branleurL'histoire: Roman Stern a un vrai problème : les dingues et les dépressifs du globe semblent l'avoir choisi comme confident exclusif. Au comptoir d'un café, dans la rue ou sous un Abribus... A chaque fois, le jeune homme devient la cible privilégiée de tous ceux qui ont besoin de se plaindre. Et Roman ne s'emporte jamais. Il a toujours été comme ça. Plutôt spectateur qu'acteur, docile, adepte des salles obscures et du repli sur soi.
Jusqu'au jour où son alcoolique de tante lui lègue un caniche blanc accompagné d'un joli pactole ! Un coup du sort vite transformé en coup fumant : en créant La société des plaintes, Roman devient écouteur professionnel sans perdre de vue l'essentiel : dans la vie, on ne fait que passer et l'onglet à l'échalote se déguste bien chaud...

La critique Nelfesque: Voici un livre que j'avais dans ma bibliothèque depuis des années et dans lequel je n'avais jamais mis mon nez. Et bien mieux vaut tard que jamais, j'ai lu ce "Récit d'un branleur" en 2 jours.

Je m'attendais à un livre très drôle mais ce ne fût pas le cas. J'ai souri aux histoires des messieurs tout le monde qui défilent devant le personnage principal et à la capacité qu'à ce dernier à se transformer en "éponge hermétique" (paradoxal n'est ce pas?) le temps qu'ils lui déversent sur la tronche tout ce qui ne va pas dans leurs vies. Ce branleur est finalement ambitieux et décide de faire de cette malédiction, une opportunité qui va changer sa vie.

L'histoire est découpée en 6 parties: moi, mon chien, ma femme, mon travail, encore moi et ma famille. Oui, le branleur est narcissique! Mais qu'est ce qu'un branleur exactement? Là dessus je n'ai pas trouvé la réponse dans ce roman de Samuel Benchetrit mais, de ce qui s'en dégage, nous n'avons pas la même définition. J'aurai aimé un humour plus cinglant, c'est un peu mou du genou...

Vous l'aurez compris, je suis assez mitigée. Ce n'est certes pas le livre du siècle mais il ne m'a pas ennuyée pour autant. Disons que l'on passe le temps avec ce roman et que l'été sur la plage me semble être le moment le plus approprié, celui où notre capacité à se servir de notre cerveau avoisine le 0.