jeudi 16 octobre 2008

Quand Alzheimer s'invite au Vatican...

lasserpe_beatification

Dessin de Lasserpe extrait de son site

Lors d'une messe au Vatican célébrant le cinquantième anniversaire de la mort de Pie XII, jeudi 9 octobre, Benoît XVI a souhaité la poursuite du procès en béatification de ce pape qui fait l'objet d'une controverse pour son attitude jugée trop passive et silencieuse face à la Shoah. Benoît XVI a estimé que Pie XII s'était dépensé sans compter "pour la défense des persécutés sans aucune distinction de religion, d'ethnie, de nationalité et d'appartenance politique", notamment pour les juifs menacés d'extermination, et déploré que le débat historique à son sujet n'ait "pas toujours été serein".

Dans son homélie, Benoît XVI a déclaré que Pie XII a agi "souvent de façon secrète et silencieuse parce que, à la lumière des situations concrètes de ce moment historique complexe, il a eu l'intuition que c'était le seul moyen de pouvoir éviter le pire et de sauver le plus grand nombre possible de juifs". Benoît XVI n'a pas précisé dans quel délai il signerait le décret ouvrant la voie à cette béatification. Par ailleurs, pour être bouclé, le dossier de Pie XII attend toujours un miracle qui puisse lui être attribué.

Lundi 6 octobre, le grand rabbin de Haïfa, Shear Yshuv Cohen, premier religieux juif invité à s'exprimer devant un synode d'évêques catholiques actuellement réuni au Vatican, s'était fait l'écho des réserves de nombreux juifs face à ce procès en béatification. Il avait estimé que Pie XII "ne doit pas être pris comme modèle et ne doit pas être béatifié parce qu'il n'a pas élevé sa voix face à la Shoah".

Nous ne pouvons que vous conseiller le visionnage du film "Amen" de Costa-Gavras qui traite justement de cette période charnière de l'Histoire. Vous y retrouverez notamment un Mathieu Kassovitz tout bonnement incroyable dans le rôle d'un prêtre refusant l'aveuglement lâche de ses supérieurs, ceci au nom de sa Foi. 

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mardi 14 octobre 2008

"Fatwa à l'italienne"

savianoLa mafia napolitaine aurait placé un "contrat" sur l'écrivain Roberto Saviano et veut que l'auteur du roman à succès Gomorra soit exécuté avant Noël. Selon les journaux italiens, le clan Casalesi, aurait fait passer ses menaces à une phase "opérationnelle" et exigerait que Saviano soit exécuté avant la fin du mois de décembre. Une enquête de police a été ouverte pour vérifier ces révélations médiatiques.

"Ce livre a foutu le bazar", a déclaré un repenti du clan Casalesi, dont les propos ont été rapportés par un officier de police judiciaire qui l'a rencontré le 27 septembre, et qui ont été publiés dans le quotidien La Repubblica. Le clan des Casalesi est l'un des plus violents de la camorra, la mafia napolitaine. Il est tenu pour responsable de la récente tuerie de Castel Volturno, qui a fait sept morts.

PROTECTION POLICIÈRE

Roberto Saviano, 29 ans, vit sous protection policière depuis deux ans et la parution de son ouvrage qui décrit les brutalités commises par la "camorra", la mafia de Naples, ville dont il est originaire. Son ouvrage s'est vendu à 1,2 million d'exemplaires en Italie et a été traduit en 42 langues. Il a fait l'objet d'une adaptation cinématographique, présentée au dernier Festival de Cannes, et candidate aux Oscars.

"Que devrais-je faire ? Continuer comme avant. Je n'ai pas d'autre choix que  résister, résister, résister", a déclaré l'écrivain. Lundi, alors qu'il "fêtait" sa deuxième année d'existence sous protection policière, M. Saviano a participé à une émission de radio pour raconter ce qu'était sa vie. "Ce sont les lecteurs qui menacent les patrons du crime, pas moi", a-t-il expliqué.

L'écrivain s'était confié, à Rome, au "Monde des livres" du 19 octobre 2007 : "En publiant Gomorra, je suis devenu un symbole, mais j'ai payé un prix très élevé. J'ai eu des moments difficiles, je me suis senti seul comme jamais, prisonnier d'un engrenage énorme. J'ai perdu ma liberté. Je ne peux plus enquêter librement, aller où je veux et voir qui je veux. Les parrains font circuler des menaces et des rumeurs pour me démolir, mais tant que je suis au centre de l'attention publique, je n'ai pas peur. Le problème se posera plus tard. J'attends le pire, même si je ne sais pas quel visage il prendra."

"Plus que les balles, je crains les diffamations qui visent à décrédibiliser mon propos et m'accusent d'avoir tout inventé pour me faire de la publicité ou me garantir une carrière politique. Les intellectuels napolitains, et plus généralement les intellectuels italiens, n'ont jamais voulu - ou n'ont jamais su - aborder de front le cancer de la Camorra, en attirant l'attention du pays entier sur ce grave problème. Moi, je l'ai fait. C'est pour cela que la Camorra m'en veut autant."

Face à cette situation, certains hommes politiques appellent les Italiens à exprimer leur soutien à l'écrivain. "Personne ne doit toucher à Saviano", a ainsi déclaré une ancienne ministre, Giovanna Melandri, qualifiant la "camorra" "d'un des pires cancers qui affectent le pays."

Le Monde.fr, 14 octobre 2008

 

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dimanche 12 octobre 2008

Fin de règne difficile...

crise

Dessin de Glez, tiré du site Strips Journal

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vendredi 10 octobre 2008

Vade retro lave vaisselle!

Il a quelques jours, juste après le Festiblog, Double P, l'excellent auteur du blog bd "Trentenaire, marié, 2 enfants" a proposé à son lectorat une sorte de course contre la montre (décidément, on n'en sort pas...): les 10 premiers à se manifester sur son blog pour une dédicace à 20 heures tapantes recevront la fameuse missive.

Nous étions quelques 180 fous du clic à être présents à 20h pile. La pression... Ben franchement, lors d'une enchère sur eBay, je les mange tous et remporte le tout! Gniark gniark gniark!

A 20h, j'ai donc raconté ça à Double P:

"Moi, moi, moi!!!! Je veux bien une dédicace!!! C'est l'heure!
Alors voici le problème... euh, le sujet!
Je voudrais un dessin représentant une engueulade de couple. Sujet de l'engueulade: l'achat hypothétique d'un lave-vaisselle!
Madame voudrait acheter un lave-vaisselle mais monsieur y est farouchement opposé, considérant ce dernier comme un supot de satan et un fléau pour la planète. Bref, l'écolo qui est en lui n'en veut pas! Alors que bon, un lave-vaisselle si t'y réfléchis bien, c'est écologique! Tu utilises moins d'eau d'abord!!!
Ca se sent que c'est vécu ce que je te raconte là? ^^
Du coup, mon pauvre chéri se retrouve à faire la vaisselle les 3/4 voir les 7/8 du temps (ben ouais ça le dérange pas...) mais bon qd même, je suis d'astreinte 1 fois par semaine pour la vaiselle et ça me fait royalement chier. Je déteste ça!!!!
Je veux un lave-vaisselle!
Merci pour la dédicace et pour la séance thérapie de couple (on a de ces problèmes, ça fait peur...) ;)"

Et hier, en rentrant du boulot, j'ai trouvé ça dans ma boîte aux lettres (tu sais la boîte où on reçoit du courrier avec du vrai papier et des vrais timbres):

DoubleP

Comme quoi, il est utile mon entraînement qui consiste à dépenser de la thune pour des conneries sur un site de vente aux enchères! ;)
Merci Double P!

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mardi 7 octobre 2008

Campagne présidentielle américaine et droits de l'Homme

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Depuis le 11 septembre 2001, l'organisation américaine de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) s'est illustrée par ses enquêtes sur les dérives de la "guerre contre le terrorisme" menée par l'administration Bush. Alors que les Américains s'apprêtent à élire, le 4 novembre, leur nouveau président, le directeur de l'organisation, Kenneth Roth, de passage à Paris, dresse pour Le Monde le bilan de la présidence Bush et évoque les défis qui attendent son successeur.

Qu'attend Human Rights Watch du prochain président des Etats-Unis ?

Le plus important sera que le nouveau président restaure la réputation des Etats-Unis dans le monde. Les Etats-Unis devraient être l'une des principales voix pour la défense des droits de l'homme. Or, sous la présidence de George Bush, ils ont perdu toute crédibilité. Le défi pour le nouveau président sera de mettre les Etats-Unis en conformité avec le droit international.

Le premier défi concerne la torture. L'armée américaine a adopté de bonnes règles concernant la détention et l'interrogatoire de prisonniers, mais George Bush refuse que ces règles s'appliquent à la CIA. Le prochain président devra s'assurer que la CIA ne pratique pas la torture. Le second défi concerne les lieux secrets de détention. M. Bush dit les avoir temporairement fermés. Le prochain président devra s'assurer de leur fermeture définitive. Le troisième défi concerne la prison de Guantanamo et la justice d'exception. Barack Obama et John McCain affirment vouloir fermer Guantanamo. HRW croit que les prisonniers doivent soit être rapatriés dans leur pays d'origine soit être jugés par des tribunaux américains ordinaires. Mais certains, aux Etats-Unis, veulent maintenir Guantanamo et les détentions sans procès. Le nouveau président devra résister à cette pression conservatrice.

Par ailleurs, Barack Obama et John McCain croient tous les deux que les Etats-Unis doivent jouer un rôle important dans la promotion des droits de l'homme et de la démocratie dans le monde. Le défi, pour eux, sera de mettre fin à la tolérance de l'administration Bush envers certains partenaires simplement parce qu'ils aident à combattre le terrorisme, notamment l'Ethiopie, l'Egypte, le Pakistan…

Quelle devrait être la première décision du prochain président américain ?

La décision la plus importante, qui peut être prise au premier jour de la présidence, serait d'imposer les règles de l'armée sur les prisonniers et les interrogatoires à la CIA, et de fermer Guantanamo. Ce sont des décisions qui dépendent de l'exécutif, qui peuvent intervenir le 21janvier (au lendemain de la prise de fonctions du président élu).

En quoi diffèrent Barack Obama et John McCain sur ces questions ?

John McCain a été notre allié lors des débats sur la torture, mais il s'est opposé à nous, contrairement à Barack Obama, sur la question de l'application des règles de l'armée à la CIA. Sur Guantanamo, aucun candidat n'a encore évoqué le problème de la détention préventive.

Quelle est votre opinion sur les guerres américaines lancées après le 11 Septembre, en Afghanistan puis en Irak ?

Human Rights Watch n'a pas de position sur le fait de mener une guerre : nous ne sommes pas des pacifistes. En revanche nous regardons comment une guerre est menée : en Afghanistan, par exemple, les pertes civiles causées par les bombardements américains. Des civils meurent dans toutes les guerres, mais les Etats-Unis et l'OTAN pourraient réduire les pertes. Il existe des moyens de s'assurer qu'il n'y a pas de civils sur les lieux bombardés.

Vous appelez les Etats-Unis à ratifier le traité sur la Cour pénale internationale (CPI). Est-ce possible tant qu'il y a la guerre en Afghanistan et en Irak où des soldats américains commettent des violations du droit humanitaire international ?

La Cour pénale internationale n'intervient pas si les processus judiciaires nationaux fonctionnent. Les Etats-Unis peuvent donc juger leur propres criminels de guerre. Parce que M.Bush a mené une politique d'impunité des tortionnaires, il n'existe aucune confiance dans le système judiciaire américain. Si le prochain président poursuit les auteurs de violations du droit, les Etats-Unis n'auront rien à craindre de la CPI. Les violations des droits de l'homme ont été un désastre pour la guerre contre Al-Qaida. George Bush a fait exactement ce que Ben Laden espérait qu'il fasse. La stratégie américaine a rendu illégitime la position des Etats-Unis dans le monde, et a facilité le recrutement de terroristes.

HRW appelle à traduire en justice des responsables américains et à établir une commission "Vérité"...

Ceux qui ont autorisé la torture doivent être traduits en justice, sans exception. La première étape serait l'établissement d'une commission "Vérité" bipartisane, afin de savoir qui a autorisé l'usage de la torture. Nous craignons qu'Obama et McCain considèrent ces sujets comme des événements du passé. Ce ne sera pas une bataille politique facile.

Le système judiciaire international est beaucoup plus fort qu'il y a dix ans. Les dictateurs qui commettent des atrocités sont inquiets pour leur avenir. Slobodan Milosevic, Charles Taylor, Hissène Habré, Radovan Karadzic et d'autres ont été inculpés. La mauvaise nouvelle, cela a été d'un côté le développement du terrorisme, l'assassinat de civils, et de l'autre côté la guerre contre le terrorisme, menée par l'administration Bush sans considération pour les droits de l'homme.

Propos recueillis par Rémy Ourdan pour le Monde.fr du 07/10/2008

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dimanche 5 octobre 2008

Crise de Foi?

crise

L'heure est grave!? Le pays créateur et chantre du "tout-libéralisme sauvage" est obligé d'adopter un plan de renflouement afin d'éviter la banqueroute à quelques imprudents! Pour la première fois depuis les années 30 du siècle dernier ("New Deal" de Roosevelt), les États-Unis doivent revenir vers une forme d'"État Providence". Sauf que cette fois ci, ce sera pour venir au secours de spéculateurs et non du plus grand nombre. Comme quoi, c'est plus facile de trouver de l'argent pour renflouer la santé financière d'entreprises côtées en bourse que pour améliorer le quotidien des citoyens (santé, éducation  et transports; grands maux de la société américaine)!

Caricature tirée du site "Strip journal"

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jeudi 2 octobre 2008

Tesfa et l'homme en vert

tesfa1C'était trop beau pour durer! Cela faisait un an que ma grosse brute "lebowskienne" de maître m'avait épargné la visite chez le véto. J'étais tranquille en train de piquer mon petit roupillon quotidien de 8h successives, mes deux tortionnaires étant au maille pour la journée. Ma mémoire me jouant des tours, j'avais oublié que mon "cher papa" finit désormais à 14h30. Ces profs, c'est vraiment des feignasses! Passons...

V'la-t-il pas que Monsieur vers 15h vient vers moi, un sourire bien niaiseux aux lèvres en m'appelant: "viens ma pupuce, ma princesse à poil". C'est louche, mais vu que j'ai la tête dans le c..; je fais mine d'être agréablement surprise histoire d'assurer une gamelle bien remplie ce soir. Bien mal m'en a pris! Monsieur me prend dans les bras et m'enfourne (oui! le mot ,n'est pas trop fort!) dans ma "boîte à torture de voyage". Lui il appelle ça "ma boîte à chat", histoire de m'endormir, mais je ne suis pas dupe!

tesfa4Trop bonne, trop conne. Et nous voilà parti pour un voyage (peut-être sans retour?) vers Port-Louis à 4 km de chez ouam. Je pigne et crache, rien n'y fait: le saligaud est déterminé et rien ne semble pouvoir le faire fléchir. Arrivé devant cet antre de la terreur qu'est le cabinet de ce tortionnaire spécialisé dans les animaux (l'est pas net le gazier!), je me marre bien. Son cabinet a  changé d'adresse, pendant 5 minutes l'espoir d'échapper à mon sort de martyr fait son apparition... 5 minutes seulement, un plan placé sur la porte indique que le nouvel emplacement n'est pas très loin. Pffff... Je ne vais pas y couper!

Nous sommes en avance mais l'homme en vert n'en a cure. Avec un grand sourire, il accueille sa future victime avec un cruel sourire vissé sur son visage faussement avenant. On me force à sortir de mon refuge pour le début de l'examen. Je vous passe les détails, mais il commence à se livrer à des palpations plus que douteuses sur mon pauvre corps livré à la bête qu'il est. Rien d'anormal à priori même s'il a l'outrecuidance de déclarer à voix haute que j'ai pris 150 grammes en un an!!! Aucun respect pour la jeune fille que je suis... J'en rougis de honte (en même temps ça ne se voit pas des masses!).

Ce n'est rien comparé à ce qui m'attend. La piqûre!!! Rappel de vaccins qu'ils disent! Mr K essaie de me rassurer. j'aimerais bien qu'il prenne ma place! Je m'en fiche! Même pas mal d'abord! Qu'est ce qu'il croit le doc! Je suis une guerrière! Élevée à la croquette et au métal symphonique. Premier compliment de la journée: "Elle n'est pas douillette, elle est même courageuse!". La pression se relâche et je peux retourner me réfugier dans ma boîte. Ma vengeance sera terrible et odorante!

tesfa2Le voyage de retour bien que court voit votre héroïne poser un magnifique étron dans un coin de la caisse. J'y suis allée mollo car si le "master" a un accident suite à quelques suffocations, je serai bien mal lotie pour remplir ma gamelle. Loin de m'enguirlander, il me rassénère en me disant que ce n'est pas grave et que cette grande peur est terminée. "Je n'en doute pas mon cher mais vous l'avez bien mérité" pensais-je en mon for intérieur. C'est vrai ça sert à quoi de faire des câlins et des ronrons si c'est pour chaque année vivre le même calvaire.

En attendant, je suis crevée. Une fois arrivés, il me libère et je fonce directement me coucher en prenant  la pose la plus apitoyante possible! Ca marche, ce soir j'aurais droit à mon gourmet trois étoiles!

Il faut toujours croire en sa bonne étoile, la mienne c'est mon nom: Tesfa en éthiopien ça veut dire "Espoir". Malgré ma victoire, je vais les faire marner un peu; histoire de repréciser les choses. Il faudra aussi que je pense à un plan pour l'année prochaine.

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mercredi 1 octobre 2008

La mobilisation générale qui fait peur

alzheimer

Extrait de Siné Hebdo

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dimanche 28 septembre 2008

Mort d'un géant

paulnewman480L'acteur et réalisateur américain Paul Newman est mort d'un cancer du poumon, vendredi 26 septembre, à l'âge de 83 ans, ont annoncé ses proches, samedi. "Notre ami Paul Newman va nous manquer, mais nous avons eu la chance de connaître cet être remarquable", indique sa fondation "Newman's Own Foundation" dans un communiqué. Newman avait obtenu l'Oscar du meilleur acteur pour "La Couleur de l'argent" de Martin Scorsese en 1986.

Né à Shaker Heights, dans l'Ohio, le 26 janvier 1925, Paul Newman débute comme comédien au théâtre et à la télévision dans les années cinquante.  En 1956, il s'affirme dans "Marqué par la haine", comme l'un des plus solides espoirs de sa génération. Présenté alors comme un rival de Marlon Brando, il échappe très vite aux moules imposés.

Il évolue, à partir des années soixante, vers des rôles teintés d'une désinvolture et d'un humour croissant. Il triomphe en l'espace de quelques années dans des films aussi divers que "La chatte sur un toit brûlant", "Exodus", "L'Arnaqueur" et "Luke la main froide".  En 1969, le triomphe de "Butch Cassidy et le Kid" le fera entrer au panthéon des grandes vedettes internationales.

MILITANT DES DROITS CIVIQUES

Nominé dix fois aux Oscars, il a reçu deux statuettes d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. Il a tourné dans plus de cinquante films et a travaillé avec les plus grands du cinéma américain, d'Alfred Hitchcock à John Huston en passant par Robert Altman, Martin Scorsese et les frères Coen. Et tourné au côté d'Elizabeth Taylor, Lauren Bacall, Tom Hanks et, dans un de ses rôles les plus célèbres, Robert Redford, dans "Butch Cassidy et le Kid".  Paul Newman était marié depuis 1958 avec l'actrice Joanne Woodward, qui a joué dans plusieurs des films qu'il a réalisé, comme "Rachel, Rachel" ou "La ménagerie de verre".

Opposant farouche à la guerre du Vietnam, et militant des droits civiques, il aimait a répéter qu'il était sur la "liste des ennemis" du président républicain Richard Nixon. Proche du parti démocrate, il a participé à plusieurs campagnes présidentielles. Il s'est également investit dans de nombreuses œuvres de charité, qu'il a pu financer grâce aux bénéfices de sa ligne de produits alimentaires, lancée dans les années 1980.

Le talent de Paul Newman ne se limitait pas au cinéma. Passionné de course automobile, ce père de six enfants avait remporté la deuxième place aux 24 heures du Mans en 1979.

En mai 2007, il avait confié à la télévision ABC qu'il abandonnait sa carrière d'acteur  :  "Je ne me sens plus capable de travailler au niveau que je souhaite, expliquait-il, Quand on commence à perdre la mémoire, la confiance, sa capacité d'invention, il vaut mieux tout arrêter." Il avait alors renoncé à une adaptation au théâtre Des souris et des hommes, de John Steinbeck. L'une de ses phrases fétiche concernait justement sa propre mort :  "J'imagine mon épitaphe :  'ci-gît Paul Newman, mort en raté car ses yeux sont devenus marron'".

Le monde.fr du 27 septembre 2008

Je ne peux résister au plaisir de rajouter à cette épitaphe un passage de mon film préféré avec le grand Paul "Butch Cassidy et le Kid". Butch Cassidy et Sundance Kid sont une bande de détrousseurs. Leur histoire est celle de l'ouest finissant. Butch emmène ici la femme de Sundance faire un petit tour à vélo dans la campagne... Les couleurs sont belles et c'est un temps de répit avant un final des plus tragique. Paul Newman y est inoubliable de classe et d'auto-dérision.

 

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samedi 20 septembre 2008

Le Grenelle a du plomb dans l'aile

Nicolas Sarkozy a réaffirmé, vendredi 19 septembre, son soutien au principe du bonus-malus pour encourager l'usage de produits propres mais son opposition à toute nouvelle fiscalité sur des biens de grande consommation. Pour rassurer les organisations écologistes, le président de la République assure qu'il entend demeurer fidèle aux engagements issus du processus de consultation dit du "Grenelle de l'environnement".

Il n'empêche. Dans un entretien à Libération, samedi 20 septembre, l'animateur de télévision écologiste Nicolas Hulot pousse un coup de gueule  :  "  Il y a une inertie culturelle crasse. On se gargarise tellement du terme développement durable qu'il finit par me donner la nausée. Quand je vois ceux qui veulent faire un grand prix de F1 aux portes de Paris sous le signe du développement durable, je dis "halte au feu"! Il faut être cohérent, s'insurge-t-il. Je sais bien qu'il y a des résistances au sein même de l'exécutif. On n'a guère entendu Matignon : il y avait du côté du premier ministre des réticences sur la loi OGM. Elles se reproduisent. Et je ne suis pas étonné qu'un certain nombre de députés et sénateurs, qui ont des préjugés gigantesques sur ces sujets-là, soient dans le refus et le déni. Qu'ils refusent, d'accord, mais qu'ils proposent autre chose."

RÉORIENTER LA FISCALITÉ

" Ce qui n'est pas normal, c'est que plus de 70 % de notre fiscalité porte sur le travail, alors que c'est l'énergie, les impacts environnementaux et les ressources naturelles qu'il faut réguler. Il n'y a pas besoin d'être prix Nobel d'économie pour dire qu'il y a un truc qui ne va pas dans le système. Même Jean-Pierre Raffarin, à l'époque Premier ministre, et j'avais eu du mal à le convaincre, a accepté une commission sur les financements innovants, présidée par Jean-Pierre Landeau."

Corinne Lepage, présidente de CAP21 et vice-présidente du MoDem s'inquiète, elle aussi. Elle estimait, vendredi, sur France info  que c'est un mauvais signe. " Tout cela est né d'une fronde de l'UMP ". Pour elle, il y a un sentiment antigrenelle très puissant. " Je me demande ce qui va rester du Grenelle ", reprend-elle. " On est en face d'une majorité de l'UMP qui ne comprend pas que le monde est en train de changer. "

Le Monde.fr du 20/09/2008

terre_entre_nos_mains

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