chattamL'histoire: Pas plus que sa jeune acolyte, le profileur Brolin ne pense que les serial killers reviennent d'outre-tombe. Fût-il le bourreau de Portland qui étouffait et vitriolait ses victimes avant de les découper. Mais le bourreau est mort et le carnage se poursuit. Le nouveau tueur agit-il seul ou fait-il partie d'une secte? Pure sauvagerie ou magie noire?
Brolin a peur. Cette affaire dépasse tout ce qu'on lui a enseigné. S'immerger complètement dans la psychologie d'un monstre, le comprendre afin de prévoir ses crimes, devenir son double, tels sont les moindres risques de son métier. Peut-on impunément prêter son âme au mal?

La critique Nelfesque: J'ai une superbe édition de "La Trilogie du mal" dans ma PAL depuis plusieurs mois, Mr K me tanne avec cette dernière depuis des années et les amateurs de thrillers la vénèrent. Ne manquait plus que la présence du premier tome, "L'âme du mal", dans le baby-challenge thriller pour apporter la dernière pierre qui m'a fait entamer cette trilogie.

Ceux qui lisent régulièrement ce blog savent que j'affectionne tout particulièrement la lecture de thrillers. Loin d'être une novice en la matière, j'ai quelques heures de vol et j'adore être surprise dans un raisonnement machiavélique (c'est rare, j'arrive souvent à deviner la fin assez rapidement, mais ça arrive).

"La Trilogie du mal" a commencé par me décevoir. Je m'attendais vraiment à une bombe, j'en avais sans doute trop entendu parler, et le début de lecture n'a été qu'une redite de bon nombre d'autres histoires que j'ai pu lire avec une trame assez classique. J'ai fait la moue mais ai persévéré. De plus, l'écriture de Chattam est particulière. Alors oui, ok, elle est gore parfois et on rentre assez bien dans les atmosphères poisseuses de certaines scènes, mais elle est avant tout "documentaire". Cette manie de tout détailler comme un cours de procédure judiciaire m'a quelque peu gâché ma lecture. Tous les sigles rencontrés sont expliqués en long en large et en travers en bas de pages, tous les termes techniques propres aux enquêtes de police ainsi que les étapes d'investigation (recherche d'empreintes, de fluides, détermination d'heure du décès...) ou dans le labo du médecin légiste, sont machées au lecteur. L'auteur travaille beaucoup sur la documentation avant de se lancer dans un roman et ça se sent. Trop à mon goût. Franchement redondant et "déjà vu" pour les adeptes du genre. C'est bien gentil de nous expliquer les bases mais je les connais déjà... Je trouve du coup que l'ensemble devient presque mécanique et que le roman perd en sensibilité.

C'est ainsi que je suis arrivée au 100 dernières pages, pas vraiment surprise. Et là! La claque! Celle que je ne m'imaginais plus ressentir après tant de temps est enfin arrivée! La scène finale et le dénouement de l'histoire m'ont cueillie et m'ont fait réviser mon jugement. La fin est vraiment béton et on ne peut plus poser ce livre avant d'avoir le fin mot de l'histoire.

Pour conclure, je ne dirai pas que "L'Ame du mal" est une tuerie du début à la fin mais en refermant le roman, je comprends pourquoi celui ci fait parti des thrillers favoris de beaucoup. Malin et malsain, Maxime Chattam, nous amène là où il veut sans qu'on s'en rende compte et nous claque la tronche avec une fin géniale. Bravo gars!

thrillerCette lecture entre dans le cadre du baby-challenge thriller 2011.