mercredi 4 novembre 2009
Faites des gosses!
L'histoire: Deux familles se réunissent dans une maison à la campagne pour célébrer les fêtes de Noël. Un havre de repos pour les parents, un parfait terrain de jeu pour les enfants. Très vite pourtant, ce moment privilégié prend une tournure qu'aucun des adultes n'aurait pu envisager : leurs propres enfants, sous l'effet d'un mal mystérieux, se retournent contre eux avec une cruauté et une ingéniosité implacables...

La critique nelfesque: Faire plus de 100km pour voir un film fait-il de nous des dingues!? Hum... Ca faisait plusieurs mois que j'avais repéré ce long métrage dans le magazine Mad Movies (magazine de psychopathes) auquel nous sommes abonnés. Un film anglais avec des enfants qui tuent, une belle affiche, il ne m'en faut pas plus. Quand il est sorti sur les écrans, nous nous sommes aperçus qu'il était très peu distribué (en même temps on s'y attendait). Profitant d'une visite sur Nantes et constatant que si on voulait le voir en bretagne nous n'avions que cette possibilité, nous n'avons pas hésité. Mais celui-ci mérite-t-il que l'on fasse autant de kilomètres? Pour la salle, certainement pas! Un public de blérots qui n'arrête pas de papiater pendant toute la séance donne à lui seul des envies de meurtres (alors quand on est devant ce genre de film, n'en parlons pas...). Heureusement que le son était très fort, sans doute ont-ils l'habitude d'avoir ce genre de public. Nous n'y retourneront pas! Maintenant le film. Et bien oui, il mérite de se déplacer. Si vous aimez les enfants, à la sortie, vous envisagerez très sérieusement de vous faire ligaturer les trompes. Si vous ne les aimez pas, cela ne fera que vous conforter dans l'idée de ne pas en vouloir. Ces enfants ne font pas de chahut, ils ne parlent pas, ils agissent! Complètement possédés, ils communiquent entre eux d'une autre manière que la parole et n'y vont pas avec le dos de la cuillère. A la vue des parents, on les comprend un peu: une brochette de caricatures avec la mère dépassée, la maman poule agaçante et le père exclusif avec sa fille... Seul l'un des deux pères aurait trouvé grâce à mes yeux mais ce ne fut pas l'avis de sa progéniture.
Ce film est surtout basé sur les ambiances. Tout le long du visionnage, on sent quelque chose de pesant et malsain qui englobe ce film. Les petits montres (pas gentils) sont froids et calculateurs. Il ne s'agit pas d'un slasher de plus qui s'attache d'avantage à la forme qu'au fond. Seul point négatif pour moi: la raison de leur "changement" qui ne justifient pas à mes yeux tout ce qui se passe mais c'est secondaire.

La critique de Mr K: 4/6. Petit film sans prétention bien agréable. J'ai passé un bon moment en compagnie de ses bambins enragés, c'est à croire que mes élèves me manquent durant les vacances! Pas de réel sursaut, de surprise mais un film bien mené avec des passages cultes comme "l'accident de luge" ou les disputes entre deux couples qui élèvent leurs enfants de façons totalement différentes. De bons petits effets gores, des acteurs-enfants crédibles ("Z'ont un drôle d'air ces p'tiots!") et des décors magnifiques et glaçant. Petits défauts: une fin absurde et totalement ratée, des comédiens moyens (les adultes) et un manque d'originalité flagrant. Reste une production au charme certain qui m'a fait passé un bon moment avec ma douce et calme (sic!) compagne.
The Children : Bande-Annonce (VOSTFR / HD)
mardi 27 octobre 2009
20.000 lieux sous la terre
L'histoire: Rescapée de l'expédition spéléologique de The descent, Sarah émerge seule des grottes des Appalaches, traumatisée par les événements. 24 heures plus tard, le shérif local l'oblige à redescendre sous terre afin de guider l'équipe de secours qui cherche désespérément ses cinq amies disparues. Alors que le groupe s'enfonce dans les profondeurs, Sarah commence à réaliser toute l'horreur de cette mission. Le danger qui les guette, tapi dans les ténèbres de la grotte, est encore plus féroce que celui auquel elle a survécu...
La critique nelfesque: Mouhaha hahahaha! MOUHAHA HAHAHAHA! Je crois que ça résume assez bien les 1h30 du film. J'en ai encore mal aux abdos tellement je me suis bidonnée devant ce long métrage. Bon, je ne suis pas sûre que c'était l'effet escompté par le réalisateur mais alors quel film comique! Non pas qu'il soit pourri, non franchement j'ai vu pire, mais je crois que ce film doit faire uniquement peur aux personnes peu habituées à ce genre de film. Pour les autres, dont nous faisons partie, pas de grosse surprise tant au niveau du scénario qu'à celui de la réalisation. En même temps, il s'agit d'un deuxième volet de film et on tombe rarement sur des chefs-d'oeuvre... Nous sommes allés voir celui-ci en toute connaissance de cause, juste pour le fun, pour passer un bon moment. Là dessus, je ne suis pas déçue. Le premier était assez efficace, celui-ci est une bonne série B. Les rescapées du premier se sont transformées en Rambo, les flics sont des abrutis finis à la psychologie d'huîtres naines (en admettant que ça existe...) et les monstres sont des cousins éloignés de Golum! Non, vraiment, fendard!

La critique de Mr K: 2/6. Bof bof bof. Pas vraiment d'ennui, pas de déception vu que la plupart des responsables de cette séquelle ne sont pas à l'origine du premier opus qui avait été en son temps une agréable surprise notamment dans la gestion psychologique des personnages. Ici c'est juste le néant scénaristique (beaucoup de situations virent à l'humour involontaire) et des scènes gores peu lisibles (caméra qui a une vie propre et s'agite dans tous les sens). Les acteurs jouent en free style et franchement ça laisse à désirer. Mais alors pourquoi deux points? La place était pas chère et c'est toujours bon de rire. Puis... 0.5 pt pour les créatures (on visite même leurs toilettes!!!) et 0.5 pt pour la jolie frimousse de l'héroïne. Bref aucune originalité et film à ranger dans les série B regardables entre amis en fin de soirée bien arrosée!
The Descent - Part 2 - Bande Annonce VF
lundi 5 octobre 2009
Sang, sexe et soutane
L'histoire: Sang-hyun est un jeune prêtre coréen, aimé et respecté. Contre l'avis de sa hiérarchie, il se porte volontaire pour tester en Afrique un vaccin expérimental contre un nouveau virus mortel. Comme les autres cobayes, il succombe à la maladie mais une transfusion sanguine d'origine inconnue le ramène à la vie. De retour en Corée, il commence à subir d'étranges mutations physiques et psychologiques : le prêtre est devenu vampire. Mais la nouvelle de sa guérison miraculeuse attire des pélerins malades qui espèrent bénéficier de sa grâce. Parmi eux, Sang-hyun retrouve un ami d'enfance qui vit avec sa mère et son épouse, Tae-Ju. Il succombe alors à la violente attirance charnelle qu'il éprouve pour la jeune femme...
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La critique Nelfesque: C'est un beau film que voilà. Beau dans le sens esthétique du terme. Beau comme souvent les asiatiques savent le faire. Poétique, sensible, sensuel, dans le ressenti, avec une bande son sublime qui s'accorde à merveille à l'ensemble. Ce film n'est pas une simple histoire de vampire (une de plus), ne vous attendez pas à sauter sur votre siège car Park Chan-Wook ne cherche pas à faire dans le gore et la surenchère et c'est ce qui est appréciable dans ce long métrage de plus de 2 heures. 2 heures que je n'ai pas vu passé malgré la lenteur du film qui nous laisse plus dans un climat de contemplation que de torpeur. Les scènes d'amour entre le prêtre (oula c'est mal!) et la jeune mariée (oula c'est pire!!!) sont magnifiques. Le spectateur est au plus près de leur alchimie, leur amour est palpable mais en aucun cas il ne se sent mal à l'aise. On se surprend à sourire face à la beauté de certaines démonstrations d'amour et ce film fait du bien.
Pas étonnant qu'il ait reçu le grand prix du jury à Cannes tant son approche sensible et la façon qu'à le prêtre d'appréhender sa nouvelle nature sont abordés finement.

La critique de Mr K: 6/6. Et un bijou cinématographique de plus pour le réalisateur de Old Boy, film qui m'avait marqué lors de sa sortie. Dans ce métrage, le maître Park Chan-Wook nous livre avant tout un grand film d'amour sur la passion dévorante entre un prêtre à la destinée brisée et une femme mariée plus ou moins contre son gré avec un abruti fini (mention spécial pour l'acteur qui tient le rôle). Il y a du In the mood for love dans ce film. Des passages romantiques à couper le souffle (j'y suis allé de ma petite larme dans la séquence sur les toits dans la première partie du film), filmés avec maestria sur une bande son énorme mélangeant classique (notamment Bach) et musique plus traditionnelle. Quel cinéaste! Généreux et perfectionniste, tout ce que j'aime!

Les acteurs sont criants de vérité (l'actrice est sublime! Non Nelfe, pas taper! Pas tap... Aieu! Et le héros se pose là comme "habité" par son rôle) et la passion d'un réalisme saisissant (clins d'oeil, coup de foudre, acte sexuel cru mais jamais gratuit, revanche, trahison et tout ce qui va avec) passant finalement le thème du vampirisme au second plan. À ce propos, le réalisateur ne tombe jamais dans la surenchère de plans gores mais plutôt dans la distillation d'une ambiance de plus en plus glauque accompagnant la chute personnelle du héros et l'évolution de son état, puis celui de sa douce. La scène finale à défaut d'originalité est d'un caractère émotionnel rarement atteint ces derniers temps et magnifique au niveau du traitement technique, comme d'ailleurs l'intégralité du film. Beaucoup l'on trouvé long, je ne l'ai pas vu passer. Marqué du sceau du renouveau du cinéma asiatique, il ne déroge pas à la règle de perfection tant au niveau de la technique que de la direction d'acteur et du scénario (des ambiguïté proprement humaines et des personnages aux trajectoires éparses si caractéristiques de la condition humaine...). J'en reviens toujours pas! Avis aux amateurs, ils seront comblés!
mercredi 23 septembre 2009
"District 9" de Neill Blomkamp
L'histoire: Des extraterrestres venus se réfugier sur la planète Terre, il y a près
de 30 ans, vivent depuis malmenés et sous haute surveillance dans le
District 9. La tension est à son paroxysme et le mécontentement de la
population est devenu incontrôlable.

La critique Nelfesque: Cela fait plusieurs mois que nous attendions la sortie de "District 9". On a attendu ce film comme rarement il nous arrive d'en attendre. Il faut dire aussi qu'ils ont mis le paquet à coup de site officiel bluffant et de campagne de mobilisation pour le respect des non humains. Plus il y a attente, plus il y a fantasme et plus il y a de risque d'être déçu, cela n'a nullement été mon cas. Bien au contraire! Je le dis haut et fort "District 9 et GENIAL!". Il n'est pas seulement réussi de par ses décors époustouflants de réalisme, son approche documentaire qui rend encore plus palpable l'histoire, il est surtout réussi dans son propos. "Des extraterrestres? Ouais bof, on en a vu déjà 50 des films traitants du sujet", certes ce n'est pas le 1er long métrage faisant des petits hommes verts (ici des "crevettes") leurs personnages principaux mais ici le propos est tellement transposable sur un sujet beaucoup plus épineux que le film prend une toute autre dimension. On se met à penser que ces bidons-villes de rétention ne sont pas seulement des sujets de film mais que l'on en a bel et bien sur notre planète. On se met à penser qu'ici, ce ne sont pas des extraterrestres que l'on expulse. Que ce sont des hommes que l'on traite pire que des chiens.
Alors quand on se met à pleurer devant un film où on présente des aliens malmenés par les autorités et la connerie humaine de se croire au dessus de tout et bien on se dit que finalement ce n'est malheureusement pas qu'une simple fiction...

La critique de Mr K: 6/6 Attention film événement, absolument génial entre tragédie et "actionner" intelligent. Durant tout le métrage c'est la garantie d'avoir l'estomac noué devant tant de cruauté déployée par l'espèce humaine envers les "crevettes" sobriquet donné aux extraterrestres qui ont "atterri" contraints-forcés sur une planète peuplée de créatures fortement agressives à savoir Nous. Belle parabole sur l'apartheid, le réalisateur (c'est un premier film, ça promet!) ne tombe jamais dans la facilité, la démagogie et autres pièges propres à ce genre de défi cinématographique. D'une crédibilité à couper le souffle, nous n'en ressortons pas grandis bien au contraire. Du simple quidam vivant dans la rue au PDG d'une multinationale de l'armement (le MNU) en passant par les militaires bornés, aucune pitié pour ces êtres venus d'ailleurs qui se retrouvent ici ghettoïsés, avilis et parqués à des fins peu honorables: à savoir protéger les gens "normaux" et par là même occasion percer le secret de fonctionnement de leur armement high-tech.
La réalisation est excellente. La première partie du film est tournée à la manière d'un documentaire (images d'archives, interview de spécialistes et extraits de JT) pour après mieux se concentrer sur l'odyssée (mot à peine exagéré) du personnage principal interprété par Sharlto Copley extraordinaire de justesse, au personnage à la fois complexe et tellement humain (beaucoup de rebondissements dans sa trajectoire personnelle). Les créatures sont d'un réalisme poussé à l'extrême et volent la vedette aux acteurs humains par leur côté touchant et le sort révoltant qui leur est réservé (arrestations arbitraires, exécutions sommaires et des horreurs encore pires). Ces créations numériques jouent bien mieux que certains acteurs en activité...On est pas loin de verser sa petite larme à certains moments. Le final est un mélange subtil d'action (moi qui ne suis pas fan du genre action, j'ai été bluffé) et de choix qui détermineront le sort de la planète, le tout ouvrant sur une fin plutôt surprenante... Espérons qu'ils en restent là et ne tournent pas une suite vu le succès rencontré aux USA par ce film.
Vraiment énorme et à voir d'urgence même si ce n'est pas votre style de film tant son propos est universel et dépasse la notion de genre au cinéma. Un must et pas des moindres.

District 9 : Bande-annonce (VF)
jeudi 17 septembre 2009
Girl power version zombie!
L'histoire (ben ouais, y'en a une!):
Quand un virus causant la réanimation des morts s’échappe d’un complexe gouvernemental secret, le premier endroit à être touché est un populaire club de danseuses de Rhino. Alors qu’une des stripteaseuses est infectée par le virus, elle se transforme en zombie assoiffée de sang, faisant d’elle l’attraction la plus populaire de club. Les autres filles résisteront-elles à la tentation de devenir des zombies elles aussi, même si cette opération est irréversible?
La critique de Mr K:
Une fois n'est pas coutume, je chronique aujourd'hui un dvd. Il y a deux soirs de cela, encore une fois Nelfe et moi même discutions du film que nous allions regarder pour notre soirée. Ayant eu un écho plus que favorable de ma soeur et de mon beau frère à propos de ce film, je le proposais à ma chère et tendre... La réaction ne se fit pas attendre: "Encore un de tes films de zombie!" Un point pour elle! Il est vrai que je suis grand amateur de "films de genre". Je trouvais l'argument imparable qui allait la convaincre: "mais tu verras ma chérie, cette fois ci ce sera différent. Il paraît qu'il est marrant, un peu dans le style de "Shaun of the dead". Elle se laissa tenter et à priori (elle le confirmera dans les commentaires) a bien apprécié.
En effet, derrière ce titre des plus cheap (les streapteaseuses zombies fallait oser tout de même!) se cache un petit bijou de série B hargneux doublé d'une charge anti-bush et d'un authentique plaidoyer pour le girlpower (en un peu moins fin que la littérature féministe des années 70', un tout petit peu moins fin...). Certes, ne vous attendez pas au scénar du siècle, les acteurs sont parfois (souvent diront les mauvais pensants) en roue libre mais le spectacle est de toute beauté. -1 pour Jenna Jameson qui s'avère être refaite de partout, vraiment pas ma came celle-là. Mais rassurez-vous messieurs, il y a de quoi se rincer l'oeil sans pour autant se faire massacrer par sa moitié: "Mais voyons chérie, c'est un film d'horreur!". +1 pour Robert Englund (acteur historique de la série des Freddy) cabotin au diable mais à la présence toujours intact à l'écran, il joue ici un tenancier de boîte à streaptease pervers et ultra-maniaque quant aux règles d'hygiène, pour le coup il est gâté.
Un virus sévit donc, à cause une fois de plus des militaires et notamment de l'administration Bush qui cherche le soldat parfait à savoir quasi immortel, réfléchissant peu. Au détour d'une première scène hilarante (un faux JT), on apprend qu'ils ont aussi interdit le streaptease d'où la présence d'une boîte dans des égoûts (je vous le dis, le scénario touche au sublime!). Bref, les danseuses commencent à devenir affamées et quelques peu "gothiques" (voir la photo). Plus besoin de les payer, elles se paient elles-mêmes en emmenant les spectateurs (plus cons et abrutis les uns que les autres) dans les loges afin de se faire des hots dogs et autres michouis maisons. Force est de constater qu'ils l'ont bien cherché vu le comportement de gros porcs qu'ils ont pendant les danses (on s'y croirait!). C'est gore, très gore même mais l'humour est omniprésent et ça fait plaisir de voir les filles prendre leur revanche (c'est pas un métier facile tout de même...). Petite originalité, les zombies-filles parlent! Loin d'être une mauvaise idée quand on voit un crépage de chignon entre deux danseuses concurrentes en état de décomposition, très très drôle. Et c'est là toute la magie de cette production, aucun complexe, beaucoup d'humour et une bande son furieusement rock and roll.
Très très bonne surprise donc qui trouve naturellement sa place au panthéon des films d'horreur à vocation gore et humoristique aux côtés de Shaun of the dead, Brain dead, Severance et autres Bienvenue au cottage. A voir entre potes ou avec sa moitié si comme moi votre partenaire se révèle aussi "open" que la mienne... Et ouais, j'ai de la chance! Je t'aime ma puce!
mercredi 26 août 2009
"Inglourious basterds" de Quentin Tarantino
L'histoire:
Dans la France occupée de 1940, Shosanna Dreyfus assiste à l'exécution
de sa famille tombée entre les mains du colonel nazi Hans
Landa. Shosanna s'échappe de justesse et s'enfuit à Paris où elle se
construit une nouvelle identité en devenant exploitante d'une salle de
cinéma.
Quelque part ailleurs en Europe, le lieutenant Aldo Raine forme un groupe de soldats juifs américains pour mener des actions punitives particulièrement sanglantes contre les nazis. "Les bâtards", nom sous lequel leurs ennemis vont apprendre à les connaître, se joignent à l'actrice allemande et agent secret Bridget von Hammersmark pour tenter d'éliminer les hauts dignitaires du Troisième Reich. Leurs destins vont se jouer à l'entrée du cinéma où Shosanna est décidée à mettre à exécution une vengeance très personnelle...
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La critique Nelfesque: Autant vous prévenir tout de suite, il y a scission dans notre couple. D'habitude, nos critiques sont complémentaires mais là, vous lirez 2 critiques différentes.
En ce qui me concerne, je n'avais pas vu la bande annonce avant d'aller voir "Inglourious basterds". Comme tout nouveau Tarantino qui sort au cinéma, j'avais envie de le voir mais sans trop savoir où j'allai. Tarantino est pour moi un des meilleurs réalisateurs actuels (il y en a d'autres, la liste est longue), c'est donc confiante que je me rends au cinéma.
Pour moi, "Inglourious basterds" est un bon film. Ce n'est pas le meilleur Tarantino, ce n'est pas le film de l'année, je ne pense même pas qu'il restera culte mais j'ai passé un bon moment sans voir passer les 2h30 de film. Ce que j'ai aimé dans ce long métrage, c'est ce que beaucoup ont détesté (la chieuse, c'est moi!): les longs dialogues frôlant le quart d'heure, dans un climat de tension extrême. Cette période de l'Histoire est encore proche de nous, nous avons des grands parents qui ont connu cette guerre et certains membres de nos familles ont été déporté. Tarantino, par ces scènes de "non-action", a sû nous retranscrire le climat de peur et la suprématie écoeurante des allemands à cette époque. Il est question de délation, de juifs cachés, d'exécutions, d'allemands auxquels il ne vaut mieux pas dire non...
Le personnage de Christophe Waltz (colonel nazi Hans
Landa) est scotchant, calculateur, malsain, cruel et machiavélique. Face à lui, on ressent la peur du français cachant des juifs, de Shosanna ayant changé d'identité, de Bridget von Hammersmark (actrice et membre des services secrets) démasquée... Si je ne devais retenir qu'une seule chose du film ce serait lui.
Hormis Marcel, l'ami "nègre" de Shosanna qui pourrait jouer dans "Plus belle la vie" tant son jeu est fantastique, je trouve les jeux d'acteurs juste. Mélanie Laurent est une de mes chouchoutes et j'ai été agréablement surprise de retrouver Daniel Brühl ("Good bye, Lenin!"). Petit bémol pour Brad Pitt qui surjoue à mort et fait une moue assez désagréable à la "You talking to me" sauf que ce n'est pas De Niro ni "Taxi Driver".
Un bon divertissement donc. On s'attendait peut être à mieux venant de Tarantino mais certaines scènes, comme celle de la taverne, resteront dans les mémoires tant l'appréhension et l'humour sont étroitement mélés. Et puis voir casser du nazi, c'est assez jouissif!
La critique de Mr K: 2/6. La grosse déception de l'année pour moi qui suis un grand amateur de Tarantino! Créateur de talent et "exhumateur" hors pair, je suis un authentique fan de "Jacky Brown", "Pulp fiction", "Reservoir dogs" et "Kill Bill". J'avais râté la sortie en salle de "Boulevard de la mort" que j'ai vu ensuite et qui m'avait quelque peu déçu au niveau du rythme et des fameuses tirades Tarantinesques. Ca me fait de la peine de dire que "Inglourious basterds" est une pure daube. Non que je me sois ennuyé, mais la machine tourne à vide à force de surenchères, d'effets sonores et de caméra déjà vus! Le comble pour tout fan du maître.
Le scénario tout d'abord, qui se révèle creux, incohérent, mal maîtrisé. Les personnages sont traités avec désinvolture et perdent toute crédibilité. Le personnage de Mélanie Laurent n'est finalement qu'une silhouette à peine esquissée, certes émotionnellement porteuse mais au détriment de sa profondeur... Qui a dit "commercial"? Les basterds qui donnent leur nom au titre du film sont présentés trop succintement au début du film et on les voit à peine 20 minutes en tout et pour tout en action! Exception notable dans cette galerie caricaturale, le personnage interprété par Christophe Waltz, "chasseur de juifs" et manipulateur machiavélique. Chapeau bas à l'acteur qui donne 1 point sur 6 de ma note à lui tout seul. Toujours juste et impressionant en diable (en témoignent mes hérissements de poils de cou lors de ses "interrogatoires"). Bref, le fond est bâclé et empêche toute catharsis spectateur/personnage.
Rajoutez à celà des acteurs parfois en roue libre: Brad Pitt cabotine à mort (dommage qu'il crève pas!) et adopte un parlé doublé d'un rictus du plus mauvais effet, le personnage clé en devient ridicule ce qui peut s'avérer génant... Le copain black de Mélanie Laurent est sorti tout droit d'une comédie "AB Production" et ridiculise lui aussi des scènes importantes (relation entre l'héroïne et son compagnon). Mais le pire du pire, c'est la musique. Je vous arrête tout de suite, je suis amateur de Morricone et possède toutes les BO des films de Tarantino. J'ai pas adhéré au concept et finalement j'ai plus souri par gêne que par plaisir. Je trouve que ça ne va pas du tout avec un film sur la seconde guerre mondiale. Le décalage entre les intentions du cinéaste et mon ressenti était trop grand. C'est une question de goût et perso pendant toute la scéance ça m'a géné. Pour terminer, j'ai remarqué à une quinzaine de reprise des passages entiers de ses anciens films, notamment "Kill Bill" et "Jackie Brown"; au niveau du cadrage, des effets sonores, de la façon de suivre une conversation et même quelques passages musicaux déjà présents sur "Kill Bill".
Bah, j'ai pas aimé. Je lui en veux. Traître à la cause! Bon, on va se rattraper début septembre avec "District 9"...
Inglourious Basterds: Bande Annonce VOST (Tarantino)
vendredi 10 juillet 2009
"L'hôpital et ses fantômes" de Lars Von Trier
L'histoire: L'hôpital Le Royaume est construit sur d'anciens marécages, lieux de toutes les légendes. Aujourd'hui, elles ont laissé la place aux médecins, aux chercheurs et à la technologie la plus avancée du Danemark. A présent, la science fait loi, mais n'est pas infaillible. Des forces occultes se sont réveillées. Fantômes, morts violentes, étranges plaintes suintant des murs: les Portes du Royaume se sont ouvertes sur un monde mystérieux, et personne ne s'en est encore aperçu...
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La critique Nelfesque: Série culte et tordue, il me fallait la voir dans son "intégralité". Je mets "intégralité" entre guillemets car cette série est inachevée. Certains, comme Mr K, y trouveront tout de même une fin, d'autres comme moi, n'auraient pas boudés quelques épisodes de plus, histoire d'être bien fixé. Je ne vous dirai rien sur le final de ces 2 saisons, car après il n'y aurait plus de surprise pour vous, potentiels futurs spectateurs de Riget (titre original danois).
Et du danois, vous allez en souper! Cette série n'est disponible qu'en danois sous-titré. Après un petit temps d'adaptation face à cette langue que l'on n'a pas l'habitude d'entendre, on finit par parler le danois couramment! "Marü, lille pige"!!! L'hôpital et ses fantômes est mieux qu'un Assimil!

Ce qui fait la force de cette série, ce sont les personnages tous plus déjantés les uns que les autres. On s'attache énormément à eux: Mme Drusse, vieille dame communiquant avec les esprits, Stig Helmer, neurochirurgien suédois, parlant à ses étrons et hurlant "putain de danois" à chaque épisode, Moesgaard, chef de service incompétent et soignant ses problèmes psychologiques dans un groupe de travail grâce au rituel du tambour, Bondo, professeur chercheur se faisant greffer un foie malade afin de posséder la tumeur la plus grosse du monde, Judith accouchant d'un "bébé" horrible grandissant à vue d'oeil et vous faisant faire une croix sur vos envies de grossesse! Et je passe sur l'infirmière nymphomane, l'étudiant coupeur de tête et autre secrétaire obsédée des dossiers bleus!

Pour ce qui est de la réalisation, nous sommes dans une oeuvre qui préfigure le Dogme et cette façon de tourner peut dérouter ou même lâcher en route quelques spectateurs. Je ne vous cache pas que c'est très particulier et que là aussi il faut un temps d'adaptation. Lars Von Trier n'est pas un réalisateur comme un autre et fait du Lars Von Trier. A chacune de ses oeuvres, il nous propose des choses nouvelles et une façon de filmer très personnelle.

Je ne sais pas si je conseillerai de visionner cette série... Si vous ne le faites pas, vous risquez de passer à côté de quelque chose... Mais si vous décidez de le faire, faites le en toute connaissance de cause. Vous sombrerez dans un univers singulier qui ne plait pas toujours, une lenteur par laquelle il faut passer pour appréhender tout les aspects de cette série.
Personnellement, j'ai aimé L'hôpital et ses fantômes. Y'aura-t-il d'autres cerveaux malades?

La critique de Mr K: 6/6. Excellente mini-série que je place avec joie à côté du "Prisonnier" et de "Twin Peaks". 8 épisodes d'une heure environ seulement mais une intensité qui va crescendo vers un dénouement apocalyptique. Attention cependant à ceux qui aiment les fins claires et précises, celle ci est ouverte et sujette à interprétation selon les sensibilités. Revenons à la série: imaginez vous la série "Urgence" peuplée de personnages antipathiques, bizarres, vivants, morts, diformes; mélangez le tout avec des intrigues tordues mélangeant psychologie et paranormal et vous obtenez "The Kingdom" titre originel de cette oeuvre.

Vous croiserez une petite vieille aux talents de médium qui cherche à aider une âme errante, une doctoresse enceinte d'un fantôme dont le foetus est déjà à moitié adulte (attention scène choc!), un docteur d'origine suédoise (détestant les danois) égocentrique au possible (mon préféré! Romano scandinave dans l'âme!), un interne dealer de matériel médical au grand coeur victime d'un rite vaudou, une spécialiste du sommeil à libido galopante (sans mauvais jeu de mot!), des chefs de services membre d'une loge mystérieuse aux liturgies ridicule (voir la scène du couteau et du citron), des externes amateurs de "courses à l'aveugle" à l'humour bien noir et potache, deux trisomiques chargés de la plonge dans les cuisines de l'hôpital qui commentent tous les épisodes comme s'ils étaient au courant de tout etc... Reste un dernier personnage, l'hôpital en lui même! Dernier cri de technologie mais glauquissime au possible... Le style Von Trier est d'ailleurs mis au service de ce dernier avec une image tantôt ocre, tantôt verdâtre qui distille le malaise dans l'esprit du pauvre spectateur.

Cette série est vraiment incroyable tant le réalisateur-auteur fait preuve de maestria à tous les niveaux: technique, scénario et direction d'acteurs. Il apparaît d'ailleurs furtivement à la fin de chacun des épisodes pour nous en faire un léger commentaire qui bien au contraire d'une explication complexifie davantage la portée de ce que l'on vient de voir... C'est pas pour me déplaire! Il nous invite à chaque fois à prendre le bien avec le mal (merci Ys pour la formulation!) et Dieu sait qu'on passe de l'un à l'autre durant tous les épisodes. A ce propos, j'avais tenté il y a quelques temps de regarder le remake américain qui s'est avéré aussi peu inspiré que commercial. Ici point de concession à l'image du cinéma de Von Trier, on aime ou on aime pas... Perso j'adore!
vendredi 3 juillet 2009
Sous la glace, le Crétacé
L'histoire:
Les héros de L'Age de glace sont de retour pour une nouvelle aventure hilarante, où une maladresse de Sid le paresseux va les
propulser au coeur d'un monde étrange perdu sous la glace, et peuplé de dinosaures !
Ensemble, ils vont devoir se confronter à des habitants pour le moins univers inconnu...
En effet, Manny et Ellie attendent leur premier enfant mammouth : comment le futur père, déjà hyper stressé, va t'il appréhender la paternité dans ce contexte peu sécurisant ?
Diego, le tigre aux dents de sabre, redoute d'avoir perdu ses instincts de prédateur. C'est pourtant le moment de les retrouver !
Sid, quant à lui, est convaincu d'avoir enfin réussi à construire sa propre famille en kidnappant trois oeufs... de dinosaures ! Saura t-il persuader leur T-Rex de mère qu'il est mieux placé qu'elle pour les élever ?
En chemin, ils feront la rencontre d'une fouine légèrement cinglée prénommée Buck, chasseur de dinos obsessionnel, sur qui ils devront s'appuyer pour survivre aux pièges de ce nouveau monde.
Et au fait, Scrat ? Va-t-il renoncer à sa noisette au nom du grand amour ?!

La critique Nelfesque: Enfin! L'Age de glace 3 est en salle! En bons fans que nous sommes et sur les dents depuis plusieurs mois en attendant sa sortie, aujourd'hui, on a été faire les boutiques et on a fini par un tennis!!! Euh... non, en fait, on était au ciné! (en même temps, c'est encore la fête du cinéma jusqu'à ce soir donc autant en profiter! héhé, malins!)
Alors que dire de ce nouveau film d'animation? Personnellement, il ne m'a pas déçu. C'est toujours aussi dingue, on a plaisir à retrouver les personnages qui n'ont pas changé d'un iota et l'humour est encore une fois au rendez-vous. Bon, je le concède, là on est dans le pipi-caca, les blagues ne sont pas très finaudes mais ça fait du bien de temps en temps de laisser son cerveau à l'entrée de la salle pour le récupérer ensuite... Je me demande d'ailleurs si Mr K ne l'a pas oublié... Roooo mais non chéri, j'décooooooonne!
Les décors sont superbes, les panoramas du monde des dinausaures de toute beauté et les scènes de speed (attaques aériennes, luge, course à la noisette) rendent toujours aussi bien. Quant à Scratina... ralala, belle à faire pâlir un écureuil!
Mon préféré reste le 2 mais je n'ai pas boudé mon plaisir.

La critique de Mr K: 4/6, très bon divertissement. J'avais adoré les deux premiers, surtout le deux qui s'avérait bien moins niais. Qui ne se souvient pas de ces scènes inénarrables où Scrat l'écureuil essayait à tout prix de récupérer un gland et qui par là même enchainait les gadins et divers chutes à la Tex Avery? Les studios Blue Sky ont remis le couvert et le résultat est réussi. Les décors sont vraiment magnifiques, l'action quasi non stop et notre cher écureuil sus-cité se voit accompagné d'une ravissante emmerdeuse de première, j'ai nommé Scratina! A chacune de ses apparition, le responsable de la musique s'est lâché entre vieux tubes de crooner et tango! Éclats de rire assurés! Pas de grosses nouveautés avec les passages obligés comme les conneries de Sid le paresseux, les vannes scatos pour toucher le jeune public (mais aussi des plus subtiles pour les grands enfants que nous sommes!), les passages niaiseux concernant l'amitié, l'amour et tout le reste. Un bon moment de cinéma qui ne dépasse pas le numéro deux pendant lequel j'avais failli m'uriner dessus (véridique... et j'ai honte!).
lundi 29 juin 2009
Coraline au pays des merveilles
L'histoire: Coraline Jones est une fillette intrépide et douée d'une curiosité sans limites. Ses parents, qui ont tout juste emménagé avec elle dans une étrange maison, n'ont guère de temps à lui consacrer. Pour tromper son ennui, Coraline décide donc de jouer les exploratrices. Ouvrant une porte condamnée, elle pénètre dans un appartement identique au sien... mais où tout est différent. Dans cet Autre Monde, chaque chose lui paraît plus belle, plus colorée et plus attrayante. Son Autre Mère est pleinement disponible, son Autre Père prend la peine de lui mitonner des plats exquis, et même le Chat, si hautain dans la Vraie vie, daigne s'entretenir avec elle. Coraline est bien tentée d'élire domicile dans ce Monde merveilleux, qui répond à toutes ses attentes. Mais le rêve va très vite tourner au cauchemar. Prisonnière de l'Autre Mère, Coraline va devoir déployer des trésors de bravoure, d'imagination et de ténacité pour rentrer chez elle et sauver sa Vraie famille...

La critique Nelfesque: Quel chouette moment de cinéma! Un film d'animation comme on aimerait en voir plus souvent s'adressant aussi bien aux enfants qu'aux adultes. Enfin... je mets un bémol pour les enfants car il n'est pas à mettre devant tous les petits yeux! Ma petite voisine de salle obscure doit encore en faire des cauchemars, après avoir pleurer plus de la moitié du film (la pauvre...). Ici, on est bien loin du monde enchanté de Nicolas et Pimprenelle, l'ambiance est noire mais poétique. Les décors sont sublimes, la musique aussi et le ton est juste. Nous ne sommes pas dans le gnangnan conventionnel et le niais qu'on donne d'ordinaire aux enfants. "Il faut savoir se contenter de ce que l'on a" semble être la morale de l'histoire. "Tout ce qui brille n'est pas d'or" conviendrait aussi... Dans ce monde basé sur la consommation, j'aime voir des productions qui montrent d'autres valeurs que celles de l'apparence.
Petite remarque en passant: regardez bien le "vrai" papa de Coraline! Perso, il me fait furieusement penser à Vincent Lindon!

La critique de Mr K: 6/6. Excellent moment de cinéma. Au diable la 3D et autres moyens d'animation dits "modernes", vive la "stop-motion", technique déjà éprouvée sur des classiques comme Chicken Run, L'étrange Noël de Mr Jack et Les noces funèbres. En allant voir ce métrage, c'est une variation autour d'Alice au pays des merveilles qui s'offre à nous. Un monde parallèle au premier abord merveilleux mais qui peu à peu montre ses limites, ses non-dits et finalement son aspect cauchemardesque. A ce propos, on ne peut pas dire que ce soit un film à conseiller aux plus jeunes vu les réactions de certains môme dans l'assistance, spéciale dédicace à la petite fille "terrorrifiée" qui se trouvait dans le rang derrière nous. Un univers déviant donc mais débordant de poésie et de finesse. Ainsi, nous ne nous retrouvons pas devant une énième histoire d'enfant malheureux où la fin transpire la guimauve (si si c'est possible) mais devant une oeuvre réellement décalée, underground qui ne prend pas nos chers têtes blondes et nous même pour des c... . Pour ma part, j'ai particulièrement apprécié le personnage du Chouminou, l'ambiance déliquescente du monde parallèle et la frénésie de couleurs et d'animations loufdingues composant cette oeuvre. L'humour est présent du début à la fin et fait mouche à chaque fois, histoire de contrebalancer le malaise qui s'installe. A voir absolument!
Coraline - Bande Annonce du Film -
jeudi 11 juin 2009
Sarah Connors? Euh... elle est partie acheter des nouilles!
Synopsis:
En 2003, Marcus Wright, un condamné à la peine capitale, profite du temps qui lui reste pour se repentir de ses crimes. Le Dr Serena Kogan lui offre la seconde chance qu’il espérait, en lui proposant d’offrir son corps à la science. Il accepte.
Peu de temps après sa mort, Skynet, le puissant ordinateur qui contrôle le système de défense des États-Unis, devient autonome. Sa première décision ? Éradiquer l’humanité en ayant recours au feu nucléaire.
Quinze ans s’écoulent. En 2018, John Connor, le chef de la résistance, lutte activement contre les machines. La Terre n’est plus qu’un champ de ruines. Lors d’un assaut qui met à jour un laboratoire secret, tous ses équipiers sont tués par les Terminator, les robots mercenaires de Skynet. Mais un des cobayes détenus dans ce sous-sol revient à la vie : il s’agit de Marcus Wright…
La critique de Mr K:
4/6. Bon divertissement, bien commercial et prévisible mais bien sympatoche après une semaine difficile avec mes chers p'tits anges qui se sont révélés bien pénibles et ingrats la semaine dernière. C'est le sourire au lèvre que vendredi dernier je me suis présenté au Méga CGR de Lanester avec mon cher beau-frère pour un petit voyage dans le temps. Il est beaucoup d'humains qui ont été élevés au biberon, pour notre part ce fut "à la Terminator". Il est vrai que nous vouons un véritable culte au premier opus (la scène dans la discothèque reste vraiment culte!). Véritable choc à l'époque, on assistait au renouveau du film d'action-SF, cependant il est bien connu que la série n'est pas réputée pour stimuler les neurones. Le 2 m'avait beaucoup déçu avec son final bien niaiseux et le trois était vraiment une bouse intergalactique! C'était donc avec une certaine appréhension que je m'asseyais avec mon punk de beauf dans les doux fauteuils rouges de la salle 11! Nelfe s'est abstenue... on se demande pourquoi...
Ce film, je l'ai vécu comme un excellent défouloir! Ca pète dans tous les sens et c'est avec un plaisir non dissimulé que j'ai assisté (enfin!) à la guerre contre les machines, déjà évoquée dans les opus précédents mais jamais véritablement traitée frontalement. Pour le coup nous sommes servis. On retrouve les origines du T800 (Swarzy -du moins sa réplique- fait une apparition! Roooaaarrrr!), on nous présente le T600
(voir la photo ci-contre) authentiquement mad. On dirait une figure tout droit sortie des gravures de l'édition originale de La divine Comédie de Dante! Sans compter des motos-terminator, un transformer géant et tutti quanti! Bref, c'est le supermarché du geek, les amateur apprécierons! Tchak tchak, boum boum... pas de temps morts, des effets spéciaux terribles, des scènes d'anthologies dont un saut dans le vide avec une hache! Vous l'avez compris, vaut mieux laisser son cerveau dans la boîte à gant!
Christian Bale se révèle anecdotique, ce qui ne lui est pas coutûmier. Qui a vu American Psycho, Equilibrium ou The machinist ne le reconnaitra pas tant son jeu n'est que le copié-collé de son rôle de Bruce Wayne (les deux Batman de Nolan). Insignifiant je vous dis! Pourvu qu'il ne suive pas les pas de Nicolas Cage! Par contre, un acteur sort du lot et semble promis à un futur radieux. Il est pressenti comme la nouvelle coqueluche d'Hollywood et il vient d'Australie: Sam Worthington. Il tient le rôle de Marcus, cet humain transformé en cyborg qui a gardé son âme d'humain mais qui par sa "nouvelle nature" se retrouve rejeté par les siens. Le jeu de ce successeur tout désigné de Mel Gibson (période Mad Max) est tout en finesse et dieu sait que ce n'était pas évident vu la logique commerciale de la franchise Terminator. A noter, l'apparition d'une de mes actrices préférées Helena Bonham Carter dans le rôle d'une scientifique atteinte d'un cancer qui est à l'origine de la "renaissance " de Marcus. Elle cachetonne mais bon, on lui pardonne vu l'étendue de son talent (Sweeney Todd, Fight Club...).
Pour autant, ce film a de gros défauts. Un scénario parfois plus que hasardeux et surtout une fin totalement ridicule! Je ne spoilerai pas mais sachez qu'on atteint des sommets de niaiserie et d'invraisemblance. J'étais parti au départ pour lui mettre un bon 5/6 mais là, j'ai vraiment l'impression qu'on nous prend pour des cons! Genre, la fin de Matrix Revolutions quand le soleil se lève vers un monde nouveau... Oui oui, je sais! Vous me direz: "vous l'avez cherché Mr K". En attendant, c'est un film que je conseille à tout amateur de bons films bien burnés qui souhaite passer un bon moment Pop Corn. C'est con, c'est débile mais ça fait du bien! Depuis, je me suis racheté en allant voir le dernier Von Trier mais ça c'est une autre histoire...


