jeudi 10 décembre 2009
Son braqueur lui envoie une lettre d'excuse...
L'histoire se passe à Long Island, près de New York. Un soir de mai dernier, Mohammad Sohail travaille dans son épicerie quand surgit un voleur, une batte de base-ball à la main. L'épicier lui met un pistolet sous le nez et commence à discuter. Mais au lieu d'appeler la police, il lui offre 40 dollars et du pain et lui demande de décamper. Fin de l'histoire? Eh non! Il y a quelques jours, M. Sohail reçoit une lettre d'excuse. Le braqueur le remercie et lui annonce que, depuis cette agression, il mène une vie calme et rangée et su'il s'est converti à l'Islam. Sa lettre était accompagnée de 50 dollars.
Lu et apprécié dans Ouest France du 8/12/2009
mardi 1 décembre 2009
Un vaccin pour la crise?
Promis juré, ce sera notre seule et unique contribution au conditionnement médiatique en vigueur ces temps ci!

jeudi 26 novembre 2009
La justice aime TOTAL
On ira plus chez eux et ce sera pas par hasard, déjà qu'avec le scandale de l'Erika j'y allais plus...

mercredi 25 novembre 2009
Uchronie: fin du débat sur l'Identité nationale
Un débat qui tourne mal
Lorsque, le 4 février 2010, le ministre des charters Eric Besson clôtura les 3 mois du Grand débat sur l'Identité nationale qu'avait lancé l'Élysée juste avant les régionales pour séduire à nouveau les lepénistes écoeurés par le sarkozysme, il se retrouva gêné aux entournures. Car les Français n'avaient pas faits ce qu'on attendait d'eux. Dans les 100 préfectures où ils avaient été convoqués, ils avaient renâclé à vanter, comme on les y avait vivement encouragés, "notre patrimoine", "nos églises et nos cathédrales", "notre art culinaire que le monde entier nous envie". Ils avaient fait remarquer que l'identité nationale était liée à d'autres valeurs... Exemples.
Les impôts. Se tirer à l'étranger pour échapper à l'impôt, notèrent les débatteurs, ne relève pas vraiment de l'identité nationale. Ainsi le chanteur Johnny, établi en Suisse: peut-il vraiment encore être pris pour un grand chanteur national? Et chanter le 14 juillet jour de la fête nationale? À l'invitation du chef de la Nation? Il fut décidé que non. Qu'il serait désormais considéré comme chanteur suisse, et qu'on lui dresserait une statue en chocolat à Zurich. Idem pour les 3000 et quelques exilés fiscaux établis en Belgique: mieux valait désormais les considérer comme des sans-papiers à jeter en centre de rétention à la première incursion sur le territoire national.
L'emploi. Tous les PDG qui fragilisent l'économie nationale en fermant leurs usines françaises pour aller s'offrir des salariés dix fois moins chers à l'étranger ne sont pas vraiment des amis de l'identité nationale: ainsi le fabriquant tricolore de bagnoles Renault ou la marque de lingerie Aubade, laquelle a entièrement délocalisé sa production en Tunisie. Tous ces délocalisateurs frénétiques sont priés de suivre des cours de recyclage donnés par des chômeurs nationaux (et c'est pas ce qui manque).
La Sécurité sociale. Le monde nous envie ce système de solidarité nationale (et là, c'est pas du flan). Ceux qui tentent de le torpiller, comme les députés qui viennent de voter son budget avec un trou mahousse de 30 milliards sans prévoir la moindre mesure pour le combler, sont désormais considérés comme des casseurs irresponsables et dangereux. Enquête doit être menée sur cette nouvelle "mouvance terroriste".
Les droits de l'homme. Considérant que la France est reconnue comme la "patrie des droits de l'homme", celle des idéaux forgés par les penseurs des Lumières et la Révolution et Victor Hugo et tutti quanti, les débatteurs décidèrent que réexpédier comme de vulgaires colis dans l'enfer d'Afghanistan des Afghans venus se réfugier chez nous constituait une grave atteinte à l'identité nationale. En conséquence de quoi le ministre des charters initiateur du Grand Débat sur l'Identité nationale était renvoyé à ses études (ou, au choix, à servir la soupe aux clandestins de Sangatte).
Quoique le ministre Besson n'ait pas apprécié la tournure prise par le Grand Débat, il n'en fit rien savoir: la synthèse était écrite d'avance. Elle se résumait d'une phrase: les Français n'aiment pas la burqa mais adorent notre Sarkozy national.
Lu et apprécié dans le Canard enchaîné n°4647 du 18/11/2009, rubrique Plouf, article de Jean Luc Porquet
Illustration "Superdupont" de Gotlib
vendredi 20 novembre 2009
Censure sécuritaire
Après la pipe de Jacques Tati et la cigarette de Coco Chanel, c'est au tour des volutes de fumée sur l'affiche du film Gainsbourg, vie héroïque de Joann Sfar d'être bannies des couloirs du métropolitain par la régie publicitaire de la RATP, au nom du respect de la loi Evin contre le tabac.
"Cette affiche tombe sous le coup de la loi Evin, qui n'a pas changé même si l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité a demandé à la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, d'ouvrir des discussions en vue de l'assouplir", explique une porte-parole de la régie, Métrobus. En mai, l'ARPP avait estimé que des produits liés au tabac pourraient désormais figurer sur des publicités sous certaines conditions. Ils devaient notamment être "inséparables de l'image et de la personnalité de la personne disparue" et avoir une "finalité culturelle ou artistique". Mais Métrobus estime que cet avis "n'a pas de valeur juridique".
PAS DE FUMÉE SANS CIGARETTE
Le distributeur du film en France, Universal Pictures, souligne pourtant dans un communiqué qu'il avait "pris soin de ne faire apparaître aucune cigarette sur l'affiche". "La RATP est ainsi le seul réseau qui refuse aujourd'hui cette affiche", déplore le distributeur.
Le zèle dont fait preuve la RATP est d'autant plus surprenant que sa décision a été dénoncée vendredi par le Comité national contre le tabagisme. "Cette affiche, pas plus que celle de l'exposition dédiée à Tati ou la couverture des Mémoires de Jacques Chirac, n'a fait l'objet de la moindre démarche en faveur d'une interdiction de la part des associations mandatées pour veiller à l'application de la loi Evin", souligne le CNCT dans un communiqué.
"Avant d'être un fumeur, Serge Gainsbourg était un poète et un musicien de génie [...]. Nous gardons tous la mémoire de son visage enveloppé de volutes de fumée et il serait effectivement difficile d'imaginer de rendre compte de sa vie en dissimulant cette dimension de sa personnalité", rappelle le CNCT.
Lu sur le monde.fr
jeudi 19 novembre 2009
Frankestein vs mother nature
En surfant sans but sur le web, je suis retombé sur cette petite vidéo concernant les méfaits de l'agriculture intensive sur la biodiversité et la qualité de nos sols. Édifiant et surtout flippant. Il s'agit d'un extrait du documentaire "Alerte à Babylon" du français Jean Druon sorti en 2005. Il va falloir que Nelfe et moi le dégotions au plus vite...
vendredi 13 novembre 2009
Mythologie sarkozyste suite...

Il est vraiment trop fort notre omniprésident. Déjà qu'il avait stoppé à lui tout seul la guerre en Géorgie à l'été 2008, stoppé la crise mondiale l'hiver dernier... Récemment, il déclarait qu'il avait assisté à la chute du mur de Berlin. Franchement, je dis bravo!
Tout est bon pour Monsieur pour se construire une légende. N'oublions jamais cependant que les mots mythologie et mythomanie ont la même racine...
samedi 7 novembre 2009
Ticket to ride!
Oyé, oyé! Dame Nelfe a trouvé du travail dans une institution d'enseignement supérieur! Et ceci dans son domaine: dessinatrice en bâtiment! C'est tellement rare dans les temps qui courent qu'il fallait le souligner dans ce blog! Bon vent à toi ma douce! Pour les autres, reste le retour annoncé du CV anonyme dont voici l'illustration par un strip de Goubelle.

mardi 3 novembre 2009
La vie de château
Tel était le thème de notre week-end en cette Toussaint 2009. Nous sommes partis en milieu de matinée de notre cher Morbihan sud, direction: les châteaux de l'Indre et de la Loire. Le temps était plutôt de la partie en ce vendredi contrairement aux deux jours qui allaient suivre.
Passage par Nantes, Angers et petit arrêt à Saumur où durant une heure nous avons déambulé dans les rues. Après avoir admiré le bâtiment de la mairie (mini-forteresse) et regardé les façades à colombages des demeures du crû, nous avons grimpé pour rejoindre le château de Saumur qui est assez impressionnant dans son genre (il surplombe le fleuve et la ville). N'ayant pas le temps de trop nous attarder, nous nous sommes contentés de lui tourner autour, histoire de le voir sous toutes ses coutûres.
Lieu de résidence
C'est quelque peu fourbus que nous sommes arrivés au Prieuré de Saint Venant situé dans la ville de Luynes. C'est là que nous posions nos valises pour deux nuits: à nous la vie de chevalier! Les bâtiments sont très anciens (XVème siècle) mais basés sur des ruines encore plus vieilles remontant sans doute à l'Antiquité durant la période gallo-romaine. La propriétaire des lieux est charmante et nous fera même dimanche matin, une visite guidée des lieux notamment la chapelle fermée aux clients pour cause de rénovations. Le prieuré domine la vallée et permet de distinguer la Loire, le jardin est buccolique à souhait. Un vrai petit paradis! C'est par un escalier à vis antédiluvien que nous accédons à notre chambre...

Et là... c'est la claque! 50 m² de décor médiéval. Une cheminée monumentale ornées de décorations originales (couples regardant par la fenêtre), grand lit très très moelleux (qu'est-ce qu'on a bien dormi!), salle d'eau complète et fonctionnelle, poutres en bois massif et des fenêtres dignes de grands châteaux avec volets intérieurs et bancs de pierre pour regarder l'horizon! Vue imprenable sur la route menant à Luynes et sur le fleuve au loin! Des moulures d'animaux fantastiques et de saints entourent nos fenêtres vers l'extérieur, nous étions complètement immergés dans l'époque médiévale.
Rajoutez à cela des petits déjeuners copieux et complets et vous aurez une certaine idée du bonheur!
Les visites
Nous débutons le samedi matin avec la visite du château d'Azay-le-Rideau érigé en Touraine sur les fondations d'une ancienne forteresse médiévale. Il est l'oeuvre d'un riche financier de François Ier, Gilles Berthelot. Nous ferons à cette occasion la rencontre malheureuse d'une guichetière peu aimable me soutenant qu'un professeur de Lycée Professionnel n'appartenait pas à un établissement d'étude secondaire... Ubuesque! Nous payons tout de même le tarif et enchaînons par la visite d'un château à la fois raffiné et élégant de style Renaissance.
Malgré une bruine persistante nous avons pu admiré le parc qui s'inscrit dans une certaine continuité du romantisme et qui permet d'admirer les différents reflets du château sur l'onde: effet garanti! L'intérieur est à l'avenant avec un parcours fléché faisant découvrir aux visiteurs des pièces plus ou moins meublées, aux décors sculptés, aux tapisseries assez impressionnantes, sans compter une collection de portraits fournie permettant de recontextualiser les lieux. Belle visite que celle-ci comme quoi ce n'est pas la taille qui compte...
À l'heure de midi, nous entamons la visite du château d'Ussé celui qui a inspiré le château de la Belle au bois dormant de Perrault. À la lisière de la forêt de Chinon et dominant la vallée de l'Indre, sa silhouette effilée domine les alentours. Nous avons passé deux bonnes heures émerveillés.
Tout d'abord nous avons visité les dépendances dont une chapelle de toute beauté et les caves où l'on entreposait les bonnes bouteilles. Le parc est immense et très bien entretenu, dommage que le beau temps n'ait pas été au rendez-vous. Le château en lui même regroupe trois époques dans son architecture et nous nous retrouvons une fois de plus plongés en plein moyen-âge au sein d'une structure magnifiquement restaurée. A voir absolument pour se retrouver dans ses rêves d'enfant...
Dernière grosse visite de notre samedi: l'abbaye royale de Fontevraud. Fondée en 1101, elle a été l'une des plus vastes cités monastiques d'Europe. Aliénor d'Aquitaine et les Plantegenêt y sont inhumés (Les rois maudits ne sont donc pas loin -sic-). Le lieu est impressionant et la marche intense entre long couloirs, les clos qui n'en finissent pas et les escaliers à monter et descendre. Nous avons donc fait une visite "physique" mais très intéressante, les lieux sont très bien restaurés même si l'on ne peut s'empêcher de penser que tout semble "vide" et qu'un peu d'ameublement égayerait les lieux... En même temps, les règles monastiques étant ce qu'elles sont... Fontevraud c'est ni plus ni moins que la témoin de neuf siècles d'architecture, présente des coupoles abbatiales titanesques et des pièces aux dimensions parfois hors norme (voir cuisine et réfectoire). Le temps lui, nous a définitivement lâché vers la fin du parcours du combattant vers les 17h...
Dimanche sur la route du retour, nous avons passé la fin de matinée à visiter un dernier château se situant à 20 km de notre lieu de villégiature: le château de Langeais. Lieu cruel qui vit le mariage d'Anne de Bretagne avec le fils ainé de Louis XI, le futur Charles VIII (il mourra bêtement et Anne se remariera par la suite avec Louis XII son beau frère) ce qui entérinera définitivement l'absorption du duché de Bretagne par le royaume de France.
Malgré son funeste passé, l'architecture est magnifique et l'aspect extérieur n'a pas bougé d'un cil depuis le Moyen-Age. Le parc est tout en longueur permet de monter sur la façade de l'ancien donjon et donne l'occasion aux plus intrépides de monter dans une superbe ensemble de cabanes en bois. L'intérieur n'est pas en reste offrant au visiteur la possibilité de replonger dans la vie quotidienne d'une seigneurie le temps d'une heure et demi grâce notamment à une collection unique de meubles de l'époque gothique et des plaquettes explicatives complètes et accessibles. Nous avons passé un très bon moment.
Bilan
Malgré une météo parfois éxécrable (souvent vous dira Nelfe), ce week-end s'est révélé reposant et allégeant pour notre bourse. Des lieux magiques, une chambre chez l'habitant chevaleresque à souhait. Nelfe a tout particulièrement aimé les maisons troglodytes nombreuses dans la région et pour certaines, toujours habitées. La plupart ont transformé leurs possessions souterraines en garages et autres caves. Elle a d'ailleurs tellement aimé qu'elle ne pouvait s'empêcher de s'extasier devant la moindre guérite sur une paroi... Elle a failli rentrer à pied! J'imagine qu'elle en dira autant sur mon compte dans les commentaires... Une déception, samedi soir nous avions décidé de manger sur Chinon (très belle ville par ailleurs) mais à déconseiller pour dîner tant la ville semble dépourvue de toute vie sociale le soir... Le château est impressionnant et les vieilles rues fort bien conservées.
Le retour -dimanche après-midi- sera plus morose avec un temps épouvantable digne du déluge. Il me semble d'ailleurs que nous avons croisé une arche sur l'autoroute...
dimanche 1 novembre 2009
Vacances et décès...
Mais que font Nelfe et Mr K!? Où sont-ils? Que se passe-t'il!!!? Aucune mise à jour sur ce blog depuis 4 jours! SCANDALE! Ne vous inquiétez pas jeunes drogués du Capharnaüm, tout cela a une explication.
Nous sommes partis nous dorer la pilule arroser un peu en Tourraine. Départ vendredi matin et retour il y a quelques heures. Mr K vous parlera de notre week-end dans les prochains jours, avec photos à l'appui. On rigole pas chez nous! Et on rigole tellement pas (superbe syntaxe) que quand on va visiter les châteaux de la Loire, on dort dans un château! Et oui! Minimum!
Malheureusement, week-end de la toussaint oblige, mon PC a choisi cette date pour décéder... La carte mère est morte après 5 ans de bons et loyaux services et, la mort dans l'âme, je dois me résigner à trouver une remplaçante à mon unité centrale. Je serai donc moins présente ces prochains jours étant obligée de squatter l'ordi de Mr K...
"Allo allo monsieur l'ordinateur. Dîtes moi dîtes moi que fait votre carte reum!?" Hum...
