affrontement afficheL'histoire: Une nation de plus en plus nombreuse de singes évolués, dirigée par César, est menacée par un groupe d’humains qui a survécu au virus dévastateur qui s'est répandu dix ans plus tôt. Ils parviennent à une trêve fragile, mais de courte durée : les deux camps sont sur le point de se livrer une guerre qui décidera de l’espèce dominante sur Terre.

La critique Nelfesque: Je n'avais pas voulu voir "La Planète des singes : Les Origines" au cinéma. Moi et mon amour des remakes ... J'ai tout de même craqué un soir de faiblesse et nous avons vu ce premier volet en DVD. Bingo, j'ai regretté aussitôt de ne pas l'avoir vu en salle et c'est tout naturellement, cette fois ci, que nous avons décidé de ne pas laisser passer "La Planète des singes : L'Affrontement".
Je ne vous parlerai pas une fois de plus de la motion capture qui est super bien faite. On nous en a rabattu les oreilles depuis sa sortie et je crois que tout a été dit sur le sujet. Alors oui, ça envoie du steak, oui les singes sont hallucinants de réalisme et oui ça déboîte sec et ça vaut vraiment le coup d'oeil. A noter que nous l'avons vu en 2D. La 3D, c'est pas vraiment notre tasse de thé. Et déjà en 2D on en a pris plein les yeux.

Pour rester dans le côté "esthétique" du film, j'ai particulièrement aimé la vision d'un San Francisco désolé. Moi qui suis fan d'urbex, j'en ai pris plein les yeux et bien qu'une telle décrépitude ne soit pas possible en seulement 10 ans d'absence d'activité humaine, ça a le mérite d'être vraiment super beau à voir. Je n'avais qu'une envie pendant tout le film : me perdre dans ces bâtiments désaffectés, mon appareil photo à la main. Le bonheur !

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Concernant le fond du film, ma préférence va pour le premier volet. Ici, nous sommes dans un produit 100% américain, les évènements sont prévisibles, les petits moments de tendresse sont calibrés et pour ma part je n'ai pas été surprise une seule fois dans les plus de 2h que compte ce film. Certaines scènes m'ont touchée tout de même, je pense notamment à celle de Maurice et Alexander autour du comics "Black Hole" (excellent comics au passage!). En bref, il n'y a rien de véritablement novateur dans ce long métrage mais ce n'est pas pour autant que l'on passe un mauvais moment. Loin de là ! Le divertissement est au rendez-vous et comme personnellement je m'y attendais j'en ai eu une belle dose. Et fort heureusement car en creusant bien, je pense retenir de ce film que la performance des singes et pas spécialement celle des humains qui sont anecdotiques dans leurs jeux et assez caricaturaux.

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Ma préférence va donc tout de même pour le précédent long métrage. L'apprentissage de César, sa relation avec Will m'ont vraiment passionnée. Je l'ai trouvé plus sensible que celui ci qui y va quand même avec ses gros sabots. Si vous voulez de la finesse, mis à part quelques passages, vous ne serez pas entièrement satisfaits. En revanche, côté action et réalisme, rien à redire. Et big up à Maurice !

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La critique de Mr K: 4/6. Un très beau divertissement pour ma part mais pas plus... On retrouve ici toute la splendeur d'un blockbuster réussi de l'été avec son avalanche d'effets spéciaux mais aussi le défaut récurrent des limites scénaristiques et le côté finalement très conformiste. Malgré un spectacle total et vraiment dépaysant, je préfère toujours la série de films originels malgré un aspect daté à l'heure d'aujourd'hui. Mais revenons à celui-ci!

Ce métrage est magnifique formellement. Bien filmé (voir parfois original sur certains cadrages, c'est rare pour ce type de production), les décors sont renversants et les singes d'un réalisme incroyable. C'est un véritable tour de force, il faut le voir pour le croire. Et même si j'estime que nous avons été assommés ces dernières semaines de reportages autour des techniques employées dans ce film (c'est bankable ma p'tite dame!), j'avoue avoir eu la mâchoire décrochée plus d'une fois devant la maestria qui se dégage des scènes d'actions mettant en scène nos cousins primates et j'ai été frappé par la capacité d'émouvoir le spectateur à travers des êtres numériques (la scène de César avec ses enfants et sa femelle). Andy Serkis est décidément un excellent acteur et l'émotion est à fleur de peau à de nombreuses reprises. Le film se laisse donc voir sans déplaisir, avec quelques fulgurances bienvenues.

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Le gros défaut pour moi réside dans l'histoire prévisible au possible, on a l'impression de constamment passé par des "moments obligés" ce qui réduit à zéro toute chance de surprise et d'étonnement. C'est dommage car c'est une des choses que j'aime me procurer au cinoche. Du coup, le film perd parfois en crédibilité et respectabilité surtout que j'ai trouvé les personnages humains assez insignifiants avec son cortège de rôles recyclés et autres figures incontournable (l'énervé de service sans empathie, le chef dépassé par les événements, le gentil humain se prenant d'affection pour les primates...). Autant de résonances faites à des centaines de films déjà vus et revus et qui empêchent selon moi ce film de décoller vers les sommets du 7ème art. C'est très bien fait, bien exécuté, bien produit mais finalement sans véritable âme ni souffle. Un comble quand on connaît le sujet abordé.

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Au final, c'est un film à voir au cinoche, un bon détente neurone mais pas le film révolutionnaire auquel on pouvait s'attendre. J'ai personnellement préféré le premier remake avec la formation et l'apprentissage de César, film qui m'avait plus touché mais moins branché action. Ceci explique peut-être cela...