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L'histoire : Phil, Stu, Alan et Doug s’offrent un voyage exotique en Thaïlande, à l’occasion du mariage de Stu. Après l’inoubliable soirée d’enterrement de sa vie de garçon à Las Vegas, Stu ne veut rien laisser au hasard et opte pour un brunch léger, sans risque, avant la cérémonie. Mais les choses ne se passent pas toujours comme prévu. Ce qui s'est passé à Las Vegas est imaginable à Las Vegas, mais ce qui se passe à Bangkok dépasse l’imagination...

La critique Nelfesque : Mouais mouais mouais... Comment dire... Ce n'est pas mauvais mauvais mais ce n'est pas bon pour autant... Ne vous inquiétez pas, je vais développer.

Ayant vu le premier sur le tard et l'ayant trouvé drôle, ça faisait un moment que je scrutais la sortie de ce "Very bad trip 2". Il y a une raison bien précise à cette obsession. L'histoire se déroule à Bangkok et pour le plaisir de revoir des endroits connus sur grand écran, je n'avais pas envie de laisser passer ce film ci.

Résultat des courses ? J'aurai pu le laisser passer, j'aurai fait des économies ! Tout d'abord parce que ce "Very bad trip 2" n'est rien de plus que la pâle copie du premier volet et que forcément ce qui était drôle dans le 1 se révèle être du réchauffé dans le 2. Ensuite parce que ça ne vole pas bien haut. Bon ok, on ne s'attend pas à du Audiard quand on va voir ce genre de film mais là on ne passe pas au dessus du stade "pipi/caca/culcul". Et du cul, il y en a plus qu'il n'en faut. Oui mais du cul pour ado de 15 ans qui pleurent de rire sur "American pie". Ah ben ouais là forcément, on n'a pas les mêmes références.

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Bon soit, faisons fi de tout cela et focalisons-nous sur Bangkok. Ben là aussi ça coince ! Déjà de BKK, on ne voit pas grand chose. Je m'attendais à voir quelques incontournables (allez, même Kao San Road pour le clin d'oeil même si c'est loin d'être mon quartier préféré) et qu'ai-je vu ? Une vision bien américaine de la capitale de la Thaïlande : des putes, de la drogue, de la saleté... A la vue de ce film, rien ne donne envie de se rendre à BKK. On dirait le Bronx version bidonville. Et leur "Bangkok l'a pris" répété au moins 5 fois dans le film comme si BKK était un coupe-gorge m'a agacée au plus haut point. On en a eu de la chance nous, parce qu'on y a été deux fois et on est vivant ! Pire, on s'est promené dans les rues le soir, inconscients que nous sommes !

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Bref vous l'aurez compris, "Very bad trip 2" ne m'a pas spécialement plu parce que je m'attendais à autre chose, parce que j'aurai aimé un humour plus fin (pas forcément du hight level puisque j'allais aussi au ciné pour laisser mon cerveau à l'entrée mais un cran au dessus tout de même !) et parce que j'aurai aimé une vision juste de la ville dans laquelle l'action se passe (mais là, je suis trop naïve, j'avais oublié que le film était américain...)

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La critique de Mr K : 2.5/6. Nelfe et moi avions bien apprécié le premier film : pas finaud mais une chouette bande de copains (+ un morbac, alias Alan). Franchement, le 2 on aurait pu s'abstenir ! Un humour encore plus prépubère que le précédent avec une avalanche de gags scatos et à connotations sexuelles. Perso, je suis pas contre mais faut que ça soit réussi : n'est pas Mel Brooks qui veut! Ca sent la redite mais ça tourne à vide et je n'ai pas eu autant de fous rire que pour le premier (2 ou 3 pour celui-ci).

Ce qui m'a particulièrement gonflé, c'est l'image que les américains véhiculent sur Bangkok. En gros, ça se résume aux putes, à la dope et aux mafiosos. C'est crade, ça pue et franchement si on en revient vivant c'est qu'on a eu du pot! Manque de chance, ma douce et moi y sommes allés l'été dernier. On a eu aucune coupure de courant (dans le film il y en a constamment), on a évité la dope et les femmes de mauvaises vies, on a vu des quartiers superbes (et même des quartiers modernes dis donc !) et on est encore là à pouvoir vous parler. Vraiment consternant mais pas étonnant de la part d'une nation qui nous voit encore nous trimballer en 2CV, avec le bérêt et la baguette sous le bras...

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Tout n'est pas à jeter. Le réalisateur sait manier la caméra, la bande son est dynamique et surtout il y a Alan. Inadapté chronique, célibataire endurci (peut être gay ? Certains indices le laissent penser dans ce film), goujat patenté, ami envahissant et fidèle (il y tient à sa meute)... il sauve le film de la médiocrité extrême. Une sacrée déception même si je ne m'attendais pas à la comédie du siècle.