jaiquinzemourirL'histoire: Pendant le Seconde Guerre mondiale, à Budapest, une jeune fille de quinze ans, réfugiée avec ses parents dans la cave de son immeuble, tient un journal dans lequel elle raconte la peur, l'espoir, la survie, et bientôt la fuite vers la liberté...

La critique Nelfesque: Il est difficile de rendre compte de ce livre tant l'Histoire est atroce. Impensable de parler du style de l'auteur puisqu'il s'agit du journal intime d'une adolescente de 15 ans qui, à l'âge des premières amourettes, se retrouve reclue dans sa cave familiale de Budapest sous les bombardements. Ce format apporte la force de cet ouvrage en faisant un témoignage poignant de ce que fut la seconde guerre mondiale en Hongrie tout en étant un récit lourd et difficile à digérer. Toutefois "J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir" est un témoignage touchant, un témoignage de plus, sur les atrocités de la guerre, sur la peur, sur la férocité des ennemis et parfois aussi le manque d'humanité des alliés.

Christine et sa famille vont endurer la faim, la saleté et le froid, cotoyer les cadavres et les soldats puis enfin sortir de ce minuscule endroit sordide pour franchir clandestinement la frontière. Là encore ils se heurtent aux difficultés et à tous ceux qui ont fait de la guerre un business répugnant. On se prend d'affection pour cette famille, pour ce père qui fait tout pour sauver sa famille, pour cette mère qui a tout perdu et pour cette enfant qui rêve d'un avenir meilleur. On ne peut faire autrement, il ne s'agit pas d'un roman mais de la réalité.

Fait suite à "J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir", "Il n'est pas si facile de vivre", écrit quelques années plus tard et qui retrace la vie de Christine à Paris de façon plus romancée. Loin de la guerre, d'autres épreuves l'attendent...

Ce témoignage est à lire, au delà du devoir de mémoire, pour aussi relativiser et remercier le ciel de ne pas avoir vécu cet enfer qui n'est pourtant pas si loin...