affiche filmL'histoire: Le film raconte les aventures d’un groupe d’explorateurs qui utilisent une faille récemment découverte dans l’espace-temps afin de repousser les limites humaines et partir à la conquête des distances astronomiques dans un voyage interstellaire.

La critique de Mr K: 5/6. C'est seul ce lundi que j'allai au cinéma pour aller voir Interstellar, le dernier métrage de Christopher Nolan. Il faut dire que les films qui se passent dans l'espace ne sont pas trop du goût de Nelfe qui avait du déjà se faire violence l'année dernière pour aller voir Gravity. Vu le retour ultra-positif des critiques, je ne pouvais décemment pas passer à côté au risque de regretter de ne pas l'avoir vu sur grand écran. Bien m'en a pas pris car j'en ai pris plein les mirettes même si vous verrez que je reste plus circonspect sur l'aspect pseudo visionnaire de Nolan que je trouve pour ma part surestimé en tant que réalisateur.

La Terre décline lentement et les populations humaines meurent de faim. Les activités sont concentrées autour de l'agriculture mais peu à peu les plantes s'éteignent les unes après les autres, la survie de l'espèce humaine est remise en question. La NASA travaille en secret à la découverte d'un nouveau monde dans une autre galaxie pour recommencer ailleurs. Un ingénieur de génie redevenu simple cultivateur va partir au delà des étoiles pour mener à bien cette mission cruciale. Mais rien ne va se passer comme prévu!

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Difficile de faire un résumé exhaustif de ce film car il s'y passe beaucoup de chose. Rien de vraiment original en ce qui concerne le background, le sujet a déjà été traité mille et une fois et de fort belle manière par de nombreux auteurs de SF et n'en déplaisent à certains Christopher Nolan n'est que réalisateur et scénariste. De ce fait, il ne peut pas vraiment rivaliser avec des classiques de la littérature. C'est le principal point noir de cette superproduction certes intelligente et bien menée mais qui frôle la paraphrase par moment avec des films cultes tels que 2001, l'Odyssée de l'espace ou encore Solaris (l'original bien sûr!). D'où ma légère crispation durant le dernier acte qui fait irrémédiablement penser à la fin du film de Kubrick. Passé ce sentiment de déjà vu (d'où seulement 5/6), le reste est une très belle réussite.

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J'ai adoré le personnage de Cooper avec un Matthew McConaughey impeccable et touchant au possible. Les rapports avec sa fille sont très bien rendus et d'une sensibilité à fleur de peau qui m'a personnellement touché. Par contre, je reste allergique à Anne Hathaway que je trouve chialeuse et irritante au possible, je lui aurait collé des baffes durant tout le film. Le reste du casting est à la hauteur du métrage, tout en puissance mais en nuance malgré parfois des situations caricaturales. Le scénario fait d'ailleurs la part belle aux retournements de situation, aux faux semblants et le cœur est mis à rude épreuve avec en bonus quelques petites leçon d'astronomie et de physique quantique intéressantes et bien amenées qui se mêlent à merveille au récit sans l'alourdir de trop.

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La claque se situe en fait surtout au niveau de la technique. On savait Nolan perfectionniste (pas au point de Kubrick, faut pas pousser mémé tout de même!) mais ici on frôle la perfection avec des passages tout bonnement extraordinaires dont le passage dans un trou de ver, la découverte des mondes nouveaux (aaaah, les vagues géantes pas crédibles mais épatantes dans le concept!) ou tout bonnement les scènes dans le vaisseau durant le voyage. La musique porte l'ensemble avec brio et je pense que je vais essayer de l'acquérir au plus vite tant elle m'a soulevé l'esprit durant toute la séance.

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Au final, ce fut un très beau moment de cinéma entre évasion totale et réflexion. Je reste quand même déçu par le côté relecture simpliste de grands classiques de SF et je persiste et je signe en disant que Christopher Nolan est un beau faiseur mais pas un créateur hors norme. Peut-être finira-t-il par me faire changer d'avis?