vendredi 7 août 2009
Lancement des Foufouillous
Après mon lapin crétin, confectionné il y a 1 an et demi, et après les fans qu'il a conquis ("Roooo dit, tu m'en fais un!!! Steuplééééééé!!!!!!!"), j'ai profité d'une soirée où je n'avais pas envie de faire grand chose et ni spécialement envie de voir From beyond avec Mr K (encore un film de fou...) pour me lancer dans une nouvelle collection: les Foufouillous! Tadam! :

Je pense en faire d'autres mais l'idée serait de les faire tous différents dans les couleurs, motifs, formes... En portes clés comme ici, plus grand format aussi, pourquoi pas en broche si il y a des dingues qui veulent avoir ça sur leurs fringues ou leurs sacs... Attention pièce unique de collection de prestige! La classe!
J'en mettrai quelques uns en vente et on verra bien si ça marche... En attendant, je m'amuse!
mardi 28 juillet 2009
Du Figuratif à Périgueux
Depuis le 18 juin et ce jusqu'au 11 septembre, se tient à Périgueux, une exposition intitulée "De la couleur au trait, 40 ans de Figuratif". Nous nous y sommes rendus hier et nous avons été agréablement surpris par la richesse de cette exposition. Certes, il s'agit d'une petite expo (nous ne sommes pas à Paris) mais les 29 artistes français présents nous proposent des oeuvres d'une grande qualité.
Cette expo s'inserre dans une thématique, intitulée "Woodstock 69/40", regroupant différents spectacles, expositions, films, performances, lectures, rencontres... autour des thèmes "contre culture et psychédélisme". Durant tout l'été 2009, pour les 40 ans de Woodstock, plus d'une soixantaine de rendez-vous festifs sont programmés dans tout le département de la Dordogne. Non seulement, il nous ait donné à voir et à entendre des oeuvres et des artistes marquants d'une période charnière et mythique du 20ème siècle, mais aussi et surtout, l'intérêt de cette organisation est de donner la parole à leurs héritiers, qui démontrent par leur créativité, l'actualité et la pertinence de l'impertinence et de l'esprit novateur de leurs aînés.
Si vous êtes dans le coin, renseignez-vous. Il y a de quoi faire!
Mais revenons en à l'expo "De la couleur au trait". Les différentes oeuvres proposées vont de la Figuration narrative (avec Rancillac, Klasen, Monory, Erró) à la jeune génération (Rebecca Bournigault, Damien Deroubaix) en passant par la Figuration libre (Combas, Di Rosa, Boisrond...) et le street-art (Miss.Tic, Jérôme Mesnager).

Erit Liot
Avec cette exposition, nous voyageons à travers les univers de la peinture politico-satirique de Daniel Authouart ou de Kosta Kulundzic, urbaine et robotique de Kriki, symbolique et hallucinée d’Eric Corne, en passant par le monde ludique et fantastique de Fabien Verschaere, à tendance manga ou icônique de Taling et d’Eric Liot, ou le trait poétique de Françoise Pétrovitch.

Jacques Monory
"De la couleur au trait" passe encore par la vitalité féministe et l’art du détournement de Dominique Fury, la dimension violente et onirique du jeune Joseph Camara, ou le rapport à l’espace non narratif bien particulier de Charlotte Beaudry et de Luna.

Dominique Fury
Expo en entrée libre, vous n'aurez donc aucune excuse pour ne pas y aller!
Daniel Authouart

Joseph Camara
jeudi 5 février 2009
Pendant ce temps là... sur les podiums

jeudi 15 janvier 2009
L'Europe vu par Cerny
Accrochée depuis lundi 13 dans le grand hall du Conseil européen (bâtiment
Juste Lipse) à Bruxelles, la sculpture monumentale de David Cerny, "Entropa", en forme de puzzle
géant de l'Europe, représente les stéréotypes et clichés des différents pays de l'UE. Et suscite des polémiques...
«Nous voulions savoir si l'Europe était capable de rire d'elle-même» dit l'artiste pour se "justifier". A-t-il à le faire? Ca, c'est une autre question... Depuis quand l'art doit-il se justifier? Depuis quand un artiste doit-il s'excuser de ses inspirations?
Pourtant il y a de quoi se marrer en voyant la France "en grève", la Bulgarie en chiottes turques, l'Irlande en cornemuse, l'Italie en footballeurs enculant leur ballon (oups mince, j'ai oublié de prévenir pour les âmes sensibles...), le Luxembourg en pays plaqué or à vendre, la Pologne en religieux brandissant le drapeau gai, la Roumanie en Dracula, l'Espagne en chape de béton, la Suède en carton Ikéa, le Royaume-Uni en "invité mystère"...
Pour lire la plaque explicative de l'artiste, c'est par là.
Qui a dit que l'art contemporain était ennuyeux?
mardi 16 décembre 2008
Art contemporain dans les chapelles

"Les Nuits blanches de Lucie" 2008 avaient lieu le week-end dernier à
Pont Scorff. A cette occasion, Art contemporain et chapelles se
côtoient, dès la tombée de la nuit, et créent une ambiance prompte à
l'ouverture d'esprit et à l'apaisement. Nous nous sommes rendus dans
les trois chapelles qui abritaient des installations artistiques.
A la Chapelle St-Aubin Lesbin nous attend une installation de Marc Oliviero.

Dès l’extérieur de la chapelle, ses créations plastiques invitent le public à pénétrer dans un espace entièrement conçu comme un chemin de lumière et d’élévation. Son installation lumineuse et sonore amène à une réécriture de l’architecture et conduit le visiteur à se recueillir dans une ambiance transfigurée par les chants chamaniques de Milaya Lodron.

Plasticien, scénographe et concepteur lumière, Marc Oliviero étudie aux Arts appliqués et aux Beaux-arts à Paris puis travaille dans l’architecture et l’événementiel.
Cherchant de nouveaux modes d’expression, il s’intéresse à l’espace théâtral et celui de l’espace vivant. Il découvre le travail de la lumière et rencontre la danse contemporaine. Son travail devenant de plus en plus lié à la lumière, il réalise des oeuvres à part entière, des installations créant des lieux fictifs, mondes personnels pour exprimer ses propres espaces intérieurs.
Ici, la lumière est tamisée et des empreintes de pas, au centre de la nef, nous mènent à l'autel où sont projetés des volutes semblables à une respiration, à un poumon. La symbolique est très forte et un sentiment d'apaisement s'empare du visiteur.
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La Chapelle St-Servais est le lieu d'exposition de Colette Grandgérard.

Blanches et lumineuses, les chaussures à talons transparentes sont
l’élément central de son installation. Dualité entre lumière et
obscurité, entre le spirituel et le charnel, entre la pureté et la
concupiscence de la chair, cette installation fait écho au mythe
chrétien primitif et aux cérémonies de Sainte-Lucie.
Elles évoquent une assemblée de femmes dont les corps sont éclairées
par la lumière renaissante. Disséminées ça et là, quelques unes d’entre
elles, de couleur rouge, suggèrent la cruauté, indissociable dans l’histoire de la sainte.
Dans une chapelle absidiale, des soutiens gorges pendent du plafond. Un noir fait écho aux chaussures rouges.
Encore une fois, cette installation est un cheminement vers l'autel mais l'atmosphère y est tout autre...
Je ne dirais rien quant à l'installation de Sylvie Tubiana à la Chapelle de St-Gildas. Nous nous y sommes rendu assez tôt et il s'agissait d'une installation in situ censée être un "oeil éphémère". Nous n'avons vu que la pupille et n'avons pas du tout été conquis.
Une belle initiative qui ouvre les portes du sacré à l'Art contemporain et contribue à le rendre accessible à un public pas toujours très à l'aise face à lui.
dimanche 23 novembre 2008
Cosmétique de l'ennemi au théâtre
Coincé dans un aéroport alors qu'il s'apprêtait à embarquer pour Barcelone, l'homme d'affaires Jérôme Angust se voit contraint de supporter, en plus du retard de son avion, la logorrhée d'un étrange individu, bien décidé à lui imposer le récit de sa vie.
Qui est donc ce Textor Texel qui le harcèle ? Pourquoi ce raseur a-t-il jeté son dévolu sur lui ? Le dialogue s'engage pourtant entre l'importun et sa victime, vif, alerte, ponctué de réparties cinglantes, prenant les allures d'une joute de haute tenue, et dévoile le passé trouble de Textor, en même temps que le malaise croissant de Jérôme. Car il se sent cerné, l'homme d'affaires irréprochable, par cet étranger qui semble si bien connaître les tréfonds de sa conscience et dont les crimes font douloureusement écho à un passé qu'il croyait enterré.
Étranger, cet ennemi ? Pas tant que ça ! Et si, finalement, cette rencontre n'était pas tant le fruit du hasard que l'objet d'une préméditation diabolique destinée à l'anéantir ?
Tel est le synopsis de cette pièce de théâtre, tirée de l'excellent livre d'Amélie Nothomb du même nom et interprétée avec beaucoup de talent par la troupe du Théâtre des Anneaux. Cette formation de Rodez a d'ailleurs obtenu plusieurs prix pour cette pièce: Trophée de la ville de Cahors, Prix du Jury Jeunes, Prix de la Sélection Midi-Pyrénées FESTHEA (Festival national de Théâtre Amateur) à Cahors et Tour d'or, Prix du Public, Prix d'interprétation masculine à Christian Touzé (Textor TEXEL, l'"importun" et metteur en scène), Prix technique à Tours.
Ces prix sont plus que mérités car nous avons prit une méchante claque hier soir à la représentation de cette pièce à Lanester.
La mise en scène, minimaliste, convient parfaitement à l'atmosphère pesante et introspective de l'oeuvre d'Amélie Nothomb. Le ping-pong verbal s'exerçant entre les deux protagonistes de cette pièce (Jérôme Angust et Textor Texel, respectivement interprétés par Francis Elhringer et Christian Touzé) est finement accompagné et illustré par un butō à l'arrière plan, dansé par Karine K.
Mais qu'est ce que le butō ? Le butō (舞踏) est une forme de danse contemporaine japonaise. Butō vient du mot bu qui signifie danser, et tō qui signifie taper au sol. Cette danse très lente, envoutante et minimaliste dans ce décor lui aussi minimaliste composé de quatre "toboggans" argentés contraste avec la violence des propos tenus par les deux acteurs principaux.

Ici, nous ne sommes pas dans le jolie petit monde merveilleux de Candy mais dans le récit d'une vie malsaine, perverse, calculatrice, détraquée... Il y est question de viol, de meurtre, d'ennemi intérieur, de culpabilité et de besoin d'être châtié par la mort. Rien de bien gai dans cette oeuvre mais une interprétation qui remue, suscite des émotions et fait réfléchir.
Une excellente soirée.
mardi 18 novembre 2008
BA de dessinateurs, BA de lecteurs

Ceux qui aiment les blog BD connaissent Pénélope Joliecoeur. Personnellement je ne suis pas fan de ce qu'elle fait (contrairement à beaucoup quand on voit ses stats) mais j'avoue que son initiative pour Noël c'est de la papillote à la pâte de fruit, que dis-je, c'est le marron au dessus de la dinde!
Je vous explique le principe.
Pénélope Jolicoeur est une dessinatrice très "cliquée" sur la blogosphère. Elle a eu l'idée de mettre ça à profit pour le Noël qui arrive. Avec ce blog "Mon beau sapin", elle réunit plusieurs dessinateurs connus et moins connus mais tous très doués. A tour de rôle, ils vont chaque jour mettre en ligne un dessin humoristique et nous découvrirons les auteurs au fur et à mesure (comme un calendrier de l'avant en chocolat sauf que c'est moins calorique!).
Là où on joue un rôle, nous autres internautes, c'est qu'à chaque fois que nous irons voir ce blog nos clicks seront comptabilisés et vont se transformer, grâce à la magie de Noël, en argent à la fin du mois de Décembre. Ces sous récoltés seront reversés à la Croix Rouge (pas nos clicks, ça ils en feraient pas grand chose...) pour acheter des cadôôô aux enfants qui n'en ont pas.
Allez y jeter un oeil, ça promet! Si possible tout les jours ;)
(Euh... Là si vous êtes assez nouilles pour laisser vos enfants lire notre blog, ils viennent d'apprendre que le père noyel n'existe pas... Et c'est le drame...)
samedi 18 octobre 2008
Design félinomorbide
Non non, ce n'est pas une nouvelle création du CCC mais bien une oeuvre de designer que je vous propose aujourd'hui dans cette nouvelle rubrique toute fraîche, toute mignonne: "Léz'Arts".
On s'est toujours demandé où atterrissait le chat de la pub des Nuls. Ben voilà, ça y est, on a la réponse: sur mon tapis!
Qui n'a jamais rêvé d'avoir un chat mort écrasé dans son salon?... Ah
non, pas vous? Mais où est donc votre sens de l'humour... C'est de
l'Art voyons!

Ici, les designers du studio OOMS (Guido Ooms et Karin van Lieshout) cherchent à susciter l'attraction et la répulsion... Je sais pas, moi ça me fait plus marrer qu'autre chose. J'imagine déjà la tronche des invités au moment de l'apéro...
Si vous le voulez, ça se trouve là: Road kill carpet
Et bon appétit bien sûr!
dimanche 1 juin 2008
L'Art au détour d'un bois...
Hier, pendant que le reste de la France croulait sous les trombes d'eau, dans le Morbihan, il faisait beau (je vous vois venir, bande de médisants: "Une fois n'est pas coutume!!!". Oui et bien détrompez vous!). Ce samedi ensoleillé était pour nous l'occasion de visiter le Domaine de Kerguéhennec datant du XVIIIème siècle et s'étendant sur 175 hectares.

La particularité de ce domaine est son parc de sculptures, créé à l'initiative du Frac - Fond régional d'art contemporain - Bretagne et réunissant une vingtaine d'oeuvres d'artistes majeurs. Dans ce parc au relief valloné et à la végétation fournie et variée, il est très agréable de se promener entre étangs, lande, forêt et cours d'eau. Au détour d'un chemin sorti tout droit d'une autre époque, on se laisse surprendre et séduire par ces sculptures contemporaines...





mercredi 27 février 2008
Et pendant ce temps là sur les podiums parisiens...
