LA_CONJURATION_PRIMITIVEL'histoire: Une véritable épidémie de meurtres ravage la France.
D'un endroit à l'autre, les scènes de crime semblent se répondre. Comme un langage ou un jeu. Plusieurs tueurs sont-ils à l'oeuvre? Se connaissent-ils?
Très vite, l'hexagone ne leur suffit plus: l'Europe entière devient l'enjeu de leur monstrueuse compétition.
Pour mettre fin à cette escalade de l'horreur, pour tenter de comprendre: une brigade pas tout à fait comme les autres épaulée par un célèbre profiler.

La critique Nelfesque: De Maxime Chattam, je n'avais lu que "La Trilogie du mal" il y a moins de 2 ans. Autant dire que j'ai commencé ma découverte de l'auteur un peu tard et que bien qu'ayant aimé cette trilogie (surtout le tome 2, "In tenebris", pour dire vrai), je n'ai pas poursuivi dans ma découverte de cet auteur. Mr K de son côté a lu d'autres romans qu'il n'a pas trouvé plus prenants que cela (je mets les liens en bas de billet), du coup je n'ai pas emboité ses pas dans ces lectures.

"La Conjuration primitive" a toutefois éveillé ma curiosité et j'ai retenté l'expérience Chattam. Quelle riche idée j'ai eu là! On retrouve ici l'écriture halentante et le suspens insoutenable d'"In tenebris". De plus, avouez que la quatrième de couverture laisse présager une trame qui a tout ce qu'il faut pour me plaire.

Tout le long du roman, le lecteur est tenu en haleine par une plume concise, simple mais allant droit au but, sans fioritures et un rythme endiablé donné au roman. En lisant la première page, il ne s'imagine pas qu'il ne fera qu'une bouchée de cet ouvrage, que le temps filera à une allure folle et qu'il ira de surprise en surprise.

L'histoire est sordide, les meurtres sont glauques, les tueurs sont vraiment tordus et les gendarmes qui suivent l'enquête ont ce qu'il faut d'humain et d'attachant pour nous paraître familier. Tout est là pour faire passer aux lecteurs adeptes du genre d'excellentes heures de lecture. Et c'est exactement ce qu'il s'est passé pour moi! J'ai frémi, j'ai été gentiment dégoutée par certaines scènes (oui, oui, on peut être "gentiment" dégouté, c'est possible), j'ai été en colère, surprise, hallucinée... J'ai vraiment vécu ce roman jusqu'à la dernière page.

Dans "La Conjuration primitive", autant être prévenu dès le départ, rien ne vous sera épargné. Votre personnage préféré se prend une méchante claque à un moment de l'histoire? Attendez-vous à ce qu'il s'en prenne une autre quelques pages plus loin et pourquoi pas un gros coup de poing dans la face encore plus loin! A l'image de ce que se prend le lecteur notamment à mi roman (ceux qui ont lu ce livre verront sans doute à quoi je fais allusion). "La Conjuration primitive" est une expérience physique et quand on est fan de thrillers c'est un plaisir total! L'excitation grandit, les évènements s'accélèrent, le huit clos oppressant fait son apparition et c'est dans une apothéose de stress que le roman prend fin.

Le lecteur referme le livre avec l'impression d'avoir pris une méchante raclée, un double combo Yama Zuki en pleine poire! Quel bonheur! Le Chattam de "La Conjuration primitive" ne prend pas ses lecteurs pour des noobs et leur assène scène choc sur scène choc sans temps mort. Mention spéciale également pour le clin d'oeil à "La Trilogie du mal" à la fin du roman qui m'a vraiment ravie et mis le sourire jusqu'aux oreilles à l'instant T.

Bon alors, qu'est ce que vous attendez? Vous n'êtes pas déjà chez votre libraire pour vous procurer cette bombe!?

Egalement lus et chroniqués au Capharnaüm éclairé:
- "L'Ame du mal"
- "In tenebris"
- "Maléfices" (ah mais mince, je ne l'ai jamais chroniqué celui là...)
- "Les Arcanes du chaos"