in_the_air_livreL'histoire: Depuis des années Ryan Bingham ne touche plus terre : son boulot - il se charge d'organiser des licenciements - le conduit d'entreprise en entreprise, de chambre d'hôtel en chambre d'hôtel, d'aéroport en aéroport. Il ne supporte plus son métier, n'a plus de maison, plus d'épouse, plus d'attache familiale et ne se sent chez lui que dans le cocon d'une cabine pressurisée, face au sourire d'une hôtesse de l'air ou à un plateau-repas mal réchauffé. Son but dans la vie : accumuler un million de miles sur sa carte de fidélité d'une compagnie aérienne. Il y est presque, mais des turbulences pointent à l'horizon...

La critique Nelfesque: Le film du même nom est sorti la semaine dernière et il est prévu que nous allions le voir ce week-end. En attendant, je me suis plongée dans le livre à partir duquel l'adaptation a été faite.

Ce fut un lecture plaisante. Rien de transcendant mais une bonne lecture "de plage". Je m'attendais à une critique du monde du travail, sur ce point j'ai été déçue. Je m'attendais à un personnage ironique et imbu de sa personne. Là encore j'ai été déçue. Ryan est un homme quelconque. Un homme certes privilégié, au compte en banque chargé et à la vie facile mais finalement un homme banal... Ce qui l'est moins c'est son obsession à arriver à son million de miles. Je me suis demandée pourquoi courait-il après ce but virtuel, ce million que l'on ne peut ni toucher ni appréhender. Cette réponse je l'ai trouvé à la toute dernière page. M'a-t-elle émue? Pas vraiment...

Alors, ai-je aimé ou non ce livre? Ma première approche semble pencher pour la seconde proposition. Nous suivons 17 jours de la vie d'un homme transparent, à la limite du déprimant, à la vie vide et plate. Pas de quoi casser des barreaux de chaises... Les problèmes de "petits garçons riches" ne me font ni chaud ni froid. Et pourtant, je suis peut être maso, mais j'ai trouvé ce roman distrayant de part ses touches d'humour distillées ça et là qui sauvent à mon sens le livre. L'écriture n'est pas sensationnelle mais elle est fluide et "In the air" se lit très facilement. Ce n'est pas le chef d'oeuvre de l'année, je l'aurai sans doute oublié d'ici peu, il ne m'a pas marqué mais il m'a fait passer quelques heures agréables.

Est-ce que je le conseille? Cet été, sur la plage, avec le sable qui colle aux jambes mouillées et le bruit de la mer en fond, pourquoi pas.

Je vous laisse avec un petit extrait qui m'a bien plû. J'aurais aimé que tout le livre soit de cette trempe!

"Comme la plupart des grands voyageurs à qui j'ai parlé, il m'arrive de me faire peur en m'imaginant des scénarios de crash hyperdétaillés. Dans mon préféré, je me trouve là où il est en ce moment [ndrl: les toilettes de l'avion] quand survient le plongeon de la mort. Projeté de côté, je griffonne au savon une phrase sur le miroir: "Je vous aimais tous. Je suis désolée, maman." Le fantasme a ses variantes: mon testament change. Une fois je me suis contenté de dessiner un coeur. Tellement mignon de ma part. Et dernièrement, c'était six zéros et un un. El Supremo, qu'écrirait-il? "On se retrouvera en enfer, Saddam"?"