au bout du conte affiche

L'histoire: Il était une fois une jeune fille qui croyait au grand amour, aux signes, et au destin ; une femme qui rêvait d’être comédienne et désespérait d’y arriver un jour ; un jeune homme qui croyait en son talent de compositeur mais ne croyait pas beaucoup en lui.
Il était une fois une petite fille qui croyait en Dieu.
Il était une fois un homme qui ne croyait en rien jusqu’au jour où une voyante lui donna la date de sa mort et que, à son corps défendant, il se mit à y croire.

La critique Nelfesque: Je suis une grande amatrice de Bacri (la preuve, ma toute première adresse mail (chez Caramail (ça me rajeunit pas...)) y faisait référence. C'est dire! J'aime son côté bougon, désabusé de tout, qui est sa marque de fabrique. Je me suis donc dirigée vers le cinéma, en ayant vu quelques teasers, toute enthousiaste.

Histoire de donner le ton de ma critique tout de suite, autant le dire d'emblée: heureusement qu'il y a Bacri dans "Au bout du conte"! Il fait son Bacri à la perfection. Heureusement aussi qu'il y a Agnès Jaoui. C'est simple, ce sont les seuls qui jouent bien! Ou alors peut être est-ce le fait qu'ils ont chacun une aura particulière, une façon de jouer bien à eux, car tous les autres personnages semblent bien fades à côté. Je suis un peu vache, je sauverai tout de même Nina Meurisse qui tient le rôle de Clémence, un personnage secondaire.

Au bout du conte

Benjamin Biolay, dont j'aime l'univers artistique et les albums et qui m'avait agréablement surprise dans "La Meute", interprète le rôle de Maxime comme une moule. Mono-expressif, il tient certes le rôle intéressant du chien dans le jeu de quille (ou plutôt ici du loup dans le conte) mais alors qu'est ce qu'il est mou et chiant!

Je suis assez mitigée sur ce film. Je lui trouve des qualités comme l'originalité du traitement, les plans de début de scènes picturaux, les scènes donnant la part belle à Bacri qui sont les seules à m'avoir fait rire ou sourire (parfois même émue, comme celle où il prend son fils adultes dans ses bras pour la première fois), mais je lui trouve aussi beaucoup de défauts. Le jeu des personnages dont j'ai déjà parlé, le rythme lent qui fait frôler l'ennui aux spectateurs, le côté décousu de ce long métrage et le sentiment qu'au final ce film ne mène nul part. C'est un peu dommage tout de même...

Au bout du conte2

Je ne sais pas bien où Bacri (co-scénariste) et Jaoui (co-scénariste et réalisatrice) ont voulu nous mener avec "Au bout du conte", la morale qu'ils ont voulu nous en faire ressortir... Que la vie n'est pas un long fleuve tranquille? Qu'il faut assumer ses choix dans la vie? Moui, bon, ça on le savait déjà et ça a déjà été mis en lumière de façon plus talentueuse auparavant... Je m'en veux presque d'écrire cela car j'aurai tant aimé ressortir de la séance le sourire aux lèvres avec l'impression d'avoir vu un film à part comme pour "Cuisine et dépendance", "Un air de famille" ou l'excellentissime "On connait la chanson" qui est un de mes films préférés. Au lieu de cela, il n'est pour moi, au bout du compte (héhé), qu'un film sympatoche mais sans plus.

Au bout du conte1

La critique de Mr K: 2/6. Grosse déception pour moi. Ca faisait longtemps que je ne m'étais pas ennuyé autant. Pourtant, je partais avec un bon à priori ayant aimé Le goût des autres, Un air de famille et autre Cuisine et dépendance. En plus, un petit air de conte de fée n'était pas pour me déplaire. Mais voila, le film ne décolle jamais vraiment, suit des méandres plus ou moins heureux ce qui donne trois / quatre scènes délectables pour beaucoup de longueurs où l'on ne voit pas trop où veut nous emmener les scénaristes. Il n'était pas trop tard et j'étais en forme. Heureusement!

Au bout du conte3

Bon et les acteurs me direz-vous? Mention spéciale à Benjamin Biolay qui joue ici spécialement mal mais dont le personnage à la fois commun et crapuleux à souhait m'a bien plu avec des répliques bien senties et aussi glaçantes que la peau d'un reptile. Bacri fait du Bacri mais comme il le fait remarquablement bien, ça passe. A défaut de surprise, sa mauvaise humeur quasi légendaire fait toujours mouche. Je n'ai pas trouvé Jaoui particulièrement crédible dans son rôle de maîtresse d'école au mode de vie bohême-décalé car ayant cotoyé et cotoyant toujours des personnes dites "décalées" je trouve qu'ici le rôle sonne creux et plus bobo qu'autre chose. Le personnage de Laura (le chaperon rouge) est à tarter tant elle a des réactions de neurasthénique sous pillule, Sandro (le beau jeune homme) bien que touchant de par son bégaiement m'a semblé bien fade... un peu à l'image de ce film un peu lénifiant, un peu marrant, un peu niais, mais surtout soporifique au possible.

On va rattraper le coup dans les jours qui viennent pour Le printemps du cinéma.