jeudi 31 décembre 2009

Dernière indigestion de 2009

banquet

Bon ben voilà, on y est! C'est l'heure de la grande bouffe, de l'explosion d'estomac, de remplissage intensif d'entrailles en bonne compagnie de préférence, dans une belle maison de campagne... On est vraiment à plaindre, 2009 va se terminer sur une note bien triste...

Passer un excellent réveillon chers lecteurs, c'est en 2010 que nous nous relirons. D'ici là, gare à la gueule de bois et à l'indigestion!

Posté par Mr K à 17:34 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags :

mardi 29 décembre 2009

"La conspiration des ténèbres" de Théodore Roszak

roszakL'histoire:

En fréquentant une salle d'art et d'essai miteuse dans le Los Angeles du début des années 60', le jeune Jonathan Gates, passionné de cinéma, est fasciné par l'oeuvre de Max Castle, un réalisateur allemand arrivé à Hollywood en 1925 et mystérieusement disparu en 1941. Jeune prodige, il a réalisé quelques films géniaux, pour la plupart perdus, avant d'être obligé de se contenter de tourner des séries B puis de tomber dans l'oubli.

L'élucidation des mystères qui entourent la vie et l'oeuvre de Max Castle va devenir une véritable obsession pour Gates. À l'issue de sa quête, qui le mènera des sommets de l'industrie cinématographique (Orson Welles, John Huston...) jusqu'au coeur des sociétés secrètes, où plane l'ombre des cathares, il apprendra l'incroyable vérité sur ce maître des illusions que fut Max Castle et mettra à jour un terrifiant complot.

La critique de Mr K:

Attention danger! Risque de contamination menant à l'addiction la plus extrême! Pendant 5 jours, je n'ai pu me détacher de ce pavé (environ 800 pages). Cadeau de Noël de mes géniteurs, je suis encore sous le choc de cette lecture! Enterrés les Dan Brown (mauvaise écriture et données trafiquées), Roszak est un Maître. Je ne le connaissais pas avant cette lecture mais cet écrivain-chercheur en sociologie nous propose avec ce volume un thriller-historico/culturel une pièce de toute beauté.

La première partie se concentre sur Jonathan et sa "formation" auprès d'une critique intransigeante Clare. Comme le papillon sortant de sa chrysalide, nous assistons à la naissance d'un individu en tant qu'être pensant qui presque par hasard va faire une rencontre déterminante pour le restant de son existence: Max Castle, espèce de cinéaste maudit au génie précoce. Au fur et à mesure de l'élaboration de son mémoire, il va découvrir des éléments troublants dans sa filmographie, interroger des témoins de l'époque et finalement mettre à jour une conspiration ourdie depuis des siècles... Je n'en dirais pas plus pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte mais sachez simplement que l'auteur tient ici toutes ses promesses avec une fin particulièrement réaliste et implacable... tout ce que j'aime! J'ai retrouvé pendant cette lecture, des émotions et des sentiments que je n'avais plus éprouvé depuis ma lecture clef: "Les racines du mal" de Dantec.

Difficile d'en dire plus tant cet ouvrage est pétri de qualités... Des personnages scuptés au scalpel, réalistes et maîtrisés à la perfection par un auteur faisant preuve d'une érudition impressionnante concernant le cinéma et ses techniques, le tout sans aucune pédanterie. Le livre est très facile d'accès mais ne tombe pas dans les facilités que l'on peut retrouver dans un Dan Brown (au par ailleurs divertissant mais granguignolesque au possible!). Roszak loin du pathos inhérent au genre, laisse le mystère s'insinuer dans l'esprit du lecteur et chaque fin de chapitre nourrit un peu plus le désir d'en savoir plus, une drogue que je vous dis! Les éléments historiques sont respectueux de la Vérité (j'étais médiéviste dans un passé pas si lointain) et la jubilation atteint son comble lors de la révélation finale.

Ce livre appartient donc à cette catégorie d'opus qu'on ne peut lâcher avant la fin, une fièvre s'emparant de moi à chaque fois qu'on m'appelait avant d'aller manger ou se balader. Les nuits se sont terminées tardivement et Nelfe a plus d'une fois râlé. Mais à part le danger de devenir autiste ou de vous engueuler avec votre conjoint, ce livre est du bonheur en barre que je ne saurais que conseiller à tous les amateurs!

Posté par Mr K à 21:00 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , ,
lundi 28 décembre 2009

Les enfantillages d'Aldebert

Aldebert___Enfantillages

Après 4 albums adultes, Aldebert avec ses "Enfantillages" s'adresse aujourd'hui aux petits et grands enfants que nous sommes. Rien de gnangnan ou cucul dans ces chansons pour enfants. Les textes sont intelligents, plein d'humour tout en enrichissant le vocabulaire de nos marmots. Vous gonflerez d'orgueil (même si l'orgueil c'est mal!), amis parents, quand au détour d'une conversation, ils sortiront des termes tels que cliquetis, cloporte, rétorquer, volatile, flegmatique... Ca fait rêver hein?

Dans cet album, Aldebert s'est entouré d'artistes d'univers et de générations différents. Parmi les 19 titres présents, on compte pas moins de 13 duos! Cali, Hubert Félix Thiéfaine, Yves Jamait, Elodie Frégé, Vincent Baguian, Renan Luce, Riké, Clarika, Les Ogres de Barback, Maxime Le Forestier, Amélie-les-crayons, Anne Sylvestre, Marcel Amont, Steve Waring, il y en a pour tous les goûts. On comprend aisément pourquoi tout ce beau monde a répondu présent à ce beau projet d'Aldebert qui parlent aussi bien aux enfants qu'aux parents.

Certains personnages mythiques du monde de l'enfance sont bien sûr présents: ogres, monstres dans la nuit, Père Noël. Mais Aldebert va plus loin en abordant des questionnements enfantins des plus dérisoires au plus vitaux: Que se passe-t-il quand on éteint la lumière? Qu'est ce qu'on peut bien pouvoir inventer pour louper l'école? Que font les oiseaux dans les grands magasins lorsque les portes se ferment? Qu'est ce qu'il se passera quand on sera grand? Et d'ailleurs, quand est-ce qu'on sera grand...? Pourquoi ci, pourquoi ça et le mal qu'ont parfois les parents à répondre... Autant de thèmes qui passionneront les petits et feront sourire les plus grands tellement ils sonnent juste. L'écologie est aussi présente dans "Monsieur Toulmonde" qui provoquera sûrement de nouvelles questions (et oui, encore!).

Des revendications sont aussi scandées (parce que ça va bien cinq minutes d'être sage!): "On ne peut rien faire quand on est petit",  une anti-berceuse prône le droit au "non-dodo"...

L'album se termine sur une chanson hard/métal hilarante: "On m'a volé mon nin-nin!". Je vous préviens, les enfants, faut pas les chercher! Et encore moins leur piquer leur doudou... Châtiment! Malédiction! Désolation! Faut se méfier des gosses...

Aldebert reste fidèle à ce qui a fait son succès: rythme, bonne-humeur, paroles qui font mouche. Un savant mélange de légèreté et de subtilité qui nous rappele que l'on reste tous de grands enfants.

Posté par Nelfe à 23:14 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , ,
dimanche 27 décembre 2009

"Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban" J.K. Rowling

Harry_Potter_3L'histoire: Sirius Black, le dangereux criminel qui s'est échappé de la forteresse d'Azkaban, recherche Harry Potter. C'est donc sous bonne garde que l'apprenti sorcier fait sa troisième rentrée. Au programme: des cours de divination, la fabrication d'une potion de ratatinage, le dressage des hippogriffes... Mais Harry est-il vraiment à l'abri du danger qui le menace?

La critique Nelfesque: Me voici arrivée au troisième tome d'Harry Potter, l'apprenti sorcier le plus connu au monde. Tellement connu, qu'à part vivre dans une grotte ou être une tête de cochon comme moi jusqu'à présent, tout le monde a lu (ou du moins a vu les films) "Harry Potter". Que dire de ce tome "Le prisonnier d'Azkaban"?

Les personnages grandissent et c'est un plaisir d'être "témoin" de leur évolution et de leur maturité au fil des tomes. On en apprend un peu plus sur les conditions de la mort des parents d'Harry et sur sa famille. Harry devient plus sensible, plus curieux de connaître son histoire. Les liens entre les personnages se font plus complexes et la lecture est toujours aussi "dévorante". Je me tate là pour enchaîner directement sur le tome 4... Je deviens monomaniaque, c'est grave docteur...

Je n'ai pas noté de similitudes dans la construction de ce nouvel opus, comme cela avait été le cas entre le tome 1 et le tome 2: des redondances de présentation, de découpage de l'histoire qui aurait fini, je pense, par me lasser au bout du septième tome (voir même avant, je ne suis pas maso)... Là, j'ai vraiment été cueilli par la scène finale. Je ne m'attendais pas à cette "pirouette" et c'est très agréable. Les personnages sont toujours aussi attachants: Hagrid est attendrissant en professeur de soins aux créatures magiques (en même temps j'aime beaucoup Hagrid que je trouve bien plus "simplet" et candide dans les livres que dans les films), Dumbledore est encore une fois le pépé merveilleux qui permet que tout se termine bien à la fin (mais on ne s'en lasse pas)... Le professeur Lupin, nouvel enseignant de défense contre les forces du Mal, au grand dam de Rogue, est pour une fois un homme compétent à cet enseignement. Dans ce tome, on ne fait qu'apercevoir la famille de Ron. D'autres personnages sont plus mis en avant, comme celui d'Hermione, qui a un secret bien gardé. Les animaux tiennent ici une place importante, on découvre l'hippogriffe et son caractère particulier, Pattenrond, le chat d'Hermione, que j'ai trouvé louche dès le départ (serait-ce parce que je n'aime pas beaucoup les chats!?), on parle également beaucoup plus de Croutard et de sa longévité...

Je n'ai donc pas été déçue par ce nouveau tome (pour moi). La seule chose qui commence à m'agacer, c'est le Quidditch... Je n'aime pas spécialement le sport et devoir me farcir des chapitres entiers d'entrainements et de commentaires sportifs, ce n'est pas spécialement ma tasse de thé. Paraît-il qu'il est question de "coupe du monde" dans le prochain tome? Au secours...

CITRIQ

Posté par Nelfe à 19:54 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
samedi 26 décembre 2009

"Emily a des tas d'amis" de Soph'

sophL'histoire:

Les tribulations d'une professeur de français de collège et de ses collègues en prise avec une affreuse cancre nommée Émily Joly (sic!) qui revient dans le tome 2 accompagnée de ses meilleurs amis aussi doués qu'elle!

La critique de Mr K:

C'est le cadeau d'annif que m'a fait Nelfe, elle m'avait offert le tome 1 l'année dernière. L'auteur est véritablement prof et tient un blog assez délectable sur le net: les toujours ouvrables. J'avais trouvé le 1er tome particulièrement hilarant car très proche de la réalité en terme de bétises débitées par nos chères têtes blondes et des pratiques de psychanalyse de groupe existants en salle des profs après des cours dits "difficiles".

Dans ce volume on retrouve la béotienne Émilie qui énonce toutes les bétises crasses que peuvent sortir les élèves en cours, ses parents qui l'idolâtrent et rendent sa prof responsable de ses multiples redoublements. D'autres figures familières réapparaissent comme la collègue de maths totalement dépassée et complexée, Mr Durand l'historien mis à mal face aux anachronismes de ses élèves; bref on est en terrain connu.

Cependant, les nouveaux personnages sont légion et permettent à ce deuxième tome d'égaler le premier. Un élève gothique plus vrai que nature (scarifications, maquillage et morbidité adolescente), Basile un putois ambulant (j'en ai un cette année en classe qui dégage lui aussi une odeur nauséabonde c'est l'horreur!), la meilleure amie too much, bimbo-lolita qui a une mauvaise influence et un Kevin plus vrai que nature (crade, insolent et agité). Bref la lie des élèves possibles et imaginables concentrés dans une classe. Je vous rassure, Soph' s'en sortira et terminera son année scolaire! Un nouveau prof fait son entrée dans ce panthéon, un ancien torrero reconverti dans l'enseignement de l'espagnol, il doit faire face à des adversaires bien plus coriaces qu'il ne l'aurait pensé auparavant.

Ce volume est donc un petit bijou d'humour vache et de régression primaire dont tout enseignant est coutumier après une journée difficile, processus nécessaire à la survie de notre corporation. On sent bien que derrière ce taillage de costard en règle envers les élèves et les personnels de l'éducation, il y a un vrai amour de la transmission des savoirs et de l'éducation. Un bon moment donc mais malheureusement trop court comme souvent dans la BD. À lire et relire.

Posté par Mr K à 19:47 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

jeudi 24 décembre 2009

Bon réveillon

Joyeux_No_l__2_

Bon réveillon et joyeux Noël à tous nos lecteurs capharnaüphiles. Profitez bien de cette fête familiale. Embrassez les gens que vous aimez, ils ne sont pas éternels. Oubliez la crise et croulez sous les cadeaux. Le père Noël est un homme formidable!

Ne pensez pas au régime, ni à la modération. Tout ça ce sera pour janvier (quoique...).

C'est un ordre!

Posté par Nelfe à 14:21 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,
mercredi 23 décembre 2009

Beaucoup de bruit pour rien...

copenhague

Dessin de Chappatte

Posté par Mr K à 18:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
mardi 22 décembre 2009

Bon anniversaire Mr K

anniversaire

Posté par Nelfe à 11:45 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,
lundi 21 décembre 2009

L'île aux machines

machinesJeudi dernier, j'étais de sortie avec mes jeunes pousses de 3ème DP6 (Découverte Professionnelle 6 heures pour les néophytes, ex 3ème techno). Après une matinée bien remplie à visiter le château des Ducs de Bretagne sous la neige et le froid (du moins à l'extérieur), nous avions programmé de les emmener voir les Machines de l'île qui se situe non loin de là.

Les Machines de l’île sont un projet artistique totalement inédit. Né de l’imagination de François Delarozière et Pierre Orefice, il se situe à la croisée des « mondes inventés » de Jules Verne, de l’univers mécanique de Léonard de Vinci et de l’histoire industrielle de Nantes, sur le site des anciens chantiers navals. C'est avant tout la rencontre entre l'Art et l'Artisanat, entre un scénographe et les métiers manuels qui sont représentés ici par plus de 60 corporations (menuisiers, métallos, mécanos, électriciens, serruriers etc...)

1La pièce maîtresse et emblématique de ce parc d'attraction totalement novateur est l'éléphant. Des dimensions hors normes (12m de haut, 8m de large, 50 tonnes) et 450cv pour un moteur de moissonneuse bateuse, il loge entre les deux nefs qui constituent les deux principaux bâtiments des lieux. Pour cause de météo dégradées, nous n'avons pas pu le voir en mouvement mais si vous allez sur dailymotion vous trouverez votre bonheur. En attendant, c'est très impressionnant de se trouver à côté. On ne peut que rester bouche bée devant la qualité du travail effectué et le rendu final.

Juste après ce premier contact, les mômes et leurs accompagnateurs ont pu visiter les ateliers de fabrication, lieu où les idées les plus folles prennent corps. Pas un mot dans l'assemblée et de l'admiration plein les yeux. Notre public réputé difficile est conquis!

2Suite à cette visite technique, nous visitons la gallerie des machines où un guide dynamique nous a expliqué la génèse et les différentes étapes de construction de l'éléphant. Puis il nous a fait part d'un futur projet pour la ville de Nantes: le manège des mondes marins!

Le conseil communautaire de Nantes métropole du 26 octobre 2007 a donné son feu vert pour le lancement des Mondes Marins, seconde phase du projet des Machines de l’île. François Delarozière et Pierre Orefice ont imaginé un carrousel géant de près de 25 m de haut et de 20 m de diamètre, peuplé de créatures sous-marines, qui sera implanté sur les bords de la Loire, à proximité des cales. Ce manège comportera 27 éléments mobiles sur trois niveaux : fonds marins, abysses, mer et bateaux.

3Les pièces inspirées librement de l'univers de jules Vernes (Nantais d'origine) sont un savant mélange de scupture sur bois et de mécanismes basiques que les visiteurs peuvent monter et manipuler. La Raie manta, le Calamar à rétropropulsion, le Poisson pirate, la Larve de crabe, le Crabe royal, le Luminaire des grands fonds sont les pièces maîtresses que nous avons pu tester pour vous! Pour raison déontologique, je ne présente ici que des photos où mes zozos sont absents! 8 éléments sont présentés et le projet doit voir le jour définitivement vers 2012. L'attraction sera implantée non loin de là et promet déjà d'être unique.

Projet principal de l'île aux machines pour les années à venir: l'Arbre aux Hérons. Là encore, on est dans le monumental, voici comment en parlent les concepteurs: "Architecture monumentale au cœur de la ville, cet arbre en acier de 45 m de diamètre et de 28 m de haut sera surmonté de deux hérons. Les visiteurs pourront embarquer sur les ailes des oiseaux pour un vol circulaire et parcourir de branche en branche d’incroyables jardins suspendus".

arbreCa promet non? Je joins une photo "empruntée" au site officiel car jeudi dernier c'était quasiment avis de tempête sur Nantes et ça n'aurait rien donné. Une seule branche sur une trentaine que comptera le futur arbre est exposée, voyez déjà sa taille! Le but sera de reproduire un écosystème ici entre plantes grimpantes et tombantes et métal. Un projet donc "écolo-futuriste" que nous suivrons de près au Capharnaüm Éclairé.

Voilà, voilà! Une bien bonne après midi qui a enchanté petits et grands, intellos et manuels... du bonheur à tartiner! Une visite essentielle à faire de préférence au printemps, histoire de bénéficier d'un temps convenable et éviter les foules de touristes de l'été.

Posté par Mr K à 19:07 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,
dimanche 20 décembre 2009

En Bretagne, on est pour!

k

Posté par Mr K à 12:57 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , , ,