lundi 31 janvier 2011

Comme une bamba triste...

Les lundis, on n'aime pas ça. C'est le début de la semaine et on n'a qu'une hâte: voir arriver le vendredi soir! Du coup toutes les semaines, pour se mettre un peu de baume au coeur et affronter la semaine avec le sourire, Mr K et moi déambulons sur des sites de vidéo à la recherche du lundi au soleil qui illuminera au moins notre soirée.

Et ce soir, je suis tombée sur du lourd. J'ignorais complètement jusqu'alors l'existence de Pierre Billon. Non mais quelle ignorance crasse! Et surtout, comment ai-je pu vivre jusqu'ici sans entendre les paroles de "La bamba triste"!? Outre le fait que ce clip doit sans doute être le moins cher de l'histoire de la musique, le look 80's du chanteur avec le bandeau dans les cheveux coupés à la footballeurs de l'époque, la petite moustache et les décors époustouflants de la mise en scène, ce que je retiendrai surtout de ce chef-d'oeuvre, ce sont les paroles!

Je vous laisse apprécier la poésie des mots.
Moi, je pleure... de rire.

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dimanche 30 janvier 2011

"Avis de décès" de Todd Ritter

avis_de_d_c_sL'histoire: Perry Hollow, bourgade tranquille de Pennsylvanie, n'a jamais connu de meurtre. En tout cas, pas depuis que le chef de la police Kate Campbell est en poste. Jusqu'à ce jour de mars. Suite à l'appel d'un routier, elle se rend sur l'autoroute en périphérie de la ville. Sur le bas-côté de la chaussée, une caisse ressemble fort à un cercueil.

Modus operandi: pas de lutte, une incision dans la carotide, un cercueil de fortune, un avis de décès!

À l'intérieur, George Winnick, un fermier des environs. Ses lèvres sont cousues, ses veines et artères ont été vidées de leur sang et remplies d'un liquide d'embaumement. Quelques heures auparavant, le journaliste responsable de la rubrique nécrologique dans la gazette locale a reçu un "préavis" de la mort de George. Pourquoi ce message annonciateur d'une mort imminente?

Un meurtrier qui officialise ses crimes quelques instants avant de les commettre!

Kate Campbell est décidée à faire la lumière sur cette affaire. Son enquête met à jour des personnages sombres et pervers, les secrets et les drames d'une communauté paisible où, désormais, chacun craint pour sa vie.

La critique de Mr K: Encore un présent pour mon anniversaire (mes parents cette fois-ci) et quel cadeau! Mon coup de cœur de janvier pour un polar rondement mené. Une petite ville américaine sans histoire, un meurtrier amateur de sutures et d'annonces nécrologiques, la peur qui s'installe peu à peu, voici les éléments classiques du genre réunis par Todd Ritter dans son tout premier livre. Le postulat n'est guère original je vous l'accorde mais le résultat c'est quasiment une nuit blanche, le passage par divers états fiévreux (entre trépignements et impatience de savoir la suite) et finalement une lecture marquante pour un genre pourtant difficile à renouveler.

Impossible ne pas faire un parallèle avec Michael Connelly. Les deux auteurs ont en commun d'avoir été journaliste (peut-être d'ailleurs que Ritter l'est toujours...). Surtout, il y a ce savoir-faire, cette capacité à nous embarquer dans une histoire qui au premier abord peut paraître banale. Un style direct et nuancé à la fois et surtout des personnages auxquels on ne peut que s'attacher. Pour moi, le véritable héros d'Avis de décès c'est Henry, ex-journaliste talentueux au passé mystérieux et douloureux qui a atterri dans ce trou du cul du monde qu'est Perry Hollow et qui s'occupe des annonces nécrologiques du journal local. Par là même, il est le lien entre le tueur et la ville. Personnage renfermé, timide, honteux (une cicatrice lui traverse le visage), il va se révéler peu à peu au cours de l'intrigue. Kate Campbell, chef de la police locale est elle aussi bien réussie, policière pragmatique confrontée à son premier meurtre, maman célibataire élevant son enfant déficient mental... Mais si l'auteur s'arrêtait là, il n'y aurait rien de remarquable mais là où il fait fort, c'est que tous les personnages secondaires sont ciselés dans la même matière, c'est dire s'il est impossible de lâcher cet ouvrage avant d'en avoir parcouru la dernière page.

Autre point positif, l'auteur nous mène en bateau du début à la fin et c'est vraiment à la toute fin que l'on se doute de l'identité du meurtrier. Entre temps, ce sont les montagnes russes, on change d'avis constamment, les rebondissements sont légion. Des fissures apparaissent dans le masque de la petite ville tranquille, des anciennes blessures réapparaissent et une révélation innommable cloue l'ensemble dans un dernier acte de haute volée. Vous l'avez compris, un excellent thriller que je vous conseille chaudement!

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samedi 29 janvier 2011

"Joséphine - L'Intégrale" de Pénélope Bagieu

josephineL'histoire: Les aventures de Joséphine, l'héroïne de Pénélope Bagieu, enfin réunies en un volume !
Joséphine a "la trentaine", comme elle dit pudiquement. Elle n'est pas mariée, n'a pas d'enfant, mais elle a un chat. Elle est blonde et menue, mais s'épaissit sensiblement au niveau des hanches. Elle travaille dans un bureau, avec plein de gens qui ne connaissent pas son nom, et un macho abject dont elle ne parvient pas à clouer le bec. Elle a aussi une soeur qui est mariée, et a des enfants blonds, souriants et polis plein sa grande maison. Elle a des parents qui n'habitent pas la même ville mais qui réussissent à l'envahir et à la culpabiliser par téléphone. Elle a des copines mais aucune n'arrive à la cheville de Rose, sa meilleure amie, solidaire de ses misères quotidiennes. Elle est terriblement fleur bleue et ne désespère pas de rencontrer l'homme idéal, ce à quoi elle s'emploie activement (bars, salles de gym, clubs d'oenologie, Meetic...). En attendant, elle pleure devant les films à l'eau de rose. Joséphine a des tas de malheurs dont elle est bien souvent à l'origine : elle est maladroite, ne gère pas très bien ses relations professionnelles, peine à se faire entendre, fait des gaffes assez embarrassantes, et enchaîne les faux-pas dans sa vie amoureuse. Elle est en quelque sorte l'artisan de son propre malheur, mais veille à ne surtout jamais tirer de leçons de ce qui lui tombe dessus.

La critique Nelfesque: Celà fait des années que je suis le blog BD de Pénélope Bagieu, "Ma vie est tout à fait fascinante", des années que je me marre avec ce blog de fille qui critique avec humour et auto-dérision les "travers" et petites obsessions des filles trentenaires. "Joséphine" est une BD que j'avais déjà feuilletée et offerte aux copines mais je ne l'avais pas à la maison. Par chance (ou est-ce un message caché? ^^), j'ai reçu "L'Intégrale de Joséphine" de la part de ma maman pour Noël. Je me suis plongée dans cette BD le premier jour de 2011. Quoi de mieux comme lecture pour bien commencer l'année!?

"Joséphine" est une BD très drôle. On s'y retrouve toutes, complètement ou en partie! La recherche de l'amour, les tâtonnements, les kilos en trop, La rencontre, les bébés en route... toutes les étapes de la vie d'une femme sont ici disséquées et analysées avec humour et bonne humeur, parfois aussi avec mauvaise foi et c'est ça qui est bon!

La lecture de cette ouvrage fait du bien, elle nous conforte dans nos petites manies, nous fait nous dire "ah ben tiens, je suis pas la seule" ou bien "tiens, on dirait ma copine Trucmuchette" quand on n'est pas assez honnête pour se reconnaître. Vraiment génial!

Je ne sais pas si la gente masculine aimerait autant que nous les filles (même celles qui ne sont pas très "filles" comme moi, avouons le, parfois on se laisse aller à quelques gnangnanseries...) cette BD. A suivre avec peut être un jour l'avis de Mr K. Les hommes aiment bien nous piquer nos magazines, de temps en temps pour rigoler (disent-il...) alors pourquoi pas nos bandes dessinées!?

josephine1
(clic pour voir en grand)

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vendredi 28 janvier 2011

"Mental" de Kââ

kaaL'histoire: Qui donc joue à quoi avec qui? À la fin, qui veut quoi, pour qui? Ce genre de combines ahurissantes mais enrichissantes dans lesquelles on se retrouve contraint de jouer une partie dont les règles vous échappent, comment s'en dégager?

Évidemment, il y a Karola. Et Karola est un atout. Mais est-ce un atout maître?

Et "Mental", c'est quoi? Un état d'esprit, un zombie ou un fou? Ou encore une jolie zone d'obscurité en de grasses combines, combines bien trop voyantes pour que tout cela dure interminablement.

Mais pendant que ça dure...

La critique de Mr K: Cette critique est toute particulière pour moi car je connaissais l'auteur. Kââ (pseudonyme de Pascal Marignac) était mon professeur de philosophie en Terminale L... était, car ce personnage hors-norme est décédé depuis d'une longue maladie. Grand escogriffe à la rhétorique bien trempée et au charisme propre aux esprits inaccessibles, je savais qu'il avait écrit un certain nombre de polars publiés chez de petites maisons d'édition. C'est mon cher ami Vince qui à l'occaz de mon anniversaire (décidemment, j'ai été gâté!) m'a envoyé ce cadeau par le biais du lutin "Plugu le barbu". Je l'ai lu en deux jours, voici mes impressions...

Mental se lit très vite. Court roman, on suit les aventures abracadabrantesques d'un tueur à gage nommé Cinquante qui est contacté pour exécuter un autre tueur qui aurait fait faux bond à l'organisation qui l'aurait engagé. Derrière tout cela, se cache une sombre histoire de manipulation et un mystérieux convoi qui attise les appétits. On voyage beaucoup entre la Suisse et le Morbihan sud (Belle île, Auray, Quiberon... notre coin quoi!). Le héros lui, enchaîne les verres, les clopes et les bastons... C'est craspec, glauque et souvent truculent à l'image de l'auteur qui clopait à l'occasion dans la salle de classe. On retrouve aussi dans ce livre sa passion pour les armes à feu qu'il décrit ici avec un détail et un amour sans pareil (façon duels à la Sergio Léone, l'arme se révelant être la prolongation d'une pulsion, d'une personnalité). On retrouve aussi son goût pour le gore bien dérangeant et les citations de ses philosophes préférés comme Hegel et Nietzsche.

Cependant, cette lecture ne m'a pas pour autant convaincu. Le langage trivial et direct marche un temps mais finit par lasser, ce qui faisait la virtuosité et le charme d'un maître à penser le fait passer ici pour un vulgaire tâcheron. Il m'est très dur de le juger ainsi mais c'est l'impression générale qui se dégage à la fin de ma lecture. Beaucoup de répétitions de termes comme monstrueux, grotesque que l'on retrouve toutes les trois pages, des incohérences au niveau du scénar (les poursuivants sont vraiment trop cons pour bosser pour une société de cette envergure), des personnages d'origine étrangères qui parlent avec des termes trop pompeux... c'est bancal et finalement, ça atténue et neutralise les qualités suscitées.

Ce livre, il faut le prendre comme une série B (une série Z diraient les esprits chagrins), un petit divertissement sans prétention. Dommage que la forme ne suive pas le fond, que l'écrivain ne rejoigne pas le fabuleux maître à penser qu'il a été pour moi. Reste un regard sans concession sur la nature humaine et des fulgurances à la Lautréamont au détour de quelques pages. A chacun de s'y frotter et de juger!

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jeudi 27 janvier 2011

Pragmatisme à la française...

sarkoshow

Dessin de Bar tiré de son blog .

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mercredi 26 janvier 2011

"La chambre des morts" de Franck Thilliez

chambreL'histoire: Imaginez…
Vous roulez en pleine nuit avec votre meilleur ami, tous feux éteints.
Devant vous, un champ d’éoliennes désert. Soudain le choc, d’une violence inouïe. Un corps gît près de votre véhicule. À ses côtés, un sac de sport. Dedans, deux millions d’euros, à portée de la main.
Que feriez-vous ?
Vigo et Sylvain, eux, ont choisi.
L’amitié a parfois le goût du sang : désormais le pire de leur cauchemar a un nom… La Bête.

La critique Nelfesque: Adepte de thrillers "à la Grangé", voici quelques temps que je croisais le nom de Franck Thilliez. Je lisais partout de bons avis sur ses romans et les "Attention Mr Grangé, Mr Thilliez frappe à la porte" ont fini de me convaincre... Avec autant d'accroches, difficile de ne pas avoir envie de découvrir cet auteur et c'est avec "La chambre des morts" que j'ai décidé de commencer.

J'ai lu ce roman en 2 jours. Franck Thilliez est un auteur qui se lit très vite. Il sait ménager le suspense, tenir le lecteur en haleine et les pages se tournent sans que l'on s'en rende vraiment compte. C'est là le point fort de Thilliez. Je suis actuellement en train de lire un autre roman de lui donc on verra si je transforme l'essai.

Pour en revenir à "La chambre des morts", bien qu'ayant lu que ce n'était pas le meilleur Thilliez, j'ai bien accroché (ce qui est plutôt prometteur pour la suite!). Plus particulièrement, c'est les rapports entre les deux amis d'enfance, Sylvain et Vigo, qui m'ont plu. Ces deux derniers trouvent une valise pleine d'argent. Ils décident de la garder et, par ce fait, leur vie va basculer. D'où vient cet argent? A quoi était-il destiné? Que vont-ils en faire? Autant de questions auxquelles les deux personnages n'ont pas les mêmes réponses. Leur rapport à l'argent est différent, leurs vies sont différentes (l'un est "vieux garçon", l'autre a une femme et un bébé) et au final leur sentiment de culpabilité va aller du néant pour l'un à l'obsession pour l'autre. Cet argent, ils en ont besoin et ça va les rendre fous, changer leurs rapports et leurs vies. Ils vont commettre des actes irréparables et rien ne sera plus comme avant. Leur amitié elle-même en souffrira de façon irréversible.

A côté de l'histoire de ces deux amis, nous suivons celle d'une Bête dont nous ignorons l'identité. Nous visitons sa maison, ses sous-sols étranges, faisons la connaissance de ses victimes... L'auteur y va franchement dans les détails sanglants et c'est avec répulsion et fascination que le lecteur retrouve cet individu sanguinaire et fétichiste. Que se cache-t-il sous cette apparence répugnante? Que justifient de tels actes? La réponse de Thilliez est originale et j'ai été surprise par sa façon d'amener les choses. Bon point!

Un bon thriller pour ceux qui aiment le suspense et qui ne tordent pas trop le nez à la vue du sang. Mieux vaut être prévenu, avec "La chambre des morts", le lecteur se retrouve du côté obscure de la force...

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mardi 25 janvier 2011

"CosmoZ" de Claro

9782742793198L'histoire: Ils sont nés en 1900, non dans ce monde mais dans l'imagionaire d'un écrivain, simples personnages d'un roman tout entier voué à la fantaisie: Le Magicien d'Oz. Mais déjà le siècle les convoque, déjà les voilà lâchés dans une réalité qui flirte avec l'apocalypse, exhibés autant que menacés, indésirables orphelins en quête d'un paradis perdu.

Séparément, puis ensemble, Dorothy, jeune femme un peu naïve, Nick Chopper, un mutilé de 14-18, et Oscar Crow, son alter ego sans mémoire, ainsi qu'Elfeba, une aviatrice qui rêve d'écrire dans le ciel et Avram et Eizik, deux nains recherchés par le FBI, vont errer de par l'Europe et les États-Unis jusqu'au bout de l'arc-en-ciel des possibles - l'Histoire les veut freaks, les sait autres, et les nouvelles politiques du pire se liguent pour leur interdire l'accès à la condition humaine.

Réclamés tour à tour par la guerre, les cirques, les asiles et les camps, manipulés par toutes sortes de charlatans, Dorothy et ses compagnons n'auront de cesse de guetter des signes de cet Oz mythique qui les a vus naître, dans l'espoir à la fois fou et saugrenu de devenir, enfin, ce qu'ils sont. Le monde est-il en train de commencer ou de finir? La tornade qui se prépare va-t-elle les sauver ou les détruire?

La critique de Mr K: Et bien, il m'aura donné du fil à retordre ce livre: 15 bons jours pour en venir à bout. Cadeau de Noël de ma chère belle doche, c'est un livre qui se mérite, un livre éprouvant et désarçonnant mais une belle expérience finalement.

Il s'agit d'une variation autour du Magicien d'Oz, équivalent pour les jeunes pousses américaines de nos contes de Perrault: un classique. Claro, auteur, traducteur et blogueur s'amuse ici à détourner l'histoire originelle et à malmener les personnages principaux que sont Dorothy, l'épouvantail, l'homme de fer et le lion. Pour les puristes, rassurez-vous, on retrouve aussi les sorcières de l'est et de l'ouest et le fameux magicien-usurpateur mais aussi la tornade, la ferme du Kansas et la fameuse route de briques jaunes. Il transpose cet univers onyrique dans la brutalité et la violence du XXème siècle, le choc est sidérant et mélancolique à la fois. Ca fait mal et ca fait du bien!

Au début, je me suis dit que j'étais en terrain connu. J'ai vite été déconcerté... Aujourd'hui, une semaine après la fin de la lecture, je n'ai toujours pas tout compris! CosmoZ est d'une lecture complexe car l'auteur passe allègrement du réel à l'imaginaire, du personnage originel à la variation de Claro, on se retrouve même parfois en face de Baum l'auteur du Magicien d'Oz lui-même. Bref, c'est complètement branque et c'est dur à suivre... Difficile dans ces conditions de pouvoir fournir un avis solide même si par définition une critique est subjective donc le reflet d'une personnalité et de ses goûts. Sachez simplement que l'écriture est une merveille d'originalité et d'imagerie nouvelle, forçant le lecteur lambda à la relecture et à une phase de digestion. Oui, je sais, ça fait peur dit ainsi mais CosmoZ fait partie de ces livres qu'il faut mâcher et remâcher pour espérer dénouer les fils de son intrigue et la portée de son histoire.

Un bon livre donc pour public averti tant il s'apparente à un marathon de la lecture. On en ressort cependant heureux quoiqu'harassé, avec le sentiment d'avoir monté l'Everest de littérature SF, Vélum d'Hal Duncan à côté c'est rien! Livre pour les amateurs uniquement...

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lundi 24 janvier 2011

Si Queen m'était chanté... en japonais!

Une pub proclamait, il y a déjà un certain temps: c'est bon la honte! En voici l'illustration parfaite marquant une fois de plus le côté débridé (sic!) et furieux des japonais. Prenez un grand classique de l'histoire du rock, un chanteur au charisme incertain et un groupe de Muppets... et vous obtenez ce qui suit! À savourer sans modération parce que ça fait du bien!

Ca se passe de mots...

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dimanche 23 janvier 2011

Thomas Fersen aux Arcs, Quéven, 22-01-11

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C'est avec Sandra Guemdib que nous débutons la soirée. Voix puissante, présence scénique, mais vocalises à la limite du supportable, elle a su néanmoins chauffer la salle déjà très impatiente de découvrir le nouveau spectacle de Thomas Fersen. Je ne m'étendrai pas plus sur cette première partie qui fut pour moi un calvaire mais fut agréable pour Mr K (tiens donc? bon c'est vrai qu'elle est pas pourrie la Sandra m'enfin quand même...).

Il est 21h30. Nous sommes sur le point de découvrir le nouveau répertoire de Thomas Fersen. Le set démarre avec justement deux nouveaux titres présents dans "Je suis au paradis", dans les bacs le 7 mars prochain: "La barbe Bleue" et "Dracula". Le ton est donné, la soirée s'annonce fersienne! Des textes très imagés aux consonnances sombres, des thèmes proche de l'univers imaginaire et de la mort, un monde que Thomas Fersen affectionne particulièrement. Le public est ravi, on retrouve l'artiste dans toute sa magnificence, sa capacité à nous transporter dans des contrées fascinantes flirtant avec l'onirisme et l'appréhension.

Bon nombre de nouveaux titres nous ont été joué. Nous ne connaissons pas encore l'album (nous en reparlerons bientôt) et chaque titre est l'occasion d'un nouveau voyage, d'une incursion dans un nouvel univers. Pêle mêle "Felix" nous entraine dans la vie d'un vieil homme centenaire libidineux et croquant la vie à pleine dent (du moins celles qui lui restent!), "J'suis mort" nous conte la vie d'un squelette du train fantôme de la Foire du Trône avec humour et délicatesse, "Parfois au clair de lune" nous présente un Fersen caché sous le jupon d'une dame... Autant de titres que l'on a hâte de découvrir en album et d'écouter en boucle à la maison! "L'enfant sorcière" et "Billy the kid" furent aussi de grands moments lors de cette soirée. Encore une fois, n'ayant pas encore l'album entre les mains, il nous est difficile d'en dire plus concernant ses dernières chansons.

Mais ce concert fut aussi l'occasion de réentendre des anciens titres qui ont un pouvoir énergisant sur le public: "La chauve-souris", "Zaza", "Diane de Poitiers", "Saint-Jean-du-Doigt" dont le premier couplet fut chanté a capella par le public connaisseur et heureux ou encore "Croque". Des moments plus intimistes avec "Pégase", "Monsieur" ou "Deux pieds" (que vous retrouverez en vidéo à la fin de l'article) ont aussi ravi nos oreilles et ont permis une fois encore d'apprécier le talent scénique de Thomas Fersen qui sait passer de l'homme inquiétant à la connivence avec son public.

Et puis bien sûr, "Trois petits tours" fut aussi à l'honneur avec de nombreux titres joués au ukulélé: "Germaine", "Chocolat", "Punaise"... Ce n'est pas un album que nous apprécions particulièrement Mr K et moi mais en live les titres passaient très bien.

Une bien jolie soirée d'où nous sommes ressortis ravis, contents de retrouver notre Fersen, drôle et émouvant à la fois. Tant d'amour en une seule soirée, il fait un dur métier...

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samedi 22 janvier 2011

"Le Livre des Choses Perdues" de John Connolly

connollyL'histoire: Il était une fois - car c'est ainsi que toutes les histoires devraient débuter - un garçon de 12 ans qui venait de perdre sa maman. Inconsolable, David a trouvé refuge dans les livres pour oublier le remariage de son père et la naissance de Georgie, son demi-frère.
Une nuit, persuadé d'entendre sa mère l'appeler, David découvre un passage caché au fond du jardin. Il le franchit et se retrouve propulsé dans un monde fantastique, peuplé de personnages issus de ses lectures et de son imaginaire.
Alors que la Seconde Guerre mondiale déferle sur l'Europe, David entame un périple à la recherche d'un vieux roi qui conserve ses secrets dans Le Livre des choses perdues, sésame qui permettrait au jeune garçon de quitter ce royaume. Mais le conseiller du souverain a pour lui d'autres desseins...

La critique Nelfesque: Lecture coup de coeur! J'avais lu beaucoup de bien de ce "Livre des choses perdues" et je suis maintenant en mesure de dire que ces éloges étaient fondés.

Ce roman mêle pas mal de sentiments, on passe par toutes les phases. J'ai eu la larme à l'oeil, j'ai eu peur... On s'attache très rapidement au petit David qui vient de perdre sa maman et qui voit son quotidien bouleversé tout d'abord par cette épreuve douloureuse puis par son passage dans un monde parrallèle.

Les aventures qui vont lui arriver dans ce monde sont tout sauf merveilleuses. Il va croiser la route de créatures mi-loups mi-hommes, de femmes-biches, d'une chasserresse sanguinaire... Quand je dis que j'ai eu peur, j'ai eu vraiment peur (et pourtant je ne suis pas une gamine de 10 ans) alors quand je lis que cette oeuvre est un roman jeunesse, je dis: attention, à ne pas mettre entre toutes les mains! C'est très violent et glauque pour un petit bout de chou. Les actes sanglants ne sont pas édulcorés et on peut ressentir l'appréhension du jeune héros.

Mais il n'y a pas que des passages effrayants dans "Le livre des choses perdues", il y a aussi des passages très drôles notamment quand John Connolly s'appuie sur des contes revisités tels que "Blanche neige et les sept nains". Là où l'enfant trouvera amusant ce passage, l'adulte aura une lecture à un niveau plus politique. Niveau conte, on voit aussi redéfini "Hansel et Gretel", "La belle au bois dormant"...

Je conseille fortement ce livre aux grands enfants et aux adultes pour son côté merveilleux tout en étant "réaliste", pour l'humour et la plume de l'auteur qui sait remanier l'univers des contes fort bien et nous emmène avec lui dans ce monde. On en redemande!

La critique de Mr K:  Un très bon livre. Je l'ai lu suite à l'avis fort enthousiaste de Nelfe. Il est classé dans le style littérature jeunesse mais après lecture ce n'est pas le genre d'ouvrage que je refilerai à mes gamins avant un certain âge, le contenu est parfois difficile à appréhender et à supporter pour des esprits encore trop jeunes.

Un jeune garçon à la vie éprouvante va trouver un passage vers un autre monde où il va connaître de multiples aventures. Le parcours initiatique du jeune David n'est qu'un prétexte pour l'auteur qui dans ce livre s'adonne au détournement systématique et mordant des contes de fée: Blanche neige est une horrible matrone et les sept nains des ouvriers exploités adeptes de Marx, la chasseresse est un sérialkiller digne héritière du Dr Mengelheim, le preux chevalier est homosexuel et ne se bat pas pour toutes les causes nobles qui viennent à lui... On rit beaucoup mais le frisson est aussi au RDV! On sent d'ailleurs ici le goût prononcé de l'auteur pour le genre thriller qui lui est plus habituel: ça saigne en abondance avec moultes détails. Sympa quand on a l'âge requis, cette lecture pourrait se révéler traumatisante pour les plus petits. Certes les originaux de Perrault sont saignants et il est important de ne pas sur-protéger nos chers têtes blondes mais là, on est parfois dans l'étalage de barbaque.

Le final bien qu'attendu est réussi et ressemble un peu dans l'esprit à la fin du film Le labyrinthe de Pan. Aventure vécue? Délire de l'inconscient? Chacun se fera sa propre idée. Une lecture que je vous conseille fortement.

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