mercredi 30 mars 2011

"L'évangile selon Satan" de Patrick Graham

satanL'histoire: Dans sa carrière de profileuse au FBI, Marie Parks a vu beaucoup de tueurs en série, mais rarement d'aussi cruels et méthodiques que Caleb le Voyageur. Comme si, venu du fond des âges, il avait été envoyé en mission par Satan lui-même... Ou du moins par ses adorateurs, rassemblés dans une organisation qui semble prête à tout pour retrouver un livre perdu depuis des siècles. Un livre maudit dont le contenu pourrait renverser l'Église catholique et inaugurer un âge de ténèbres.
Aidée d'un exorciste du Vatican et armée de ses propres dons de médium, Marie Parks est alors la seule à pouvoir contrecarrer les noirs desseins des serviteurs du Très-Bas. D'elle dépend désormais l'issue de cette bataille décisive entre le Bien et le Mal...

La critique Nelfesque: J'avais repéré ce roman à sa sortie mais il y a tellement de livres à lire qu'il a fallu que je tombe dessus dans une enseigne de bouquins d'occasion pour qu'il me revienne en mémoire. J'ai commencé ma lecture avec en tête une remarque d'un copain l'ayant lu à l'époque: "il est affreux ce livre, les images sont hyper dures, j'en cauchemarde la nuit" (à quelque chose près). A ce dernier, je dirai aujourd'hui "petite nature!". Il n'est pas plus gore ou plus tordu que n'importe quel thriller.

Les aller-retour entre l'époque moyen-âgeuse et l'époque contemporaine m'ont particulièrement séduite. Avec les prédispositions de Marie Parks à la limite du paranormal et les techniques d'hypnose du père Carzo, le lecteur découvre peu à peu l'origine du mal qui semble s'être réveillé. C'est aussi l'occasion de revenir sur l'Inquisition, les croyances et la gourvernance de l'Eglise à cette époque.

Les 660 pages (dommage quand même à 6 près non?!) de ce petit pavé défilent sans que l'on s'en rende compte. L'enquête est passionnante et la dimension historique du roman lui confère un intérêt supplémentaire. Toutefois, la naïveté du prêtre dans ses tentatives de repousser le malin m'a quelques fois fait sourire... Lui qui est censé être un grand exorciste du Vatican et qui a quelques centaines de "repoussages" du malin à son actif semble parfois oublier qu'il est face à Satan et qu'avec lui il ne faut pas se contenter de 3 gouttes d'eau bénite mais sortir l'artillerie lourde! J'exagère à peine... On frôle l'improbable... Bon mais que diable (ho ho que je suis drôle), nous sommes dans un roman!

Même si j'ai deviné des éléments de l'intrigue avant leur révélation et que certains passages m'ont fait tordre du nez, j'ai aimé cette enquête à travers les âges mêlant complot à grande échelle, satanisme et exorcisme. L'organigramme du Vatican et les secrets d'alcôve sont aussi deux éléments qui tiennent le lecteur en haleine tout en l'informant. Un roman à lire en somme!

BCTCette lecture entre dans le cadre du Baby-Challenge Thriller 2011.

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lundi 28 mars 2011

Gagnez des places pour le festival Les Femmes S'en Mêlent!

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Le Festival Les Femmes S'en Mêlent, c'est neuf jours de concert à Paris et en province mais aussi des soirées en Belgique, en Suisse, en Allemagne, en Espagne et en Angleterre.

Mygmusique, webzine où j'officie, vous propose de prendre part à cette grande fête et de remporter des places pour la soirée de jeudi 31 mars au Divan du Monde.

Envoyez nous un mail à cette adresse et ayez la chance de découvrir jeudi Our Broken Garden, Phoebe Killdeer & The Short Straws et Tearist

Our Broken Garden groupe danois, à l'image de Sigur Ros, nous offrira une ambiance éthérée, une musique aquatique et envoutante dans laquelle on se laissera très volontiers couler, guidé par la voix douce et solitaire d'Anna.
Phoebe Killdeer & The Short Straws nous présenteront leurs titres sauvages et vibrants.
Tearist électriseront le dance-floor avec leur énergie brute et sans concession.

C'est une soirée pleine de surprises que nous vous offrons. C'est dans 2 jours! Soyez curieux!

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samedi 26 mars 2011

Mode libyenne

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Dessin de Valère tiré de son blog et publié dans "Zélium n°2".

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vendredi 25 mars 2011

"Un sur deux" de Steve Mosby

unsurdeuxL'histoire: Vaut-il mieux mourir ou condamner l'autre à la mort? Avant d'en tuer un sur deux, un serial killer torture les couples qu'il séquestre : à eux de décider. Jodie vient de tromper Scott et se sent coupable. De son côté, il recense cinq cents raisons de l'aimer. Ils sont enlevés. L'inspecteur Mercer n'a que quelques heures pour les retrouver avant qu'ils ne craquent. Et vous, que feriez-vous?

La critique Nelfesque: J'ai trouvé ce roman chez notre fournisseur officiel: Emmaüs. J'en avais entendu du bien alors pourquoi ne pas tenter? J'ai bien fait! La première fois que je l'ai eu en main, j'ai lu 150 pages sans m'en rendre compte!

Cela fait déjà quelques semaines que j'ai terminé ce roman et une raison pour laquelle j'écris mes avis ici est qu'ainsi j'ai une trace de mes lectures. Je suis du genre "poisson rouge" et oublie vite la trame de romans qui pourtant m'ont passionée et ont été des coups de coeur. Je vais essayer de fouiller dans ma mémoire parce que vraiment ce Mosby vaut le coup!

Dans ce roman, on retrouve le personnage du flic cassé. Ici, l'inspecteur Mercer, sort d'un épisode dépressif après avoir perdu son jeune coéquipier. Le roman commence par l'enterrement de ce dernier et on voit très vite à quel genre de personnage nous allons avoir à faire. Mercer est un policier intègre, blessé mais fier, bon flic il a du mal à accepter ce qui vient de se passer mais continue son chemin afin de trouver la vérité. Ses collègues s'inquiètent pour lui, il est encore plus acharné de travail qu'avant et surtout, il ne semble plus être que l'ombre de lui même. Il veut retrouver la personne qui a tué Andrew. Y a-t-il un rapport avec l'enquête d'aujourd'hui, ce malade qui  séquestre des couples et en tue un sur deux? Il faut lire le roman pour le savoir... Héhé! Pour élucider cette dernière, il a dans son équipe un jeune policier, Mark, et leur relation n'est pas sans rapeller celle de Mills et Somerset dans "Seven".

Nous suivons donc l'enquête de Mark et John, une course contre la montre, ou plutôt contre le levé du soleil, heure à laquelle le meurtrier tuera sa prochaine victime. Et sa prochaine victime, nous la connaissons puisque nous suivons en parallèle le tueur et son "couple". La préparation est méthodique, les sévices sont cruels, les moyens utilisés pour arriver au "choix" seront difficilement supportables pour les coeurs trop sensibles (vous voilà  prévenu). Le dernier couple et la fin surprennent. Tout ce que l'on demande à un polar!

Le suspens est au rendez-vous d'"Un sur deux", l'écriture est simple et on est vite happé par l'histoire. Encore un roman qui, à la base, a été édité chez Sonatine! Non non je ne fais pas une fixette mais que voulez vous... Amateurs de thriller, je vous conseille ce roman. Quant à moi, je lirai d'autres romans de cet auteur!

jeudi 24 mars 2011

"Prison de chair" de Clive Barker

prison_de_chairL'histoire: La rumeur court dans la cité: un homme à la main en crochet a éventré un vieillard, un enfant... Démon invisible, introuvable. À croire qu'il ne vit que dans les rêves des gens, dans les murmures qu'ils échangent en coin des rues... Ce monstre au torse creusé par un nid d'abeilles, Helen l'a vu. Ou du moins son image, tracée à la chaux au milieu des graffitis... Et si forte en est l'attraction que la légende soudain prend corps...

Dans sa prison, Cleve rêve aussi. D'une ville inconnue où les assassins passent leur éternité à affronter le souvenir de leurs crimes. Un cauchemar qui le pousse à son tour au meurtre car déjà il n'est plus qu'un zombie, le jouet des spectres qui les hantent...

La critique de Mr K: Il s'agit du cinquième volume de la série Livres de sang réunissant des nouvelles de Barker. Je peux déjà vous dire que Prison de chair fait partie du haut du panier car les quatre nouvelles ici présentées m'ont tenu en haleine et se sont révélées toutes réussies, à part peut-être une que j'ai trouvé un poil inférieure aux trois autres. Pour les amateurs, retrouvez ici mes critiques des volumes 1, 2, 3 et 4.

Lieux interdits: Prison de chair s'ouvre par une nouvelle que j'ai trouvé particulièrement réussie. Une jeune femme, Helen, qui travaille sur un mémoire traitant des écritures et autres grafs urbains, va soudainement être confrontée à l'incarnation maléfique des bruits et rumeurs d'un ghetto américain, un être monstrueux et impitoyable. Le glissement dans la fantasmagorie est progressif et semble inéluctable. On suit avec curiosité le parcours quasi initiatique de la jeune femme: le premier contact avec les habitants de Spector street (Anne-Marie personnage secondaire halluciné et hallucinant), la première disparition, une maison mystérieuse, la découverte d'un portrait gigantesque et inquiétant... On s'enfonce avec Helen dans les zones d'ombre et les croyances populaires nous menant tout droit vers un final haletant. Nouvelle bien écrite et concise, on commence la lecture de ce recueil sur les chapeaux de roue. À noter que cette nouvelle a été adopté au cinéma sous le nom de Candyman en 1993, film que j'ai apprécié à l'époque et réapprécié à la fin de cette lecture la semaine dernière.

La Madone: Tout commence par un rendez-vous d'affaire concernant la réhabilitation d'un bain douche traditionnel en une salle d'activités physiques dernier cri. Tout semble se dérouler pour le mieux jusqu'à l'apparition d'une jeune femme nue qui disparaît de suite dans le labyrinthe de couloirs et de pièces de l'ancien établissement thermal. Apparition? SDF folle? La vérité est toute autre et va s'abattre de façon implacable sur les protagonistes de cette histoire. Encore une fois ici, Clive Barker frappe fort avec cette histoire mêlant courses-poursuites, vendetta sanglante et êtres dégénérés. On nage en pleine folie et horreur pure, le tout mâtiné d'une certaine mélancolie et d'une vision pessimiste de la condition humaine. Personnellement, j'ai adoré! Là encore, la fin m'a cueillie!

Les Enfants de Babel: Vanessa est en vacance en Grèce. Baroudeuse de nature, elle aime plus que tout s'écarter des chemins balisés, elle ne va pas être déçue. Au cours d'une randonnée à «la sauvage», elle va tomber sur des nonnes barbues armées d'automatiques, gardiennes d'un secret, qui s'il était révélé, chamboulerait la géopolitique mondiale. Derrière ce pitch farfelu se cache une nouvelle redoutable d'efficacité où le suspens et l'oppression liée à la captivité de l'héroïne se conjuguent avec une réflexion poussée sur la manière dont le monde est dirigé. Le style Barker fait encore merveille et l'on ne peut décemment pas refermer le livre sans avoir fini la nouvelle. Une belle réussite à la hauteur des attentes suscitées par le titre.

Prison de chair: Un prisonnier se voit attribué un nouveau compagnon de cellule. Il commence à faire des rêves étranges le menant dans une ville imaginaire où les pêcheurs sont punis à la mesure de leur crime. Ces visions vont le déstabiliser et le mener aux portes de la folie. L'idée de départ était intéressante mais j'ai trouvé cette nouvelle bancale et assez confuse. Le format court n'était peut-être pas adapté à une histoire qui aurait mérité un traitement plus poussé. Assurément, le texte le plus faible de ce recueil.

Le tome 5 des Livres des sangs est un des meilleurs de la série. Facile d'accès, les nouvelles sont assez différentes les unes des autres au niveau du contenu mais on retrouve le sens du rythme d'un architecte de l'horreur et du fantastique. Les amateurs y trouveront leur compte et les autres pourront se faire une idée d'un des meilleurs auteur britannique du genre.

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mercredi 23 mars 2011

Au paradis avec Thomas Fersen

thomasfersenparadisCela fait plusieurs semaines que nous avons reçu le dernier album de Thomas Fersen,"Je suis au paradis", dans les bacs depuis le 7 mars. Et au paradis, nous y sommes à l'écoute de cet album! Il ne se passe pas une journée sans que nous en écoutions au moins un titre. Un vrai coup de coeur!

Deux ans après "Trois petits tours", auquel nous n'avions pas vraiment adhéré, Fersen revient et renoue avec le côté sombre empli de poésie qui le caractérise. Nous avions eu l'occasion de découvrir une grande partie de ces nouveaux titres lors de son concert à Quéven. Il y a du "Monsieur" dans cet album, une atmosphère romantique avec des personnages habituellement antipathiques. Avec Fersen, on se met à aimer "Dracula", "Barbe bleu", "Les loups garous". Un squelette de la Foire du Trône dans "J'suis mort", un serial-killer dans "Le balafré", une petite fille incomprise dans "L'enfant sorcière" (ma préférée de l'album), une momie dans "Une autre femme", autant de personnages tirés de contes et légendes qui devraient nous faire dresser les cheveux sur la tête. La poésie des mots de Fersen et l'orchestration résoluement mélancolique de ses titres nous les font apparaître comme des êtres incompris que l'on se surprend à aimer.

Des êtres incompris, il y a en a à foison. En plus des personnages imaginaires, une galerie d'attendrissants perdants à la fois drôles et pitoyables côtoie les morts-vivants et les tombes de cet album: "Félix", ce veillard libidineux qui, centenaire, est toujours à la quête du grand amour, un homme amoureux d'une "Sandra" invisible, un fugitif caché sous un jupon dans "Parfois au clair de lune", une artiste de cabaret qui attire les regards masculins dans "Mathieu"...

La mort est omniprésente dans ces 12 titres. L'album est sombre mais il est loin d'être lugubre. Fersen sait apporter des touches d'humour, noires souvent, pour nous faire sourire et nous transporter dans ses histoires fantasques et farfelues. Qu'il est bon de voyager avec Thomas Fersen!

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mardi 22 mars 2011

"Sorry" de Zoran Drvenkar

sorryL'histoire: Berlin. Tamara, Frauke, Kris et Wolf se sont connus au lycée. Dix ans plus tard, après une succession de petits boulots, de drames personnels, de défaites diverses et de blessures secrètes, c’est sans trop d’illusions qu’ils abordent la trentaine. Les choses vont néanmoins changer très vite quand ils ont l’idée de créer une agence nommée Sorry, dont l’objet est de s’excuser à la place des autres. Le succès est immédiat, ils aident des hommes d’affaires qui s’estiment s’être mal comportés envers un salarié, un associé ou une entreprise à alléger leurs remords en allant à leur place chercher le pardon auprès de leurs victimes.
Tout va pour le mieux jusqu’au jour où un mystérieux assassin désireux de soulager sa conscience en obtenant l’absolution pour les horribles souffrances qu’il inflige décide de recourir aux services de Sorry.
C’est le début d’une longue descente aux enfers pour les quatre amis. Pris dans un piège infernal et mortel, ils n’auront d’autre solution que de découvrir au plus vite l’identité et les mobiles de ce tueur qui les manipule et semble parfaitement les connaître.

La critique Nelfesque: Un nouveau roman chez Sonatine? Vous imaginez bien que je ne laisse pas passer l'info sans me jeter sur l'oeuvre en question! Parce qu'après Ellory, Kellerman ou encore Mosby dont je parlerai bientôt, Sonatine est pour moi une valeur sûre en matière de thriller.

Avec"Sorry" de Zoran Drvenkar l'essai est tranformé et fort bien transformé. Dans ce thriller haletant nous suivons quatre amis dans la création de leur société et cette idée ingénieuse qui va les faire basculer dans l'horreur. Plus qu'un simple thriller, nous suivons les joies et les peines d'une bande de trentenaires, leur longue amitié, leurs doutes, leurs blessures. Drvenkar (auteur au nom imprononçable!) nous livre des personnages attachants à la psychologie fouillée. Quand les drames se produisent, ce sont de vrais coups de poing que nous recevons.

J'ai deviné assez rapidement le déroulement de l'intrigue (je lis pas mal de thrillers, je deviens un as en matière de résolution d'énigmes) mais j'étais loin de m'imaginer la complexité du fil de l'histoire. Dans ce roman, on est très loin du manichéisme, les héros ne sont pas tout blanc et, loin d'être excusés, ceux qui semblent être des monstres se révellent être des hommes blessés. Sous nos yeux, page après page, la valse des personnages se danse de façon complexe et passionnante.

L'originalité de ce roman vient aussi de la plume de Drvenkar. Ce livre a été élu meilleur thriller de l'année 2010 en Allemagne et en le lisant on comprend pourquoi. L'auteur joue avec les focalisations externes, passant d'un personnage à un autre au fil des chapitres mais aussi les focalisations internes usant du "je". Fait novateur, marquant le lecteur, les chapitres nommés "toi" l'interpelle directement en le tutoyant. Totalement intégré dans l'histoire, on ne sait pas véritablement qui est le "je" et qui est le "tu". On se laisse porter par le talent de Drvenkar, tout se clarifie peu à peu et ce mélange de sujets nous ébranle au plus profond, laissant entrevoir la possibilité que nous pourrions être tous ces personnages à la fois.

Au final, "Sorry" se révèle être un excellent thriller que je conseille vivement aux amateurs du genre. Bien plus encore, "Sorry" est un véritable questionnement sur les notions de culpabilité et de vengeance. Qui sommes nous réellement? Comment les éléments marquants de notre vie peuvent conditionner toute notre existence? Qui sommes-nous pour juger ou pardonner? Un roman passionnant!

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lundi 21 mars 2011

"Star Wars Legacy" - Tomes 1 à 5

StarWarsLegacy1L'histoire: Un temple Jedi est sauvagement attaqué; un empereur est trahi; et l'Ordre Sith que l'on pensait disparu refait surface plus terrifiant que jamais. Au milieu de ces événements qui mettent la galaxie à feu et à sang, et alors que les héros de l'Alliance Rebelle ont disparu depuis plus d'un siècle, un homme se débat face à un dilemme: doit-il réclamer un héritage qui lui revient naturellement et tenter de sauver la galaxie, ou bien tourner le dos aux siens et les laisser se débattre face à un destin pire que la mort? Cet homme se nomme Cade Skywalker... Et il est le dernier représentant d'une lignée qui a laissé à jamais des traces aux confins de la galaxie...

SWLegacy2La critique de Mr K: Grand amateur de la trilogie originelle de Lucas, un peu moins de la seconde (même si elle n'est pas complètement ratée), je me suis vu offert courant janvier les cinq premiers tomes d'une série se déroulant 100 ans environ après les faits exposés dans l'épisode 6 qui voyait la chute de l'Empire, la rédemption et la mort de Vador et l'avènement de la nouvelle République. Les copains ont été bien inspirés de m'offrir ce début de série (reste encore cinq tome pour l'achever) qui est très réussi et que j'ai dévoré (en essayant de me limiter à un volume par semaine afin d'éviter de les engloutir trop rapidement).

tome_3À époque différente dit bien évidemment personnages différents. Ce serait trop long de tous les présenter ici, sachez simplement qu'on retrouve la profondeur et la complexité propre à l'œuvre originelle de Lucas avec peut-être un poil de manichéïsme en moins. Certes la force est toujours divisée en deux mais il semble plus aisé de passer d'un bord à l'autre sans pour autant sombrer définitivement. L'exemple de Cade Skywalker est criant à ce propos: constamment tiraillé entre la volonté de laisser sur le bord de la route son héritage familial lourd et ses talents innés dans les domaines de discipline du Jedi (ben ouais, quand on est un Skywalker, on a tendance à sortir du lot!).tome_4

Au fil de la lecture, les personnages se multiplient et l'on retrouve avec plaisir certains éléments déjà présents dans les épisodes cinématographiques: les wookies (je suis un fan du duo Han Solo et Chewbacca), les Siths qui ici ont été passés au crible et développés au maximum notamment dans leurs relations internes et au niveau hiérarchique, les stormtroopers et leur uniforme si caractéristique, la haute technologie spatiale omniprésente, des amours contrariés, les manœuvres politiciennes et notamment le mécanisme de la chute d'une démocratie et sa prise en otage par un pouvoir autoritaire, un humour enfin de retour depuis sa triste disparition avec les épisodes 1, 2 et 3 qui se la jouaient bien trop sérieux quitte à verser dans le ridicule... Je pourrais continuer comme cela longtemps. Le fan que je suis, a été comblé surtout que toutes ses références ne sont jamais pesantes ni gratuites, elles contribuent à enrichir le background de la série Legacy et donne à l'ensemble une constitution solide. Le rythme est plutôt lent ce qui est parfait pour pouvoir joindre les anciens éléments en notre possession avec les nouveautés. Une belle réussite à ce niveau là.

tome_5Rajoutez à cela, d'anciens Jedi de la famille Skywalker qui viennent rendre visite à Cade Skywalker sous forme de visions holographiques et c'est avec un grand plaisir que le lecteur se retrouve de nouveau en face du seigneur Vador (le meilleur Bad guy de l'histoire du cinéma à mes yeux) ou du jeune Luke Skywalker, apparitions ayant pour vocation de guider Cade dans ses réflexions par rapport à la Force et son propre destin.

Je ne suis pas amateur du dessin type «Comics books» que je trouve trop souvent simpliste ou décevant. Rien à voir ici, car même si le format fait penser forcément à la narration que l'on trouve dans le genre suscité, les dessins sont fins et précis, et c'est avec émerveillement parfois qu'on se retrouve devant de quasi-tableaux tenant sur une page entière. Les textes eux sont à rapprocher de ce que l'on a pu lire et entendre dans les films.

Vous l'avez compris, les cinq premiers volumes de Starwars Legacy m'ont diablement bien plu et j'attends avec impatience le tome 10 pour pouvoir lire la deuxième partie de cette nouvelle saga qui n'a pas à rougir de la comparaison avec ses illustres référence. Un must dans le genre!

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jeudi 17 mars 2011

"De la Terre à la Lune" et "Autour de la Lune" de Jules Verne

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L'histoire: Lorsque, aux Etats-Unis, le président Barbicane annonça son intention d'envoyer un projectile sur la lune, l'enthousiasme fut général dans le monde entier.

Mais lorsque le français Michel Ardan émit l'idée que le projectile pouvait être habité, l'enthousiasme se transforma en délire. Et c'est ainsi qu'après avoir résolu les problèmes techniques les plus ardus, trois hommes s'embarquèrent à bord d'un énorme obus qui allait être tiré par un gigantesque canon. Destination : lune!

La critique de Mr K: Jules Verne tient une place à part chez moi. Il fait parti des premiers auteurs que j'ai pu pratiquer lors de mes débuts dans le monde des livres. J'ai adoré Vingt mille lieues sous les mers, Michel Strogoff, Le tour du monde en 80 jours, Voyage au centre de la Terre et bien d'autres! Cette histoire d'exploration spatiale partie d'un pari industriel me tendait ses petits bras au détour d'une allée chez l'abbé. Je ne pouvais décemment pas laisser ce pauvre livre orphelin sans propriétaire!

On retrouve tout le talent de l'auteur d'origine nantaise pour décrire un fantastique voyage. L'histoire datant de la fin du XIX ème siècle, même si certaines images et connaissances sont périmées, on ne peut s'empêcher de saluer l'aspect visionnaire de cette œuvre. Comme à son habitude, Verne glisse durant son récit énormément de chiffres et d'explications d'ordre technique. C'est d'ailleurs un aspect de la bibliographie de cet auteur qui peut rebuter. Au collège, il y avait les pro et les anti Verne. J'avais pour ma part les meilleurs des conseillers avec mon père et mon grand père, amateurs de Jules Verne. Je dois avouer que j'ai ressenti des lourdeurs et que j'ai passé quelques lignes quand les données devenaient envahissantes. L'histoire est bien menée, les rebondissements nombreux et l'intérêt revient rapidement.

Ce livre ne m'a pas marqué plus que cela au final. Les personnages principalement m'ont paru un brin trop caricaturaux: le président Barbicane est l'exemple typique de la réussite américaine, du puritanisme (difficile de s'intéresser à lui) et finit toujours par avoir le dernier mot, le capitaine Nicholl son opposant et confrère est un grincheux prêt à être convaincu et Michel le troisième lascar est un exubérant français réduit au rôle de faire-valoir clownesque. Pour terminer ce livre, je me suis donc raccroché plus aux péripéties et événements.

Une lecture qui ravira les amoureux de Jules Verne et barbera sans doute les autres, préférez-lui les œuvres suscitées.

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mercredi 16 mars 2011

Le nucléaire en question...

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Dessin de Bar tiré de son blog

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