "l'homme en charge de l'essentiel". Avec Nicolas Sarkozy, on peut ajouter : "et de l'accessoire" ! Quand, en deux jours, le président reçoit les syndicats de chauffeurs de taxis et les représentants des buralistes, puis descend sur le perron de l'Elysée pour annoncer une avance de 200 euros aux titulaires du minimum vieillesse, la fonction change, au risque du clientélisme et de l'électoralisme. Or les Français, et singulièrement les électeurs de droite, l'ont élu pour réformer le pays en sachant résister aux corporatismes et pour fixer des priorités claires plutôt que pour lancer un nouveau débat par jour.

"ARBITRE ET GARANT DES INSTITUTIONS"

Dans la popularité nouvelle de François Fillon, il y a moins, semble-t-il, la reconnaissance de ses mérites que le désir très profond que soit réhabilitée la fonction de chef de gouvernement. Les Français ont intégré une répartition des tâches qui vient de loin dans notre histoire. Pour que le président puisse joue son rôle d'arbitre, de rassembleur et en charge de l'essentiel, il doit s'appuyer sur un premier ministre qui dirige au jour le jour l'action gouvernementale dans les priorités qui lui sont fixées, affronte la critique, assure la tâche de chef politique de son camp et, enfin, protège le président. Dans un sondage du Cevipof de juin 2007 sur le rôle attendu du président de la République, 34 % seulement des personnes interrogées répondaient "diriger lui-même le pays" et 66 % "exercer une fonction d'arbitre et de garant des institutions".

Avec le quinquennat, et aussi avec son tempérament, Nicolas Sarkozy estime cette conception de son rôle dépassée, mais il n'est pas compris du plus grand nombre. Ce qui aboutit à cette situation cocasse où le premier ministre ne protégeant plus le président, c'est ce dernier qui très efficacement protège son second.

On peut penser que le modèle de Nicolas Sarkozy n'est pas le général de Gaulle mais bien davantage un leader comme Tony Blair. Le chef à la fois du pays et de son parti, le face-à-face direct avec l'opinion, le brillant orateur venant défendre chaque semaine sa politique aux Communes... Mais en France, le sacre du président oint par le suffrage universel, l'étendue de ses pouvoirs sans contrepoids rendent la transposition des pratiques anglaises dans les habits de la Ve République excessive et parfois insupportable.

L'impopularité de Nicolas Sarkozy trouve une part de son explication dans la façon dont il exerce la fonction présidentielle où, pour beaucoup, il sort du cadre de la photo laissée par ses prédécesseurs. Il y a là une question majeure pour la réussite du quinquennat Sarkozy. Acceptera-t-il de changer pour revenir progressivement vers le triptyque de la Ve République : arbitre-rassembleur-en charge de l'essentiel, mais en abandonnant une partie de lui-même ? Ou bien choisira-t-il de persévérer en attendant que les Français acceptent son changement du paradigme institutionnel, avec comme seul bouclier d'ici à 2012 les mots de René Char : "Serre ton bonheur, va vers ton risque, à te regarder ils s'habitueront."

Jérôme Jaffré, éditorialiste associé, Le monde.fr, le 10 juin 2008

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lundi 9 juin 2008

L'anticipation selon Bordage

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Résumé (tome 1):

XXXIIIème siècle, le REM, immense et infranchissable rideau électro-magnétique, protège l'Occident des empires voisins.

Une fois par an, une porte s'ouvre dans ce mur. Mais qu'advient-il de ceux qui ont fui de l'autre côté? On parle d'esclavage. On dit aussi qu'ils s'affrontent dans des arènes, tels les gladiateurs de la Romme antique. Mais nul n'en est revenu pour témoigner.

Wang doit fuir Grand-Wroclaw, en Silésie, pour avoir transgressé la loi d'Assöl le Mongol, un parrain de clan. son exil va le mener au-delà du rideau...

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Résumé (tome 2):

2214, le monde est divisé par le REM, un rideau électro-magnétique infranchissable.

A l'Ouest des nantis qui ont fait de leur espace un havre de paix et de prospérité. de l'autre côté, des peuples bafoués, des esclaves que l'on importe pour satisfaire les aspirations ludiques des Occidentaux en mal de sensations. Car les immigrés, en devenant les soldats des jeux uchroniques -les guerres fictives qui reconstituent les conflits du passé-, ne sont plus que des ports en sursis.

Leur seul espoir repose sur Wang, leur capitaine de champ qui, en devenant le germe du chaos, tente un impossible pari: faire tomber le REM. Mais n'est-il pas lui-même un pion manipulé par le réseau clandestin des "ruches"?

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Critique:

Le formidable talent de conteur de Pierre Bordage nous plonge dans ce tiers-monde glauque et malfaisant et nous nous retrouvons, bousculés, aux côtés de Wang, aussi anxieux que lui de savoir ce que cache la gigantesque muraille de lumière qui masque la moitié du monde. Un réel sens narratif, une conscience aiguë des ressorts de l'épique, qualités auxquelles s'ajoutent vraisemblablement un intérêt non feint pour la société, le monde dans lequel il vit, d'où l'intérêt prospectif (visionnaire?) de ses récits. Wang est une saga, une belle, une grande aventure pleine de rebondissements. C'est aussi un avertissement, un message emprunt d'une profonde humanité, d'une sensibilité certaine. Le puriste que je suis (voir mon profil) a été déçu par la fin qui semble avoir été "expédiée" en deux chapitres... Dommage car un tel dénouement  aurait mérité davantage de soin. Je vous le recommande donc, même si pour découvrir l'univers de ce fabuleux écrivain, je vous conseille de commencer par la trilogie des "guerriers du silence" et "les fables de l'humpur".

Posté par Mr K à 15:32 - Des mots sous nos yeux - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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