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L'histoire : Au 28ème siècle, Valérian et Laureline forment une équipe d'agents spatio-temporels chargés de maintenir l'ordre dans les territoires humains. Mandaté par le Ministre de la Défense, le duo part en mission sur l’extraordinaire cité intergalactique Alpha - une métropole en constante expansion où des espèces venues de l'univers tout entier ont convergé au fil des siècles pour partager leurs connaissances, leur savoir-faire et leur culture. Un mystère se cache au cœur d'Alpha, une force obscure qui menace l'existence paisible de la Cité des Mille Planètes. Valérian et Laureline vont devoir engager une course contre la montre pour identifier la terrible menace et sauvegarder non seulement Alpha, mais l'avenir de l'univers.

La critique de Mr K : 4,5/6. Luc Besson et moi, c’est un peu les montagnes russes : un coup j’aime, un coup je déteste. Très beau faiseur, il sonne tout même bien creux en terme de scénario en général. Après le visionnage en début d’année de la première bande annonce de son adaptation de Valerian (sur un morceau culte des Beatles s’il vous plaît !), je me laissais tenter pour aller en salle obscure voir un Besson. Pas déçu pour un sou pour le coup, le film s’est avéré fun, beau et bien ficelé même si l’on peut déplorer certaines scories. Dans le genre grand spectacle, détente neurone, on est dans le dur et l’efficace.

Le scénario est simple : une menace sourde plane sur la cité des mille planètes et les deux agents spatios-temporels Laureline et Valerian doivent dénouer une intrigue qui fait la part belle au complot, l’injustice et les troubles intergalactiques. Clairement, on devine pas mal de choses avant qu’elles n'arrivent, la trame générale est cousue de fil blanc mais j’ai envie de vous dire qu’il en est de même pour la plupart des blockbusters que je peux aller voir à l'occasion. J’ai vu pas mal de critiques se déchaîner sur ce film pour cette raison et je ne comprends pas cette déferlante tant on est face à un film grand public, de SF de surcroît. Si on n'aime pas ce genre de production autant se contenter d’aller voir Interstellar ou encore Premier contact qui n’appartiennent clairement pas à la même catégorie. Ici, on est dans le simple, le niais par moment mais on est dans le cohérent et l’efficace ; l’objectif est de toucher le plus grand public possible.

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Pourtant, par certains aspects, ce film est l’antiblockbuster américain par excellence. À commencer par un métrage qui ne se prend pas au sérieux, à l'image de cet humour omniprésent, savamment dosé qui donne une consistance fort sympathique aux personnages principaux. Les deux héros font presque gamins dans leur manière d’agir et d’interagir ; cela donne quelques scènes cocasses, décalées qui allègent un film qui aurait pu tomber dans le lourdingue avec l’avalanche d’effets spéciaux qu’il envoie lors des plus de deux heures de film. Les personnages principaux, les secondaires, tous sont traités avec amour et bienveillance par un Besson amoureux de son projet qu’il gardait en lui depuis trop longtemps. Alors certes, c’est une adaptation et en tant que telle elle trahit quelque peu l’œuvre originelle mais je trouve que dans l’ensemble, tout est digeste et l’on passe un bon moment de cinoche plaisir comme il est bon de s’en offrir de temps à autre.

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Le spectacle est total et d’une beauté parfois à couper le souffle. Pourtant, au départ c’est plutôt mal parti avec un prologue se déroulant sur une planète pacifique à l'esthétique totalement ratée et que j'ai trouvé très laide à regarder. Heureusement très vite, le réalisateur se rattrape avec des moments à couper le souffle avec un marché virtuel ébouriffant, une Cité aux Mille planètes fascinante et tout un environnement très bien pensé et illustré (des myriades de créatures, d’objets, d’artefacts, de vaisseaux, de technologies...). L’ensemble est dense, flashy, virevoltant et emporte le spectateur très très loin. À noter que j'ai vu le film sans 3D et que c’était top ainsi ! On en a pour son argent si on aime être émerveillé, Besson respecte bien l’univers graphique et le bestiaire de la BD d’origine fournissant une œuvre SF foisonnante et très riche visuellement.

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Pour le reste, Besson est un bon faiseur, les scènes d’action sont lisibles, les acteurs plutôt bons (même si Laureline est très belle, elle reste un peu trop mono-expressive), la musique bien tripante et au final, on ne voit pas passer les deux heures de film. Un métrage que je ne saurai que vous conseiller d’aller voir si vous aimez les productions à grand spectacle et les expériences bien fun ; rien de vraiment novateur dans l’entreprise en elle-même mais un bon moment de cinoche sans chichi et efficace.