samedi 25 mai 2013

Razzia chez l'Abbé!

A chaque fois que l'on y va, on se dit: "Il nous faut être raisonnables, nos PAL ne se désemplissent pas assez vite, nos bibliothèques sont pleines à craquer...". Une fois sur place... Patatra! Il y a tous ces pauvres ouvrages qui nous tendent leurs petites pages de manière pathétique... Impossible de résister et le résultat des courses est là!

Emaüs

En vrac donc pour Mr K et moi:
- "Pour seul cortège" de Laurent Gaudé
- "Train" de Pete Dexter
- "Vous descendez?" de Nick Hornby
- "Deception Point" de Dan Brown
- "Midnight Express" de Billy Hayes avec la collaboration de William Hoffer
- "Hamster Jovial et ses louveteaux" de Gotlib
- "Tunnel" d'André Ruellan
- "La Démangeaison" de Lorette Nobécourt
- "La Petite fille de Monsieur Linh" de Philippe Claudel
- "L'Amour tarde à Dijon" - Série Le Poulpe - de Jacques Vallet
- "Avis de tempête" de Serge Brussolo
- "La Captive de l'hiver" de Serge Brussolo
- "Tout est fatal" de Stephen King
- "Neige" de Maxence Fermine
- "Kangouroad Movie" d'A.D.G.
- "Les Enfants de minuit" de Salman Rushdie
- "Métal Hurlant" n°22, 27, 31, 34 et 35

On est mal...

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vendredi 24 mai 2013

"L'Eternel" de Joann Sfar

EternelL'histoire: "Les vampires, ça n’existe pas.
La psychanalyse, ça ne marche pas.
On était vraiment faits pour se rencontrer."

La critique Nelfesque: J'aime beaucoup Joann Sfar, que ce soit en bande dessinée (avec entre autres l'incontournable "Chat du Rabbin") ou en film (THE claque avec "Gainsbourg, vie héroïque"). "L'Eternel" est son premier roman. Autant le dire tout de suite: "Vivement les autres!!!".

Comme je l'ai si finement laissé entrevoir, j'ai vraiment été très enthousiaste à la lecture de ce roman et celle ci étant encore fraîche, je vais essayer de ne pas trop me laisser porter par mon engouement dans ce billet. Ca va être dur!

Tout commence avec l'histoire de 2 frères, Ionas et Caïn, partis à la guerre. Résolument différents dans leur façon d'être et de voir la vie, suite à une attaque ennemie, ils vont chacun avoir un destin bien particulier. L'un, coureur de jupons, va devoir épouser la promise de son défunt frère, l'autre va devenir "éternel". C'est ce dernier, Ionas, que le lecteur va suivre sur plusieurs centaines d'années. Désarçonné, il va devoir apprendre à "vivre" sa nouvelle condition. Qu'est-il vraiment? Que va devenir son quotidien? Comment va-t-il faire le deuil de sa vie passée? Sera-t-il seul jusqu'à la fin des temps?

Dès les premières pages, on reconnait bien la patte de Sfar, nous entrainant entre rêve et réalité, entre conte noir et monde actuel... Le lecteur est trimballé dans un univers de fiction très rythmé et visuel. Au fur et à mesure de la lecture, des tas d'images défilent dans sa tête. M'est avis qu'il pourrait y avoir une adaptation de ce roman. Par Sfar himself, là ça serait le pied!

En distillant son humour décalé à la fois tendre et cru (mais jamais vulgaire), il fait de son histoire de créatures fantastiques un monde foisonnant où chaque personnage a son intérêt propre et auprès duquel le lecteur aime déambuler. Vampires, loups-garous, mandragores, hommes-poissons et savants fous hantent gentiment ses pages. Attention tout de même, "L'Eternel" est loin d'être un livre pour enfants! Les personnages sont drôles mais leur nature reste sombre et certaines de leurs idées ou certains actes peuvent être considérés comme violents. Ca charcute sévère par moment et c'est ce côté jusqu'au-boutiste, cette fidélité de l'auteur à lui-même, qui ont su me charmer.

On retrouve des thèmes chers à Joann Sfar tels que la judaïté. Ionas, avant d'être vampire, était (et demeurera) juif. S'en suivent des cas de conscience, des questionnements et toute une Histoire qu'il partage avec Rebecka, sa psychanalyste dans la seconde partie du roman (oui parce que les vampires peuvent suivre une thérapie... si si...). On retrouve aussi tout l'univers fantastique qu'il chérit et certains se lasseront peut être de retrouver ses formules habituelles. A mon sens, le roman est pour lui un nouveau support qui laisse à chaque lecteur la liberté de se créer sa propre image de l'histoire proposée et ici plus que dans la BD ou le ciné, son imaginaire est mis à contribution. C'est par les mots cette fois ci que Sfar doit convaincre et, bien qu'assez surprise au départ par son écriture, je dois dire qu'au final j'ai été assez conquise. Alors c'est sûr, Sfar n'est pas à l'Académie Française, ce n'est pas un grand écrivain mais il a sû me faire voyager et me scotcher pendant 500 pages et je ne lui en demandais pas plus.

"L'Eternel" n'est pas un roman bit-lit, même si on y parle d'amour aux détours des pages. Ce n'est pas non plus ni un roman horrifique ni une parodie malgré l'humour bien présent ici. Sfar a sû nous livrer un roman ovni aux frontières de tous ces genres sans pour autant rentrer dans une catégorie bien définie. Peut être que "conte fantastique pour adultes" serait le plus approprié. En tout cas, ce fut une belle surprise pour moi!

Sfar est décidément un artiste qui fait de tout ce qu'il touche une oeuvre de grand talent. Je vous le recommande donc chaudement (mais ça je crois que vous l'aviez déjà compris).

Ce livre a été lu dans le cadre de ma participation à la découverte d'ouvrages du printemps avec Entrée Livre. Les critiques de mes compagnons de Comité de Lecture ainsi que d'autres avis sont à retrouvés sur la fiche consacrée sur Entrée Livre.

mercredi 22 mai 2013

"Les Emmurés" de Serge Brussolo

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L'histoire: À l'origine, la mission de Jeanne était simple: s'installer quelque temps dans un immeuble où furent commis, des années plus tôt, plusieurs crimes inexpliqués, afin d'y écrire un reportage, si possible sensationnel...

Mais aussitôt franchi le seuil de l'étrange maison Malestrazza, la jeune femme va deviner que les maléfices ne sont pas uniquement dus aux fantasmes du voisinage. Est-il vrai que l'assassin habiterait toujours là, caché dans un appartement secret? Y-a-t-il, comme on le prétend, des cadavres emmurés aux différents étages? Et que lui veut au juste le fils de la concierge, ce gamin trop imaginatif, qui spontanément s'offre à lui faire découvrir les arcanes de la bâtisse?

La critique de Mr K: Trouvé une fois de plus chez l'abbé, ce livre est le troisième que je lis de cet auteur après Le Syndrome du scaphandrier et Bunker. Retour vers le roman noir avec celui-ci et le moins que l'on puisse dire... c'est que c'est réussi!

Pourtant ça partait mal avec une héroïne que je qualifiais directement de "moule" dès la dixième page tant je la trouvais agaçante. Pas très engageante la fifille, mi pleureuse mi victime, franchement j'avais envie qui lui arrive tout plein de choses bien désagréables afin qu'elle apprenne la vie... On peut dire que Brussolo a exaucé mon voeu à la puissance dix et je regrette un peu mon agressivité de départ. Dès que Jeanne pénètre dans l'étrange bâtisse, changement de ton, c'est le début de la descente aux Enfers. La quatrième de couverture m'avait fortement interpelé, je n'ai pas été déçu!

Sans trop révéler l'intrigue, sachez qu'elle va faire la connaissances de personnages bien branques avec en tête de liste la concierge (celle de Mr Jean me paraît bien sympathique d'un coup) et son fils. Ce dernier gagne en profondeur au fil du récit et il va falloir vous accrocher pour suivre l'auteur dans son délire bien glauque. Je m'imaginais comme Jeanne que la bâtisse serait vieille, sale, décrépite... que nenni! Mme Cliquet (la concierge) est une maniaque qui ferait passer ma belle-mère pour quelqu'un de non concerné par le ménage (c'est vous dire! Là vous êtes obligé de me croire...). Le milieu est aseptisé et les habitants qui persistent à y habiter (pas vraiment le choix financier de partir) ont des moeurs étranges et s'enferment chez eux à la nuit tombée. Pendant les 286 pages du recueil, nous allons explorer la maison de Malestrazza de fond en comble ainsi que les méandres de l'esprit humain. Rien de reluisant je vous assure!

On retrouve dans cet ouvrage tout le talent de Brussolo pour planter une situation, un décor et des personnages en quelques pages. À part les débuts pénibles de l'héroïne, tout s'emballe très vite et le mystère plane. Les éléments de réponse et les fautes pistes s'enchainent, le lecteur se perd à de nombreuses reprises, égaré volontairement par un auteur entier et sans concession. Certains passages sont d'une rare violence psychologique et Jeanne va passer par tous les états pour se transformer irrémédiablement en une autre elle-même. Le lecteur lui, est pantois devant tant de destruction intime et de révélations dantesques sur la réelle nature des événements qui se jouent dans cette maison. Attention, ayez l'esprit ouvert, la révélation est surprenante.

Une très bonne lecture, rapide (deux soirs), distrayante à souhait, parfois dérangeante. J'ai été abasourdi, ravi par la fin qui me convenait parfaitement. Troisième belle découverte donc avec cet auteur qui se révèle décidément efficace et abordable. Un petit bonheur bien déviant comme je les apprécie!

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vendredi 17 mai 2013

"La Légende de Hawkmoon" de Michael Moorcock

livre-la-legende-de-hawkmoon-230-2L'histoire: Voici l'histoire de Dorian Hawkmoon, duc de Köln, qui fit alliance avec le comte d'Airain dans sa lutte contre les hordes cruelles du Ténébreux Empire de Granbretanne et comment il triompha, comment il voyagea dans les dimensions du Multivers pour retrouver les siens et comment il affronta les puissances du Chaos.

Cycle 1: Le Joyau noir, Le Dieu fou, l'Épée de l'Aurore et Le Secret des Runes.
Cycle 2: Le Comte Airain, Le Champion de Garathorn, La Quête de Tanelorn.

La critique de Mr K: J'errais une fois de plus de façon innocente et désintéressée dans le rayon SF / fantasy de mon libraire préféré quand je tombais inopinément sur le présent volume. D'un coup, me sont revenus en tête toute une série de souvenirs de fin de collège lorsque je participais comme joueur à des séances du jeu de rôle papier Hawkmoon tiré de l'oeuvre de Moorcock. 21 ans après, il était plus que temps que je m'y mette!

La présente édition est une compilation des sept romans formant la saga Hawkmoon. Les éditions Omnibus sont les spécialistes de cet exercice avec quatre excellents volumes de nouvelles de K. Dick, une intégrale Silverberg et une autre de Pierre Boulle. J'affectionne tout particulièrement le papier bible et la typographie propre à cette collection qui m'ont à chaque fois apporté un grand plaisir de lecture. On peut séparer les sept romans en deux grandes sagas indépendantes l'une de l'autre malgré des liens parfois ténus. La première partie décrit la résistance du champion éternel (alias Hawkmoon) face aux forces destructrices et totalitaires de l'empire de Granbretanne. La deuxième est déjà beaucoup moins convenue avec sa recherche éperdue des membres de sa famille égarés dans d'autres dimensions où il rencontrera de nombreux avatars de lui-même.

Avec Moorcock c'est un tout autre aspect de la fantasy qui est abordée par rapport à Tolkien et Martin. On se rapproche plus d'un Sapowski ou d'un Howard notamment lors de la première partie évoquée précédemment: beaucoup de baston donc (du sang et de la boyasse par litres), et des rebondissements comme s'il en pleuvait. Pour autant l'auteur ne délaisse pas la psychologie des personnages et même si parfois cette dernière est très limitée voir caricaturale, on se prend au jeu et on s'attache aux personnages. J'ai tout particulièrement apprécié les compagnons de route du duc Hawkmoon avec une tendresse particulière pour l'ex félon d'origine française D'Averc. Certaines descriptions sont aussi très percutantes et immersives, je pense notamment au premier contact qu'a le lecteur avec le château de Kamarg du duc d'Airain.

Tout change dans la seconde partie avec un basculement aussi surprenant que puissant dans des réalités autres, des dimensions parallèles où le monde d'Hawkmoon a évolué différemment. On sort alors de la fantasy classique pour se retrouver plongé dans un mélange improbable (mais néanmoins très réussi) de fantasy et d'éléments SF. Le rythme est alors plus lent, des passages complètement psychés apparaissent et j'ai été pour ma part totalement conquis. Le personnage principal gagne en épaisseur, il n'est plus la simple brute revancharde que l'on a suivi lors de ses divers affrontements avec le sinistre empire, c'est aussi un homme de chair et de sang, séparé des siens et donc un homme diminué avec ses faiblesses et ses espérances secrètes.

950 pages après, sur une lecture qui a duré deux semaines, mon bilan est plus que positif. Le début s'est révélé quelque peu décevant car prévisible mais à partir de la deux centième page, le charme de l'écriture de Moorcoock agit: il allie à la fois richesse et finesse pour les descriptions, et l'immédiateté et la simplicité pour les scènes d'action qui sont ici nombreuses. Beaucoup de fureur donc dans une ambiance épique à souhait même s'il faut bien avouer qu'il n'atteint pas les maîtres précités. Une très belle lecture qui en appelle d'autres notamment celle du Cycle d'Elric, autre avatar du champion éternel. Du bonheur en perspective!

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lundi 13 mai 2013

"La Preuve du Paradis" d'Eben Alexander

preuveduparadisL'histoire: Le Dr Eben Alexander, comme la plupart des scientifiques, avait toujours nié la réalité des expériences de mort imminente (EMI).
Neurochirurgien formé dans les meilleures écoles américaines, il pensait que si les EMI semblent bien réelles, elles ne sont en fait que de simples fantasmes produits par un cerveau en situation de stress extrême.

Pourtant, à la suite d'une maladie rare, le Dr Alexander est plongé dans le coma, en état de mort cérébrale. Au bout de sept jours, alors que ses médecins envisageaient de le "débrancher", ses yeux se sont ouverts. Il était revenu à la vie.

La guérison du Dr Alexander est en soi un miracle médical. Mais le véritable miracle réside ailleurs. Alors que son corps était plongé dans un coma profond, Eben Alexander a voyagé au-delà de ce monde, au sein des niveaux les plus profonds de l'existence supra-physique, et ce qu'il en rapporte est tout simplement... inimaginable !

Pour autant, l'aventure du Dr Alexander n'est pas une fiction. Il démontre, par des faits précis, que la mort du corps et du cerveau n'entraîne pas la fin de la conscience, que l'expérience humaine continue au-delà. Vécue par n'importe qui d'autre, cette histoire serait déjà extraordinaire. Mais le fait quelle soit arrivée à un neurochirurgien la rend révolutionnaire. Aucun scientifique ni aucune personne de foi ne pourra l'ignorer.

La critique Nelfesque: Voici un témoignage que je n'aurai jamais lu sans Entrée Livre. Je vous ai récemment informé de ma participation à la découverte d'ouvrages du printemps 2013 en relation avec ce site communautaire. Ma premère lecture concernait "La première chose qu'on regarde" de Grégoire Delacourt, me voici maintenant plongé dans un témoignage pour le moins énigmatique...

Le docteur Eben Alexander nous entraine, avec "La Preuve du Paradis", dans sa propre expérience de mort imminente. Plus qu'un point de vue lambda, c'est ici l'expérience d'un neurochirurgien qui nous est relaté. Lui donne t'il plus de poids que l'expérience d'un monsieur tout le monde? Rien n'est moins sûr mais Alexander nous montre comment un sceptique pourtant confronté à l'expérience de ses patients va radicalement changer d'avis après son passage dans "l'au-delà".

Je vais essayer de mettre de côté mon propre avis sur la question et me concentrer sur l'ouvrage en lui-même. Cela va être difficile car j'ai été souvent heurtée par les visions de ce médecin et par les conclusions qu'il en tire. Etant moi-même croyante, j'ai tout de même du mal avec les ouvrages empreints de bondieuseries et fleurant bon l'endoctrinement. Ici, selon moi, nous sommes en plein dedans...

La première moitié de ce témoignage retrace d'un côté l'accident d'Alexander et son voyage mental et de l'autre la dure réalité de la vie de ses proches, unis face au malheur qui les frappe, entre espoir et résignation. Jusqu'ici ce témoignage peut se lire comme un roman et j'ai apprécié ce partage. L'identification à l'un des membres de la famille d'Alexander est aisé car nous avons tous vécu ce genre d'épreuves. Nous sommes ici dans un drame familial pur. Alexander quant à lui n'est plus connecté à cette réalité et parcourt des chemins éthérés que l'ont pourrait presque assimiler à de la science-fiction. Des chants oniriques, des visions nimbées de lumière, des conversations sensorielles, un puit de connaissances spirituelles...

La suite du témoignage relate l'après "réveil" d'Alexander. Peu à peu il va reprendre "vie", réapprendre les gestes du quotidien. Son cerveau en surchauffe va faire le tri dans la masse de données accumulées, analyser son expérience et l'auteur va faire part aux lecteurs de ses conclusions sur le sujet.

Je ne doute pas qu'une telle expérience puisse être déstabilisante, donner lieu à une nouvelle vision de la vie mais fait-elle pour autant d'un athée un apôtre? Alexander évangélise les foules, part dans des considérations religieuses des plus soporifiques et loin de me convaincre m'a fait passer de l'état de curiosité à celui de méfiance. Son dernier chapitre est ni plus ni moins que de la propagande à mes yeux où l'on apprend qu'Eben Alexander a créé une fondation "pour servir le bien supérieur en aidant à créer le meilleur avenir possible pour la terre et ses habitants"... Avec le lien qui va bien vers son site internet qu'il est beau, Alexander m'a fait dresser les cheveux sur la tête et cruellement pensé à un gourou de secte. Peut-être suis-je trop terre à terre pour ce genre de lecture...

Les critiques de mes compagnons de Comité de Lecture ainsi que d'autres avis sur la fiche consacrée sur Entrée Livre.


dimanche 12 mai 2013

"Chanson pour Lya" de George R. R. Martin

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L'histoire: Ce recueil de récits va révéler une nouvelle "voix" de la S-F., une voix prophétique qui parle du terrible futur de demain, d'une réalité que rien —presque rien— ne sépare du cauchemar.

Dans Chanson pour Lya, un couple de Terriens télépathes enquête sur le Culte de l'Union qui menace la planète des Ch'kéens : une religion suicidaire mais dangereusement séduisante...

Dans Au matin tombe la brume, c'est le combat entre les ténèbres du jour et le soleil nocturne, un délire climatique qui engendre des spectres...

Dans Le Héros, un mercenaire natif des mondes guerriers de Wellington, qui depuis vingt ans ne vit que pour tuer, voudrait dire adieu aux armes. Le peut-il encore?

La critique de Mr K: Pour celles et ceux qui nous suivent régulièrement vous savez que je voue littéralement un culte à la série du Trône de fer et George R. R. Martin se situe pour moi juste après Tolkien dans le panthéon des auteurs de fantasy. Je savais déjà depuis un petit moment que le Monsieur avait débuté par de la Science Fiction. C'est ainsi qu'à l'occasion d'une balade innocente chez l'abbé, je tombais sur le présent ouvrage qui a le mérite d'accrocher le regard au premier coup d'oeil. C'est sûr qu'une fille à moitié nue en couverture ça aide, rajoutez à cela le nom du prestigieux auteur et c'était gagné!

Neuf nouvelles composent cet ouvrage et explorent les grands thèmes que les auteurs de SF aiment à traiter. Tour à tour, l'auteur nous propose des récits très différents décrivant des situations intimistes bien flippantes mettant un homme face à la solitude de l'espace attendant une relève qui tarde à venir ou des conspirations mystico-religieuses voulant conquérir les âmes et donc l'univers. D'autres parlent de l'avidité et l'appât du gain qui pervertissent les plus belles amitiés, une autre nouvelle démonte les idées reçues sur les voyages dans l'hyper-espace. Deux nouvelles mélangent SF et fantastique en faisant intervenir des spectres de nature bien différentes, l'action se déroulant dans un monde lointain, l'effet est deux fois plus saisissant. Quoiqu'il en soit, malgré des thématiques parfois assez techniques, il est bel et bien question ici de parler de l'humain et de son rapport à l'autre... Vous l'avez déjà compris, le bilan n'est pas des plus optimiste. Ce qui est classique dans le genre abordé.

J'ai lu ce recueil assez rapidement comme à chaque fois quand je parcours cet auteur. La langue est fluide, les pages se tournent vite et l'on est pris très vite par ces micro-récits épurés. Mais voilà, je suis resté sur ma faim. Mes attentes étaient plus grandes pour ce magicien des mots, conteur hors pair qui m'a offert bien des émotions dans sa saga du Trône de fer. Certes ici, les récits sont bien menés mais l'originalité est absente et les questionnements m'ont paru plutôt superficiels. Je conseillerai ce livre plutôt à des personnes novices dans la lecture de SF. Vite lu, cet ouvrage sera pour ma part bien vite oublié tant il ne peut se comparer aux oeuvres de K. Dick, Sturgeon, Silverberg, Levin, Bradbury et autres cadors du genre que je ne peux malheureusement tous cités ici même.

Pour autant, c'est de la très bonne littérature et mon avis n'engage que moi. Martin reste une valeur sûre et j'ai tout de même passé un bon moment. A vous de vous laisser tenter ou non!

Lus, chroniqués et adorés du même auteur:
- Le trône de fer, intégrale 1
- Le trône de fer, intégrale 2
- Le trône de fer, intégrale 3
- Le trône de fer, intégrale 4
- Le trône de fer, Le bûcher d'un roi, volume 13
- Le trône de fer, Les dragons de Meereen, volume 14

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samedi 11 mai 2013

Challenge "Livra'deux pour pal'Addict" - Jamais 2 sans 3!

Je ne fais pas beaucoup de challenges lecture habituellement. Trop de contraintes, obligation de lire certains ouvrages, timing stressant... Je préfère garder la liberté de mes lectures.

Il y a un challenge qui toutefois déroge à la règle et que j'aime particulièrement, c'est le challenge "Livra'deux pour pal'Addict". Il a le mérite de faire baisser ma PAL et d'échanger avec une copinaute! Après une première édition avec fée-tish puis une récidive avec miss bunny, cette fois ci j'ai le plaisir de partager ce moment avec LivresseDesMots, une blogueuse découverte récemment et avec qui le courant est tout de suite passé! 

Livra'deux pour pal'Addict

Petit rappel du principe de ce challenge? En binôme, chacun choisi dans la PAL de l'autre, trois livres :
- qu'il a lu et aimerait faire découvrir à son partenaire
- dont il aimerait avoir l'avis d'un ami
- dont les titres l'interpellent pour leur résumé...

Le challenge se termine le 31 juillet et nous avons jusque là pour lire un (ou plus suivant affinités) roman(s) de la sélection.

Les 3 livres choisis par LivresseDesMots:
- "La Société des jeunes pianistes" de Björnstad
- "Les Hauts de Hurle-Vent" de Brönte
- "L'Apothicaire" de Loevenbruck

Mes 3 propositions pour LivresseDesMots:
- "L'hypnotiseur" de Lars Kepler (parce qu'il me fait de l'oeil depuis sa sortie et parce qu'il a été récement adapté pour le cinéma)
- "La Princesse des glaces" de Camilla Läckberg (parce que j'aime beaucoup cette auteur scandinave)
- "Des larmes sous la pluie" de Rosa Montero (parce que j'ai lu pas mal d'avis positifs et que ça fera un peu de SF dans le choix)

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Pour ma part, je choisis de lire "Les Hauts de Hurle-Vent" parce que c'est un classique et que dixit Mr K ce livre est carrément fait pour moi!

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Merci LivresseDesMots de faire ce bout de chemin littéraire avec moi. J'espère que tu prendras autant de plaisir que moi à participer à ce challenge. Bonne découverte!

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mercredi 8 mai 2013

"Philémon: La Mémémoire" de Fred

 couvL'histoire: Philémon s'adonne à une promenade nocturne juché sur le dos de son fidèle Anatole lorsque lors d'une malencontreuse rencontre avec un hérisson parlant et rétif, il se voit propulser au sol. Patatra! Le voila frappé d'amnésie. Commence alors avec Barthélémy, son ami puisatier rescapé du A, un nouveau voyage au cœur du pays des lettres de l'océan pour retrouver la mystérieuse Mémémoire, seule capable de guérir notre héros.

La critique de Mr K: C'est toujours avec un plaisir immense que je replonge dans l'univers fantasmagorique de Fred et des aventures de Philémon. Très tôt, je suis tombé dedans en feuilletant les albums que mes parents rangeaient dans la bibliothèque familiale. Je ne comprenais pas vraiment tous les tenants et aboutissants mais le voyage était au RDV et les dessins tirant vers l'art naïf m'électrisaient littéralement. L'âge adulte venant, je perçois derrière ces récits fantaisistes toute la poésie et la culture psychédélique cachée derrière les aventures du jeune homme au pull rayé blanc et bleu.

Avec l'aide de l'oncle Félicien, magicien à ses heures perdues, voilà notre héros et son ami propulsé dans le monde parallèle qu'ils connaissent si bien à la recherche de la lettre O où se cacherait la fameuse Mémémoire évoquée ci dessus. Impossible de résumer les événements qui suivent tant on côtoie tour à tour une imagerie merveilleuse, mythologique et déviante. C'est complètement fou, décalé, délirant mais tellement attachant et poétique. Vous croiserez ainsi un alcoolique notoire amateur de bons mots qui a lui aussi perdu la mémoire mais de façon volontaire (boire pour oublier, c'est bien connu), une sirène sans mémoire car c'est une chimère et en tant que fantasme elle n'existe pas vraiment, des secrétaires de la mémoire en grève ce qui cause bien des désagréments au monde réel, des bonhomme de neige pourfendeurs de CRS (passage énorme!), un marchand ambulant de souvenirs ambulants plutôt énigmatique, vous pénétrerez dans les rêves imagés de Philémon dans un style crayonné et psyché, vous rencontrerez les anges clowns aux blagues potaches qui énervent au possible un Saint Pierre désabusé mais tout de même philosophe... autant de passages aussi fous que tripants.

raillon10(cliquer sur l'image pour l'agrandir)

On retrouve toute la maestria de Fred pour nous plonger dans son univers si typique et onirique à souhait. C'est cela qui très fort chez cet auteur, il est unique et autodidacte. C'est un bonheur de chaque instant de se plonger dans les planches qu'il nous propose, je me suis retrouvé baigné par l'émerveillement qui m'étreignait enfant et je ris aux références que je reconnais et saisis désormais avec la maturité et mon parcours personnel. Une nouvelle belle expérience, une lecture hors du commun que je ne peux que vous recommander!

Autres BD de Fred chroniquées au Capharnaüm Éclairé:
- Philémon, Le naufragé du A
- Philémon, L'arche du A
- Philémon avant la lettre
- L'histoire du corbac en baskets

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dimanche 5 mai 2013

"En nous la vie des morts" de Lorette Nobécourt

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L'histoire: Après le suicide de son ami d'enfance, Nortatem se retire en ermite dans une cabane du Vermont. Loin de tout, il fume, il boit, marche et se souvient. Ce travail de deuil l'ouvre peu à peu au monde sensible. Il rencontre des êtres qu'il ne voyait pas jusqu'alors: une vieille indienne énigmatique et voluptueuse, un voisin plutôt rustre et sa fille, envoûtante... Il correspond avec des femmes absentes. Les personnages qui peuplent ses rêves rejoignent les héros de papier de ses lectures quotidiennes, ils nous emportent avec lui, en tous lieux et à toutes époques, dans le folklore des contes.

La critique de Mr K: Une très belle lecture express que ce livre que je n'aurai jamais eu l'idée de lire sans un partenariat lié à notre blog. Je n'avais jamais entendu parler de cette auteur auparavant, c'est donc avec un esprit vierge et sans aucun à priori que je débutais ma lecture. Il faut dire que le résumé est très intriguant, mêlant une trame dramatique avec des éléments étranges tout droit sortis de contes. Sûr que ce livre ne s'annonce pas tout à fait comme les autres...

Tout débute plutôt classiquement. On suit la trajectoire brisée de Nortatem qui vient juste de perdre son meilleur ami qui s'est suicidé. Littéralement dévasté par cet événement, il sombre dans la mélancolie et le mal de vivre. Il quitte tout pour aller s'isoler dans une cabane au fond des bois pour affronter notre pire ennemi à tous: nous-même. Très vite on se rend compte que ce roman n'est qu'un prétexte, une déviation narrative pour nous parler de l'existence humaine, de nos choix, nos désirs et nos besoins profonds. Pour se faire, le narrateur n'est pas parti les mains vides. Son amie Guita, lui a confié un mystérieux livre, le nébuleux Livre 7. Nortatem s'y plonge régulièrement et nous fait partager ses contes qui vont peu à peu le guider vers une espèce de rédemption.

Je rassure tout de suite les plus sceptiques d'entre vous, nous ne sommes pas en présence d'un énième pensum abscons où l'on ne comprend rien. Ici tout est léger et aérien à l'image du style inimitable de cette auteur. Les lignes et les mots s'égrainent avec un naturel peu commun et l'on se laisse conduire sans rechigner avec un plaisir de plus en plus communicatif. Peu à peu, les pièces du puzzle de l'existence de Nortatem s'assemblent au travers des mails qu'il envoie et qu'il reçoit (seul lien avec l'extérieur pendant un bon moment), les courts récits du Livre 7 font leur chemin, la psychologie du personnage est étoffée à l'envie, avec tact et justesse. On rencontre des personnages assez ubuesques qui vont à leur manière diriger le héros et l'aider à reprendre sa vie en main, mention spéciale à la vieille indienne au charme mystique qui fonctionne même en dehors du livre! C'est seulement à la toute fin de l'ouvrage que l'on se rend vraiment compte de la claque monumentale que l'on vient de prendre, un peu à la manière d'ailleurs du génial Cloud Atlas, vu au cinéma il y a peu.

Dans ce roman initiatique, on assiste à une véritable revanche sur une vie plutôt terne et sans éclat. Le narrateur va devoir regarder la vérité en face, réagir pour trouver la Joie, seul véritable but d'un être qui cherche le bonheur. Nous sommes ici loin de l'imagerie ringarde new age ou pseudo baba cool, on se situe plus dans une recherche spirituelle à la mode bouddhiste où l'on se focalise sur l'essentiel. C'est très rafraîchissant de lire cela dans notre monde de zapping perpétuel où finalement on se focalise sur ce qui divise. Ce livre est une ode à l'autre, aux rapports humains, à l'amour charnel pur (de délicieux passages érotiques évocateurs à souhait du type de ceux dont est friand Murakami), au souvenir de ceux que l'on aime et à la joie.

Je suis ressorti de cette lecture heureux et satisfait avec l'impression d'avoir moi-même parcouru un petit bout de chemin personnel. Certes le début est très noir et l'on patauge avec le héros dans le chagrin et la souffrance mais ce véritable chemin de croix est nécessaire pour la prise de conscience du héros et son retour à la vie. Un merveilleux livre que je vous invite à découvrir au plus vite tant il fait du bien et enrichit son lecteur.

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mercredi 1 mai 2013

"Faut-il manger les animaux?" de Jonathan Safran Foer

fautilmangerL'histoire: Comment traitons-nous les animaux que nous mangeons? Convoquant souvenirs d'enfance, données statistiques et arguments philosophiques, Jonathan Safran Foer se lance dans une vaste enquête. Entre une expédition clandestine dans un abattoir, une recherche sur les dangers du lisier de porc et la visite d'une ferme où l'on élève les dindes en pleine nature, l'auteur explore tous les degrés de l'abomination contemporaine. Un livre choquant, drôle et inattendu qui a déjà suscité passions et polémiques.

La critique Nelfesque: Je ne suis pas insensible au sujet soulevé par cet essai, bien au contraire. J'ai lu par le passé l'excellent "Livre noir de l'agriculture" d'Isabelle Saporta qui encore aujourd'hui est bien présent dans mon esprit et m'a fait prendre des décisions importantes concernant mon alimentation.

Avant cette lecture, j'avais conscience de certaines choses (mais le minimum vital), je me doutais de la présence de composés douteux dans certains ingrédients des recettes que je préparais mais j'enfouissais sciemment ces moments de lucidité au plus profond de mon cerveau car décider de changer sa façon de consommer n'est pas une décision facile. Cela n'implique pas toujours un changement radical mais ces ajustements peuvent être "déchirants" (oui j'insiste, j'y reviendrai). C'est tout le cheminement de penser son alimentation qui change et avec lui une part de soi même.

J'en viens maintenant à l'ouvrage de Jonathan Safran Foer. On pourrait penser que mon introduction est subjective, qu'"on s'en fiche de ta vie Nelfe, vas-y parle nous du bouquin!" mais tout cela est étroitement lié... La force de "Faut-il manger les animaux?", au delà du fait qu'il met le lecteur devant le fait accompli et devant des vérités qui ne sont pas toujours bonnes à dire pour l'industrie alimentaire (à défaut de notre santé), réside bien ici. L'auteur nous fait part de son expérience personnelle et touche ainsi chacun d'entre nous.

Partant d'un fait précis, la naissance de son fils, il se questionne sur l'alimentation qu'il va donner à son enfant, à l'avenir qu'il veut lui réserver, à tout ce que son choix peut comporter comme conséquences pour lui mais aussi sur les habitudes familiales, les traditions, les racines de sa famille. Dit comme cela, cela peut paraitre extrême comme raisonnement (partir d'un roti de porc comme repas du dimanche pour en arriver à la remise en question du ciment familial) mais il est un fait, notre alimentation, nos repas partagés avec notre famille, composent nos souvenirs. Les repas de Noël sont associés à la dinde et à la bûche, le poulet du dimanche chez mémée est une institution et je ne parle même pas des barbecues entre potes quand arrivent les beaux jours. Que seraient Noël, les repas du dimanche et les barbecues sans la dinde, le poulet, les côtes de porc et les chipo/merguez?

Arrivés là, vous pensez peut être que Jonathan Safran Foer fait l'apologie du végétarisme, que c'est plus facile à dire qu'à faire et que quand même une bonne côte de boeuf c'est bon. Sur ce dernier point, vous avez tout à fait raison, sur le second, je suis bien d'accord avec vous mais sur le premier, contrairement à ce que moi même je pouvais penser en commençant cette lecture, Jonathan Safran Foer n'a pas écrit son livre pour que ses lecteurs deviennent végétariens. Nous suivons alors son cheminement de pensées, ses doutes qui sont aussi les notres, ses réflexions, ses investigations et ses conclusions. Autant j'étais échaudée sur certaines choses (élevage de poulets en batterie, poulets et porcs génétiquement modifiés (merci Isabelle Saporta)...), autant j'en ai appris de "bien bonnes" entre autres sur les conditions d'hygiène dans les abattoirs (pourtant loin d'être naïve et pensant ne pas être dupe, j'étais encore dans le monde des bisounours) et sur les appellations "plein air".

L'auteur ne cherche pas à nous dégoûter ou à faire du sensationnel. Il ne relate que des faits qui existent bien plus que l'on ne voudrait le croire. Il ne cherche pas à nous convaincre que son choix est le bon et que le nôtre est mauvais mais il éveille les consciences de ses lecteurs. Notre façon de manger a une incidence sur notre santé bien sûr mais aussi sur notre planète. La population mondiale ne cesse d'accroître, nous mangeons de plus en plus de viande (trop) et par logique la demande en viande augmente chaque année. Les chiffres que nous présente Foer donnent le vertige. C'est plus que de l'abattage d'animaux que nous cautionnons... Bien plus... Les animaux ne sont plus considérés comme tels dans l'élevage intensif. Ce sont des produits, des numéros, des "choses" que l'on vend en très grande quantité. De la même manière que l'on est dénué de sentiments pour une lampe ou une chaise, les "promoteurs" éleveurs n'ont plus rien à voir avec les paysans du temps de nos grands-parents. Les fermes ne sont plus ce qu'elles étaient et ce qu'elles sont dans l'imaginaire collectif.

"Rooo mais comment t'y vas Nelfe! On va pas arrêter de manger notre steak frites chez Hippopo! On est en haut de la chaîne alimentaire, faut pas l'oublier!". Héhé, modérez vos propos chers lecteurs (oui j'aime bien m'inventer des discussions imaginaires)! Bien sûr nous sommes en haut de la chaîne alimentaire, bien sûr on a besoin de viande (les végétariens diront le contraire mais je ne suis pas végétarienne) et bien sûr la viande c'est bon! Après avoir lu l'essai d'Isabelle Saporta j'avais déjà changé mon alimentation concernant les fruits et les légumes, privilégiant les produits bio, avec "Faut-il manger les animaux?" c'est mon rapport à la viande qui a changé. Et comme dirait l'autre, "ça ne coûte pas plus cher de bien manger!". Si on consomme local et de saison et si on réduit sa consommation de viande de façon à en acheter moins mais de meilleure qualité, les comptes s'équilibrent.

Maintenant reste à le vouloir... Lisez "Faut-il manger les animaux?" et on en reparle!

Ce livre a été lu dans le cadre d'un partenariat Livraddict avec les éditions Points. Merci à eux.

Posté par Nelfe à 17:43 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
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