miss peregrine afficheL'histoire : À la mort de son grand-père, Jacob découvre les indices et l’existence d’un monde mystérieux qui le mène dans un lieu magique : la Maison de Miss Peregrine pour Enfants Particuliers. Mais le mystère et le danger s’amplifient quand il apprend à connaître les résidents, leurs étranges pouvoirs... et leurs puissants ennemis. Finalement, Jacob découvre que seule sa propre "particularité" peut sauver ses nouveaux amis.

La critique Nelfesque : J'ai terminé ma lecture du premier tome de la saga Miss Peregrine de Ransom Riggs quelques jours avant la sortie de l'adaptation de Tim Burton. J'avais clairement entamé ce roman dans l'optique d'aller voir le film au cinéma. C'est donc tout naturellement que nous nous sommes dirigés très vite vers notre salle obscure habituelle pour découvrir la nouvelle production Burton !

Je ne vous ferai pas ici la liste des différences qui existent entre l'oeuvre originelle et l'adaptation cinématographique. Tout d'abord parce que c'est rébarbatif et sans intérêt et parce que le film s'écarte beaucoup trop du matériau livresque pour tenir un pointage exhaustif. Sachez seulement que certains pouvoirs d'enfants sont intervertis et que la fin a été totalement revue. Toutefois, l'âme de l'oeuvre de Ransom Riggs a été conservée, l'ensemble est tout à fait crédible et Burton respecte l'univers de la saga. De ce côté là, pour moi c'est une vrai réussite. Une adaptation tout à fait correcte et qui propose des choses ! C'est couillu et ça me plaît. Si vous voulez donc lire le roman après avoir vu le film, c'est tout à fait envisageable et le plaisir ne sera pas entaché.

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Venons-en maintenant au film. On retrouve ici tout ce qui fait l'univers de Burton. C'est sombre, c'est beau visuellement et ce n'est pas un film de commande gratuit comme pourraient l'être ses derniers films qui ont un peu entaché mon amour du réalisateur. Une réconciliation tout à fait bienvenue ! On suit ici le jeune Jacob partant à la découverte du passé de son grand-père récemment disparu dans une folle aventure fantastique dans un monde parallèle où tout repère est chamboulé. Dans le monde de Miss Peregrine, les enfants ont des pouvoirs particuliers et pour le moins farfelus. L'un est invisible, l'autre peut faire pousser les végétaux à loisir, l'un encore projette ses rêves sur grand écran ou abrite des abeilles en son sein. Les personnages sont attachants, énigmatiques et originaux et cette petite bande courageuse et solidaire donne envie aux spectateurs d'aller faire un tour dans leur monde.

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Les acteurs sont bons et bien dirigés. Eva Green est fantastique dans tous les sens du terme et ses mimiques aviaires maîtrisées et savoureuses. Y a pas à dire, cette nana est une grande actrice ! Les enfants sont justes en n'en font ni trop ni trop peu. Le contexte historiques et la justification de l'orphelinat dans lequel les enfants sont contraints de séjourner sont vraiment bien vus et trouvent auprès des spectateurs les plus âgés un écho particulier. C'est aussi une façon ludique de présenter le contexte de la seconde guerre mondiale aux plus jeunes sans que cela soit trop pesant ou traumatisant. Un premier contact intelligent et bien mené.

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Je laisse la parole à Mr K, vierge de toute référence livresque vous en parler plus en détail mais de mon côté j'ai passé un très agréable moment en compagnie de Miss Peregrine et de ses protégés et je suis heureuse de retrouver un Burton en grande forme. Univers, décors, costumes, ambiance : tout est réuni ici pour plonger le spectateur dans une histoire envoûtante. Sur grand écran, on en prend plein la vue et les adultes que nous sommes retrouvent leur âme d'enfant avec émotion. Un chouette divertissement et un film que je reverrai avec plaisir.

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La critique de Mr K: 5/6. Comme annoncé sur IG, le dernier Tim Burton vaut le coup. Même si on n'atteint pas les sommets d'un Edward aux mains d'argent, d'un Beetlejuice ou encore d'un Frankeenweenie (tous des scénarios originaux soit dit en passant), le réalisateur semble revenir dans le droit chemin après quelques déceptions pour ma part dont son adaptation chatoyante mais creuse d'Alice au pays des merveilles. Je tiens à préciser avant d'aller plus loin que je n'ai pas lu le livre dont est tiré le film (au contraire de Nelfe) mais que je pense m'y diriger tout droit tant l'univers abordé est attrayant et à priori plus dense que dans le métrage.

L'histoire tout d'abord est séduisante. Bon, je vous l'accorde rien de vraiment original avec ce jeune garçon un peu paumé qui va se découvrir un destin et des amis. Mais comment ne pas tomber sous le charme de son mystérieux grand-père campé par un Terence Stamp magnétique. Et puis, le jeune premier joue à la perfection et je pense qu'il a une belle carrière devant lui. La première partie du film s'attache donc à tisser ce personnage avec ses soucis de relations avec son entourage et ses premiers émois d'ados. On retrouve le goût de Burton pour les anti-héros un peu gauches et rejetés même si ici le trait reste léger.

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Le film bascule ensuite dans un pur univers fantastique avec son lot de personnages charismatiques. Je passe vite sur Eva Green qui me subjugue à chaque apparition (Sin City : j'ai tué pour elle ou encore la superbe série Penny Dreadful) et qui campe une directrice habitée par sa mission. J'ai surtout aimé les gamins particuliers qui sont tous très attachants à leur manière. La grande histoire croise la petite en filigrane (seconde guerre mondiale, exil et enfants à cacher) et donne une densité forte à ces êtres différents obligés de revivre indéfiniment la même journée pour rester en vie. Les bad guys sont eux aussi réussis avec un Samuel L. Jackson cabotin mais efficace, à l'humour noir bien senti qui est un pendant séduisant à la mièvrerie et l'innocence inhérente à l'enfance.

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Le mix des deux donne un film bien burtonien avec des phases d'émerveillement et des plongées parfois cauchemardesques. Étonnant en effet de voir dans ce type de grosses productions des créatures semblant sortir tout droit de la licence vidéoludique Resident Evil (Les écorcheurs et les Sépulcreux : même look facial !). Chacune de leur apparition est assez dantesque et donne de pures scènes d'action mâtinée d'horreur. J'ai aussi aimé cette plongée dans les années 40 dans cette portion du Pays de Galles un brin fantasmée, un brin réaliste. On a l'impression de parcourir un livre d'images à l'ancienne avec le sentiment de ne jamais trop savoir à quoi s'attendre en terme d'illustration et de technique filmique. Rien à redire à ce niveau, Burton est un très beau faiseur et il revient à moins d'effets spéciaux pour plus d'émotions. Le pari est largement gagné.

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Je ne lui mets pour autant pas la note maximum car j'ai trouvé la fin trop convenue et la saveur guimauve malvenue suite au défilé de péripéties précédentes. On verse dans le spectacle familial consensuel de mauvais aloi à mon avis avec notamment une scène finale sur les docks assez horripilantes (sauf le caméo rigolo de Burton sur le manège). Et puis de manière générale, on est rarement surpris par le scénario durant tout le film...

On passe cependant un sacré bon moment. Le film est un ravissement pour les mirettes et les vasouilles, le divertissements est au RDV et le réalisateur enfin de retour ! À voir absolument au cinéma pour profiter au maximum du spectacle !