Cafards at home

Le capharnaüm éclairé

dimanche 13 décembre 2009

Et tu seras un homme mon fils...

La_route_afficheL'histoire: Il y a maintenant plus de dix ans que le monde a explosé. Personne ne sait ce qui s'est passé. Ceux qui ont survécu se souviennent d'un gigantesque éclair aveuglant, et puis plus rien. Plus d'énergie, plus de végétation, plus de nourriture... Les derniers survivants rôdent dans un monde dévasté et couvert de cendre qui n'est plus que l'ombre de ce qu'il fut. C'est dans ce décor d'apocalypse qu'un père et son fils errent en poussant devant eux un caddie rempli d'objets hétéroclites - le peu qu'ils ont pu sauver et qu'ils doivent protéger. Ils sont sur leurs gardes, le danger guette. L'humanité est retournée à la barbarie. Alors qu'ils suivent une ancienne autoroute menant vers l'océan, le père se souvient de sa femme et le jeune garçon découvre les restes de ce qui fut la civilisation. Durant leur périple, ils vont faire des
rencontres dangereuses et fascinantes. Même si le père n'a ni but ni espoir, il s'efforce de rester debout pour celui qui est désormais son seul univers.

La_route

La critique Nelfesque: Pour moi LE film de l'année. Beaucoup attendent "Avatar" à cette place, mais "La route" est un chef-d'oeuvre et il sera difficile de le détrôner! Un film sublime, tout en finesse et en subtilité. Tellement touchant que j'en ai pleuré du début à la fin. Et sans mouchoirs, je vous laisse imaginer l'état de mon maquillage à la fin du film et la rapidité avec laquelle je me suis planquée quand les lumières se sont rallumées et les premiers spectateurs levés. J'en menais pas large... En faisant notre debriefing juste après le film avec Mr K, j'en pleurais encore! On a frôlé la dépression. THE méga claque donc. Au vu de la bande annonce (que je vais quand même mettre en fin de post même si je ne l'aime pas), l'accent est mis sur l'action, la survie face aux autres... Bien sûr la survie tient une place importante dans ce film, mais plus que tout c'est l'amour d'un père pour son fils et le dépassement de soi qui est à l'honneur avec "La route". Les acteurs jouent divinement bien, Viggo Mortensen est bluffant, sur le fil à chaque instant, si fort pour son fils et en même temps si détruit par ce qui leur arrive. Ce qui n'a pas plus à certains critiques est la soit disant dimension christique... Là il faudrait qu'ils m'expliquent... Le personnage du père a la foi certes mais il n'en fait pas des tonnes et est un homme comme un autre. Faut-il avoir la foi pour tenter de survivre dans ce monde que nous propose "La route". Je n'ai pas vu passer les 2 heures de projection, longue errance à l'image d'"Into the wind". Ceux qui veulent de l'action et sont effrayés par les films lents passez votre chemin. Pour les autres courrez-y! Un chef-d'oeuvre je vous dis!

La_route_1

La critique de Mr K: 6/6, un petit bijou que ce film! Pour moi, peut-être LE film de l'année tant nous sommes sortis marqués par ce métrage Nelfe et moi. Dans un post précédent, j'avais dit que fin du monde et cinéma faisaient rarement bon ménage. Je ne pensais pas revenir sur mes paroles aussi vite! Ici, on est bien loin du produit prédigéré, marketing et cynique tel que 2012. Place au drame intimiste que vivent un homme et son fils dans une Terre qui se meure. Le cinéaste a décidé d'adopter un point de vue centré sur le ressenti et les rapports quasi fusionnels entre Mortensen (tout bonnement épatant!) et le petit Kodi Smit-McPhee (pour une fois qu'un môme est acteur et ne joue pas à l'être!). On ne sait donc pas ce qui s'est passé pour que le monde s'effondre mais on constate plutôt une forme de régression de l'humanité (cannibalisme, pillage: univers un peu à la Mad Max) dans laquelle détonnent nos deux héros (attachés au Bien, l'écriture / la lecture, la propreté -scène poignante du bain-). Personnellement, j'y ai vu un parallèle avec le monde actuel où parfois on a l'impression que l'être humain n'est qu'un simple mouton individualiste et querelleur, où les "vertueux" (à savoir les altruistes, les empathiques, les cultivés et autres) sont remisés au placard et sont les premières cibles de la société du spectacle chère à Guy Debord. Certes il y a des relents christiques dans ce voyage et l'apparence et le code de conduite de Viggo Mortesen dans le film y font clairement référence mais j'ai envie de dire: "ET ALORS!?". Je suis non croyant et ce n'est pas pour autant que je ne suis pas sensible à ce type de message. Enfin, c'est aussi un film sur l'éducation d'un enfant par son père qui lui apprend ce qu'est la vie, qui lui apprend le discernement entre le bien et le mal: un film d'amour avec un grand A, l'amour d'un père pour son fils, le plus pur qui soit mais aussi le plus touchant. Je pense me procurer le livre au plus vite vu tout le bien que j'ai pu en lire sur différents sîtes qui disent que le film n'est pas à la hauteur du matériau originel... Qu'est-ce que ce doit être! Un film magnifique donc, je n'avais pas pleuré ainsi depuis Dancer in the dark de Von Trier! Un joyau du 7ème art comme il est rare d'en croiser. À voir absolument!

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lundi 30 novembre 2009

Bienvenue à Zombieland

zombieland_afficheL'histoire: Dans un monde infesté de zombies, deux hommes tentent de survivre. Columbus, le plus jeune, ne veut pas être dévoré, sa prudence et sa liste de règles pourraient bien lui sauver la vie... Tallahassee, lui, est un bourrin tueur de zombies qui ne craint plus rien ni personne après la mort d'un être cher. Armé d'un fusil d'assaut, il se donne corps et âme à la seule mission qui compte pour lui : trouver les derniers exemplaires de ses biscuits préférés, des Twinkies, encore disponibles sur Terre.
Dans leur périple, les deux survivants tombent sur Wichita et Little Rock, deux jeunes filles en apparence désarmées.
Tous ont désormais deux défis impossibles à relever : affronter les zombies et apprendre à s'entendre...

La critique Nelfesque: Ah ben ça fait du bien d'aller au ciné voir ce genre de film! Bon, les films de zombies, on connaît. Du bon, du passable et du franchement pourri tout est envisageable avec ce genre de film. L'exercice s'avère périlleux lors de films zombie "sérieux". Ici, point de stress, nous sommes dans un film débilocomique à l'image d'un "Shaun of the dead". Amateurs de bons films de zombie comiques courez voir "Bienvenue à Zombieland"! Alors oui il y a des caricatures: le geek phobique, le justicier à la gachette facile, la petite tête à claque et la nana coconne... Mais ces caricatures ne se contentent pas de se suffire à elles-même et l'utilisation de l'absurde vient rajouter une couche fraîche à l'ensemble. Un très bon divertissement qui ne se prend pas au sérieux et fait qu'on passe un bon moment. N'est-ce pas ce qu'on demande au cinéma? Rajoutez à cela un clin d'oeil "Ghostbusters" qui ravira les spectateurs ayant la trentaine et vous aurez 1h30 de poilade.

zombieland

La critique de Mr K: 5/6. Bien bien bien, très très bon film! On ressort avec une banane incroyable et le même sentiment qu'après le visionnage de Shaun of the dead, référence ultime du film de zombie rigolo! L'humour est totalement frappa-dingue et décalé bien que le métrage soit ricain. Certes, on est plus proche de Mel Brooks que du non-sens british mais c'est 100% efficace! Les deux personnages principaux sont terribles comme duo comique: un ado multi-phobique geek (très crédible et loin des ersatz débiles servis dans les productions du genre) et un Harrelson égal à lui même, c'est à dire complètement barré (ici obsédé par la quête d'une sucrerie). Sûr, le réalisateur n'invente rien, reprend des ficelles vieilles comme Laurel et Hardy mais que c'est si bon quand c'est bien fait! Rajoutez à cela des créatures réussies (pas si présentes que ça d'ailleurs), Bill Murray en guest star dans un caméo zombiesque, une fifille jolie comme un coeur et pas conne du tout, des gags sortis tout droit d'un Tex Avery (cf le piano sur la tronche!!!) et c'est un super moment de cinoche que l'on passe. Du "cinéma à papa" où le plaisir de faire passer un bonne heure et demie aux spectateurs prime sur la thune et les effets spéciaux (Qui a dit 2012?!). Courez-y!


Bienvenue a Zombieland - Bande annonce FR

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lundi 16 novembre 2009

Bouse apocalyptique

affiche2012L'histoire (sic):

On va tous crever sauf ceux qui ont de la thune!

Critique de Mr K:

1/6, assurément le nanar de l'année le charme en moins! Pendant plus de 2h30 mon beauf et moi avons beaucoup ri (jaune évidemment), lorsque le morceau de musique final a débuté ("pop-soupe" à la mode) et que la salle s'est illuminée, nous avons pris conscience d'avoir assisté à l'Armaggedon de ce que peuvent produire les grands studios US: scénario grotesque tenant sur une feuille d'OCB, acteurs qui en font des tonnes, le tout soupoudré d'une propagande pro-américaine marque de fabrique il est vrai d'Emmerich, célèbre pour son "film-catastrophe (hic) " Independance day. Honnêtement, on ne s'attendait pas à voir le film du siècle mais un bon divertissement sans prétention et son précédent métrage Le jour d'après était plutôt sympatoche.

Le bilan n'est pas brillant. Je lui accorde un point pour les effets spéciaux et encore... Ca sonne faux notamment lors des destructions urbaines et on a plus l'impression d'assister à la démo d'un jeu vidéo (je suis de ceux qui pensent que sans les jeux vidéos, le cinéma n'aurait jamais eu autant d'idées en matière de scènes reconstituées par ordinateur). Alors soit, ça pète de partout mais on y croit pas une seconde. Problème...

"Mais Mr K, le cinéma s'est fait pour rêver" me diront certains. Perso, ça ne me fait pas triper de suivre les péripéties d'ersatz de personnages à peine ébauchés déjà balancés à la poubelle (papa d'Adrian, le président US, la famille indienne...). Tout cela pour entretenir la pseudo sacro-sainte émotion, aucune catarsis de mon côté: ils peuvent tous crever, rien à foutre tant ça sent le réchauffé. Ne parlons pas de l'indigence des scénaristes (ils se sont mis à plusieurs pour le pondre, ça fait peur!), exemples: le réseau de téléphonie est bloqué sur l'ensemble de la planète, le pote indien du héros trouve réussi à l'appeler avec son portable pour lui dire qu'il n'a pas eu son avion et qu'il s'apprête à se manger une vague d'un kilomètre sur le coin de la tronche, l'ex femme en un  temps record fait des reproches à son ex, le trouve pas si mal, perd son nouveau mari et retourne avec l'ancien (en une journée de temps réel!), la fin se terminant sur un lever de soleil: R.I.D.I.C.U.L.E! Y'en a plus d'une dizaine comme ça!

2012_090817_02Les images sont belles mais les personnages ne sont que des caricatures. Danny Glover campe un président US qui se sacrifie, adepte des paroles consensuelles et lourdes de relents baptistes (d'ailleurs le lobby baptiste s'en donne à coeur joie, le film montre très clairement la mort du pape considéré comme un gourou de secte par nombre d'américains), le héros est plat, sans envergure rien de ce qu'il entreprend ne surprend vraiment le spectateur, Thandie Newton reste certes une des plus belles actrices du monde mais qui ici se révèle nominable à l'oscar de la plante verte tant elle se contente de nous servir son regard perdu et épleuré (elle était bien mieux dans Urgence!)... tout le reste du casting est du même acabit, y compris Woody Harrelson qui nous fait son numéro de félé déjà vu et en bien mieux dans Tueurs nés d'Oliver Stone. Le pompon revient au deuxième héros du film, un afro-américain géologue qui va sans le vouloir faire rire une bonne partie de la salle en déclamant une ode à la solidarité propre à l'espèce humaine pour laisser les gens restés à quai des arches (oups! j'ai spoilé!) rentrer dans les navires... sauf que ces fameux quidam sont pétés de thune! Que dire de toutes les personnes mortes dans cette catastrophe: c'est-à-dire les pauvres? Quantité négligeable sans doute... Et puis ils ne peuvent s'acheter la Bentley à détection vocale qui déconcentre le héros alors que la fin est proche... Du bling bling tout ça je vous dis! C'est dans l'air du temps... On aperçoit les pauvres, les déshérités, le peuple errant les habits en haillon, le visage couvert de larmes en tout et pour tout 10 min dans le film (vaut mieux vu qu'on atteint des sommets de niaiserie malsaine). Les fameuses scènes de dégâts ne concernent quasiment que les USA sauf quand il s'agit de dézinguer le souverain pontif à Rome. C'est essentiellement des américains qui sont mis en scène (alors que c'est la fin du monde tout de même!) et du coup, ce sont leurs valeurs qui sont véhiculées dans ce film. Valeurs martelées avec peu de finesse et surtout, beaucoup d'hypocrisie.  À signaler pour terminer la mise à mort, la quasi totale absence de cadavres à l'écran et de réelle représentation de la souffrance, un comble quand il s'agit de décrire la fin des temps... Quant à l'idée de fin, elle me semble déplacée et moralement intenable vu la façon dont nous occidentaux considérions et considérons encore aujourd'hui l'Afrique (je n'en dirai pas plus pour éviter de révéler trop de choses...)

Bref bref bref... à mes yeux un film à classer dans la catégorie NNN: Navrant, Niais et Néo-fascisant. Fin du monde et cinéma font vraiment mauvais ménage, mieux vaut se tourner vers la littérature SF pour en avoir un aperçu plus réaliste donc traumatisant. 2012 rime avec bouse... quelle belle langue que le français!

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mercredi 4 novembre 2009

Faites des gosses!

the_children_afficheL'histoire: Deux familles se réunissent dans une maison à la campagne pour célébrer les fêtes de Noël. Un havre de repos pour les parents, un parfait terrain de jeu pour les enfants. Très vite pourtant, ce moment privilégié prend une tournure qu'aucun des adultes n'aurait pu envisager : leurs propres enfants, sous l'effet d'un mal mystérieux, se retournent contre eux avec une cruauté et une ingéniosité implacables...

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La critique nelfesque: Faire plus de 100km pour voir un film fait-il de nous des dingues!? Hum... Ca faisait plusieurs mois que j'avais repéré ce long métrage dans le magazine Mad Movies (magazine de psychopathes) auquel nous sommes abonnés. Un film anglais avec des enfants qui tuent, une belle affiche, il ne m'en faut pas plus. Quand il est sorti sur les écrans, nous nous sommes aperçus qu'il était très peu distribué (en même temps on s'y attendait). Profitant d'une visite sur Nantes et constatant que si on voulait le voir en bretagne nous n'avions que cette possibilité, nous n'avons pas hésité. Mais celui-ci mérite-t-il que l'on fasse autant de kilomètres? Pour la salle, certainement pas! Un public de blérots qui n'arrête pas de papiater pendant toute la séance donne à lui seul des envies de meurtres (alors quand on est devant ce genre de film, n'en parlons pas...). Heureusement que le son était très fort, sans doute ont-ils l'habitude d'avoir ce genre de public. Nous n'y retourneront pas! Maintenant le film. Et bien oui, il mérite de se déplacer. Si vous aimez les enfants, à la sortie, vous envisagerez très sérieusement de vous faire ligaturer les trompes. Si vous ne les aimez pas, cela ne fera que vous conforter dans l'idée de ne pas en vouloir. Ces enfants ne font pas de chahut, ils ne parlent pas, ils agissent! Complètement possédés, ils communiquent entre eux d'une autre manière que la parole et n'y vont pas avec le dos de la cuillère. A la vue des parents, on les comprend un peu: une brochette de caricatures avec la mère dépassée, la maman poule agaçante et le père exclusif avec sa fille... Seul l'un des deux pères aurait trouvé grâce à mes yeux mais ce ne fut pas l'avis de sa progéniture.

Ce film est surtout basé sur les ambiances. Tout le long du visionnage, on sent quelque chose de pesant et malsain qui englobe ce film. Les petits montres (pas gentils) sont froids et calculateurs. Il ne s'agit pas d'un slasher de plus qui s'attache d'avantage à la forme qu'au fond. Seul point négatif pour moi: la raison de leur "changement" qui ne justifient pas à mes yeux tout ce qui se passe mais c'est secondaire.

the_children

La critique de Mr K: 4/6. Petit film sans prétention bien agréable. J'ai passé un bon moment en compagnie de ses bambins enragés, c'est à croire que mes élèves me manquent durant les vacances! Pas de réel sursaut, de surprise mais un film bien mené avec des passages cultes comme "l'accident de luge" ou les disputes entre deux couples qui élèvent leurs enfants de façons totalement différentes. De bons petits effets gores, des acteurs-enfants crédibles ("Z'ont un drôle d'air ces p'tiots!") et des décors magnifiques et glaçant. Petits défauts: une fin absurde et totalement ratée, des comédiens moyens (les adultes) et un manque d'originalité flagrant. Reste une production au charme certain qui m'a fait passé un bon moment avec ma douce et calme (sic!) compagne.


The Children : Bande-Annonce (VOSTFR / HD)

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mardi 27 octobre 2009

20.000 lieux sous la terre

the_descent_2_afficheL'histoire: Rescapée de l'expédition spéléologique de The descent, Sarah émerge seule des grottes des Appalaches, traumatisée par les événements. 24 heures plus tard, le shérif local l'oblige à redescendre sous terre afin de guider l'équipe de secours qui cherche désespérément ses cinq amies disparues. Alors que le groupe s'enfonce dans les profondeurs, Sarah commence à réaliser toute l'horreur de cette mission. Le danger qui les guette, tapi dans les ténèbres de la grotte, est encore plus féroce que celui auquel elle a survécu...

La critique nelfesque: Mouhaha hahahaha! MOUHAHA HAHAHAHA! Je crois que ça résume assez bien les 1h30 du film. J'en ai encore mal aux abdos tellement je me suis bidonnée devant ce long métrage. Bon, je ne suis pas sûre que c'était l'effet escompté par le réalisateur mais alors quel film comique! Non pas qu'il soit pourri, non franchement j'ai vu pire, mais je crois que ce film doit faire uniquement peur aux personnes peu habituées à ce genre de film. Pour les autres, dont nous faisons partie, pas de grosse surprise tant au niveau du scénario qu'à celui de la réalisation. En même temps, il s'agit d'un deuxième volet de film et on tombe rarement sur des chefs-d'oeuvre... Nous sommes allés voir celui-ci en toute connaissance de cause, juste pour le fun, pour passer un bon moment. Là dessus, je ne suis pas déçue. Le premier était assez efficace, celui-ci est une bonne série B. Les rescapées du premier se sont transformées en Rambo, les flics sont des abrutis finis à la psychologie d'huîtres naines (en admettant que ça existe...) et les monstres sont des cousins éloignés de Golum! Non, vraiment, fendard!

the_descent_2

La critique de Mr K: 2/6. Bof bof bof. Pas vraiment d'ennui, pas de déception vu que la plupart des responsables de cette séquelle ne sont pas à l'origine du premier opus qui avait été en son temps une agréable surprise notamment dans la gestion psychologique des personnages. Ici c'est juste le néant scénaristique (beaucoup de situations virent à l'humour involontaire) et des scènes gores peu lisibles (caméra qui a une vie propre et s'agite dans tous les sens). Les acteurs jouent en free style et franchement ça laisse à désirer. Mais alors pourquoi deux points? La place était pas chère et c'est toujours bon de rire. Puis... 0.5 pt pour les créatures (on visite même leurs toilettes!!!) et 0.5 pt pour la jolie frimousse de l'héroïne. Bref aucune originalité et film à ranger dans les série B regardables entre amis en fin de soirée bien arrosée!


The Descent - Part 2 - Bande Annonce VF

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lundi 5 octobre 2009

Sang, sexe et soutane

thirst_afficheL'histoire: Sang-hyun est un jeune prêtre coréen, aimé et respecté. Contre l'avis de sa hiérarchie, il se porte volontaire pour tester en Afrique un vaccin expérimental contre un nouveau virus mortel. Comme les autres cobayes, il succombe à la maladie mais une transfusion sanguine d'origine inconnue le ramène à la vie. De retour en Corée, il commence à subir d'étranges mutations physiques et psychologiques : le prêtre est devenu vampire. Mais la nouvelle de sa guérison miraculeuse attire des pélerins malades qui espèrent bénéficier de sa grâce. Parmi eux, Sang-hyun retrouve un ami d'enfance qui vit avec sa mère et son épouse, Tae-Ju. Il succombe alors à la violente attirance charnelle qu'il éprouve pour la jeune femme...

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La critique Nelfesque: C'est un beau film que voilà. Beau dans le sens esthétique du terme. Beau comme souvent les asiatiques savent le faire. Poétique, sensible, sensuel, dans le ressenti, avec une bande son sublime qui s'accorde à merveille à l'ensemble. Ce film n'est pas une simple histoire de vampire (une de plus), ne vous attendez pas à sauter sur votre siège car Park Chan-Wook ne cherche pas à faire dans le gore et la surenchère et c'est ce qui est appréciable dans ce long métrage de plus de 2 heures. 2 heures que je n'ai pas vu passé malgré la lenteur du film qui nous laisse plus dans un climat de contemplation que de torpeur. Les scènes d'amour entre le prêtre (oula c'est mal!) et la jeune mariée (oula c'est pire!!!) sont magnifiques. Le spectateur est au plus près de leur alchimie, leur amour est palpable mais en aucun cas il ne se sent mal à l'aise. On se surprend à sourire face à la beauté de certaines démonstrations d'amour et ce film fait du bien.
Pas étonnant qu'il ait reçu le grand prix du jury à Cannes tant son approche sensible et la façon qu'à le prêtre d'appréhender sa nouvelle nature sont abordés finement.

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La critique de Mr K: 6/6. Et un bijou cinématographique de plus pour le réalisateur de Old Boy, film qui m'avait marqué lors de sa sortie. Dans ce métrage, le maître Park Chan-Wook nous livre avant tout un grand film d'amour sur la passion dévorante entre un prêtre à la destinée brisée et une femme mariée plus ou moins contre son gré avec un abruti fini (mention spécial pour l'acteur qui tient le rôle). Il y a du In the mood for love dans ce film. Des passages romantiques à couper le souffle (j'y suis allé de ma petite larme dans la séquence sur les toits dans la première partie du film), filmés avec maestria sur une bande son énorme mélangeant classique (notamment Bach) et musique plus traditionnelle. Quel cinéaste! Généreux et perfectionniste, tout ce que j'aime!

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Les acteurs sont criants de vérité (l'actrice est sublime! Non Nelfe, pas taper! Pas tap... Aieu! Et le héros se pose là comme "habité" par son rôle) et la passion d'un réalisme saisissant (clins d'oeil, coup de foudre, acte sexuel cru mais jamais gratuit, revanche, trahison et tout ce qui va avec) passant finalement le thème du vampirisme au second plan. À ce propos, le réalisateur ne tombe jamais dans la surenchère de plans gores mais plutôt dans la distillation d'une ambiance de plus en plus glauque accompagnant la chute personnelle du héros et l'évolution de son état, puis celui de sa douce. La scène finale à défaut d'originalité est d'un caractère émotionnel rarement atteint ces derniers temps et magnifique au niveau du traitement technique, comme d'ailleurs l'intégralité du film. Beaucoup l'on trouvé long, je ne l'ai pas vu passer. Marqué du sceau du renouveau du cinéma asiatique, il ne déroge pas à la règle de perfection tant au niveau de la technique que de la direction d'acteur et du scénario (des ambiguïté proprement humaines et des personnages aux trajectoires éparses si caractéristiques de la condition humaine...). J'en reviens toujours pas! Avis aux amateurs, ils seront comblés!

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mercredi 23 septembre 2009

"District 9" de Neill Blomkamp

district9_afficheL'histoire: Des extraterrestres venus se réfugier sur la planète Terre, il y a près de 30 ans, vivent depuis malmenés et sous haute surveillance dans le District 9. La tension est à son paroxysme et le mécontentement de la population est devenu incontrôlable.

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La critique Nelfesque: Cela fait plusieurs mois que nous attendions la sortie de "District 9". On a attendu ce film comme rarement il nous arrive d'en attendre. Il faut dire aussi qu'ils ont mis le paquet à coup de site officiel bluffant et de campagne de mobilisation pour le respect des non humains. Plus il y a attente, plus il y a fantasme et plus il y a de risque d'être déçu, cela n'a nullement été mon cas. Bien au contraire! Je le dis haut et fort "District 9 est GENIAL!". Il n'est pas seulement réussi de par ses décors époustouflants de réalisme, son approche documentaire qui rend encore plus palpable l'histoire, il est surtout réussi dans son propos. "Des extraterrestres? Ouais bof, on en a vu déjà 50 des films traitants du sujet", certes ce n'est pas le 1er long métrage faisant des petits hommes verts (ici des "crevettes") leurs personnages principaux mais ici le propos est tellement transposable sur un sujet beaucoup plus épineux que le film prend une toute autre dimension. On se met à penser que ces bidons-villes de rétention ne sont pas seulement des sujets de film mais que l'on en a bel et bien sur notre planète. On se met à penser qu'ici, ce ne sont pas des extraterrestres que l'on expulse. Que ce sont des hommes que l'on traite pire que des chiens.

Alors quand on se met à pleurer devant un film où on présente des aliens malmenés par les autorités et la connerie humaine de se croire au dessus de tout et bien on se dit que finalement ce n'est malheureusement pas qu'une simple fiction...

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La critique de Mr K: 6/6 Attention film événement, absolument génial entre tragédie et "actionner" intelligent. Durant tout le métrage c'est la garantie d'avoir l'estomac noué devant tant de cruauté déployée par l'espèce humaine envers les "crevettes" sobriquet donné aux extraterrestres qui ont "atterri" contraints-forcés sur une planète peuplée de créatures fortement agressives à savoir Nous. Belle parabole sur l'apartheid, le réalisateur (c'est un premier film, ça promet!) ne tombe jamais dans la facilité, la démagogie et autres pièges propres à ce genre de défi cinématographique. D'une crédibilité à couper le souffle, nous n'en ressortons pas grandis bien au contraire. Du simple quidam vivant dans la rue au PDG d'une multinationale de l'armement (le MNU) en passant par les militaires bornés, aucune pitié pour ces êtres venus d'ailleurs qui se retrouvent ici ghettoïsés, avilis et parqués à des fins peu honorables: à savoir protéger les gens "normaux" et par là même occasion percer le secret de fonctionnement de leur armement high-tech.

La réalisation est excellente. La première partie du film est tournée à la manière d'un documentaire (images d'archives, interview de spécialistes et extraits de JT) pour après mieux se concentrer sur l'odyssée (mot à peine exagéré) du personnage principal interprété par Sharlto Copley extraordinaire de justesse, au personnage à la fois complexe et tellement humain (beaucoup de rebondissements dans sa trajectoire personnelle). Les créatures sont d'un réalisme poussé à l'extrême et volent la vedette aux acteurs humains par leur côté touchant et le sort révoltant qui leur est réservé (arrestations arbitraires, exécutions sommaires et des horreurs encore pires). Ces créations numériques jouent bien mieux que certains acteurs en activité...On est pas loin de verser sa petite larme à certains moments. Le final est un mélange subtil d'action (moi qui ne suis pas fan du genre action, j'ai été bluffé) et de choix qui détermineront le sort de la planète, le tout ouvrant sur une fin plutôt surprenante... Espérons qu'ils en restent là et ne tournent pas une suite vu le succès rencontré aux USA par ce film.

Vraiment énorme et à voir d'urgence même si ce n'est pas votre style de film tant son propos est universel et dépasse la notion de genre au cinéma. Un must et pas des moindres.

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District 9 : Bande-annonce (VF)

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jeudi 17 septembre 2009

Girl power version zombie!

zombie_strippersL'histoire (ben ouais, y'en a une!):

Quand un virus causant la réanimation des morts s’échappe d’un complexe gouvernemental secret, le premier endroit à être touché est un populaire club de danseuses de Rhino. Alors qu’une des stripteaseuses est infectée par le virus, elle se transforme en zombie assoiffée de sang, faisant d’elle l’attraction la plus populaire de club. Les autres filles résisteront-elles à la tentation de devenir des zombies elles aussi, même si cette opération est irréversible?

La critique de Mr K:

Une fois n'est pas coutume, je chronique aujourd'hui un dvd. Il y a deux soirs de cela, encore une fois Nelfe et moi même discutions du film que nous allions regarder pour notre soirée. Ayant eu un écho plus que favorable de ma soeur et de mon beau frère à propos de ce film, je le proposais à ma chère et tendre... La réaction ne se fit pas attendre: "Encore un de tes films de zombie!" Un point pour elle! Il est vrai que je suis grand amateur de "films de genre". Je trouvais l'argument imparable qui allait la convaincre: "mais tu verras ma chérie, cette fois ci ce sera différent. Il paraît qu'il est marrant, un peu dans le style de "Shaun of the dead". Elle se laissa tenter et à priori (elle le confirmera dans les commentaires) a bien apprécié.

En effet, derrière ce titre des plus cheap (les streapteaseuses zombies fallait oser tout de même!) se cache un petit bijou de série B hargneux doublé d'une charge anti-bush et d'un authentique plaidoyer pour le girlpower (en un peu moins fin que la littérature féministe des années 70', un tout petit peu moins fin...). Certes, ne vous attendez pas au scénar du siècle, les acteurs sont parfois (souvent diront les mauvais pensants) en roue libre mais le spectacle est de toute beauté. -1 pour Jenna Jameson qui s'avère être refaite de partout, vraiment pas ma came celle-là. Mais rassurez-vous messieurs, il y a de quoi se rincer l'oeil sans pour autant se faire massacrer par sa moitié: "Mais voyons chérie, c'est un film d'horreur!". +1 pour Robert Englund (acteur historique de la série des Freddy) cabotin au diable mais à la présence toujours intact à l'écran, il joue ici un tenancier de boîte à streaptease pervers et ultra-maniaque quant aux règles d'hygiène, pour le coup il est gâté.
ZombieStrippers2
Un virus sévit donc, à cause une fois de plus des militaires et notamment de l'administration Bush qui cherche le soldat parfait à savoir quasi immortel, réfléchissant peu. Au détour d'une première scène hilarante (un faux JT), on apprend qu'ils ont aussi interdit le streaptease d'où la présence d'une boîte dans des égoûts (je vous le dis, le scénario touche au sublime!). Bref, les danseuses commencent à devenir affamées et quelques peu "gothiques" (voir la photo). Plus besoin de les payer, elles se paient elles-mêmes en emmenant les spectateurs (plus cons et abrutis les uns que les autres) dans les loges afin de se faire des hots dogs et autres michouis maisons. Force est de constater qu'ils l'ont bien cherché vu le comportement de gros porcs qu'ils ont pendant les danses (on s'y croirait!). C'est gore, très gore même mais l'humour est omniprésent et ça fait plaisir de voir les filles prendre leur revanche (c'est pas un métier facile tout de même...). Petite originalité, les zombies-filles parlent! Loin d'être une mauvaise idée quand on voit un crépage de chignon entre deux danseuses concurrentes en état de décomposition, très très drôle. Et c'est là toute la magie de cette production, aucun complexe, beaucoup d'humour et une bande son furieusement rock and roll.

Très très bonne surprise donc qui trouve naturellement sa place au panthéon des films d'horreur à vocation gore et humoristique aux côtés de Shaun of the dead, Brain dead, Severance et autres Bienvenue au cottage. A voir entre potes ou avec sa moitié si comme moi votre partenaire se révèle aussi "open" que la mienne... Et ouais, j'ai de la chance! Je t'aime ma puce!

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mercredi 26 août 2009

"Inglourious basterds" de Quentin Tarantino

inglourious_basterds_afficheL'histoire: Dans la France occupée de 1940, Shosanna Dreyfus assiste à l'exécution de sa famille tombée entre les mains du colonel nazi Hans Landa. Shosanna s'échappe de justesse et s'enfuit à Paris où elle se construit une nouvelle identité en devenant exploitante d'une salle de cinéma.

Quelque part ailleurs en Europe, le lieutenant Aldo Raine forme un groupe de soldats juifs américains pour mener des actions punitives particulièrement sanglantes contre les nazis. "Les bâtards", nom sous lequel leurs ennemis vont apprendre à les connaître, se joignent à l'actrice allemande et agent secret Bridget von Hammersmark pour tenter d'éliminer les hauts dignitaires du Troisième Reich. Leurs destins vont se jouer à l'entrée du cinéma où Shosanna est décidée à mettre à exécution une vengeance très personnelle...

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La critique Nelfesque: Autant vous prévenir tout de suite, il y a scission dans notre couple. D'habitude, nos critiques sont complémentaires mais là, vous lirez 2 critiques différentes.

En ce qui me concerne, je n'avais pas vu la bande annonce avant d'aller voir "Inglourious basterds". Comme tout nouveau Tarantino qui sort au cinéma, j'avais envie de le voir mais sans trop savoir où j'allai. Tarantino est pour moi un des meilleurs réalisateurs actuels (il y en a d'autres, la liste est longue), c'est donc confiante que je me rends au cinéma.

Pour moi, "Inglourious basterds" est un bon film. Ce n'est pas le meilleur Tarantino, ce n'est pas le film de l'année, je ne pense même pas qu'il restera culte mais j'ai passé un bon moment sans voir passer les 2h30 de film. Ce que j'ai aimé dans ce long métrage, c'est ce que beaucoup ont détesté (la chieuse, c'est moi!): les longs dialogues frôlant le quart d'heure, dans un climat de tension extrême. Cette période de l'Histoire est encore proche de nous, nous avons des grands parents qui ont connu cette guerre et certains membres de nos familles ont été déporté. Tarantino, par ces scènes de "non-action", a sû nous retranscrire le climat de peur et la suprématie écoeurante des allemands à cette époque. Il est question de délation, de juifs cachés, d'exécutions, d'allemands auxquels il ne vaut mieux pas dire non...
Le personnage de Christophe Waltz (colonel nazi Hans Landa) est scotchant, calculateur, malsain, cruel et machiavélique. Face à lui, on ressent la peur du français cachant des juifs, de Shosanna ayant changé d'identité, de Bridget von Hammersmark (actrice et membre des services secrets) démasquée... Si je ne devais retenir qu'une seule chose du film ce serait lui.

Hormis Marcel, l'ami "nègre" de Shosanna qui pourrait jouer dans "Plus belle la vie" tant son jeu est fantastique, je trouve les jeux d'acteurs juste. Mélanie Laurent est une de mes chouchoutes et j'ai été agréablement surprise de retrouver Daniel Brühl ("Good bye, Lenin!"). Petit bémol pour Brad Pitt qui surjoue à mort et fait une moue assez désagréable à la "You talking to me" sauf que ce n'est pas De Niro ni "Taxi Driver".

Un bon divertissement donc. On s'attendait peut être à mieux venant de Tarantino mais certaines scènes, comme celle de la taverne, resteront dans les mémoires tant l'appréhension et l'humour sont étroitement mélés. Et puis voir casser du nazi, c'est assez jouissif!

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La critique de Mr K: 2/6. La grosse déception de l'année pour moi qui suis un grand amateur de Tarantino! Créateur de talent et "exhumateur" hors pair, je suis un authentique fan de "Jacky Brown", "Pulp fiction", "Reservoir dogs" et "Kill Bill". J'avais râté la sortie en salle de "Boulevard de la mort" que j'ai vu ensuite et qui m'avait quelque peu déçu au niveau du rythme et des fameuses tirades Tarantinesques. Ca me fait de la peine de dire que "Inglourious basterds" est une pure daube. Non que je me sois ennuyé, mais la machine tourne à vide à force de surenchères, d'effets sonores et de caméra déjà vus! Le comble pour tout fan du maître.

Le scénario tout d'abord, qui se révèle creux, incohérent, mal maîtrisé. Les personnages sont traités avec désinvolture et perdent toute crédibilité. Le personnage de Mélanie Laurent n'est finalement qu'une silhouette à peine esquissée, certes émotionnellement porteuse mais au détriment de sa profondeur... Qui a dit "commercial"? Les basterds qui donnent leur nom au titre du film sont présentés trop succintement au début du film et on les voit à peine 20 minutes en tout et pour tout en action! Exception notable dans cette galerie caricaturale, le personnage interprété par Christophe Waltz, "chasseur de juifs" et manipulateur machiavélique. Chapeau bas à l'acteur qui donne 1 point sur 6 de ma note à lui tout seul. Toujours juste et impressionant en diable (en témoignent mes hérissements de poils de cou lors de ses "interrogatoires"). Bref, le fond est bâclé et empêche toute catharsis spectateur/personnage.

Rajoutez à celà des acteurs parfois en roue libre: Brad Pitt cabotine à mort (dommage qu'il crève pas!) et adopte un parlé doublé d'un rictus du plus mauvais effet, le personnage clé en devient ridicule ce qui peut s'avérer génant...  Le copain black de Mélanie Laurent est sorti tout droit d'une comédie "AB Production" et ridiculise lui aussi des scènes importantes (relation entre l'héroïne et son compagnon). Mais le pire du pire, c'est la musique. Je vous arrête tout de suite, je suis amateur de Morricone et possède toutes les BO des films de Tarantino. J'ai pas adhéré au concept et finalement j'ai plus souri par gêne que par plaisir. Je trouve que ça ne va pas du tout avec un film sur la seconde guerre mondiale. Le décalage entre les intentions du cinéaste et mon ressenti était trop grand. C'est une question de goût et perso pendant toute la scéance ça m'a géné. Pour terminer, j'ai remarqué à une quinzaine de reprise des passages entiers de ses anciens films, notamment "Kill Bill" et "Jackie Brown"; au niveau du cadrage, des effets sonores, de la façon de suivre une conversation et même quelques passages musicaux déjà présents sur "Kill Bill".

Bah, j'ai pas aimé. Je lui en veux. Traître à la cause! Bon, on va se rattraper début septembre avec "District 9"...

Inglourious Basterds: Bande Annonce VOST (Tarantino)

Posté par Nelfe à 18:16 - La Kinoton du projectionniste - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 10 juillet 2009

"L'hôpital et ses fantômes" de Lars Von Trier

L_h_pital_et_ses_fant_mes_afficheL'histoire: L'hôpital Le Royaume est construit sur d'anciens marécages, lieux de toutes les légendes. Aujourd'hui, elles ont laissé la place aux médecins, aux chercheurs et à la technologie la plus avancée du Danemark. A présent, la science fait loi, mais n'est pas infaillible. Des forces occultes se sont réveillées. Fantômes, morts violentes, étranges plaintes suintant des murs: les Portes du Royaume se sont ouvertes sur un monde mystérieux, et personne ne s'en est encore aperçu...

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La critique Nelfesque: Série culte et tordue, il me fallait la voir dans son "intégralité". Je mets "intégralité" entre guillemets car cette série est inachevée. Certains, comme Mr K, y trouveront tout de même une fin, d'autres comme moi, n'auraient pas boudés quelques épisodes de plus, histoire d'être bien fixé. Je ne vous dirai rien sur le final de ces 2 saisons, car après il n'y aurait plus de surprise pour vous, potentiels futurs spectateurs de Riget (titre original danois).
Et du danois, vous allez en souper! Cette série n'est disponible qu'en danois sous-titré. Après un petit temps d'adaptation face à cette langue que l'on n'a pas l'habitude d'entendre, on finit par parler le danois couramment! "Marü, lille pige"!!! L'hôpital et ses fantômes est mieux qu'un Assimil!

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Ce qui fait la force de cette série, ce sont les personnages tous plus déjantés les uns que les autres. On s'attache énormément à eux: Mme Drusse, vieille dame communiquant avec les esprits, Stig Helmer, neurochirurgien suédois, parlant à ses étrons et hurlant "putain de danois" à chaque épisode, Moesgaard, chef de service incompétent et soignant ses problèmes psychologiques dans un groupe de travail grâce au rituel du tambour, Bondo, professeur chercheur se faisant greffer un foie malade afin de posséder la tumeur la plus grosse du monde, Judith accouchant d'un "bébé" horrible grandissant à vue d'oeil et vous faisant faire une croix sur vos envies de grossesse! Et je passe sur l'infirmière nymphomane, l'étudiant coupeur de tête et autre secrétaire obsédée des dossiers bleus!

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Pour ce qui est de la réalisation, nous sommes dans une oeuvre qui préfigure le Dogme et cette façon de tourner peut dérouter ou même lâcher en route quelques spectateurs. Je ne vous cache pas que c'est très particulier et que là aussi il faut un temps d'adaptation. Lars Von Trier n'est pas un réalisateur comme un autre et fait du Lars Von Trier. A chacune de ses oeuvres, il nous propose des choses nouvelles et une façon de filmer très personnelle.

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Je ne sais pas si je conseillerai de visionner cette série... Si vous ne le faites pas, vous risquez de passer à côté de quelque chose... Mais si vous décidez de le faire, faites le en toute connaissance de cause. Vous sombrerez dans un univers singulier qui ne plait pas toujours, une lenteur par laquelle il faut passer pour appréhender tout les aspects de cette série.
Personnellement, j'ai aimé L'hôpital et ses fantômes. Y'aura-t-il d'autres cerveaux malades?

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La critique de Mr K: 6/6. Excellente mini-série que je place avec joie à côté du "Prisonnier" et de "Twin Peaks". 8 épisodes d'une heure environ seulement mais une intensité qui va crescendo vers un dénouement apocalyptique. Attention cependant à ceux qui aiment les fins claires et précises, celle ci est ouverte et sujette à interprétation selon les sensibilités.  Revenons à la série: imaginez vous la série "Urgence" peuplée de personnages antipathiques, bizarres, vivants, morts, diformes; mélangez le tout avec des intrigues tordues mélangeant psychologie et paranormal et vous obtenez "The Kingdom" titre originel de cette oeuvre.

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Vous croiserez une petite vieille aux talents de médium qui cherche à aider une âme errante, une doctoresse enceinte d'un fantôme dont le foetus est déjà à moitié adulte (attention scène choc!), un docteur d'origine suédoise (détestant les danois) égocentrique au possible (mon préféré! Romano scandinave dans l'âme!), un interne dealer de matériel médical au grand coeur victime d'un rite vaudou, une spécialiste du sommeil à libido galopante (sans mauvais jeu de mot!), des chefs de services membre d'une loge mystérieuse aux liturgies ridicule (voir la scène du couteau et du citron), des externes amateurs de "courses à l'aveugle" à l'humour bien noir et potache, deux trisomiques chargés de la plonge dans les cuisines de l'hôpital qui commentent tous les épisodes comme s'ils étaient au courant de tout etc... Reste un dernier personnage, l'hôpital en lui même! Dernier cri de technologie mais glauquissime au possible... Le style Von Trier est d'ailleurs mis au service de ce dernier avec une image tantôt ocre, tantôt verdâtre qui distille le malaise dans l'esprit du pauvre spectateur.

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Cette série est vraiment incroyable tant le réalisateur-auteur fait preuve de maestria à tous les niveaux: technique, scénario et direction d'acteurs. Il apparaît d'ailleurs furtivement à la fin de chacun des épisodes pour nous en faire un léger commentaire qui bien au contraire d'une explication complexifie davantage la portée de ce que l'on vient de voir... C'est pas pour me déplaire! Il nous invite à chaque fois à prendre le bien avec le mal (merci Ys pour la formulation!) et Dieu sait qu'on passe de l'un à l'autre durant tous les épisodes. A ce propos, j'avais tenté il y a quelques temps de regarder le remake américain qui s'est avéré aussi peu inspiré que commercial. Ici point de concession à l'image du cinéma de Von Trier, on aime ou on aime pas... Perso j'adore!

Posté par Nelfe à 16:42 - La Kinoton du projectionniste - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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