Cafards at home

Le capharnaüm éclairé

dimanche 15 novembre 2009

On "Tilt" pour le Peuple de l'herbe

Le_peuple_de_l_herbe___Tilt

Le Peuple de l'herbe, nous offre là son 5ème album, enregistré à domicile, dans leur propre studio, la Supadope Factory, dans une volonté de maîtriser au mieux la vie quotidienne et la carrière du groupe. Loin des compromis et du consensuel, le Peuple est difficilement classable. Facilement relégué dans la famille "électro", leur musique est un mélange de dub, rock et postpunk aux influences black et hip-hop, parsemée de touches d'instru cinématographique. Difficile donc de mettre Le Peuple dans une case tant ils surfent avec brio entre les styles.

"Tilt" débute avec le titre "Heart & soul" qui anonce d'emblée la couleur d'un album énergique et puissant. Envolées cuivrées, breakbeats efficaces, basses lourdes, rythmiques d'acier, paroles tranchantes, nappes sombres et riffs nerveux sont les piliers de la musique azimutée des lyonnais du Peuple de l'herbe. Les morceaux s'enchaînent: "Brick by brick" fracassant hip-hop, "L'esprit d'une époque" pop aux chorus jazz, "Look up!" battle des voix de Jc001 et Sir Jean, "Pretty bad drug" drum'n'bass envoûtant, "Matchbox" trip-hop, "Supabreakin'" rétro, "Swamp" morceau hypnotique, "Get stronger" rock, "Green card" interlude de 51 secondes, sorte d'intro à "Nightmare" aux basses dub et à la trompette jazz, "Back against the wall". "Catch up" clôture l'album en summum électro et ne fait que nous confirmer que l'on vient de passer 50 minutes en dehors des sentiers battus, en plein trip musical qui fait du bien entre les 2 oreilles!

"Tilt" est une boule de flipper qui va droit au but...

En plus de l'écoute de ce dernier album, je ne peux que vous conseiller d'aller les voir sur scène pour prendre une bonne claque et ressortir "laver" de toutes les tensions accumulées. Le Peuple de l'herbe, un groupe qui fait du bien!

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jeudi 12 novembre 2009

Quand la musique est bonne!

Cela fait un moment que Cachou m'a tagguée musicalement. Mais comme Mr K est un gros râleur (et oui, un mythe s'effondre...) qui n'aime pas les tags, je l'avais presque oublié! Profitant d'un moment où je suis seule, je me rebelle et m'en vais illustrer ma vie en musique! MOUHAHA! (je sais, je fais peur!)

La chanson que j'écoute en ce moment: "Take it easy" de Ghinzu (extraite de l'album "Mirror mirror"). J'ai tout de suite accroché et depuis, elle tourne pas mal dans mon lecteur CD. En musique, je deviens vite monomaniaque...

La chanson qui me rend joyeuse: "Malidor" de Franck Monnet. La première fois que je l'ai entendue, un sourire inexplicable est venu se coller sur ma figure. Depuis, à chaque écoute c'est la même chose. C'est sûrement la seule chanson capable de me faire me lever le matin avec une facilité déconcertante et avec le sourire (quand on sait comme j'aime mon lit et à quel point je suis de mauvaise humeur le matin, ça relève du miracle!). "Goûtez les! Goûtez les!"

La chanson qui me rappelle un ex-copain: Facile... En même temps, j'ai pas envie de chercher plus loin. "Le petit voisin" de Jeanne Cherhal.

La chanson qui me rapelle un ami perdu: "Ordinary life" de Kristen Barry. Une chanson qu'il aime plus que passionnément depuis plusieurs années. Pas tout à fait un ami perdu mais disons qu'une page s'est tournée.

La chanson qui me fait pleurer: "Chatenay Malabry" de Vincent Delerm qui me fait penser à ma grand-mère seule dans sa grande maison. Elle est tellement vraie cette chanson... "Je vous écris dans le silence qui s'installe, c'est un dimanche après midi je suis assise ds la grande salle... Les murs de Chatenay Malabry, les rires du passé me font mal..." Ce couplet me tue à chaque écoute.

La chanson qui me fait réfléchir sur le monde: Pfiou, alors celle là elle est pas facile... Disons que les chansons bien pensantes "sur le monde" et donneuses de leçons m'emmerdent profondément, je n'ai pas d'exemple précis... Plus que "sur le monde" en général, il y a des chansons dont le sujet me touche, parce que ça parle de ce qui fait notre quotidien et d'humanité. Ces petits combats qui mis bout à bout font "le monde". Pour ça, Monsieur Roux tient une place de choix avec "Le clodo" ou "L'homme ordinaire" par exemple.

La chanson qui en dit beaucoup sur moi: "Négatif" de Benjamin Biolay. Mon "dark side". Tout le monde connait mon côté "tagada pouet pouet", celui ci beaucoup moins...

La chanson qui fait que mes amis pensent à moi: Sans hésitation: "Again" d'Archive. Cette chanson fait partie de ma vie, dans les bons comme dans les mauvais moments, elle ne cesse d'être là.

La chanson qui me rappelle mon enfance: "Les roses blanches" de Berthe Sylva. Je pleurais quand j'entendais les paroles mais je la réclamais tout le temps! Elle me rappelle les personnes chères à mon coeur qui me la chantaient: "Et quand tu t'en iras, au grand jardin là bas, toutes ces roses blanches, tu les emporteras". Je vous préviens, c'est vieillot , années 20 :)

La chanson avec laquelle j'aime m'endormir: Je n'aime pas m'endormir avec de la musique. Allez hop, au suivant!

La chanson pour laquelle je ferai n'importe quoi pour l'entendre en live: Pas facile... Je dirai "Echoes" des Pink Floyd. Mais à part remonter le temps, je ne vois pas comment faire... David Gilmour, quel beau gosse!!!

La chanson qui me fait penser à ma solitude: "La solitude" de Barbara. Quand on est seul et qu'on ne le vit pas très bien, c'est exactement les mots de Barbara que l'on ressent.

La chanson qui n'est pas mon type de musique mais que j'aime quand même: "Beggin" de Madcon qui fait une très bonne reprise de Frankie Valli and the four seasons. Je n'aime pas du tout ce style de musique, même le clip est naze, mais quand j'entends celle ci, je me lève et je danse sur la table!

La chanson avec laquelle j'aime travailler: Si vraiment il faut que je bosse, bien concentrée, je n'écoute pas de musique.

La chanson que j'écoute dans ma voiture: Il y a une semaine, j'aurais dit: "rien du tout mon autoradio ne fonctionne plus". Maintenant que j'ai rerentré le code (suite à un changement de batterie, c'est passionnant ce que je raconte!), j'ai de nouveau la radio. Mais je n'ai QUE la radio... Donc en voiture, j'écoute pas mal de bouses...

La chanson que j'écoute en boucle sans me lasser: "Space oddity" de David Bowie sans hésitation. Le volume à fond, j'ai l'impression de voler avec cette chanson.

Je refile le bébé à ma copine Marie qui aime autant que moi la musique et se fera un plaisir de répondre à ce tag chronophage!

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mardi 10 novembre 2009

"Pawn Shop" - Zenzile

zenzile

A chaque album que Zenzile sort, le jeu consiste a trouver quel style va savamment pointer son nez et venir s'ajouter à la base dub qui est leur marque de fabrique. Pour ce 8ème album, le groupe nous offre un album déroutant aux sonorités dub mais résolument plus pop.

Après 13 ans de carrière, 7 albums, 5 maxis et des centaines de concerts sur plusieurs continents, Zenzile arrive encore à nous surprendre. Pour son "Pawn Shop", le groupe a intégré deux chanteurs, Jamika Ajalon et David K. Alderman, et marque ainsi une certaine rupture dans leur ligne de conduite musicale. A prédominance pop, les titres exclusivement instru sont une denrée rare dans ce nouvel opus. Là où dans d'autres albums, on planait à 10.000 sur une ligne instru tout droit descendu du ciel, ici le chant nous emmène vers d'autres contrées rock, pop et même psyché sur "Caution Horses". Différents style se cotoient donc dans cette galette, évitant ainsi la monotonie. La dub est bien entendu toujours présente pour le plus grand plaisir des fans de la première heure grâce à une basse et une guitare très marquées tout en gardant l'amorce rock de "Living in Monochrome".

Zenzile, groupe phare de la scène dub n'a pas fini de faire parler de lui...

A l'occasion de la sortie de leur nouvel album, mygmusique vous propose d'en remporter 5 exemplaires pour ainsi attraper le virus Zenzile ou confirmer l'essais. Rendez-Vous ici pour participer. C'est moi qui reçoit les mails ;)

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lundi 9 novembre 2009

Les Touffes Krétiennes

les_touffes

"Les Touffes Krétiennes"!!!? Non mais qu'est ce que c'est que ce groupe? C'est une blague? Et bien non, pas du tout. Les Touffes sont un collectif pas très catholique, à géométrie variable et composé de membres sévissant dans d'autres groupes dont la réputation n'est plus à faire: Les Hurlement de Léo, Les Têtes raides, Les Fils de Teuphu, Babylon Circus, Raoul Petite... Et oui, rien que ça! Nous avons donc affaire à des habitués de la scène qui se relayent selon leurs disponibilités.

Cet album contient entre autres des reprises de tubes anglo-saxons à la sauce cuivre. "Walk like an Egyptian" des Bangles, "Guns of Brixton" des Clash, "Know your ennemy" de Rage Against, "Groove is in the heart" de Dee-lite, "Taxman" des Beatles... sont ainsi fanfardisées pour le plus grand bonheur de nos pieds qui ne peuvent s'empêcher de se mettre à bouger tout seuls. Tout ceci donne furieusement envie de les découvrir sur scène... Ils font quelques premières parties des Marcel et son Orchestre. Si il me fallait une excuse supplémentaire pour me déplacer les voir en live, c'est chose faite!

Avec leur 1er EP en 2004 et leur 1er album en 2005, ils comptent aujourd'hui à leur actif plusieurs centaines de concerts et festoches à travers la France et le monde (République Tchèque, Hongrie, Allemagne, Espagne, Russie...). Ce présent album, enregistré au Seiget Festival de Budapest et au Musicalarue de Luxey, fait le plein d'énergie et nous entraine dans un délire musical total.

Ce brass-band groovy n'a qu'une mission! Vous convertir à la meilleure religion qui soit: celle de la fête!

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dimanche 8 novembre 2009

Soirée "gros son" aux Indisciplinées 2009

indisciplinees_2009_webLe vendredi c'est permis! Soirée métal pour la quatrième édition d'un festoche bien sympathique: Les Indisciplinées à Lorient. Fonctionnant sur 4 soirées, la prog est variée ainsi samedi Miossec était de la partie et une nuit électro est prévue mardi soir jusqu'à l'aube, histoire sans doute de fêter la boucherie de 14-18.

C'est donc accompagné de deux potes chevelus et éructant (la métamorphose a débuté dans la voiture sur l'aller) et une courageuse Katy (copine de Slay, guitariste en titre des Time Killers) que nous nous sommes dirigés vers la salle Cosmao Dumanoir, lieu de rassemblement habituel de toutes les manifs se déroulant dans la région (la maison des syndicats est accollée à la salle). Nelfe quant à elle n'était pas de la fête, Vincent Delerm ayant abandonné toute idée de faire carrière dans le thrash métal.

C'est un tapis vert qui accueille l'habituel public d'un rassemblement de métalleux: hétéroclite en terme d'âge et surtout, respectueux des autres. L'ambiance est donc cool et les pochtrons quasiment absents (ben ouais, les métalleux ça tient l'alcool! sic!). Le son est nickel contrairement à notre expérience quimperoise d'il y a deux semaines; et c'est sans bouchons d'oreille et un confort accoustique optimum que nous avons assisté à une sacrée soirée placée majoritairement sous le signe du Death Métal.

bukoC'est le groupe Bukowski qui ouvre le bal, si je peux m'exprimer ainsi! Groupe de rock estampillé stoner, je m'attendais à quelque chose s'approchant de Queen of the Stone Age. La déception n'en fut que plus grande quand nous nous sommes rendus compte qu'on avait plutôt affaire à un groupe de rock pour skaters style Sum 41 et autres Nickelback! Inutile de vous dire qu'en tant que membres métalleux Old School, le set n'est pas passé et que nous nous sommes vite dirigés vers la sortie, direction la bouffe!

Cependant le groupe n'est pas exempt de qualités: la performance était carrée et sutout, les entames de morceaux plutôt bien senties avec des relents de Métallica, purs débuts heavy métal avec des breaks bien sentis... Malheureusement, les couplets et les refrains s'apprentent davantage à un pur produit de consommation destiné à l'adolescent prépubère boutonnant en mal de rébellion. Mou, aucune originalité et un intérêt chez ouam qui se dégonfle tel un ballon de baudruche. Déçu donc mais ce n'est de toute façon pas pour eux que nous étions là!

Entombed_04C'est l'heure de l'entrée en scène d'Entombed, pierre angulaire du Death Métal suédois. Rappelons que le Death Métal est un dérivé du Thrash métal et propose une musique lourde, une utilisation massive de la double grosse caisse (un ton en dessous du Black métal tout de même!) et une intensité dynamique qui provoque irrépréciblement le headbanging du spectateur passionné! Entombed est ce qu'on appelle un groupe culte: vieux de la vieille dans le genre, l'expérience est là et on en a pris plein les oreilles et plein les yeux.

À mes yeux la meilleure performance de la soirée: set très pro, groupe proche du public et générosité énorme. Le chanteur n'a cessé de se déplacer, d'arranguer la meute et ses éructations sont d'une puissance à couper le souffle. Les 1h15 de la prestation affolante qu'ils nous ont offert sont passées à une vitesse folle me laissant le cou endolori mais avec un sourire béat aux lèvres, conscient d'avoir vécu un moment unique. Oubliée la déception du premier groupe, rien que pour ce show ça valait le coup de venir!

gojira_09_08

C'est au tour des leaders français de la scène française death métalleuse Gojira de passer. D'origine landaise et déjà fort de quatre albums, ce groupe citant Meshuggah, Morbil Angel et Tool rentre sous les vivats de la foule, scandant le nom du band avec une ferveur insoupçonnée. En même temps, c'est la tête d'affiche...

Je soulignerai la perfection technique des musiciens et la présence scénique dantesque: musiciens mobiles, tournoiements de guitares et lien intimiste avec le public. La prestation a donc été réussie même si je dois avouer avoir trouvé quelques compositions un peu en deçà de ce que j'attendais. Reste un très bon concert et un groupe prometteur pour la musique extrême française.

warkorpsePour clôturer les débats, c'est au tour du groupe brestois Warkorpse d'occuper l'arène. Premier album Grindcore en 2001, ils ont pris récemment une direction plus métal s'orientant vers le death matiné de Blackmétal (l'album doit sortir en fin d'année). Révélation de la soirée pour moi, ce sont des petits jeunes qui ne font pas dans la dentelle et qui le font très bien! Chanteur au charisme juvénile à la voie impressionnante et musiciens doués dont le guitariste sosie d'un des membres de Slayer (Et ouais! Tout de même!), les cinq chansons que nous avons entendues m'ont donné un goût de "revenez-y". Nous avons écourté le concert, la fatigue se faisant sentir et maman Nelfe nous attendant pour l'after!

Résultat des courses, un bon moment de fucking rock-and-roll et une fin de soirée à son image: bien thrash, avec "coucouche panier" à 5h du mat. Je dois avouer que j'ai eu un peu de mal toute la journée qui a suivi...

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dimanche 25 octobre 2009

L'Insolent à Quimper - 24/10/09

insolent_afficheNous avons passé un très bon week-end quimpérois. Le temps a passé et ça faisait bien plaisir de retourner sur les lieux du crime. C'était l'occasion d'aller à un festival à la programmation alléchante et de revoir les copains. Après un apéro avec les membres de la "Cap-Horn team", nous nous sommes dirigés vers le parc des expositions de Quimper non sans avoir laissé la R25 dans le parking du guitariste solo attitré des Time Killers.

Arrivés devant les portes du site, bonne surprise: nous étions parmi les premiers, ouverture des portes à 19h. Après une quinzaine de minutes d'attente, nous débouchions dans l'antre! Le morfallou que je suis, découvrit avec satisfaction la présente de stands de bouffe. La déception fut grande quand nous allâmes pendant le premier concert y faire un tour. Pour 5 euros le sandwich avec frites, on avait droit à une portion froide aux ingrédients douteux et pas cuits! Ça sent l'escroquerie à plein nez! Le bar présent dans la salle ne relèvera pas le niveau proposant du coca sans bulles et,  selon les habitués, de la bière allongée à l'eau. La salle en elle même est plutôt agréable, suffisamment vaste pour qu'on puisse s'isoler et profiter des concerts au maximum malgré la présence forte (voir pesante!) d'individus avinés et jeunes de surcroît. Le public mixait des personnes de tout âge et l'ensemble resta plutôt bon enfant. Pour finir, l'acoustique ne s'est pas révélée phénoménale et les techniciens parfois défaillants. Mon avis est assez mitigé concernant l'organisation de l'évènement mais qu'en est-il du plus important: les concerts?

yodeliceAprès une demi heure d'attente, commence le concert de Yodelice. Les lumières se tamisent et résonnent les premières notes. Ça commence par une bonne impression. 3 membres dont un guitariste assez exceptionnel. Un violoncelle aux accents beattlesiens et une rythmique bien 70's. Le chanteur a une voix intéressante et les solos de guitare sont autant d'envolées à la gloire d'Hendrix ou de Franck Zappa. On s'est regardé avec Nelfe en se disant:" C'est pas mal du tout!".

Malheureusement, le soufflé retombe rapidement. 3 chansons seulement après le début du set. Band efficace, mais les morceaux se suivent et se ressemblent. Certes musicalement c'est carré mais l'inspiration n'est pas vraiment au rendez-vous créant rapidement chez moi un sentiment d'ennui. Calibré pour marcher. C'est à ce moment fatidique que nous avons prit une décision fâcheuse: essayer les sandwichs des stands. Le reste vous le savez déjà.

NNBS20 minutes après la fin du précédant débute le set de Naïve New Beaters sans conteste la révélation de la soirée doublée du titre de dauphin de meilleur performance de la soirée. Difficile de les résumer en quelques mots si ce n'est 3 gars super carrés et un "one man show" déjanté du chanteur. Ce groupe propose une musique festive à base d'électro/sample sur laquelle viennent se superposer les riffs du guitariste.

Véritables performers, le trio humoristique se double d'une énergie folle et de titres qui s'enchaînent à la perfection provocant des pulsions déhanchatoires irrésistibles dans le public. L'heure de concert a passé très vite et nous avons prit conscience que nous avions assisté à un méga show.

Emir_KusturicaTout aussi rapidement est arrivé le phénomène yougoslave Emir Kustirica et le No smoking orchestra. C'était une première pour Nelfe. Grands amateurs des films de Kusturica et écoutant régulièrement les BO et les albums du groupe, nous attendions avec impatience le concert. Comme toujours le show était au rendez-vous, l'énergie très communicative. Les musiciens assurent et le public est mis à contribution. Nous avons regretté le son fouilli de l'ensemble qui ne faisait pas honneur aux morceaux. Comble de la déception, le massacre de notre titre préféré "Bubamara" tiré du film "Chat noir, chat blanc". Nous lui avons décerné la 3ème place sur le podium des meilleurs concerts. Une petite pointe de regret.

le_peuple_de_l_herbePoint culminant de la soirée: Le Peuple de l'herbe. C'était la raison principale de notre présence à ce festival et nous n'avons pas été déçus. Voilà un groupe de dub que nous apprécions particulièrement depuis longtemps. Le spectacle nous a laissé sans voix (sans pour autant la perdre) tant l'énergie était au rendez-vous: enchaînement rapide et jeu de scène étudié. Le rapport au public était fusionnel et une vague s'est formée pendant plus d'une heure dans l'assistance. Le son était excellent et les déhanchements là encore frénétiques malgré un début de fatigue. C'est le meilleur concert de la soirée!

Crevés mais heureux, nous sommes partis sur cette bonne note, sans voir Rinôçérôse sans réels regrets même si nous sommes assez amateurs. Nous avons terminés la soirée tranquillement en retrouvant les copains.

La programmation était à la hauteur mais ce n'est pas un festival que je conseillerai pour les esthètes et les amateurs chevronnés. Défauts techniques et public parasite viennent un peu gâcher le plaisir. Les performances live par contre étaient puissantes et les groupes ont assuré.

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mercredi 21 octobre 2009

Le miroir de Ghinzu

mirror_mirrorA la vue de la pochette du dernier album de Ghinzu, on s'attend à un joyeux bordel, un champs de bataille musical, un univers plein d'énergie. A l'écoute, on est plus modéré.

"Mirror Mirror"
est le 3ème album de ce groupe déjanté en provenance de Bruxelles. Le cap du 3ème album est toujours délicat. Pour les journalistes, les premiers sont considérés comme une révélation, les seconds confirment ou déçoivent et les 3ème sont souvent ceux de la maturité. Que dire de "Mirror mirror"? Est-ce l'album de la maturité de Ghinzu? Une chose est sûre, il tranche radicalement avec son prédécesseur, le sublimissime "Blow" aux envolées prog' et à la charge émotionnelle importante. Par ce fait, il peut décontenancer les addicts du groupe. Là où "Blow", il y a déjà 5 ans, nous faisait planer et nous prenait aux tripes, "Mirror mirror" nous ramène sur terre...

Exit les solos de piano, pourtant marque de fabrique de Ghinzu et évocateurs pour l'auditeur. Place à un rock plus conventionnel mais tout de même efficace. Tour à tour kraftwerkien dès l'ouverture avec "Cold love", très inspiré de "Enjoy the silence" de Depeche Mode sur un "Take it easy", très probablement futur tube radio, et patiné de Franz Ferdinand ou encore The Strokes sur des titres comme "Mirror mirror", cet album surprend par son côté skyzophrénique passant de l'hyperactif brut au calme relaxant. La rythmique se fait plus appuyée, les sons saturés et les claviers en retrait. Nous retrouvons tout de même la douceur du piano hypnotique et la patte de Ghinzu sur des titres comme "Dream Maker".

"Mirror mirror", bien qu'en dessous de "Blow", reste tout de même un bon album de rock dont les titres s'accomodent très bien en live grâce à l'énergie de John Stargasm. En attendant, il s'écoute avec plaisir dans différentes situations tant il revêt différentes facettes. Pas l'album de l'année, ni la méga claque attendue par certains mais une bonne galette énergique et tonifiante.

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dimanche 18 octobre 2009

Didier Super chante la merde des autres

didier_super

Le nouvel album de Didier Super sort demain et je peux vous dire d'ors et déjà que c'est du lourd! Du très lourd!

Didier Super, on aime ou on n'aime pas mais une chose est sûre, une fois qu'on connait son existence, on ne peut pas rester indifférent. Du politiquement incorrect, du méchamment gratuit, de l'humour 56ème degrés: voilà ce que nous propose ce "bouffon" de la chanson française.

Pour ce 4ème album, Didier Super, accompagné de son groupe "Zeu Discomobile", nous propose des reprises très axées années 80. Pour massacrer des standards, ils n'y vont pas avec le dos de la cuillère! A grand coup de punk, de ska et avec un zeste de reggae, cette joyeuse bande de branleurs revisite des tubes sur lesquels on a moové notre body plus d'une fois dans les communions, mariages, baptêmes et autres Bar Mitzvah...

- Belle île en mer (Laurent Voulzy)
- La boum (BO du film du même nom)
- J'ai oublié de vivre (Johnny Hallyday)
- Nuit de folie (Début de soirée)
- Une femme avec une femme (Mecano)
- Lemon incest (Serge Gainsbourg)
- Que je t'aime (Johnny Hallyday)
- Les démons de minuit (Image)
- Femmes je vous aime (Julien Clerc)
- T'en vas pas (Elsa)
- Hallelujah (Leonard Cohen)
- Yesterday (The Beatles)
- Ethiopie (Chanteurs sans frontière)
- J'ai encore rêvé d'elle (Il était une fois)
- Les yeux revolver (Marc Lavoine)
- Still loving you (Scorpions)
- Comme d'habitude (Claude François)

Oui, ils ont osé s'attaquer à la variété française et internationale! Et ça fait du bien! Didier Super dépoussière ces vieux tubes du grenier et en fait des titres courts et incisifs (jamais plus de 2 minutes), bourrés d'énergie et bourrés tout court. Mettre ce "CD de merde" dans votre lecteur signifie ne plus contrôler son corps pendant 30 minutes. Vous allez danser comme des fous, rire aux éclats et prendre une claque de bonne humeur.

Alors? Prêts pour la transformation?

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mardi 13 octobre 2009

Interview de Monsieur Roux

J'écris pour un webzine musical on the web (oula attention THE scoop) et je suis amenée à faire des interviews, chroniquer des concerts et critiquer des albums. A l'occasion de leur concert à Lorient, j'ai eu la chance de m'entretenir avec Jauni Bernardo et Brandon Michel qui ont bien voulu revenir sur leur jeune carrière.

En exclusivité pour "Le capharnaüm éclairé", car elle ne sera publiée sur le site que d'ici quelques jours, voici l'interview du groupe de Monsieur Roux, les fétichistes du marcel!

Mr

Nelfe: Bonjour. Tout d’abord, j’aurai voulu savoir d’où viennent vos noms "American Style": Brandon Michel, Jauni Bernardo ?

Jauni Bernardo: En fait, ça s’est fait tout naturellement. Quand le projet a démarré, il y avait Erwan Roux, donc Monsieur Roux, tout seul. Après, moi je l’ai rejoint à la guitare. On allait à un concert et il m’a dit "Le patron du bar m’a demandé comment s’appelait le guitariste qui jouait avec moi. J’ai dit Jauni Bernardo!". Je lui ai dit : "Ah bon!? Ravi de l’apprendre!" (rires). C’est parti de là. Et puis après, un contrebassiste nous à rejoint et ça aurait été lamentable que lui ne soit pas affublé d’un sobriquet tout à fait ridicule!
Brandon Michel: En fait, quand on lui demande pourquoi est-ce qu’il m’a appelé Brandon, il dit que c’est parce que je m’appelle Kévin en vrai. Il s’est dit : "Kévin… Brandon...". C’est une bonne raison!

Nelfe: C’est vrai que ça a un lien! Donc pour lui, Monsieur Roux, ce n’est pas une dérogation particulière? C’est son vrai nom.

JB: Voilà. C’est plus simple!

Nelfe: Norman Beatman est nouveau. Comment est-il venu s’intégrer? Par qui a-t-il été pistonné ?

BM: J’ai cru que t’allais nous demander pourquoi on lui avait donné ce nom là! (rires) Nous voilà rassuré.
JB: En fait, sur la fin de la tournée du premier album, il y avait des nouveaux morceaux et on avait plusieurs fois parlé peut être d’intégrer un batteur mais on ne savait pas trop de quelle manière. On a organisé quelques répétitions et moi je le connais déjà un petit peu donc on lui a proposé de venir ne serait-ce que pour voir comment pouvait sonner des morceaux avec une batterie. On a prit notre temps, on en a reparlé et quand on a commencé à travailler sur les chansons du deuxième album, on lui a proposé et ça le branchait bien.
BM: Il se trouve qu’il est de la même ville que Jauni Bernardo et c’était une connaissance à lui. Ca s’est fait naturellement.
JB: Il ne connaissait pas tout le monde… D’ailleurs, il ne connaissait que moi! (rires) Après il y a toujours un petit temps d’adaptation. Déjà pour nous parce que ça faisait 4 ans qu’on faisait les chansons à 3. C’est dans ces moments là que tu t’aperçois que t’as intégré des automatismes: c’est untel qui mène, la rythmique… Et quand un batteur arrive, ça change un peu la donne. Il faut un peu redistribuer les rôles. Il faut quelques temps pour que ça se fasse naturellement…

Nelfe: Au mois de juin, à l’Européen, vous aviez un clavier avec vous. Qui est-ce ?

BM: Exact. C’est Thomas Schaettel qui lui n’a pas de surnom pour le coup puisqu’il n’est pas un membre permanent du groupe. C’est le claviériste qui est venu enregistrer quelques parties de clavier sur notre CD Un été caniculaire. C’est un ami de Bruno Green qui a réalisé notre album. Ils jouent ensemble dans "Santa Cruz". On voulait des claviers et il a appelé Thomas. On s’est bien entendu avec lui et comme la date parisienne était une des premières vraies dates qu’on faisait avec du monde depuis la sortie de l’album, on s’est dit qu’on allait l’inviter. Mais c’était juste comme ça, pour l’occasion.

Nelfe: C’était donc ponctuel. Il n’y a pas de projet d’intégrer un clavier?

JB: Pas pour le moment en tout cas.

Visuel_albumligthNelfe: Au niveau des textes… Vous avez des textes engagés (Le vote utile, Le cowboy bling-bling…) ou traitant d’injustice au sens large. Votez-vous UMP !?

JB:
BM: (rires) Heureusement qu’Erwan n’est pas là…

Nelfe: Joker?

JB: Non non! Pas joker! Moi je vote pas UMP! Bien évidemment les textes n’engagent que leur auteur. Il y a une couleur politique c’est vrai mais il n’y a pas d’engagement, pas de revendications particulières.
BM: Il y a plus une contradiction envers certains mouvements qu’un engagement envers un parti en particulier. Après, quand on connaît le personnage de Monsieur Roux plus en fond, on sait quelles sont ses convictions mais on ne le découvre pas forcément à la première écoute des textes. On entend plus quelqu’un qui se révolte contre des choses et d’autres… Mais il ne vote pas UMP!
JB: Ca, je sais pas, en même temps ! Le vote est secret ! (rires) Ce que je veux dire c’est que c’est parfois plus un constat qu’un appel "allez tous derrière moi!" pour revendiquer quelque chose. Il n’y a pas de prosélytisme. C’est juste un regard posé, l’avis d’une personne qui expose comment elle perçoit les choses mais sans pour autant obliger qui que ce soit à être d’accord avec elle.

Nelfe: Vous traitez souvent dans vos chansons de la perte des idéaux. Le deuxième album est un peu plus désabusé que le premier. Pensez-vous que cette désillusion soit inéluctable?

JB: Disons que le premier album utilisait plus l’humour d’une certaine manière. Peut être que les choses passaient plus facilement. En même temps, la chanson du Clodo est quand même assez noire… Mais d’une certaine manière l’enrobage était plus gai, il y avait les petites fleurs… Là, sur certains morceaux, c’est plus direct, il y a moins d’artifices.
BM: Dans le premier album, il y avait aussi un morceau comme Norredine qui était quand même assez direct. Je pense que nous sommes dans une suite logique.
JB: En même temps, les morceaux n’ont pas été composés de la même manière. Au départ, ce sont des morceaux nés pour faire rigoler les copains. Tous les chanteurs ont connu ça… Et puis ça fait son petit chemin. Alors que là, on part d’un point où il y a déjà un public, des auditeurs qui attendent. Même si c’est pas calculé, je pense qu’inconsciemment, dans la démarche d’écriture, c’est différent.

Nelfe: Et vous pensez qu’avec le temps, on perd ses idéaux? Un peu comme dans C’était mieux avant ?

BM: Je ne sais pas si on les perd ou pas. Ce que dit Erwan, notamment dans C’était mieux avant, c’est que justement nous ne devons pas les perdre. A la fin il conclut bien en disant qu’il ne pense pas que c’était mieux avant. Je pense qu’il y a une tendance générale, surtout en ce moment en période de crise sociale et financière, où les gens disent que c’était mieux avant. Mr Roux se révolte contre ça, c’est un trait de caractère. C’est le genre de personne à voir du positif où beaucoup de gens auraient du mal à en voir.

Nelfe: J’ai eu l’occasion de vous voir plusieurs fois sur scène et vous reprenez souvent Tête en l’air d’Higelin. Est-ce un auteur que vous admirez particulièrement?

JB: Pas particulièrement non mais il fait parti des gens qu’on aime bien. Cette chanson on l’a reprise tout simplement parce qu’on devait faire un morceau pour l’émission du "Fou du roi". On a essayé plusieurs trucs et on a trouvé que ce morceau là était bien. Quand on l’a joué, c’est venu assez naturellement.
BM: Ce qui est marrant avec Higelin c’est qu’aucun de nous ne connaît sa carrière par cœur. Il y a quand même un paquet d’albums! C’est arrivé plusieurs fois qu’on compare notre  projet à Higelin, sauf que forcément on n’a pas sa carrière, on n’a pas 30 ou 40 ans de carrière derrière. C’est peut être la comparaison qui nous a fait le plus plaisir, ça nous a touché car c’est un artiste complet, avec des textes qui délirent, parfois engagés mais toujours avec de la métaphore. Avec du recul, c’est quand même un mec qui a une sacré belle carrière! Etre comparé à ce mec là, c’est beau! En reprenant ses morceaux, indirectement, c’est aussi parce qu’on cherche des univers semblables.

Nelfe: Il y a d’autres artistes, dans la scène française, que vous admirez ou qui vous influencent?

JB: On a pas mal parlé de Renaud dans les influences.
BM: Surtout le premier album…
JB: Mais c’était presque trop évident de faire un morceau de Renaud. Et puis Renaud est très "marqué" alors qu’Higelin a eu tellement de périodes différentes! Un peu comme Gainsbourg, Bowie…
BM: Comme Mr Roux!!! (rires)

Nelfe: Ce soir vous donnez un concert à Lorient. Ca fait quoi de venir jouer à la maison ? Devant des gens qu’on connaît?

BM: C’est vrai que là on a enchaîné Fougères, Rennes et Lorient! Ca me fait vraiment bizarre car j’habitais pendant 17 ans à 55m de cette salle. Je connais cet endroit par cœur, les gens qui y travaillent! C’est vrai que ça fait quelque chose de particulier. On a tous des copains qui sont là. Mais c’est pas forcément ce qu’il y a de mieux! Des fois c’est aussi sympa de partir en Suisse, devant un public que tu connais pas du tout, tu sais pas s’il te connait et là t’arrives et t’as un paquet de monde devant toi. Tu vois que les gens connaissent les morceaux, tu te prends une belle claque et tu te lâches parce que tu sais qu’il n’y a pas de regards du style ta mère qui te dira "T’as fait ça! / Tu te tiens pas droit !... ".

Nelfe: "T’es mieux quant tu souris!"

BM: Ouais voilà! "Tu souris pas!", ça je sais que ce soir je vais y avoir droit, c’est évident! Donc des fois, plus on est loin de chez nous, mieux c’est…

Nelfe: Ce soir on est vendredi. Je ne sais pas si vous le savez mais vendredi c’est Koh Lanta! Il y en a plein qui vont rater l’émission pour venir vous voir quand même!

BM: Ou est-ce qu’il n’y en aura pas plein qui vont rater Monsieur Roux parce qu’ils seront devant Koh Lanta!?

Nelfe: Vous avez quelque chose de spécial à dire à ces gens là?

JB: Qu’il reste des places! Et puis qu’ils peuvent toujours enregistrer Koh Lanta et le regarder en rentrant du concert de Monsieur Roux!

Nelfe: Des projets pour la suite?

BM: On aimerait bien avoir beaucoup de dates! On a quelques dates tout l’automne et pour l’instant, il n’y a pas grand-chose de prévu à l’hiver/printemps. On espère que les dates vont tomber, que les gens avec ces dates d’automne vont pouvoir nous voir en concert et puis se dire que ce serait peut être bien de nous programmer, d’en parler à un copain qui fait un festival… On aimerait bien avoir des dates. Et après, en fonction de ça, s’il y a beaucoup de dates, on va continuer à tourner tant qu’il y en aura. Sinon, on avisera… Mais ce n’est pas encore d’actualité!

Nelfe: Et bien je vous remercie et je vous souhaite un bon concert pour ce soir!

BM: Tu seras là!?

Nelfe: Bien sûr!

BM: Bon, ben il y aura au moins 2 personnes! Plus mes parents ! (rires)

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dimanche 11 octobre 2009

Monsieur Roux au Manège, Lorient, 09/10/09

Mr_roux

Vendredi c'est le jour du poisson, c'est le jour de Koh Lanta, mais c'était aussi et surtout vendredi dernier, le concert de Monsieur Roux au Manège.

Arrivée dans l'après-midi pour une interview du groupe (que je posterai dans les prochains jours), j'assiste un peu aux balances et prends mes marques dans cette salle que je ne connais pas encore. Le Manège est une petite salle de concert de Lorient à l'ambiance très cool, en partenariat avec le milieu associatif et à la programmation éclectique.

Florian Mona était la 1ère partie de la soirée. Que dire de Florian? A vrai dire pas grand chose. Difficile de formuler une opinion quand les conditions d'écoute sont mauvaises: impossible de comprendre la moindre parole de ses chansons. Dommage car la musique était pas mal, pas l'éclate totale, mais pas mal. Tout ce que je retiendrai de ce chanteur c'est qu'ils ont lâché un troupeau de vaches sur scène (des gros coups de lattes à en déglinguer le plancher pour marquer les temps, tout en finesse) et que le mec au banjo ressemble comme 2 gouttes d'eau à Thomas de Plus belle la vie. Ca fait donc peu...

Monsieur Roux a, semble-t-il pour cette tournée, fait tomber son mythique marcel blanc. Exit le look camionneur, bienvenue la chemise rayée. Parenthèse vestimentaire mise à part, le concert commence avec LA chanson météorologique de Monsieur Roux qui donne aussi son nom au 2ème album: "Un été caniculaire". Le ton est donné, l'ambiance va être chaude. D'autant plus que Monsieur Roux et ses musiciens sont de Bretagne... Le chanteur est de Rennes, le guitariste Jauni Bernardo de Fougères, le batteur Norman Beatman est un pote breton et le contrebassiste Brandon Michel est de Lorient. Brandon Michel est donc LA star de la soirée et le public lorientais sait qu'il a devant lui un groupe du coin. Le breton est chauvin! L'ambiance est donc au rendez-vous!

Les chansons s'enchaînent avec l'énergie propre à Monsieur Roux. Le chien, Marie-Chantal, Dans ma tête... extraites du dernier album mais aussi des anciens titres, tels que L'homme ordinaire, Petit rasta, Le clodo... tirés du 1er album "Ah si j'étais grand et beau". Avec Monsieur Roux, on rit, on se révolte, on réfléchit, on s'indigne et surtout, on passe une très bonne soirée. Les passages à l'harmonica de Jauni Bernardo donnent une touche mélancolique à des titres comme Ma mère la pute ou enjoué sur Le cowboy bling-bling. La contrebasse se fait plus nerveuse que dans la précédente tournée. Ce changement est dû à un autre gros changement dans le groupe: l'arrivée de Norman Beatman et de sa batterie. La contrebasse peut dorénavant sans complexe "attaquée" beaucoup plus qu'avant.
Le concert se termine après plus d'1h30 de set mais un goût de "reviens y" plane dans la salle. Surtout après une version du Bouffon de la cité très dansante "pouet pouet" à la Tétris (rappelez-vous la musique entêtante de ce jeu, au son midi) avec un Brandon Michel au micro se remémorant sa jeunesse lorientaise. Brandon Michel, LA star de la soirée...

Set list:

Un été caniculaire
Tant de chien
Marie-Chantal
L'homme ordinaire
Monsieur Berger
Des araignées au plafond
Bienvenue au paradis
Petit rasta
3870 secondes
Le vote utile
Le clodo
Le cowboy bling-bling
Les voyages
Fais-moi peur
Ma mère la pute
Le grand-père
Ah si j'étais grand et beau

Rappel:

Le bouffon de la cité
Petite pouff
La France d'en bas

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