Cafards at home

Le capharnaüm éclairé

vendredi 27 novembre 2009

Mélodie pour un weekend

Voici Nora, très connue sur le web pour ses talents de pianiste! Vous apprécierez son doigté, la justesse des notes et sa posture hors du commun! Ce n'est pas Nelfe (pianiste émérite) qui me contredira! Par contre, pour ce qui est d'atteindre les pédales... Ils sont pas mignons ces félins?!

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samedi 5 septembre 2009

Pastiche par temps bleu...

Il y a peu, j'ai remis la main sur mes vieilles disquettes de données diverses. Ayant un nouveau PC démuni de lecteur disquette, j'ai récupéré mes fichiers et je suis tombé sur ce qui va suivre. Datant du mois de juin 2007 (sic!), je l'avais reçu dans le cadre d'un e-mail groupé. C'est à lire jusqu'au bout, et c'est très très très ingénieux.


DISCOURS D'INVESTITURE DU PRÉSIDENT NOUVELLEMENT ÉLU

A l'U**, nous accomplissons ce que nous promettons.
Seuls les imbéciles peuvent croire que
nous ne lutterons pas contre la corruption.
Parce qu' il y a quelque chose de certain pour nous:
l'honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos idéaux.
Nous démontrons que c'est une grande stupidité de croire que
les mafias continueront à faire partie du gouvernement comme par le passé.
Nous assurons, sans l'ombre d'un doute, que
la justice sociale sera le but principal de notre mandat.
Malgré cela, il y a encore des gens stupides qui s'imaginent que
l'on puisse continuer à gouverner
avec les ruses de la vieille politique.
Quand nous assumerons le pouvoir, nous ferons tout pour que
soit mis fin aux situations privilégiées et au trafic d'influences
nous ne permettrons d'aucune façon que
nos enfants meurent de faim
nous accomplirons nos desseins même si
les réserves économiques se vident complètement
nous exercerons le pouvoir jusqu'à ce que
vous aurez compris qu'à partir de maintenant
nous sommes avec Mr le Président, l'homme de "la rupture tranquille".


Ce message est maintenant à lire de bas en haut... en commençant par la dernière ligne et en remontant jusqu'au début. Étonnant, non?!

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mardi 1 septembre 2009

Être et paraître

arbIl était une fois un arbre. Au beau milieu d’un verger, il était sorti de terre, petite pousse verte et fragile se confondant avec les herbes alentours. Curieux de tout, il regarda bien vite le monde qui l’entourait, les fleurs qui s’ouvraient le matin et se refermaient le soir, les oiseaux qui sifflaient en sautant de branche en branche, le paysan qui venait tôt le matin cueillir les fruits des arbres, les graminées qui ondulaient sous la caresse des vents... Ah !, il le trouvait beau ce monde autour de lui, il avait envie lui aussi de participer à cette beauté, de trouver sa place dans cette harmonie.

Une année s’écoula et, ayant grandi, il était devenu un petit rameau portant quelques tiges. Il se rendit compte qu’il n’était pas un brin d’herbe comme il l’avait crû tout d’abord, mais un arbre et se mit à observer plus attentivement ses aînés. Il les trouvait si grands, si beaux recouverts de leurs feuilles et de leurs fleurs ; il fût si émerveillé de voir toutes ces fleurs se transformer en fruits, il fût si attendri des soins attentifs que leur apportait le paysan, mais...

Mais, se regardant, il s’aperçut que son écorce ne ressemblait à aucune de celles qui les habillait, que ses branches n’avaient pas la même forme que les leurs. Alors, il eût peur, peur de n’être pas assez grand, peur de n’être pas assez beau, peur de ne pas porter assez de fruits, il eût peur que les autres, pommiers, poiriers, mirabelliers... n’acceptent pas sa différence et il décida de ne produire ni feuille, ni fleur, ni fruit. C’est ainsi que les années passèrent, à chaque printemps, son tronc s’épaississait, s’allongeait, de nouvelles branches poussaient, mais... ni feuille, ni fleur, ni fruit. Pour ne pas se trouver nu face aux autres, il s’était depuis son jeune âge laissé peu à peu recouvrir par un lierre grimpant, par des liserons et par des bouquets de gui : ne sachant à quoi il pourrait ressembler, il se couvrait d’une beauté qui n’était pas la sienne.

Le jardinier plus d’une fois projeta de le couper pour en faire du bois de chauffage, mais trop occupé par ailleurs, il remit chaque fois cette tâche à plus tard. Un matin pourtant il vint, armé d’une grande hache et commença par couper le lierre qui enserrait l’arbre. Du lierre, il y en avait tellement que cela lui prit toute la journée et qu’une fois de plus, il remit l’abattage à plus tard. Cette nuit là, un petit ver parasite piqua le liseron qui en mourut aussitôt et le lendemain, les oiseaux du ciel apercevant le gui vinrent le picorer. Il ne restait plus de l’arbre au milieu du verger qu’un tronc et des branches : il ne restait plus que l’arbre au milieu du verger.

S’apercevant soudain de sa nudité et ne sachant par quel artifice la couvrir, il se décida enfin à laisser pousser tout au long de ses branches de belles petites feuilles d’un vert tendre, à laisser éclore au bout de chaque rameau de mignonnes petites fleurs blanches contrastant joliment avec le brun de la ramure et le vert du feuillage. Le paysan sur ces entrefaites revint avec sa hache et découvrant à la place du tronc inutile un magnifique cerisier, ne trouva plus aucune raison de le couper. Il le laissa donc, trop heureux du miracle qui s’était produit.

Depuis ce jour, l’arbre vit heureux au milieu du verger, il n’est pas comme les autres, ni plus beau, ni plus grand, mais tout aussi utile. Il a compris que ni la texture de l’écorce, ni le tracé des branches, ni la forme des feuilles, ni la couleur des fleurs n’ont d’importance : seuls importent les fruits qu’il porte et que nul autre que lui ne peut porter. Aussi, tous les ans, à la belle saison, les enfants du paysan viennent avec une échelle et, s’éparpillant dans sa ramure, se gavent de ses fruits et le réjouissent par leurs rires.

N’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter, car nul autre ne pourra les porter pour nous, mais chacun pourra s’en nourrir. N’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter.Car chaque fois que nous les refuserons, il manquera quelque-chose dans le monde ; n’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter, car chacun d’eux permettra de faire grandir la Vie et l’Amour que Dieu nous a donnés.

Griot africain, illustration Carmen Meyer

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dimanche 5 juillet 2009

Histoire de rat

gal_soe_explosive_rat

Prenez un rat. Tuez-le. Videz-le. Remplacez ses entrailles par une charge de plastic. Recousez-le. Vous avez un rat explosif, semblable à l'arme secrète utilisée par Londres pour lutter contre le nazisme. A l'époque, les artificiers du MI-6 avaient préparé quelque 150 rongeurs selon cette recette. Les agents de Sa Gracieuse Majesté devaient déposer ces cadavres ainsi farcis dans des sites ennemis stratégiques, dans l'espoir que les ouvriers les jetteraient dans les chaudières. Les rats furent interceptés par les Allemands, mais l'arme eut un impact certain sur le moral de l'ennemi, révèlent des documents secrets qui viennent d'être rendus publics.

Extrait de The Guardian, Londres (nov. 2003)

Légende pour les non-anglophones:

-Primer: amorce
-P.E: plastic
-Pencil: détonateur

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lundi 15 juin 2009

Inflation

billet_argent_crise_f_9254bLes morts gênent franchement les vivants, dans une banlieue de Taïwan. Les parents des défunts ont coutume de brûler des billets factices pendant les fêtes et les enterrements. Les "billets de l'enfer" sont destinés à assurer l'ordinaire du cher disparu dans l'au-delà. Les marchands de billets qui opèrent autour du temple de Lungshan ayant expliqué aux familles que l'inflation sévissait aussi chez les trépassés, les bûchers sont de plus en plus volumineux. Et l'air est devenu irrespirable. L'an dernier, les responsables du temple ont banni cette pratique sous la pression d'associations écologistes, suscitant l'ire des familles: les esprits n'arrivaient plus à joindre les deux bouts. L'interdiction a été levée. Plus de 100 riverains secoués de quinte de toux ont manifesté le mois dernier pour en demander le rétablissement permanent.

Far Eastern Economic Review, Hong Kong

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jeudi 7 mai 2009

Règlement de compte depuis l'outre-tombe

vieux_japonaisMalheureuses en ménage, elles ne peuvent envisager de quitter leur mari. Alors, elles optent pour le "divorce post-mortem". De plus en plus de Japonaises reprennent leur liberté dans l'au-delà... en faisant tombe à part. Les Nippones refusant de passer l'éternité aux côtés de leur époux ou de leur belle-mère économisent pendant des années sur l'argent du ménage pour s'acheter leur propre concession. En général, elles ne parlent de leur projet à personne: on ne le découvre qu'à l'ouverture de leur testament. Le nombre de cimetières où les femmes peuvent être entérrées seules est passé de 4 à près de 500. Junko Matsabura, écrivain féministe, a crée une tombe commune pour femmes à Tokyo. Plus d'une centaine y ont réservé leur place, moyennant 1800 euros, une bonne affaire vu le prix des concessions individuelles (entre 25000 et 30000 euros). Une fois l'an, elles se réunissent sur la tombe pour porter un toast à leurs amies disparues.

Colin Joyce, The Daily Telegraph (extrait), Londres.

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jeudi 25 septembre 2008

"In pax we trust!"

PAIX,nom féminin (Droit naturel politique & moral): c'est la tranquillité dont une société politique jouit; soit au-dedans, par le bon ordre qui règne entre ses membres;soit au-dehors, par la bonne intelligence dans laquelle elle vit avec les autres peuples.

Hobbes a prétendu que les hommes étaient sans cesse dans un état de guerre de tous contre tous; le sentiment de ce philosophe atrabilaire ne paraît pas mieux fondé que s'il eût dit que l'état de la douleur et de la maladie est naturel à l'homme. Ainsi   que les corps physiques, les corps politiques sont sujets à des révolutions cruelles et   dangereuses; quoique ces infirmités soient des suites nécessaires de la faiblesse   humaine, elles ne peuvent être appelées un état naturel. La guerre est un fruit de la   dépravation des hommes; c'est une maladie convulsive et violente du corps politique; il   n'est en santé, c'est-à-dire dans son état naturel, que lorsqu'il jouit de la paix;   c'est elle qui donne de la vigueur aux empires; elle maintient l'ordre parmi les citoyens;   elle laisse aux lois la force qui leur est nécessaire; elle favorise la population,   l'agriculture et le commerce; en un mot, elle procure au peuple le bonheur qui est le but   de toute société. La guerre, au contraire, dépeuple les États; elle y fait régner le   désordre; les lois sont forcées de se taire à la vue de la licence qu'elle introduit;   elle rend incertaines la liberté et la propriété des citoyens ; elle trouble et fait   négliger le commerce; les terres deviennent incultes et abandonnées. Jamais les   triomphes les plus éclatants ne peuvent dédommager une nation de la perte d'une   multitude de ses membres que la guerre sacrifie. Ses victimes mêmes lui font des plaies   profondes que la paix seule peut guérir.
 

Si la raison gouvernait les hommes, si elle avait sur les chefs des nations   l'empire qui lui est dû, on ne les verrait point se livrer inconsidérément aux fureurs   de la guerre. Ils ne marqueraient point cet acharnement qui caractérise les bêtes   féroces. Attentifs à conserver une tranquillité de qui dépend leur bonheur, ils ne   saisiraient point toutes les occasions de troubler celle des autres. Satisfaits des biens   que la nature a distribués à tous ses enfants, ils ne regarderaient point avec envie   ceux qu'elle a accordés à d'autres peuples; les souverains sentiraient que des   conquêtes payées du sang de leurs sujets ne valent jamais le prix qu'elles ont coûté.   Mais, par une fatalité déplorable, les nations vivent entre elles dans une défiance   réciproque; perpétuellement occupés à repousser les entreprises injustes des autres ou   à en former elles-mêmes, les prétextes les plus frivoles leur mettent les armes à la   main. Et l'on croirait qu'elles ont une volonté permanente de se priver des avantages que   la Providence ou l'industrie leur ont procurés. Les passions aveugles des princes les   portent à étendre les bornes de leurs États; peu occupés du bien de leurs sujets, ils   ne cherchent qu'à grossir le nombre des hommes qu'ils rendent malheureux. Ces passions,   allumées ou entretenues par des ministres ambitieux ou par des guerriers dont la   profession est incompatible avec le repos, ont eu, dans tous les âges, les effets les   plus funestes pour l'humanité. L'histoire ne nous fournit que des exemples de paix   violées, de guerres injustes et cruelles, de champs dévastés, de villes réduites en   cendres. L'épuisement seul semble forcer les princes à la paix; ils   s'aperçoivent toujours trop tard que le sang du citoyen s'est mêlé à celui de   l'ennemi; ce carnage inutile n'a servi qu'à cimenter l'édifice chimérique de la gloire   du conquérant et de ses guerriers turbulents; le bonheur de ses peuples est la première   victime qui est immolée à son caprice ou aux vues intéressées de ses courtisans.
  
Dans ces empires, établis autrefois par la force des armes,   ou par un reste de barbarie, la guerre seule mène aux honneurs, à la considération, à   la gloire; des princes ou des ministres pacifiques sont sans cesse exposés aux censures,   au ridicule, à la haine d'un tas d'hommes de sang, que leur état intéresse au   désordre. Probus, guerrier doux et humain, est massacré par ses soldats pour avoir   décelé ses dispositions pacifiques. Dans un gouvernement militaire le repos est pour   trop de gens un état violent et incommode; il faut dans le souverain une fermeté   inaltérable, un amour invincible de l'ordre et du bien public, pour résister aux   clameurs des guerriers qui l'environnent. Leur voix tumultueuse étouffe sans cesse le cri   de la nation, dont le seul intérêt se trouve dans la tranquillité. Les partisans de la   guerre ne manquent point de prétextes pour exciter le désordre et pour faire écouter   leurs vœux intéressés : « c'est par la guerre, disent-ils, que les états   s'affermissent; une nation s'amollit, se dégrade dans la paix; sa gloire l'engage   à prendre part aux querelles des nations voisines, le parti du repos n'est celui que des   faibles ». Les souverains trompés par ces raisons spécieuses, sont forcés d'y céder;   ils sacrifient à des craintes, à des vues chimériques la tranquillité, le sang et les   trésors de leurs sujets. Quoique l'ambition, l'avarice, la jalousie et la mauvaise foi   des peuples voisins ne fournissent que trop de raisons légitimes pour recourir aux armes,   la guerre serait beaucoup moins fréquente, si on n'attendait que des motifs réels ou une   nécessité absolue de la faire; les princes qui aiment leurs peuples, savent que la   guerre la plus nécessaire est toujours funeste, et que jamais elle n'est utile qu'autant   qu'elle assure la paix. On disait au grand Gustave, que par ses glorieux succès il   paraissait que la Providence l'avait fait naître pour le salut des hommes; que son   courage était un don de la Toute-Puissance, et un effet visible de sa bonté. Dites   plutôt de sa colère, répartit le conquérant; si la guerre que je fais est un   remède, il est plus insupportable que vos maux.

Étienne-Noël DAMILAVILLE,   Article Paix, Encyclopédie (1751)


Hilight Tribe - Peace

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samedi 13 septembre 2008

Petite fable africaine

grenouille

Le scorpion et la grenouille

Au bord d’une large rivière, un scorpion méditait : "Comment traverser la rivière ?"

Le scorpion appela une grenouille qui passait à côté :
- Veux-tu m’aider à traverser la rivière ?
- Tu es fou ! Si tu es sur mon dos, tu me piqueras et je mourrai !
- Ne sois pas stupide, je ne sais pas nager ! Si je te piques, tu couleras et je mourrai aussi !
Après une longue discussion, le scorpion réussit à convaincre la grenouille qui accepta.

Mais, au milieu de la rivière, une douloureuse brûlure dans le dos fit tressaillir la grenouille.
- Sale bête ! Tu m’as piquée ! Je vais mourir bientôt !
- Oui, j'en suis désolé, mais… ce n'est pas possible d'échapper à sa vraie nature.

Et les deux bêtes sombrèrent ensemble dans la rivière boueuse.

scorpion

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dimanche 7 septembre 2008

La mesure de l'homme

gandhiCe n'est pas celui qui critique qui est important, ni celui qui montre du doigt comment l'homme fort trébuche ou comment l'homme d'action aurait pu faire mieux.

L'hommage est dû à celui ou à celle qui se bat dans l'arène, dont le visage est couvert de poussière et de sueur, qui va de l'avant vaillamment, qui commet des erreurs et en commettra encore, car il n'y a pas d'efforts humains sans erreurs et imperfections. C'est à lui ou à elle qu'appartient l'hommage, à celui ou à celle dont l'enthousiasme et la dévotion sont grands, à celui ou à celle qui se consume pour une cause importante, à celui ou à celle qui, au mieux, connaîtra le triomphe du succès, et au pis, s'il échoue, saura qu'il a échoué alors qu'il risquait courageusement.

C'est pourquoi la place de cet homme ou de cette femme ne sera jamais avec ces âmes tièdes et timides qui ne connaissent ni la victoire ni la défaite.

Mahatma K. Gandhi

 

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mardi 5 août 2008

Âmes esseulées

Dernière trouvaille sur le web de votre serviteur, voici un court métrage très malin en pate à modeler. Il s'agit de la première réalisation de ses auteurs. Non exempt de défauts (qualité du son, il faut augmenter un peu le volume), vous verrez la rencontre de Victor et LJ. "Rencontre-prétexte" à une réflexion plus profonde sur la condition humaine dans nos sociétés contemporaines. Bon visionnage...


Rencontre du deuxième type

Posté par Mr K à 12:55 - Delirium tremens - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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