lundi 30 juin 2008
Hellfest 2008 (part 3/3: "Back to black")
Dimanche 22. C'est le dernier jour de festoche et en tant que tel le festivalier est partagé. Encore une bonne journée de plaisirs auditifs divers et variés en prévision mais aussi la perspective d'un retour brutal à la réalité en fin de concert. Rajoutez à cela mon proviseur qui a eu la bonne idée de me mettre secrétaire d'examen pour le Bac pro le lundi 23 dès 9h00 du matin et vous cernez davantage mon état d'esprit du moment.
Après une nuit de repos, nous sommes d'attaque. Ayant fait le point sur le "running order" du dimanche la veille, nous prenons notre temps. En effet, les premiers groupes qui nous intéressent ne passent qu'en milieu d'aprem. Nous profitons donc du camping tranquilles et j'en profite pour réunir mes affaires et les stocker dans mon coffre. Dès la fin des concerts, il est prévu que je rentre directement sur Locmiquélic afin de remplir mon devoir de fonctionnaire (sic!) le lendemain matin. Vers 14h, nous partons Slaytanic et moi dans nos caisses respectives, direction Clisson. Nous retrouvons la place habituelle et sa petite soeur pas très loin. 20 minutes plus tard nous passons le portail.
Portant toujours les stigmates de la fournaise du samedi, nous allons directement au centre d'info pour consulter le bulletion météo. Même temps avec une tendance orageuse en fin de journée. Encore une très chaude journée en perspective.
Nous en profitons pour consulter le panneau des petites annonces des festivaliers de l'extrême. Comme à l'habitude les 3/4 sont des canulars bien gras! Bien métal quoi!!! Pour exemple: "Échange béret basque contre armoire normande". C'est Antoine qui obtient le ponpon avec sa petite annonce reproduite ci-dessous. Je vous en laisse juge!

Nous en profitons ensuite pour passer à "l'extrême market" du site. Slaytanic y s'offre un superbe t-shirt d'Obituary, ode au death métal floridien. Pour ma part, j'avais déjà craqué les jours précédent pour le t-shirt officiel de l'édition 2008 et un Sépultura. J'en profite alors pour acheter un "porte-clef" bizarroide pour ma chère compagne Nelfienne (je lui laisse le soin d'en parler plus tard sur le blog!).

C'est au cours de nos pérégrinations dans ce temple de la consommation métalleuse que nous croisons "kékene Man". Tapi dans un coin sombre et reculé de "l'extrême market", ce super-héros injustement méconnu se fait un devoir de partir à la chasse aux fans juvéniles et acnéiques de Korn et autres Offspring. En exclusivité mondiale, nous vous livrons un des rares clichés témoignant de cette rencontre hors du commun. Sachez à ce propos que nous avons bravé une haleine de poney et un équilibre fortement instable (Stanislas, sic!) pour ramener cette photo. Admirez la découpe du costume (Gautier quand tu nous tiens!), l'harmonie des couleurs et le sens de la pose. Face à tant d'abnégation et la justesse de sa cause, nous avons fait le serment de ne pas dévoiler son identité. En contre-partie, nous lui avons indiqué un regroupement d'ados fans de NOFX un peu plus loin au rayon Sweet-shirt... Qui a dit collabo? C'est le coeur joyeux et l'esprit libéré que nous retournons à l'extérieur pour poursuivre notre route. Un petit tour aux cagoinces, devant la boutique de bonbons (même pas "customisés" métal). Nous nous asseyons sur le pré aux structures métalliques et attendons patiemment le premier concert ciblé! L'ambiance en ce dimanche n'a pas baissé, beaucoup de personnes sont au rendez-vous et les premiers artistes qui passent ont un bon son.

Les concerts du jour: 29! Que c'est original me direz-vous! Moins deux pour moi, je devrais me passer de Morbid Angel et Slayer car le devoir m'appelle le lendemain.Reste une programmation intéressante et Slaytanic sera là jusqu'au bout et me racontera tout plus tard.

Chapitre "révélations": Opeth groupe suédois de métal progressiste qui propose un set mélodique, agressif et surtout, technique. Le groupe emprunte aux styles lees plus brutaux à travers des champs gutturaux et des séquences instrumentales très agressives tandis que de l'autre, il se distingue par des séquences progressives mélodiques, souvent très techniques et envoûtantes. Très bonne surprise, bien calé à l'ombre, on assiste à une heure de spectacle total et enchanteur. A découvrir au plus vite pour les amateurs!

Chapitre "poids lourds": Obituary groupe death métalleux américain pionnier du genre. Mélange de death et de thrash, ils fournissent un concert énergique et la communion avec le public est immédiate. Carré et efficace, c'était prévu... Il l'ont fait! Le gros fan que je suis n'a pas été décu. Surtout, que le son était tout bonnement parfait comme pendant tout le festival. My dying bride groupe anglais de Doom métal (comprendre métal "lent et lourd" à la sauce Black Sabbath et Type-O-négative). Très bon concert où pessimisme des textes (ce sont les romantiques du métal!) cotoie la puissance du "band". Moment plus calme de cette édition mais quel moment! At the gates, ces suédois amateurs de death mélodique ont livré un concert solide et d'une puissance détonnante. Bon moment que celui-ci entre headbanging et passages plus calmes.

Chapitre "caca-boudin": NOFX l'erreur de casting de cette année! Groupe de punk rock californien dont la présence incongrue me fait penser à Offspring à la fête de l'humanité en 2005. Hors de propos donc, on tombe dans le commercial, les types sont cependant sympas et discutent / blaguent pas mal avec le public... Mais ce qui me satisfaisait à 17 ans m'indiffère à 30 ans. Comble de la connerie, le concert se termine à l'accordéon... Z'ont du se tromper de festoche à mon avis... A oublier! Motorhead groupe culte de hard-rock anglais. Grosse déception mais je m'en doutais. C'est le groupe qui a joué le plus fort des trois jours mais c'est aussi celui dont le talent de composition m'échappe le plus. Je suis parti au bout de six chansons qui se ressemblaient toutes quasiment à l'accord près! Décidément, je préfère largement le groupe précédent de Lemmy (chanteur), Hawkwind groupe de space rock speed des 70'. Désolé d'écorner la réputation de ce groupe quasi légendaire mais perso je n'ai pas du tout accroché.

Bilan:Excellente édition que celle de 2008. Une programmation variée et accrocheuse, une prise en compte notable du confort des festivaliers et une ambiance toujours aussi exceptionnelle. On se croirait à Woodstock tant les gens sont sympas et respectueux (ambiance beaucoup plus "adulte"). On est loin en tout cas des débordements et autres beuveries organisées à Carhaix et autres festoches estivaux. Non, le métalleux est un homme doux et aimant sous une couverture de crasse et des oreilles abîmées par la puissance des sons qu'il écoute. Et dire qu'il va falloir attendre un an avant de retrouver la communauté au grand complet...
dimanche 29 juin 2008
Festival Roc'han feu
Hier après-midi, avec l'envie de voir les Marcel et son orchestre, nous sommes allés à Rohan pour le festival Roc'han feu.
Direction donc le site de la Guiterne, à 45 minutes de la maison, par des chemins de campagne pour plus de 6h de concert!
Le festival est très bien organisé: grand parking, camping, toilettes sèches pour les filles , "pipi debout" pour les garçons, marchandising, coin sandwich et buvetteS. "Buvettes" avec un S majuscule car à vrai dire il n'y avait pratiquement QUE ça sur presque 50m! Pas étonnant de trouver assez vite dans la soirée bon nombre de cadavres et de jeunes couchés dans leur vomi... Certains vont en festival clairement pour boire, nous y étions avant tout pour s'en mettre plein les yeux et les oreilles. Alors c'est parti!
Le festival commence à 18h30 avec, en ouverture, The bird is yellow, groupe breton de rock new wave. Quelques fans sont au premier rang avec des pancartes mais la sauce a du mal à prendre vu le peu de monde encore présent sur le festival. C'est dommage car c'était vraiment sympa. Une pêche à la The Killers et une majorette/danseuse jaune incomparable!
Vers 20h arrive Cocoon, groupe français qui fait dans la ballade folk anglaise. Ils tournent dans pas mal de festival cet été et vous aurez sûrement l'occasion de les croiser quelque part. Le single passe déjà en boucle à la radio... En concert, en ce qui nous concerne, au bout de 2 chansons, on commence à s'ennuyer sévère! Toujours la même chose, du déjà vu/entendu en veux-tu en voilà, un chanteur adepte du comique de répétition ("ou pas..." vous comprendrez en les voyant sur scène). Bref, sympathique 2 secondes mais vite soporiphique!
21h30: le public est beaucoup plus présent, normal, c'est au tour de Kaolin de faire son entrée. Inutile de les présenter je pense, Kaolin est tout simplement un groupe de rock française (oui, un de plus). On connait tous leur single "Partons vite". C'est frais, léger, sympa. Pas d'extase, pas de révélation, c'est pas mal en festival mais je ne paierai pas pour les voir en concert solo.
Ah enfin! 23h00. C'est au tour des Marcel et son orchestre!!! Bon, je pense que vous avez compris qu'à la maison on est FAN! A voir absolument sur scène! Une pêche d'enfer, des costumes terribles qui leur vont à merveille, un public en transe avec le sourire jusqu'aux oreilles. On danse dans tous les sens et de toute façon, à ce moment précis, on fait tous fi des apparences. Dans le public apparaissent des fans déguisés en vaches, en mamie genre vamp... Il y a des chapeaux et des perruques colorés partout et on fait même la chenille! Marcel et son orchestre, c'est mieux que la drogue!
0h00, c'est au tour DJ Moule qui remixe pas mal de titre des années 70 (mais pas que...). J'ai bien aimé, ça dandine des fesses mais en même temps, après les Marcel, j'aurai dansé sur tout et n'importe quoi! Le plus drôle reste quand même la coupure de son qui a duré 5 bonnes minutes avec un DJ qui ne s'est rendu compte de rien (casque sur les oreilles oblige) et continue de tripper seul au platine devant un public le huant. Grand moment de solitude!
1h15, après plus d'une demi heure de balances (les plus longues du festival), arrivent les divas d'Asian Dub Foundation et dès le premier titre on se demande pourquoi les balances ont pris autant de temps pour arriver à ce résultat... Le son est pourrave, il y a de la disto et de la réverb partout, tous les instruments se mélangent et, en même temps, on en distingue aucun: c'est à la limite du supportable. Alors que sur CD, leur musique est vraiment trippante, en live, c'est tout juste... l'horreur! Nous sommes donc parti au bout de 3 titres.
Un bien chouette samedi avec des Marcel qui resteront le gros point fort de ce festival. J'en ai encore des paillettes et des boas roses dans les yeux.

jeudi 26 juin 2008
Hellfest 2008 (part 2/3: "Roots bloody roots")

Samedi 21. Réveillés de "bonne heure de bonne humeur" (10h!), c'est une nouvelle journée en "enfer" qui commence! Au programme, une excursion monnaie, demis au bar à Clisson puis retour à la case "site". Nous posons la caisse de Slaytanic à la place habituelle et nous nous dirigeons vers le centre ville. Il fait un soleil de plomb, plutôt normal en ce jour qui est le plus long de l'année! Nous connaissions déjà les lieux depuis l'année dernière, mais cela ne gâche en rien notre plaisir d'emprunter nos ruelles favorites notamment celles marquées de coquilles Saint Jacques marquant la route du pélérinage du même nom. La ville est envahie de T-shirt noirs aux emblêmes et slogans divers. L'ambiance est bonne enfant et les commerces/restaus pleins à craquer. Après quelques pérégrinations, nous jetons notre dévolu sur une belle terrasse donnant sur la place centrale et dégustons un demi de kékene bien mérité!

Nous reprenons la route pour passer au Leclerc désormais célèbre de Clisson. Essayez de taper "Leclerc/Clisson" sur dailymotion et vous aurez une petite idée de l'ambiance qui y règne lors du weekend Hellfest. Arrivés sur place, nous sommes légèrement déçus. Nous y croisons qu'une quarantaine de personnes de la "tribu -métal", bien peu comparé à 2007! Sans doute, n'étaient-ils pas encore réveillés ou alors étaient-ils déjà sur le site. Après un déjeuner improvisé près du véhicule (la bouffe n'est pas terrible et chère sur le festival), nous nous dirigeons vers le portail. L'occasion de se mettre en jambe avec une bonne bouteille de Despérados, ben oui... 20 minutes de marche c'est long et il faut savoir s'entretenir! C'est ainsi que bon gré, mal gré nous finissons par arriver au portail, non sans avoir bien rigolé à l'écoute des cris et autres éructations de nos frères d'armes: "RRROOOAAAAARRRRR"! Nous passons la fouille habituelle, récoltant au passage l'accord de pouvoir passer avec un paquet de Chamallow!
Les concerts du jour. 29 groupes comme la veille et un programme dantesque en perspective! Seul souci à l'horizon, la chaleur! Il fait chaud, trop chaud! Nous passerons régulièrement au plan d'eau durant l'après-midi pour nous rafraichir. Cela n'empêchera pas votre serviteur de récolter au passage de superbes coups de soleil toujours visibles à l'heure où j'écris.

Chapitre "révélations": Satyricon (clic) groupe Black Métal norvégien qui passe en milieu d'après-midi. Il nous présente un set énergétique voir brutal aux consonnances symphoniques. Roots et efficace, tout ce que j'attends d'un concert au Hell! En plus, l'alchimie opère naturellement entre le public et le "Band"... A découvrir là encore si vos oreilles le peuvent! Porcupine Tree (clic) des anglais qui pratiquent le Métal Progressif à merveille. Très bon moment que ce concert, à un son brut de décoffrage vient se superposer une toile de fond quasi hypnotique. La transe nous guette! Rappelez-vous, il fait très chaud! De la technique et du plaisir pour les esthètes! Candlemass (clic) groupe de Doom (métal lent à la sauce Black Sabbath et Type-o-négative) venu de Suède. On ne le dira jamais assez, la Scandinavie est une valeur sûre du genre métal. Un son puissant et brut, et une voix Heavy (Maiden, Helloween). Grosse claque là encore, avec un set bien maîtrisé et un public aux anges.

Chapitre "poids lourds": Apocalyptica (clic) groupe finlandais de métal instrumental symphonique. il s'agit d'une formation particulière composée de trois violoncellistes et d'un batteur (ahurissant au passage!). On alterne douceur des notes et riffs destructeurs. En plus de compositions personnelles, la grande spécialité de ce groupe est la reprise. Leur premier album à ce propos est uniquement composé de reprises de Métallica. Concert énormissime avec un Mr K éberlué par tant de talent déployé! Gammaray (clic) power métal allemand, pas ce qu'il y a de plus original en album, la qualité du concert est bien là: show impressionnant et maîtrise total. Ce groupe est accessible aux novices, alliant structure "mélodique" des morceaux et passages plus brutaux. Un des meilleurs moments de la journée, mais il y en a eu tant!!! Helloween (clic) groupe allemand de speed métal mélodique. Grand moment de kitsch en barre! J'adore!!! Deux citrouilles géantes encadrent le groupe qui s'évertue à recréer une ambiance de folie furieuse. C'est du pur Rock and Roll qui déménage et on en redemande (en bonus, des effets pyrotechniques!). A la fin du set, les trois guitaristes de Gammaray les rejoignent sur scène et nous avons droit à deux morceaux de pure démonstration guitariste (faut dire qu'il y a six guitaristes sur le "stage"!!!). The Cavalera Conspiracy (clic), groupe de thrash métal américano-brésilien. Alliance de membres de Soulfly et de Sépultura, c'est le grand retour des deux frangins Cavalera sur scène depuis 12 ans. Nous avons droit à un concert de thrash Métal bien violent agrémenté de quelques effets tribaux propre à Soulfly. Il n'y a pas de mots assez forts pour décrire l'ambiance et le plaisir éprouvé. C'est pour moi LE concert de cette édition. Efficace, carré et orgasmique (ca y est le mot est lâché!). Seul bémol, à être trop carré, le concert manquait peut-être de coeur et de complicité... Reste une expérience extrême et fantastique. Je vous recommande au passage le clip de "Sanctuary" leur single.

Chapitre "caca-boudin": Ministry (clic) groupe américain de Métal indus (comprendre industriel). C'est un genre que j'apprécie tout particulièrement étant un fan ultime de Rob Zombie, ex membre de White Zombie et réalisateur de "la maison des mille morts" et "the devil reject". C'est donc, avec un plaisir non feint que j'attends ce concert. Surtout qu'il fait partie d'une tournée d'adieu, Ministry ayant décidé de se séparer. Groupe culte donc... J'ai été bien déçu malgré une scène grillagée laissant seulement deviner le groupe. Que dire sinon, que je n'ai pas accroché aux morceaux et à la prestation. C'est tombé à plat et mon compère et moi avons passé notre chemin, direction la buvette! Je laisse un lien tout de même car ils sont reconnus dans le métier...

Bilan: Excellente journée quoiqu'un peu trop "chaude" à mon goût! Nous regagnons le camping vers 3h, éprouvés par tant de temps forts mais entièrement satisfaits! Après un after qui traîne, nous regagnons notre abri de toile et sombrons dans un profond sommeil peuplés de rêves hellfestiens.
mardi 24 juin 2008
Hellfest 2008 (part 1/3: "Appetite for destruction")

Les Time Killer (Slaytanik et moi-même) avons passé un weekend Énorme à Clisson, le weekend que nous attendions depuis un an (l'édition 2007 sic!). Inutile de préciser que nous nous sommes préparés et équipés pour l'événement. Le plus important pour nous cette année était de pouvoir dormir nos six heures afin de tenir le coup le jour qui suit. Quitte à ce que l'expérience soit moins "roots", en 2008 nous faisons l'impasse sur le camping du festival et opté pour un camping se situant à 7 km du site. Nous y sommes dès jeudi soir afin de se "mettre en condition"... Couchés à 3h du mat, nous nous endormons l'esprit tourné vers le lendemain.

Vendredi 20. Bien décidés et motivés comme jamais, nous arrivons sur les lieux des festivités vers midi; première surprise: "C'est trop facile de trouver une place!". En effet, nous nous garons à la même place que l'année précédente près du Leclerc à 15 minutes du premier barrage, celui des "bracelets-pass". L'organisation semble s'être améliorées depuis 2007, la suite nous le confirmera. Nous arrivons au Portail monumental de l'entrée; surmonté de la double croix, symbole de l'édition 2008. Des tentures sombres agrémentées de maximes métalleuses encadrent la structure. On y est!!! Nous passons la fouille et nous retrouvons directement près des deux scènes principales ("main stage" et "secondstage" pour les têtes d'affiche et autres groupes de renom ou en devenir), la troisième ("discovery stage" pour les jeunes pousses et des groupes plus "underground") est plus loin sous un chapiteau.
Ce serait trop long pour vous décrire précisément les lieux. Ce que l'on peut en dire, c'est que cette année, les bouchées doubles ont été mises pour un meilleur confort des festivaliers. Tout d'abord, le SON. Tout bonnement parfait, peu ou pas de saturations donc un confort d'écoute optimal. C'est je pense la condition nécessaire et suffisante pour qu'un festival de ce genre soit un bon moment (ca devient vite une torture dans le cas contraire!). Les deux scènes principales sont côtes à côtes, passer d'un concert à l'autre est beaucoup plus simple et évite les gros mouvements de foule. Et comme, les concerts que nous voulions voir se déroulaient essentiellement sur ces deux scènes... Deux plans d'eau pour s'asperger le corps et les cheveux ("rite clef" pour tout headbanger qui se respecte), c'est ce qui manquait cruellement à l'édition 2007. Il a fait excessivement chaud ces trois jours, et l'eau était indispensable à notre "Survie". Il y avait aussi davantage de sanitaires. "L'extrême market" a doublé de taille et permettait aux consommateurs que nous sommes de dépenser nos euros: T-shirt,vêtements, drapeaux, badges, disques, livres, bougeoirs... Inutile de vous dire que le noir domine que ce soit dans les boutiques ou sur le public...
La meilleure surprise est le grand espace "détente". Grand pré entouré de bars, restaus, du carré VIP et autre stand de signatures, il présentait cette année une originalité. Plusieurs structures à base de récupération de métaux étaient érigées en son sein, elles abritaient deux bars, une banque de jetons pour les consommations (roses cette année! Pour mieux les voir dans la nuit!). Bel exemple de mariage heureux entre esthétisme et fonctionnalité. Le meilleur, c'est que la nuit ses structures éclairaient la zone de couleurs diverses (rouge, vilolet, vert, bleu...) et apaisantes, ce qui en faisait le lieu idéal pour une mini-sieste ou prendre l'apéro n°6...
Premier bilan, on a dépensé 109 euros et niveau site et confort, on ne nous prend plus pour des cons... Car il est certain qu'un métalleux en forme, est un métalleux performant et heureux.
Les concerts du jour. 29!!! Comme chacun des trois jours. Inutile de vous dire que nous n'avons pas assisté à l'ensemble des prestations. Les deux scènes principales alternants les shows, c'est par rapport à la "discovery stage" que nous devions faire des choix... Cruels parfois.

Au chapitre "révélations": Septic Flesh (clic), groupe Dark Metal grec à l'atmosphère des plus sombre et à la prestation puissante et précise. Rotting Christ (clic), groupe Black Métal grec (soufflent régulièrement les braises attisées par des groupuscules intégristes catholiques et s'avèrent être d'excellent "comédiens"). Vieux groupe formé en 1987, le style brutal s'enrichit de violons mélancoliques et de claviers hypnotiques. Si le courage ne vous manque pas, l'expérience vaut le détour... Mais la claque du jour vient d'un groupe mythique que je découvre ce jour là: Carcass (clic). Originaire de Liverpool, ce groupe culte de Death Métal n'usurpe pas sa réputation. 1h15 de pur bonheur en barre. Entre death bien gore et des passages plus mélodiques et progressistes, ces anglais sont vraiment trop forts! Meilleur concert de la journée à mon avis. Les trippes ne trompent pas!

Au chapitre "poids lourds": In Flames (clic), groupe de Death Métal venu de Suède très connu dans le milieu. Concert carré et rodé, avec des effets pyrotechniques! Encore une nouveauté au Hellfest! Pro donc, mais décevant dans le sens où tout cela semblait manquer de coeur... Enfin, ce fut un très bon concert tout de même. Testament (clic), groupe Thrash-Métal américain qui nous a donné un concert "roots" et légèrement kitsh. Perso, je suis fan. Dimmu Borgir (clic), groupe de Black Métal venu de Norvège efficace et bien rodé. Reste le groupe de hard-core new yorkais Sick of it all (clic), débordant d'énergie et un mur de son. Mon beau-frère ne m'avait pas mentit, "ces gars là ça crache!". Mick, merci!!!

Au chapitre "caca-boudin": Paradise Lost (clic), groupe de Doom-Métal mélodique de Grande Bretagne. C'est une énorme déception. C'est un groupe que j'adore depuis des années et leur prestation a été offensante pour les fans. Mou et sans réelle relation avec le public, j'ai passé mon chemin assez rapidement. J'espère un jour les revoir sous leur meilleur jour. Mayhem, groupe de black-métal norvégien. Indigeste et malsain dans le mauvais sens du terme. Je suis assez adepte du jusqu'au boutiste et je suis ouvert à beaucoup de choses mais là... Inintelligible et grotesque (le chanteur tente le coup de la messe noir, il ne récoltera que des rires de ma part, tant sa prestation était lourdingue). A oublier...
Bilan: Bonne première journée où les moments cultes ont éclipsé les déceptions. Nous rentrons vers 3h au camping. Un petit "after" plus tard, nous regagnons crevés mais heureux nos sacs de couchage...
samedi 21 juin 2008
Faites de la musique
C'est la fête de la musique aujourd'hui non!? Alors, je me fais plaisir et vous fais partager un de mes chouchous: Nosfell.

Nosfell est un des artistes qui me fait le plus vibrer avec ses mélodies hypnotisantes et envoûtantes et sa voix qui flirte aussi bien avec les graves qu'avec les aigües. Sur scène, il est beau, tout simplement: ses prestations sont poétiques, les dessins sur son corps sont artistiques, l'ambiance est apaisante... Il nous emmène dans son monde. Celui où on parle le Klokobetz, cette langue qu'il a inventé et qui possède sa grammaire, et où vivent Shaünipul et Blewkhz Gowz. D'une manière fascinante, proche de la skizophrènie, il nous narre les différentes histoires de cet univers imaginaire: Klokochazia.
Celà fait des années que sa musique accompagne ma vie. Peut être accompagnera-t-elle désormais la vôtre...
Il prépare actuellement son 3ème album.
jeudi 19 juin 2008
Les Pieds dans la vase mais au soleil!
Dimanche dernier, nous avions prévu d'aller au festival des Pieds dans la vase à Kervignac pour assister au concert de Graeme Allwright et aux prestations de l'Usine à canards (et oui... encore!).
La veille au soir, avec des potes à la maison, c'était barbec party. Mais "ô surprise!", au moment d'ouvrir notre porte d'entrée, les merguez à la main, impossible de tourner la clé dans la serrure. Ouais hein, balèze! Essayez de tenir une poignée de porte, une grille de barbec dans l'autre main et de tourner une clé en même temps... Bref, je vous la fais courte, même en ayant posé les futures grillades pour avoir les mains libres, toujours impossible d'ouvrir cette p*#~grrrr de porte!!! Pas de panique... Pour le barbecue, on va passer par la fenêtre (ok, c'est pas très pratique mais c'est la seule solution) et pour la porte on verra ça demain! Je vous laisse imaginer le reste de cette trépidante soirée. Une chose est sûre, pas la peine de s'acheter une wii fit pour faire du step.
Le lendemain (le dimanche donc pour ceux qui suivent (un dimanche en plus... la totale... va appeller un serrurier le dimanche... et le jour de la fête des pères... bref...)), je commence à passer des coups de fil à droite à gauche entre serrurier et assurance afin de pouvoir sortir de la maison! C'est pas tout ça, mais on a un festival cet après-midi et l'anniversaire de Mr K senior ce soir (le "senior" ne veut pas dire vieux hein... je veux pas m'engueuler avec ma belle famille!).
Alors là, le suspense est à son comble! Ont-ils finalement réussi à joindre un serrurier de libre ce dimanche de fête des pères? Est-il arrivé assez tôt afin qu'ils puissent aller à leur concert? Vous n'en pouvez plus d'attendre, je le vois bien, donc je vous rassure tout de suite: OUI ON A ÉTÉ SAUVÉ!!!!
Avec une serrure toute neuve, nous voici donc partis, un peu en retard mais partis quand même, en direction de Kervignac.
Pile à l'heure pour le concert auquel on voulait assister. On a râté 2 ou 3 chansons mais rien de dramatique. Le concert en question est celui de Graeme Allwright.
"Hein? Graeme queuwa!!!???". Mais siiii, petit inculte! Graeme Allwright! Tu sais bien, celui qui a reprit des chansons de Leonard Cohen en français! Bon là, si tu ne connais pas Leonard Cohen, je ne peux rien pour toi...
Graeme Allwright, aujourd'hui âgé de 81 ans, est un chanteur engagé des années 70. Mr K a d'ailleur été bercé aux doux airs de Tout le monde le sait, Suzanne et autres Jusqu'à la ceinture (si vous cliquez, vous aurez des extraits, c'est cadeaux!).
Graeme Allwright c'est aussi "Il faut que je m'en aille (les retrouvailles)", "Petite boîtes", "Ca je ne l'ai jamais vu", "Demain sera bien", "Petit garçon", "Qu'as-tu appris à l'école?" et j'en passe.
Dimanche, entouré de 2 musiciens malgaches à la guitare et à la contrebasse, il nous a gratifié d'un set d'1h30 environ. Bon nombre de ses classiques y sont passés, pour le plus grand bonheur du public, venu nombreux et reprennant en choeur ses chansons les plus célèbres. L'ambiance est bonne et familiale, des bébés dorment dans les bras de leurs mères et plusieurs générations se retrouvent rassemblées dans la joie. Le temps semble suspendu...
Après ce concert, nous sommes ressortis écouter l'Usine à canards que je ne me lasse pas de voir et d'entendre. Le temps de se dégourdir un peu les jambes et de dandiner des fesses, nous voilà reparti sur les routes direction la maison des parents de Mr K.
Dommage qu'on ait eu ce problème de porte, j'y serai bien restée un peu plus longtemps...
Pour finir, je laisse regarder, à ceux qui n'ont pas le mal de mer, une vidéo que j'ai faite lors du concert de Graeme Allwright. Il s'agit de la chanson "J'm'envolerai". Enjoy!
Graeme Allwright aux Pieds ds la vase
envoyé par Nelfe75
mardi 27 mai 2008
Comme les journées sont longues...
COMME LES JOURNÉES SONT LONGUES
Franck Monnet
dimanche 25 mai 2008
Eurovision, rigolons...
Hier soir avait lieu la sacro sainte messe de l'Eurovision. Vous pensez bien qu'on était devant, avec notre stylo pour noter et faire nos méchants! Et comme chaque année, on n'a pas été déçu parce qu'il y avait matière... Entre les travellos ras la moule allemands, la hardeuse à paillette ukrainienne, notre "A table la ptite sirène" polonaise (avec une magnifique robe longue en satin bleu et des seins sur un plateau), E.T complètement refaite avec un front qui commence au milieu du crâne en guise de chanteuse suédoise, le choix fût rude afin de décerner la palme de la ringardise! Beaucoup d'ex-aequo et peu (trèèèèès peu) de bonnes surprises. Enfin, en même temps, on le savait en allumant notre télé...
Une chose est sûre, en guise de bouse musicale, l'Europe est à l'unisson puisque tout le monde a voté pour les mêmes... Bizarre, c'est exactement ceux à qui on avait mis 1/10 voir, dans notre extrême bonté, 2/10. Mais gardons cette magnifique ode musicale pour la clotûre de cette article... Patience petit padawan, jusqu'ici tu as réussi à vivre sans connaître cette révélation russe et sache qu'après l'avoir vu, ta vie va changer...
Mais avant ça, pour revenir dans le "potable" de la soirée, avec Mr K nous avons attribué notre meilleure note (à savoir 8/10 pr lui et 7/10 pour moi) au groupe de heavy métal finlandais. Primo parceque ça fait du bien d'entendre autre chose qu'un clône de Céline Dion et secondo parceque c'était pas mal tout simplement:
Eurovision Finlande 2008 (sf1) Teräsbetoni
envoyé par jief75
Encore une fois la France arrive en bas du tableau (mais moins pire que l'an dernier où nous étions carrément avant dernier... COCORICO!) mais finalement on se dit "TANT MIEUX!" quand on voit ce qui gagne (attend, attend, ça arrive...). Sébastien Tellier était pourtant, comme à son habitude, excellent! Avec son look à la Chabal, il nous a gratifié d'un superbe Doowap à l'hélium:
SEBASTIEN TELLIER - DIVINE OFFICIAL VIDEO
envoyé par RECORDMAKERS
Enfin ne soyons pas rancunier et admirons pour finir les grands gagnants de ce soir ou "comment il faut faire l'amour à la caméra". Nous voilà revenu au temps d'Alliage et G Squad. Attention, je vous aurai prévenu, votre vie va changer...
Eurovision 2008 Gagnant la Russie ^^
envoyé par x-pwincess-x
mercredi 14 mai 2008
Coucher en fanfare, Hennebont, 10/05/08

"Coucher en fanfare"... Drôle de nom pour une rencontre de fanfares de rue me direz-vous... Moi même, je me suis demandée le pourquoi du comment de ce nom et même après y avoir assisté, je n'ai toujours pas intégré le concept... Enfin peu importe, "coucher en fanfare" c'est quoi?
Sur le flyer était indiqué une battle de fanfares! Wahou trop bien! J'adore les fanfares et j'assume complètement parceque "fanfare" ne veut pas forcément dire "truc ringard qui joue toujours la même chose". De plus, il est indiqué que l'Usine à canards sera présente et ça c'est tout bonnement SUPER!!! On a eu l'occasion de les voir jouer l'an dernier au festival "les pieds dans la vase" à Kervignac et on les a trouvé géniaux. Allez hop, ni une ni deux, direction Hennebont!

La présentation est plutôt alléchante: "Dans les rues du centre ville de 15h30 à 18h, déambulation et prestations de fanfares. L'Usine à canards, Henry's Angels, Step'z ainsi que les fanfares de Baud, Lanester, Hennebont et Rennes prendront possession du centre ville. Cuivres et percussions sauront vous surprendre et vous entraîner dans leur sillage, le temps d'un morceau ou de l'après midi."
Arrivés à 15h45 sur Hennebont, pas âme qui vive (du moins pas plus que d'habitude), pas d'affiches, de banderolles, de rues barrées... Mince alors, c'est quoi ce plan!? Direction l'office de tourisme pour en savoir un peu plus. Réponse de la dame, fort aimable: "Ben quoi? Ils sont en retard! Ca arrive d'être en retard non!?" "Hum... Oui je veux bien mais sur le flyer ya écrit prendront possession du centre ville, moi là je vois RIEN!" "Ouais ben ils sont en retard!" "Hum... Bien... Et donc c'est quoi l'organisation, leur trajet, le départ, l'arrivée...?" "Ah ben ça, on sait pas!". Bon ok, c'est bon on a comprit, l'organisation est pourrie et on va aller se saouler dans un bar en attendant. Bar où même le serveur n'est au courant de rien...
Après une demi heure d'attente en terrasse, les premières notes de trompettes se font entendre au loin! Chouette, chouette, chouette! Nous nous approchons et commençons à écouter la fanfare de Baud. 10min, 20min, 30min... Euh, ils sont où les autres? Je vous fais grâce des détails mais toujours est il que sur les 7 fanfares annoncées nous n'en avons vu que 3... Le principal étant que l'Usine à canard était là!

L'Usine à canards est composée de 22 musiciens, trompettes, sax, trombones, tubas, grosse caisse, caisses claires, percussions et... mégaphone!!!! Tout ce petit monde nous offre des compositions originales, des rythmes à tortiller du derrière et à battre la mesure et la présence du mégaphone rajoute une petite touche fun à l'ensemble. C'est une fanfare jeune qui dépoussière un peu le style (même si j'avoue aimer ça) et dont la joie de vivre est communicative.
Faute d'organisation et de promotion, il y avait peu de monde malheureusement. Lors de la réunion des 3 fanfares pour le final et l'improvisation, il y avait plus de musiciens que de spectateurs... Enfin, nous on y était, c'est le principal!
Pour finir, une petite vidéo qui vaut ce qu'elle vaut. Le but du jeu: buter le gamin en plein milieu!
L'Usine à canards "Coucher en fanfare" à Hennebont
envoyé par Nelfe75
lundi 12 mai 2008
Concert pour l'annulation de la dette des pays du sud, Lanester, 09/05/08

Dans le cadre de la rencontre du commerce équitable d'ici et d'ailleurs au parc des expositions de Lorient, nous avons assisté vendredi dernier au concert pour l'annulation de la dette des pays du sud. Malheureusement l'opération n'a pas beaucoup de succès, bien que la cause soit louable, et peu de gens sont au rendez-vous. Malgré tout, l'ambiance y est sympathique, le jus de fruit et les sandwich bios, le public babos et/ou engagé.
Bien qu'étant dans un hangar de parc des expos, le son est très bon (donc les ingénieurs du son aussi!) et nous allons très vite nous vautrer par terre et savourer ces airs venus d'ailleurs. Au cours de cette soirée "word music", nous allons voyagé avec nos oreilles de l'Inde à l'Afrique...

Olli and the Bollywood Orchestra nous transporte instantanément en Inde. 7 musiciens sur scène, des intruments typiques (tels que de la flûte bansuri, doudouk arménien, sarod, tablas, dholak, ganjira), des instruments plus connus sous nos lattitudes (harmonium, clavier, basse) et des ordinateurs: un savant mélange entre "tradition et modernité" et une musique très intéressante où on flirte avec la méditation.
Mukta est un groupe incontournable pour les amateurs de word jazz. Mélant Inde et jazz avec ses compositions chatoyantes et une instrumentation originale, Mukta parcourt le monde et donne de nombreux concerts parsemés d'improvisation savament dosée. Du "bonheur à tartiner" pour les fans de fusion, un bon moment de zen pour les autres dont je fais parti. Il est indéniable que ce sont de très bons musiciens mais encore faut il aimer le jazz...

Julien Jacob nous propose une musique africaine composée de litanies à laquelle nous n'adhérons pas des masses. Des fans sont présents et le public se lève pour tortiller des fesses. Au pire Mr K trouve ça chiant, au mieux, je trouve ça sautillant par moment mais sans grand enthousiasme... Encore une histoire de goût!
En tout cas, le guitariste maîtrise très bien ces 3 accords qui tournent en boucle!
2 autres groupes étaient programmés: Monkey B et Nouch'ma mais nous ne sommes pas restés.
En résumé, nous avons passé une très bonne soirée sous les banderoles anti FMI et autres "Destroy Capitalism" savourant ces musiques du monde. Bien que ce ne soit pas mon style de musique préféré, j'ai aimé le côté cool et relax de ces airs et retenterai l'expérience si l'occasion se représentait.

