lundi 30 novembre 2009
Bienvenue à Zombieland
L'histoire: Dans un monde infesté de zombies, deux hommes tentent de survivre. Columbus, le plus jeune, ne veut pas être dévoré, sa prudence et sa liste de règles pourraient bien lui sauver la vie... Tallahassee, lui, est un bourrin tueur de zombies qui ne craint plus rien ni personne après la mort d'un être cher. Armé d'un fusil d'assaut, il se donne corps et âme à la seule mission qui compte pour lui : trouver les derniers exemplaires de ses biscuits préférés, des Twinkies, encore disponibles sur Terre.
Dans leur périple, les deux survivants tombent sur Wichita et Little Rock, deux jeunes filles en apparence désarmées.
Tous ont désormais deux défis impossibles à relever : affronter les zombies et apprendre à s'entendre...
La critique Nelfesque: Ah ben ça fait du bien d'aller au ciné voir ce genre de film! Bon, les films de zombies, on connaît. Du bon, du passable et du franchement pourri tout est envisageable avec ce genre de film. L'exercice s'avère périlleux lors de films zombie "sérieux". Ici, point de stress, nous sommes dans un film débilocomique à l'image d'un "Shaun of the dead". Amateurs de bons films de zombie comiques courez voir "Bienvenue à Zombieland"! Alors oui il y a des caricatures: le geek phobique, le justicier à la gachette facile, la petite tête à claque et la nana coconne... Mais ces caricatures ne se contentent pas de se suffire à elles-même et l'utilisation de l'absurde vient rajouter une couche fraîche à l'ensemble. Un très bon divertissement qui ne se prend pas au sérieux et fait qu'on passe un bon moment. N'est-ce pas ce qu'on demande au cinéma? Rajoutez à cela un clin d'oeil "Ghostbusters" qui ravira les spectateurs ayant la trentaine et vous aurez 1h30 de poilade.

La critique de Mr K: 5/6. Bien bien bien, très très bon film! On ressort avec une banane incroyable et le même sentiment qu'après le visionnage de Shaun of the dead, référence ultime du film de zombie rigolo! L'humour est totalement frappa-dingue et décalé bien que le métrage soit ricain. Certes, on est plus proche de Mel Brooks que du non-sens british mais c'est 100% efficace! Les deux personnages principaux sont terribles comme duo comique: un ado multi-phobique geek (très crédible et loin des ersatz débiles servis dans les productions du genre) et un Harrelson égal à lui même, c'est à dire complètement barré (ici obsédé par la quête d'une sucrerie). Sûr, le réalisateur n'invente rien, reprend des ficelles vieilles comme Laurel et Hardy mais que c'est si bon quand c'est bien fait! Rajoutez à cela des créatures réussies (pas si présentes que ça d'ailleurs), Bill Murray en guest star dans un caméo zombiesque, une fifille jolie comme un coeur et pas conne du tout, des gags sortis tout droit d'un Tex Avery (cf le piano sur la tronche!!!) et c'est un super moment de cinoche que l'on passe. Du "cinéma à papa" où le plaisir de faire passer un bonne heure et demie aux spectateurs prime sur la thune et les effets spéciaux (Qui a dit 2012?!). Courez-y!
Bienvenue a Zombieland - Bande annonce FR
samedi 28 novembre 2009
Le cinéma noir de Boulbar

Jack Ranieri est un ancien boxeur rencontré par hasard au bord de l'autoroute. Il tient un snack-bar miteux comme il en existe des centaines tout le long de la Highway 40. Ranieri a connu la gloire et les salles prestigieuses à l'époque où la boxe déchaînait les passions. Dans les gradins, des centaines d'Italiens hurlaient son nom. Pour eux, il était "Iron Jack" et Brooklyn tout entier le voyait déjà champion du monde. Mais du jour où son regard croisa celui de Lisa, les rêves de Titre s'évanouirent dans la fumée des boîtes et les lits de palaces. Débuta alors la longue déchéance qui le mena jusqu'à ce snack-bar où, au crépuscule de sa vie, Ranieri raconte son histoire aux voyageurs de passage...
C'est lors de voyages aux Etats-Unis que vient à Boulbar l'envie d'écrire et de composer un disque sur la vie d'un boxeur dans l'Amérique des 60's. Il le fit en 2007 après avoir élaboré plusieurs projets musicaux et sorti son premier album autoproduit. Il s'entoura de musiciens chevronnés, musiciens de Yann Tiersen, Jack the Ripper, Emilie Simon, Luke... et s'attela à ce "Requiem pour un champion".
Dans cet album, il s'attache à retrouver l'Amérique de Bukowski, de Kerouac mais aussi celle des films de Robert Wise ou Mark Robson, réalisateurs de cinéma noir. Ce cinéma où la boxe sert de décor à des histoires tragiques et des destins brisés. La musique aussi est très largement inspirée de celle des 60-70's. Johnny Cash, The Beatles, Pink Floyd sont autant de noms évoqués sur la plaquette promo. Toutefois le nom qui vient tout de suite à l'esprit dès la première écoute est celui de Gainsbourg. La nonchalance et la voix narrative de Boulbar n'est pas sans rappeler celle d'un Gainsbourg époque "Melody Nelson". L'attaque des phrases, la musicalité jazzy. Cette sensation est plus que présente sur des titres tels que "La boîte de Pandore", "Wells Forgo, fin de journée"... L'instru jazzy laisse place au rock sur certains titres tels que "Iron Jack" ou "Cavale". La boxe, le luxe, la femme fatale, les mustangs, la déchéance et la désillusion sont autant de thématiques évoquées ici. Il est toutefois difficile de "disséquer" cet album titre par titre car il s'agit là d'un album concept qui s'écoute du début à la fin, comme une longue piste de 40 minutes. Un album accrocheur comme un bon polar. Il apparaît impensable d'arrêter le disque avant la fin ou de passer une piste. Vous verriez-vous couper "Les sentiers de la perdition" avant la fin ou en zapper 10 minutes? Sacrilège!
Cet album prend une dimension supplémentaire avec la BD qui lui est associée. BD écrite par Boulbar et dessinée par Vincent Gravé. Entre ces deux artistes, un "coup de coeur". Boulbar contacte le dessinateur et lui propose de découvrir son univers. De là naît l'idée d'un projet commun: développer dans la bande dessinée une partie de l'histoire seulement effleurée dans le disque, celle du hold-up raté. Bien que l'album puisse être écouté et tout à fait assimilé sans la bande dessinée, celle-ci plus qu'une redondance apporte un complément. Une façon de s'attacher encore plus à Ranieri. Ce dessin noir, à l'image de la vie du héros, est parsemé de planches 70's "psyché" dans les courbes, la couleur en moins, évocatrice d'une vie de luxe et de débauche.
80 pages et 13 chansons, cela suffit pour s'attacher à l'histoire que Boulbar nous propose. On ressort de cette écoute pensif et apaisé. Boulbar, un artiste à découvrir.

vendredi 27 novembre 2009
Mélodie pour un weekend
Voici Nora, très connue sur le web pour ses talents de pianiste! Vous apprécierez son doigté, la justesse des notes et sa posture hors du commun! Ce n'est pas Nelfe (pianiste émérite) qui me contredira! Par contre, pour ce qui est d'atteindre les pédales... Ils sont pas mignons ces félins?!
jeudi 26 novembre 2009
La justice aime TOTAL
On ira plus chez eux et ce sera pas par hasard, déjà qu'avec le scandale de l'Erika j'y allais plus...

mercredi 25 novembre 2009
Uchronie: fin du débat sur l'Identité nationale
Un débat qui tourne mal
Lorsque, le 4 février 2010, le ministre des charters Eric Besson clôtura les 3 mois du Grand débat sur l'Identité nationale qu'avait lancé l'Élysée juste avant les régionales pour séduire à nouveau les lepénistes écoeurés par le sarkozysme, il se retrouva gêné aux entournures. Car les Français n'avaient pas faits ce qu'on attendait d'eux. Dans les 100 préfectures où ils avaient été convoqués, ils avaient renâclé à vanter, comme on les y avait vivement encouragés, "notre patrimoine", "nos églises et nos cathédrales", "notre art culinaire que le monde entier nous envie". Ils avaient fait remarquer que l'identité nationale était liée à d'autres valeurs... Exemples.
Les impôts. Se tirer à l'étranger pour échapper à l'impôt, notèrent les débatteurs, ne relève pas vraiment de l'identité nationale. Ainsi le chanteur Johnny, établi en Suisse: peut-il vraiment encore être pris pour un grand chanteur national? Et chanter le 14 juillet jour de la fête nationale? À l'invitation du chef de la Nation? Il fut décidé que non. Qu'il serait désormais considéré comme chanteur suisse, et qu'on lui dresserait une statue en chocolat à Zurich. Idem pour les 3000 et quelques exilés fiscaux établis en Belgique: mieux valait désormais les considérer comme des sans-papiers à jeter en centre de rétention à la première incursion sur le territoire national.
L'emploi. Tous les PDG qui fragilisent l'économie nationale en fermant leurs usines françaises pour aller s'offrir des salariés dix fois moins chers à l'étranger ne sont pas vraiment des amis de l'identité nationale: ainsi le fabriquant tricolore de bagnoles Renault ou la marque de lingerie Aubade, laquelle a entièrement délocalisé sa production en Tunisie. Tous ces délocalisateurs frénétiques sont priés de suivre des cours de recyclage donnés par des chômeurs nationaux (et c'est pas ce qui manque).
La Sécurité sociale. Le monde nous envie ce système de solidarité nationale (et là, c'est pas du flan). Ceux qui tentent de le torpiller, comme les députés qui viennent de voter son budget avec un trou mahousse de 30 milliards sans prévoir la moindre mesure pour le combler, sont désormais considérés comme des casseurs irresponsables et dangereux. Enquête doit être menée sur cette nouvelle "mouvance terroriste".
Les droits de l'homme. Considérant que la France est reconnue comme la "patrie des droits de l'homme", celle des idéaux forgés par les penseurs des Lumières et la Révolution et Victor Hugo et tutti quanti, les débatteurs décidèrent que réexpédier comme de vulgaires colis dans l'enfer d'Afghanistan des Afghans venus se réfugier chez nous constituait une grave atteinte à l'identité nationale. En conséquence de quoi le ministre des charters initiateur du Grand Débat sur l'Identité nationale était renvoyé à ses études (ou, au choix, à servir la soupe aux clandestins de Sangatte).
Quoique le ministre Besson n'ait pas apprécié la tournure prise par le Grand Débat, il n'en fit rien savoir: la synthèse était écrite d'avance. Elle se résumait d'une phrase: les Français n'aiment pas la burqa mais adorent notre Sarkozy national.
Lu et apprécié dans le Canard enchaîné n°4647 du 18/11/2009, rubrique Plouf, article de Jean Luc Porquet
Illustration "Superdupont" de Gotlib
mardi 24 novembre 2009
Dick Annegarn à Quimperlé - 21/11/09

Samedi dernier se produisait à Quimperlé (29) un monstre de la chanson française à texte: Dick Annegarn. "Monstre" non pas pour sa taille imposante et sa carrure de rugbyman mais pour ses années de création et sa prose. Dick Annegarn impose le respect. J'ai une tendresse particulière pour cet artiste, j'ai donc pris note de cette date et me suis rendue sur les lieux.
Voilà plus de 35 ans que Dick nous émerveille avec ses chansons décalées et sa voix si particulière. Il est pourtant rare d'entendre parler de lui dans les médias. Dick Annegarn est un artiste "underground" préférant la vie de nomade et le milieu associatif aux strass et paillettes. C'est donc en homme simple qu'il s'est présenté à nous sur la scène de Quimperlé. En homme simple, ils nous a conté ses histoires. A nous grands enfants qui composions son public. Dick Annegarn est fascinant et ma place au premier rang a sans doute contribué à cet envoûtement, toute plongée que j'étais dans cette ambiance chaleureuse.
Pour cette tournée, qui fait suite à son 18ème (!!!) album "Soleil du soir" sorti en 2008 chez Tôt ou tard, il est accompagné de Barnabé Wiorowski au tuba, Jean-Pierre Soules au cor/accordéon/piano et Alain Laspeyres à la batterie et cajón. Les cuivres, déjà présents sur la tournée précédente, donnent une dimension supplémentaire à l'univers de Dick. Une certaine profondeur, une dimension nostalgique qui met la chair de poule. La complicité qui unit ces quatres musiciens est palpable et la bonne humeur est de mise. Il faut dire aussi que Dick Annegarn est un sacré bonhomme qui ne peut inspirer que de la sympathie tant il est à l'aise sur scène, bavard avec son public (ce qui est très agréable) et habité par ses instruments et ses textes. Les chansons du dernier album sont bien sûrs jouées mais de nombreux anciens titres ont aussi leur place sur cette tournée, pour la plus grande joie des connaisseurs qui redoublent d'applaudissements. Ainsi "Jacques" chanson hommage à Jacques Brel côtoie "Sacré Géranium" de son premier album,"Quelle poule pond tant" au texte oulipien donne la réplique à la magnifique "Bruxelles". Il en est de même pour "Soleil du soir" et "Mireille" que Dick nous fait vivre comme si nous avions 5 ans (et ça marche!), "Théo" correspondance imaginaire de Van Gogh et son frère précède "La limonade" nostalgique du temps où Dick Annegarn vivait sur sa péniche la Gueuse. Pêle mêle, nous avons aussi eu droit à "D'abord un verre", "Bluesabelle", "Soldat" pour le dernier album et entres autres "Bébé éléphant, "Agostinho" et "Les tchèques" pour les anciennes. Un titre en anglais a aussi été interprété et chose plus rare un titre en hollandais dont la langue nous est peu commune et dont Dick nous a traduit les grandes lignes seul au piano. Un très beau moment. "Rhapsode" pour la première fois sur scène avec cette formation n'a pas eu à rougir.
Après un rappel de 3 titres, Dick s'en est allé en nous faisant un au revoir de la main. Simple et humain. Avec l'impression d'avoir vu un ami sur scène ce soir, nous repartons chez nous le coeur léger. Dehors, il pleut, mais peu importe... nous sommes heureux.
dimanche 22 novembre 2009
"Confessions d'un linceul" Clive Barker
L'histoire:
Et si les fantômes prenaient corps? À la morgue, le médecin légiste vient de déloger la balle qui trouait le front de Ronnie. L'ouverture, bien nette, est soudain une terre promise à son esprit encore lucide. Revivre, mais comment? Le drap qui le recouvre absorbe ce qui reste de sa conscience comme un Kleenex efface les traces de larmes...
Mais peut-être vaut-il encore mieux ce revenant drapé dans son linceul que Rawhead, l'ogre dévoreur d'enfants, qui sort de terre après des siècles... Et que dire de cette statue qui s'incarne dans ses victimes, pompant leur existence, aspirant leur âme?
La critique de Mr K:
Et de trois! Ce volume est en effet le troisième d'une série intitulée Livres de sang qui réunit les nouvelles du maître britannique de l'horreur: Clive Barker. Le présent opus est très réussi, je le classerai même en pôle position par rapport à ces prédécesseurs que j'avais trouvé inégaux (ici et là). Ici nous avons affaire à cinq nouvelles d'une soixantaine de pages chacune où le suspens est maintenu de bout en bout.
L'enfant de celluloïd ouvre ce bal mortifère avec une histoire de dimension parallèle et de revenant se déroulant dans un vieux cinéma. On retrouve ici une des obsessions de l'auteur, le rapport entre réalité et fiction. Très efficace, au style enlevé, la conclusion ne manquera pas de surprendre le lecteur averti.
Vient ensuite Rawhead Rex, une des deux meilleures nouvelles de ce recueil. Un ogre pluri-millénaire est réveillé par un paysan labourant son champ et son éveil est des plus brutal. Meurtres gores, personnages cernés et tués en une page, la religion comme sauf-conduit; c'est quasiment un opéra gothique flamboyant qui se déroule devant nos yeux. Là encore, le style alerte fait merveille et la fin abrupte laisse le lecteur pantelant.
S'ensuit Confessions d'un linceul (de pornographe) qui nous narre les déboires d'un comptable injustement accusé de pornographie, revenu d'entre les morts sous la forme de son suaire pour assouvir sa juste vengeance. Une bonne première partie, juste et réaliste à souhait. Petite déception cependant quand sa réincarnation passe à l'action, limite ridicule la vengeance reste trop douce à mes yeux par rapport au crime originel. L'écriture reste fluide et agréable mais le scénario limité m'empêche de classer cette nouvelle parmi les meilleures, la plus faible de ce lot en tout cas!
Les boucs émissaires est la quatrième nouvelle de ce volume et pour moi la meilleure. Quatre jeunes gens échouent sur une île absente de toute carte, caillouteuse aux relents de pourriture. Seuls êtres vivants présents, trois moutons dans leur enclos... Une merveille de suspens mais aussi de poésie. Le lecteur flotte entre descriptions impressionnistes et passages d'action fulgurants. La chute est terrible et laisse peu de place à l'espoir. Sans aucun doute, une des meilleures nouvelles de Barker.
Débris humains clôture ce volume en nous racontant l'histoire de Gavin, gigolo au visage d'ange qui au détour d'une passe va faire la rencontre d'une statue des plus étranges. L'entrée dans le fantastique se fait ici encore plus lente avec 2/3 d'histoire d'un réalisme glauque puis une course poursuite infernale. On retrouve ici les thèmes de l'ubiquité, de pacte diabolique. Une belle réussite même si la fin est attendue et ne surprendra pas grand monde.
Une bien bonne lecture que celle-ci. Dans les mois qui vont suivre, il me restera à vous critiquer le volume 4 que j'ai dégoté il y a déjà un petit moment...
samedi 21 novembre 2009
Endors toi avec Mùm...

Mùm (prononcez "Moum") est un groupe expérimental islandais fondé en 97. Depuis, pas mal de changements ont eu lieu au sein du groupe et ils nous livrent là leur 5ème album: "Sing along to songs you don't know".
Depuis "So go sumear the poison ivy", leur précédent album, et le départ des soeurs jumelles Valtysdottir, Mùm a pris un virage plus orienté "grand public". Ce dernier opus ne fait que confirmer cette amorce. En effet après le départ de Gyða en 2002, c'est au tour de Kristen de se retirer avant "So go...". Ces voix même qui faisaient pour beaucoup le charme du groupe planent aujourd'hui comme des spectres regrettés. Pour les habitués, il faut donc opérer un temps d'adaptation et un certain "effort d'écoute" pour tenter d'oublier le Mùm "d'avant" et repartir de zéro. Dur dur...
Ici, la musique se veut plus orchestrale et les voix multiples. Fini les atmosphères mystérieuses et fantasmagoriques proches de Sigur Ros, place à de la pop électronique gentillette. Cela suffit-il?
L'album débute avec "If I were a fish" qui semble être interprété avec des instruments-jouets cristallins. Ces instruments ne nous quitterons pas au fil de l'album. Si vous n'aimez pas le premier titre, je vous le dis tout de suite, passez votre chemin. Pour les besoins de la critique, j'ai poursuivi mon écoute. "Sing along" utilise des rythmes syncopés entêtants avant de mourir dans une fin éthérée qui tranche avec les minutes précédantes et introduit assez mal "Prophecies and reversed memories" sautillant et répétitif à la limite de la nausée. "A river don't stop to breathe" à l'accent classique et arrière plan électro précède "The smell of today is sweet like breastmilk in the wind" (non on peut pas faire plus long comme titre!) à l'instru faisant étrangement penser aux accompagnements préenregistrés de synthé "boumboum chak boumboum boumboum chak". "Show me" à la base onirique se trouve gâchée par les voix à l'unisson des chanteurs, ces voix multiples typées chorale. "Hullaballabalù" nous ramène vers le Mùm des débuts mais version "popisée" et là on enrage! "Blow your nose" commence comme un air de boîte à musique et relève un peu le niveau de l'album. "Kay-ray-ku-ku-ko-kex" résonne comme une incantation reposante pour nos oreilles et notre santé mentale. "Last shapes of never" composées d'arpège de guitare annonce "Illuminated" encore une fois très chorale mais cette fois ci version canon (!!!). C'en est trop, c'est foutu, je deviens allergique! "Ladies of the new century" au piano annonce la fin de l'album telle une oraison funèbre. Mélodique et franchement écoutable mais très loin de ce à quoi Mùm nous avait habitué...
Mùm a toujours eu un style qui n'appartenait qu'à eux, un style que j'aimais vraiment beaucoup. Puis il a évolué... dans le bon ou le mauvais sens, question de goût. Pour moi, c'est terminé.
vendredi 20 novembre 2009
Censure sécuritaire
Après la pipe de Jacques Tati et la cigarette de Coco Chanel, c'est au tour des volutes de fumée sur l'affiche du film Gainsbourg, vie héroïque de Joann Sfar d'être bannies des couloirs du métropolitain par la régie publicitaire de la RATP, au nom du respect de la loi Evin contre le tabac.
"Cette affiche tombe sous le coup de la loi Evin, qui n'a pas changé même si l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité a demandé à la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, d'ouvrir des discussions en vue de l'assouplir", explique une porte-parole de la régie, Métrobus. En mai, l'ARPP avait estimé que des produits liés au tabac pourraient désormais figurer sur des publicités sous certaines conditions. Ils devaient notamment être "inséparables de l'image et de la personnalité de la personne disparue" et avoir une "finalité culturelle ou artistique". Mais Métrobus estime que cet avis "n'a pas de valeur juridique".
PAS DE FUMÉE SANS CIGARETTE
Le distributeur du film en France, Universal Pictures, souligne pourtant dans un communiqué qu'il avait "pris soin de ne faire apparaître aucune cigarette sur l'affiche". "La RATP est ainsi le seul réseau qui refuse aujourd'hui cette affiche", déplore le distributeur.
Le zèle dont fait preuve la RATP est d'autant plus surprenant que sa décision a été dénoncée vendredi par le Comité national contre le tabagisme. "Cette affiche, pas plus que celle de l'exposition dédiée à Tati ou la couverture des Mémoires de Jacques Chirac, n'a fait l'objet de la moindre démarche en faveur d'une interdiction de la part des associations mandatées pour veiller à l'application de la loi Evin", souligne le CNCT dans un communiqué.
"Avant d'être un fumeur, Serge Gainsbourg était un poète et un musicien de génie [...]. Nous gardons tous la mémoire de son visage enveloppé de volutes de fumée et il serait effectivement difficile d'imaginer de rendre compte de sa vie en dissimulant cette dimension de sa personnalité", rappelle le CNCT.
Lu sur le monde.fr
jeudi 19 novembre 2009
Frankestein vs mother nature
En surfant sans but sur le web, je suis retombé sur cette petite vidéo concernant les méfaits de l'agriculture intensive sur la biodiversité et la qualité de nos sols. Édifiant et surtout flippant. Il s'agit d'un extrait du documentaire "Alerte à Babylon" du français Jean Druon sorti en 2005. Il va falloir que Nelfe et moi le dégotions au plus vite...
