sorceleur,-tome-1---le-dernier-voeu-167354-250-400L’histoire: Geralt de Riv est un homme inquiétant, un mutant devenu le parfait assassin. En ces temps obscurs, ogres, goules et vampires pullulent, et les magiciens sont des manipuleurs experts. Contre ces menaces, il faut un tueur à gages à la hauteur, et Geralt est plus qu’un guerrier ou un mage. C’est un sorceleur. Au cours de ses aventures, il rencontrera une magicienne aux charmes vénéneux, un troubadour paillard au grand cœur... et, au terme de sa quête, peut-être réalisera-t-il son dernier vœu : retrouver son humanité.

La critique de Mr K: C’est un beau cadeau d’anniversaire que je chronique aujourd’hui. Miss C qui me l’a offert s’est ainsi vengée de l’addiction qui l’habite depuis qu’elle a mis le nez dans la saga du Trône de fer que je lui avais grandement conseillé. Le premier contact s’est révélé décevant du fait de l’hideuse couverture choisie par l’éditeur qui semble avoir à coeur de battre le concours de la couverture la plus pourrie. Mais comme le disent si bien nos voisins d’outre-manche: Don’t judge a book by his cover. Mesdames et messieurs de chez Milady, vous avez un catalogue fort honorable, rendez lui honneur!

Le Sorceleur est une oeuvre reconnue dans le milieu de la fantasy. Ce recueil est le premier d’un diptyque qui tient lieu de préquelle à la saga centrale. On y retrouve toute une série de nouvelles mettant en scène Geralt de Riv, le fameux sorceleur qui donne son nom à la série. Par petites touches, au fil des pages, Sapkowski égrène de petits détails le portrait de cet être étrange tour à tour inquiétant et séduisant. A la fin de ce premier tome, on en sait suffisamment pour se faire une idée précise de ses motivations et de sa psyché. Tout autour de lui gravitent tout un ensemble de personnages secondaire qui ne sont qu’effleurés pour le moment mais qui sans doute s’étofferont dans les futurs volumes.

Avec Sapkowski on entre dans une héroïc fantasy furieuse et virevoltante à la manière d’un auteur comme Howard, le papa de Conan le Barbare qu’on ne présente plus. Ici l’auteur s’illustre particulièrement dans les scènes de combat mêlant allègrement magie et lames dans un rythme effréné et subtil. Les scènes d’action sont remarquables et l’on assiste littéralement aux scènes qui nous sont décrites. Le style est donc incisif et laisse moins de place aux phases descriptives propre souvent au genre (aaaaah! Tolkien et Martin!). Ce sera mon seul bémol pour ce premier contact avec Sapkowski, j’aurai aimé davantage d’immersion à travers de grands tableaux de lieux et d’ambiances.

Au final, j’ai lu ce volume en très peu de temps avec un plaisir non feint. Je prolongerai le mois prochain avec le volume 2 qui m’a été offert en même temps afin de me forger une opinion plus affermie sur un auteur qui vaut cependant le détour. Work in progress...