mardi 31 janvier 2012

"Star Wars Legacy" - volume 8, 9 et 10

starwars

L'histoire: Peu à peu, la galaxie se dirige vers le conflit final. Les camps se renforcent, les trahisons se multiplient et les destins se forgent. La puissance Sith se révèle plus menaçante que jamais, l'Empereur destitué Roan Fel est face à un choix qui pourrait le plonger du côté et obscur et Cade Skywalker doit combattre ses fantômes pour enfin trouver la voie qu'il devra suivre...

La critique de Mr K: Suite et fin de mon voyage dans l'espace intersidéral de la série Legacy qui se déroule 140 ans après les épisodes 4, 5 et 6 de la saga cinématographique de George Lukas. Avec ces trois volumes, les auteurs mettent un point final aux péripéties du dernier descendant Skywalker à savoir Cade, être complexe qui refuse de suivre un chemin prédéterminé et lisse. Il aura fort à faire avec ses amis dans ces trois volumes où les tensions culminent et les choix cornéliens abondent.

Y'a pas à dire, ils sont forts ces scénaristes! J'ai été tenu en haleine jusqu'au bout et le tout sans redite et cross-overs qui s'essoufflent. Certes on retrouve des thématiques et des personnages typés Star Wars mais on ne tombe jamais dans le pathos pur et dur et il est difficile de prévoir tout ce qui arrive. On assiste tour à tour à nombre d'événements impressionnants qui donnent une stature de haut vol à cette BD Space Opéra d'une rare intensité: des génocides programmés et des destructions de mondes entiers via une bactérie sith, des batailles spatiales dantesques, des complots de cours nombreux aux enchevêtrements tortueux, des scènes plus intimistes et parfois drolatiques (merci Cade et ses potes) et même dans l'avant dernier tome, une pure scène romantique certes un peu niaise mais ô combien réjouissante dans ce monde de peur et de larmes!

Une belle réussite donc que cette série que se termine en apothéose avec une fin légèrement ouverte comme je les apprécie! Le graphisme est toujours d'aussi bon niveau, un petit bémol tout de même pour certains dialogues qui sont à la limite de l'indigence, il faut croire que les auteurs (ou les traducteurs d'ailleurs) ne se sont pas foulés cumulant répétitions à outrance et syntaxe inexacte (ils étaient fatigués, arrivés au tome 10?).

Mais que ces dernières remarques ne vous rebutent pas, si vous êtes fan de cet univers vous pouvez plonger dans Legacy sans aucun risque de regrets. C'est du pur Star Wars, c'est excitant à souhait et rondement construit et mené! Un must pour tout amateur!

Déjà chroniqués dans l'univers Star Wars en BD:
- Star Wars Legacy, volumes 1 à 5, volumes 6 et 7.
- Star Wars, le côté obscure: Dark Maül, La quête de Vador.

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samedi 28 janvier 2012

"Krondor: La Trilogie de l'Empire - Tome 1: Fille de l'Empire" de Raymond E. Feist et Janny Wurts

filledelempireL'histoire: C'est au moment où Mara, unique héritière du clan des Acoma, s'apprête à prononcer les paroles qui feront d'elle une prêtresse pour le restant de ses jours, que Papéwaio, le plus fidèle des soldats du clan, interrompt la cérémonie pour lui annoncer la mort de son père et de son frère. Propulsée à la tête du clan, Mara doit regagner ses terres de toute urgence pour sauver sa maison de la ruine et de la honte. Car au Jeu du conseil les ennemis des Acoma sont nombreux. Il faut reconstituer au plus vite l'armée décimée, pérenniser les liens commerciaux qui assurent au clan ses revenus et nouer des alliances politiques susceptibles de mettre en échec les plans des maisons rivales. A condition, bien sûr, de survivre aux assassins toujours plus nombreux qui viennent la traquer jusque dans son fief...

La critique Nelfesque: J'ai lu il y a quelques années "Les Chroniques de Krondor" de Feist. Toute nouvelle adepte de fantasy à l'époque, j'avais adoré cette série et m'étais passionnée pour l'univers qui y était décrit. J'avais lu par la suite "Les Nouvelles Chroniques de Krondor" et bien que les ayant apprécié, j'avais retrouvé les mêmes ficelles que la saga précédente et avais été un peu déçue par celles-ci.

Mr K m'avait offert ce premier tome de "La Trilogie de l'Empire" il y a quelques mois (années? j'ai honte...) et je n'avais jusqu'alors pas pris le temps de le lire. L'occasion d'une lecture commune mise en place par Mayella m'a permis de sortir enfin ce roman de ma PAL.

Et alors? Arrête de nous raconter ta vie Nelfe et dis nous ce que tu as pensé de "Fille de l'Empire". Et bien ça me fait mal de le dire tant j'avais aimé "Les Chroniques de Krondor", mais "Fille de l'Empire", présentant ce qui se passe de l'autre côté de la Faille et qui sont vraiment les adversaires de Midkémia (si vous n'avais pas lu les Chroniques, vous ne comprenez rien de ce que je viens de dire), m'a profondément ennuyée! Peut-être que je suis partie trop sûre d'aimer cette nouvelle saga ou que les héroïnes féminines me laissent de marbre (j'ai souvent constaté cela)... Toujours est-il que j'ai trouvé l'ensemble bourré de clichés et qu'à la longue la lecture s'est transformée en parcours du combattant.

Mara, sous la plume de Feist et Wurts (qui n'était pas présent à l'écriture des sagas précédemment citées), est une femme certes courageuse et fière mais la seule arme que lui ont trouvée les auteurs pour faire face au drame et riposter est... son charme. Mouais... Bien la vision machiste!... De quoi dispose donc une femme pour résister face aux hommes? Son cul bien sûr! Désolée d'être vulgaire mais vraiment ce parti pris me met hors de moi. Du coup, Mara est molle, patiente, énigmatique, elle prend les coups et ne les rend pas. En un mot, elle est soumise et sa vengeance finale (oui parce que ça finit par arriver quand même), loin d'être une apothéose, m'a semblée horriblement fade. Sans doute étais-je déjà blasée...

En conclusion, je suis loin d'être convaincue par ce premier tome de la saga "La Trilogie de l'Empire" et m'arrêterai là tant l'ennui m'a accompagnée dans ma lecture. J'ai terminé ce roman "en crabe", sautant des lignes sans grand intérêt... Un bon gros flop en somme!

Les avis de mes compagnons de LC: paikanne, Spocky,  (je mettrai à jour les liens au fur et à mesure de leurs mises en ligne)

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vendredi 27 janvier 2012

Bilan tendance bleu-marine

nicofacho

Dessin tiré du site Scorbut.be

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jeudi 26 janvier 2012

"Le Chuchoteur" de Donato Carrisi

Le-chuchoteurL'histoire: Cinq petites filles ont disparu.
Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière.
Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.

Depuis qu'ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d'agents spéciaux ont l'impression d?être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d'un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d'appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d'enlèvement. Dans le huis clos d'un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs.
Quand on tue des enfants, Dieu se tait, et le diable murmure...

La critique Nelfesque: Avec Mr K nous avions offert ce thriller à ma belle-mère lors de sa sortie en librairie. J'en avais entendu beaucoup de bien et j'avais pour idée de lui emprunter par la suite (héhé). Nous avons fait un bon gros flop sur ce coup là puisqu'elle n'a pas apprécié cette lecture. Maintenant que je l'ai lu, je comprends pourquoi... Pas vraiment son style, mais le mien assurément! 

Alors attention, si vous commencez ce roman, âmes sensibles s'abstenir. Outre le fait que les victimes soient des enfants, certaines descriptions de scènes de crime et certains faits peuvent choquer. Je ne m'en plains pas puisque j'aime les univers sombres et torturés et que les passages gores ne me déplaisent pas (au contraire (à croire que je suis une psychopathe...)) mais je peux comprendre que cela puisse mettre certains lecteurs mal à l'aise. Par contre, quand j'ai appris que "Le Chuchoteur" s'inspirait de faits réels, là j'ai commencé à tordre du nez. Il y a vraiment des tarés...

Le premier atout de ce roman est d'être efficace. Certes il n'a rien d'original, en terme de thriller il n'invente rien ni par son fond ni par sa forme mais c'est un bon livre qui tient en haleine et surprend le lecteur. Perso, c'est tout ce que j'en attendais. Quand je lis un roman de ce genre, c'est avant tout pour être prise dans l'histoire, pour ne pas pouvoir le lâcher avant de connaître la fin, pour tourner les pages à une vitesse folle et c'est ce qui s'est passé. Je devine assez aisément la fin de ce type de lecture bien souvent avant la page finale mais ce ne fut pas le cas ici. J'ai été surprise par certains rebondissements et même si ce n'est pas le roman du siècle, il est tout de même très bon!

Comme je l'ai évoqué précédemment, les scènes de découverte de cadavres raviront les plus "fondus" d'entre nous. Niveau description, Donato Carrisi envoie du lourd! Les victimes donnent à chaque fois un indice pour mener la police vers une autre affaire sordide et j'ai aimé cet aspect-ci de l'histoire plus que l'enquête en elle-même. Une sorte de serial-killer justicier. Je n'en dis pas trop tout de même pour ne pas gâcher le plaisir de futurs lecteurs mais pour ceux qui l'ont déjà lu, la scène de la maison en construction et tout ce qui en découle m'ont vraiment plu (je vous avais bien dit que j'étais toquée ^^).

En ce qui concerne les personnages, "Le chuchoteur" fait dans les clichés de la flic torturée cachant quelque chose, de la rivalité entre services, de la collègue désagréable, du collègue amouraché et du psy tirant les ficelles du groupe mais j'ai envie de dire "so what!?" . Ca fonctionne, alors pourquoi s'en plaindre? On suit avec plaisir tout ce petit monde dans une enquête glauque à souhait où chacun amène sa pierre et sa touche personnelle au paysage sombre et oppressant.

Un thriller efficace que je conseille donc aux amateurs du genre.

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mercredi 25 janvier 2012

"Rêves de gloire" de Roland C. Wagner

Reves-de-GloireL'histoire: Le 17 octobre 1960 à 11h45 du matin, la DS présidentielle fut prise sous le feu d'une mitrailleuse lourde dissimulée dans un camion à la Croix de Berny. Le Général décéda quelques instants plus tard sur ces dernières paroles: "On aurait dû passer par le Petit-Clamart. Quelle chientlit..."

De Gaulle mort, pas de putsch des généraux, pas d'OAS, pas d'accords d'Évian, pas de référendum et Alger reste française.

De nos jours, à Alger, l'obsession d'un collectionneur de disques pour une pièce rare des années soixante le conduit à soulever un coin de voile qui occulte les mystères de cette guerre et de ses prolongements...

La critique de Mr K: Une belle claque bien délirante aujourd'hui avec ce roman qui m'a été offert par mes parents pour Noël (merci papa, merci maman), œuvre qui a reçu le grand prix des Utopiales 2011 de Nantes. Il s'agit d'une longue pièce de choix (700 pages) qui nous entraîne dans un univers uchronique proprement sidérant tant il s'avère paradoxalement réaliste dans sa déviation originelle. De Gaulle victime d'un attentat! Excusez du peu, je savais Wagner original depuis que Nelfe et moi avons assisté à une de ses conférences à Nantes mais l'écrit qu'il nous livre ici est proprement hallucinant et jouissif.

En fait, il ne reste dans le livre qu'une enclave française en Algérie: Alger. Le reste a été cédé aux indépendantistes et l'Algérois, comme on l'appellen a pris son indépendance vis-à-vis d'une France autoritaire aux mains de putschistes qui l'ont sortie de l'Europe! La pression est énorme sur ce lopin de terre qui essaie de résister comme il peut aux pressions étrangères qui voudraient le récupérer. En parallèle, on suit aussi le phénomène du mouvement vautrien né en France à Biarritz lors de l'été insensé sous la houlette de Tim Leary qui prône la vie communautaire et la non violence. Comme un des personnages principaux est collectionneur de disques, on suit aussi une étonnante histoire du rock des années 60' où certaines stars existent bel et bien (notamment Iggy Pop à ces début, Jeff Beck) mais où d'autres n'ont jamais existé ou sous un nom différent (Beatles et Stones notamment!). Au centre de ce maelström, un disque qui semble maudit car tous ceux qui le possèdent ou le recherchent disparaissent dans d'étranges circonstances!

Déroutant est le premier terme qui m'est venu à l'esprit au bout de 100 pages. Le livre est intégralement écrit à la première personne du singulier et comme on suit différents témoignages anonymes les uns après les autres, il est facile de se perdre. Il faut accepter ce fait pour vraiment rentrer dans le livre. Cette lecture est donc différente dans le sens où il ne faut pas s'attendre à du linéaire pur et dur, plus une sorte de patchwork qui mis bout à bout va former un tout d'une consistance et d'une maestria hors norme. La conclusion est fameuse et le construction qui y mène superbement orchestrée. Prévoyez cependant de longues plages de lecture de une à deux heures minimum pour vraiment gouter et vous imprégner de ce titre tant il faut être à 100% immergé dedans pour en apprécier le contenu et la forme.

L'écriture est un réel bonheur d'inventivité, de simplicité et d'efficacité. Le style Wagner est vraiment excellent car à la fois très abordable et ambitieux. Les personnages croqués sont criants de réalisme et nous les suivons avec passion notamment celui du collectionneur et de sa quête du Graal. Ce côté polar rajoute un petit côté ludique à ce livre-somme. Nombre de critiques insistent sur le côté parfois autobiographique de ce livre, ceci explique sans doute cette impression de vérité et de terrain connu qui s'exhale de l'œuvre au fur et à mesure qu'on en tourne les pages alors qu'on est en pleine uchronie. Il ressort de ce délire fictionnel beaucoup de questions et de réflexion sur l'Histoire, sa construction et sur l'usage qu'on peut en faire. On dépasse par là même la simple volonté d'écrire une histoire car cette dernière rencontre l'Histoire avec un grand H, une Histoire encore bien douloureuse dans notre pays (la guerre d'Algérie a laissé des cicatrices, il suffit de voir les programmes scolaires la concernant pour s'en convaincre).

Un grand et superbe livre donc, difficile d'accès au prime abord mais qui mérite vraiment qu'on s'y attarde tant on touche au sublime en terme d'évocation de la guerre, des conflits entre factions mais aussi aux voyages psychédéliques et à la passion musicale. Tout un programme non?

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mardi 24 janvier 2012

"La maison du temps qui passe" de Christin et Vern

L'histoire: Un homme voit s'écrouler un manoir. Il se remémore l'histoire de ce lieu depuis le moyen âge jusqu'aux années 1930.

Le narrateur et personnage principal de La Maison du temps qui passe est une sorte de colporteur fantastique, sachant toujours amener à ses clients ce qu'ils cherchent est tout simplement immortel. Présent depuis la nuit des temps, il va remonter le passé et ses souvenirs pour nous raconter tous les évènements et les personnes qui ont marqué l'histoire d'une maison et de sa famille propriétaire de nos jours jusqu'à... loin dans le passé.

La critique de Mr K: Voici une bien belle BD que j'ai dégoté une fois de plus chez un bouquiniste. Je n'en avais jamais entendu parlé mais j'ai toujours apprécié les œuvres auxquelles a participé Christin (notamment la série des Valérian). On le retrouve ici dans un volume de la série Portraits souvenirs chez Dargaud, accompagné du dessinateur Vern pour une histoire déroutante et bien menée.

Le personnage principal est un vendeur ambulant qui régulièrement rend visite aux propriétaires d'une belle demeure campagnarde pour leur vendre gravures et autres objets. C'est l'occasion pour lui de nous en dire plus sur les mœurs des Lagorce, ancienne famille noble, proprios du fameux domaine. Une fois la première anecdote familiale passée, on retrouve le même commercial mais une génération avant et ainsi de suite dans un gigantesque compte à rebours inversé qui ne semble jamais s'arrêter. C'est donc le même narrateur témoin qui nous présente les différentes générations de Lagorce mais les époques changent ainsi que les costumes, les coutumes de l'époque concernée et la maison en elle même.

Ce qu'il y a de prenant dans ce récit, c'est l'idée de couvrir l'histoire d'une famille entière à travers les siècles et à rebours. C'est à la fois grisant et déroutant surtout que le vendeur se fait de plus en plus mystérieux au fur et à mesure qu'on se rend compte qu'il était là au moment des récits qu'il rapporte (de l'antiquité romaine à l'époque contemporaine en passant par le moyen-âge et ses inquisiteurs!). Tour à tour, le Pater familias Lagorce que le vendeur va démarcher se fait grand patron français dans l'industrie au XIXème siècle, savant expérimentateur pendant la Restauration, nobliaux de province humaniste chassé par ses paysans béotiens à la veille de la révolution Française, etc... À chaque fait, on retrouve ce fameux vendeur qui connaît le maître des lieux et participe directement ou non aux événements narrés.

Cette BD se dévore très rapidement. Le ton est léger et typique de la production de l'époque en la matière (fin 70', début des 80'). La Maison du temps qui passe est un récit ambitieux dans les thématiques qu'il explore (le temps, les histoires de famille, l'Histoire) au travers de ses personnages proches et simples à la fois. Le graphisme est griffé de cette époque et les dialogues sont souvent savoureux, fricotant parfois avec le meilleur d'Audiard. La fin vient nous souffler et c'est conquis et tout souriant que j'ai refermé l'ouvrage. À découvrir et apprécier au plus vite!

La Maison du temps qui passe

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lundi 23 janvier 2012

"Le livre sans nom" d'Anonyme

Le_livre_sans_nomL'histoire: Santa Mondega, une ville d'Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets...
Un serial killer assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique livre sans nom...
La seule victime encore vivante du tueur se réveille, amnésique, après cinq ans dans le coma.
Deux flics très spéciaux, des barons du crime, des moines férus d'arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, quelques clins d'oeil à Seven et à The Ring, et voilà le thriller le plus rock'n'roll de l'année !

La critique Nelfesque: Whoutch! Double combo dans ta face! Ca pour être rock'n'roll, "Le livre sans nom" est rock'n'roll! C'est vulgaire, gore et bourré de caricatures mais putain que c'est bon! Très loin de ce que l'on peut avoir l'habitude de lire en matière de thriller, ce roman surprend par sa fraicheur et sa dérision. Du western, du polar, du fantastique: tout y est!

"Le livre sans nom" a beaucoup fait parler de lui. Tout d'abord parce qu'on ignore le nom de l'auteur se cachant derrière ses pages et parce que l'écriture est plus cinématographique que littéraire. Le style est punchy, les scènes fonctionnent comme des story board et la trame défile sous nos yeux à la manière d'un film de Tarantino (mince, j'ai dit le nom). Tout nous rappelle l'univers de ce réalisateur: le côté décalé, le western moderne, l'alcool et les personnages hauts en couleur. Les références cinématographiques sont omniprésentes dans ce roman et cet ouvrage a forcément été écrit par un connaisseur de cet art.

Pourtant je l'avoue, je n'aime pas les western, je ne suis pas spécialement fana des débordements de testostérone, des univers mââââles à vomir, et les dimensions fantastiques dans des romans qui ne sont pas rangés dans cette catégorie me désarçonnent souvent dans le mauvais sens. Mais là miracle, la magie opère et les pages se tournent à une vitesse folle! On se prend au jeu et on est même fasciné par l'intrigue et le personnage principal, le mystérieux et énigmatique Bourbon Kid. Les personnages secondaires ne sont pas en reste avec une galerie de portraits à mourir de rire (noir): des piliers de bar indéboulonnables, des moines karatekas un peu idiots sur les bords, des bandits à la petite semaine toujours sur les bons coups...

Atypique, distrayant, original: voici les termes qui me viennent à l'esprit pour décrire ce roman. Un bon gros coup de fouet qui fait du bien et nous désencroûte de notre quotidien avec efficacité. A découvrir d'urgence! Vous saurez très vite si vous adhérez au style ou pas.

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dimanche 22 janvier 2012

Première tentative de cupcakes

Cupcakes par ci, cupcakes par là. Ils sont partout! Sur les blogs, dans les magazines de cuisine... partout! Un gros engouement existe autour de ces petits gâteaux colorés et il est difficile de passer à côté. Jusqu'ici, je n'avais pas des masses envie de tenter l'expérience ayant plus l'impression que cette frénésie culinaire était davantage dû à une mode qu'à une vraie qualité gustative.

Et puis avant notre séjour à Londres pour les fêtes de fin d'année, je parle de ces gateaux à une collègue de boulot, lui disant que peut être je tenterai l'expérience là-bas, les anglais étant friands de ces bouchées sucrées. Je lui explique mon point de vue et elle me rétorque à peu près dans ces termes: "Non mais t'es folle! Les cupcakes ça déchire!!!"

Ok... Ben je vais tenter hein...

On en goûte à Londres et là: REVELATION! Wahou effectivement ça déchire! Bon ok, c'est presque aussi calorique qu'une part de kouign aman (héhé breton hein!) mais p***** que c'est bon!

Du coup je rentre en France et je deviens monomaniaque. J'achète les moules en silicone, le pistolet culinaire pour appliquer le glaçage, je parcours le net à la recherche de recettes et je tente l'expérience!

Résultat? Ils sont beaux! Et ils sont bons!

cupcakes

Cupcakes me voici! Version sucrée, version salée. On ne va pas s'en remettre!

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samedi 21 janvier 2012

Malaise mammaire

malaise 

Strip tiré du blog de Lasserpe.

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jeudi 19 janvier 2012

"Voyage au bout du jour" de Behemoth

behemothL'histoire: La mort de sa femme hantait Philippe jour et nuit et il pensait trouver l'oubli en roulant jusqu'à cette île d'Ouessant que le soleil éclaire de ses derniers rayons avant de s'enfoncer derrière l'horizon. Mais sur sa route, il croisa Liane, la fille aux yeux pâles. Ils furent désormais deux à fuir leurs souvenirs. Et lorsqu'ils franchirent la mer pour gagner Ouessant, l'horreur tentaculaire tapie dans les abysses se mut à leur rencontre. Décidément, il est des voyages qu'il vaut mieux ne jamais entreprendre, surtout s'ils vous conduisent jusqu'au bout de la peur et jusqu'au bout du jour...

La critique de Mr K: Derrière ce pseudo démoniaque à souhait se cache Kââ et derrière ce deuxième avatar se tapissait mon ex prof de philo aujourd'hui passé dans l'outre-monde. Il me faut bien l'avouer, j'avais peu goûté au précédent ouvrage que j'avais lu et chroniqué du monsieur: Mental. Vince, un vieil ami et un blogger de renommée internationale (au moins!), me l'avait offert et m'avait sermoné suite à ma critique peu élogieuse. Pour lui, je n'avais finalement pas réussi à briser et déguster la substantifique moelle... Il y a peu, à l'occasion de mon anniversaire, il est revenu à la charge en m'offrant du même auteur ce Voyage au bout du jour et en me disant qu'avec celui-ci ça changeait de style et de genre. Mon voyage de l'autre côté de la Manche était l'occasion idéale pour me livrer corps et âme à cet ouvrage...

Un homme quitte donc Paris pour oublier la mort de sa femme, embrigade au détour d'une étape éthylique brestoise une charmante donzelle et se retrouve confronté à des pieuvres géantes! Tout est dit dans le résumé, vous l'avez compris comme il y a des B-movies, ce livre est un B-book et un morceau de choix en la matière! Amateurs du premier degré, choisissez un autre chemin sinon vous allez passer un mauvais moment! On retrouve dans ce titre les obsessions de l'auteur pour les belles filles bien roulées et la pratique du sexe en toute liberté. La picole aussi est très présente avec des morceaux de bravoure entre éclusage sec et délires alcooliques. En fait, on se retrouve dans un univers un peu à la San Antonio, la gaudriole en moins tant l'oeuvre baigne dans l'obscurité malgré l'intitulé du livre.

La violence était un des sujets qu'abordait souvent en classe ce professeur hors norme. Elle est ici abordée de plein fouet, sans concession aucune. D'ailleurs le passage à l'acte est ici marqué du sceau de la folie et de la difficulté de ne pas transgresser les règles, la norme admise communément. Attention aux âmes sensibles, ça charcute et trucide à tout va et on se plait parfois à en redemander un peu comme dans le premier Kill Bill de Tarantino lorsque la mariée se bat contre tout un gang déchaîné.

J'ai donc trouvé le contenu intéressant et la fin quoiqu'un peu abrupte est peu commune et surtout complètement barrée! Reste cependant une écriture qui décidément me désole à certaines occasions. Absence de style? Trop de style au contraire? Bien que court et aisé à lire, j'ai trouvé des passages lourdingues, beaucoup de redondances inutiles et quelques raccourcis malencontreux pour la clarté du récit.

Merci tout de même à Vince pour cette franche poilade brute de décoffrage qui est à réserver aux lecteurs avertis... qui a dit pervertis?

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