mercredi 28 octobre 2009
"Bis" de David Eagleman
L'histoire: Qu'y a-t'il après la mort? Le Paradis existe-t'il? A quoi ressemble-t'il? Avec un humour inattendu, Bis propose 40 variations sur le thème de Dieu et de l'Au-delà. Ici, Dieu est une femme; là, c'est un homme ou un couple... Ici, Il a la taille d'un microbe et ne sait pas que l'homme existe; là, Il vénère Mary Shelley et son Frankenstein. Dans l'Au-delà, vous revivez votre vie à rebours; vous devenez la personne de votre choix ou vous êtes un acteur dans les rêves des vivants... Autant de scénarios loufoques et d'hypothèses insolites qui bousculent avec optimisme nos représentations étroites et font écho aux grandes questions de l'humanité.
La critique nelfesque: Je suis assez mitigée sur cet ouvrage. L'écriture est fluide, les nouvelles sont courtes, pas plus de 4 pages. A peine le temps d'entrer dans l'histoire, de "digérer" une nouvelle, que l'on passe à la suivante. Ce premier point m'a un peu déroutée et je n'ai pas vraiment pu accrocher à certaines nouvelles que je me suis surprise à lire sans être là (en laissant mon cerveau de côté). Je suis donc passée à côté de pas mal de chroniques. Peut être aurai-je dû lire ce livre avec parcimonie, entre 2 chapitres d'un autre bouquin pour vraiment l'apprécier. C'est en tout cas ce que je conseillerai de faire aux futurs lecteurs de cet ouvrage.
Un second point m'a gêné: le thème de l'ensemble. Pour recadrer les choses et afin de faire comprendre au mieux mon point de vue, il faut savoir une chose: je suis une catholique croyante. J'ai une image assez nette de ce qu'est Dieu et à quoi ressemble l'autre côté du miroir. Que j'ai raison ou tort n'est pas la question, je m'en rendrai bien compte un jour ou l'autre quand je passerai de vie à trépas mais, au jour d'aujourd'hui, j'ai du mal à m'imaginer que Dieu puisse être un microbe ou que l'Au-delà puisse être un remake de notre vie ici bas. C'est mon éducation religieuse qui veut ça. Alors quand l'auteur utilise le "vous" ou le "nous" comme système d'énonciation, n'adhérant pas à l'idée, je ne peux m'identifier. Pas mal de chroniques m'ont donc quelque peu agacées. Celles qui trouvent grâce à mes yeux, et que j'ai trouvé vraiment pas mal, sont celles qui ont prit le partie de verser dans la SF ou, comme celle intitulée Oz, se termine sur le néant. Ces dernières sont intéressantes et originales et mériteraient d'être développer ou creuser.
Je ne peux donc pas dire si j'ai aimé ou détesté cet ouvrage. Si il n'était pas aussi hétéroclite, il aurait été plus facile de se prononcer. Pour moi il y a, dans ces chroniques, du bon, du très bon, du déjà vu et du mauvais goût évident.
mardi 27 octobre 2009
20.000 lieux sous la terre
L'histoire: Rescapée de l'expédition spéléologique de The descent, Sarah émerge seule des grottes des Appalaches, traumatisée par les événements. 24 heures plus tard, le shérif local l'oblige à redescendre sous terre afin de guider l'équipe de secours qui cherche désespérément ses cinq amies disparues. Alors que le groupe s'enfonce dans les profondeurs, Sarah commence à réaliser toute l'horreur de cette mission. Le danger qui les guette, tapi dans les ténèbres de la grotte, est encore plus féroce que celui auquel elle a survécu...
La critique nelfesque: Mouhaha hahahaha! MOUHAHA HAHAHAHA! Je crois que ça résume assez bien les 1h30 du film. J'en ai encore mal aux abdos tellement je me suis bidonnée devant ce long métrage. Bon, je ne suis pas sûre que c'était l'effet escompté par le réalisateur mais alors quel film comique! Non pas qu'il soit pourri, non franchement j'ai vu pire, mais je crois que ce film doit faire uniquement peur aux personnes peu habituées à ce genre de film. Pour les autres, dont nous faisons partie, pas de grosse surprise tant au niveau du scénario qu'à celui de la réalisation. En même temps, il s'agit d'un deuxième volet de film et on tombe rarement sur des chefs-d'oeuvre... Nous sommes allés voir celui-ci en toute connaissance de cause, juste pour le fun, pour passer un bon moment. Là dessus, je ne suis pas déçue. Le premier était assez efficace, celui-ci est une bonne série B. Les rescapées du premier se sont transformées en Rambo, les flics sont des abrutis finis à la psychologie d'huîtres naines (en admettant que ça existe...) et les monstres sont des cousins éloignés de Golum! Non, vraiment, fendard!

La critique de Mr K: 2/6. Bof bof bof. Pas vraiment d'ennui, pas de déception vu que la plupart des responsables de cette séquelle ne sont pas à l'origine du premier opus qui avait été en son temps une agréable surprise notamment dans la gestion psychologique des personnages. Ici c'est juste le néant scénaristique (beaucoup de situations virent à l'humour involontaire) et des scènes gores peu lisibles (caméra qui a une vie propre et s'agite dans tous les sens). Les acteurs jouent en free style et franchement ça laisse à désirer. Mais alors pourquoi deux points? La place était pas chère et c'est toujours bon de rire. Puis... 0.5 pt pour les créatures (on visite même leurs toilettes!!!) et 0.5 pt pour la jolie frimousse de l'héroïne. Bref aucune originalité et film à ranger dans les série B regardables entre amis en fin de soirée bien arrosée!
The Descent - Part 2 - Bande Annonce VF
lundi 26 octobre 2009
Bon, tu vas te lever oui!?
Rappelez-vous de ce tube variétoche de 1986: "Eve lève-toi". Il a été numéro 1 du top 50 et même enregistré en anglais sous le nom de "Listen to your heart" (aucun lien, fils unique...) qu'il faut à mon avis essayer de dégoter pour continuer à mener sa vie correctement!
Je vous laisse admirer ce clip made in 80's avec une Julie Piétri à la coiffure choucroutée (oui je suis jalouse!) face à un cobra très très méchant visiblement mort ou en plastique! Quel courage! Quand Julie Piétri débarque dans les rues de Tunisie, le peuple se met à danser. C'est magique!
Avant de vous quitter, je ne peux résister à l'envie de vous faire découvrir ce magnifique commentaire de christofor posté sur Dailymotion:
"Cet hymne donne envie de procréer, c'est un poème d'une grande beauté qui m'émeut.
Eve
a retrouvé son empire : le Christ, postérité de la femme a écrasé la
tête du serpent de bible qui lui avait conquis son empire. Si tu crois
en Jésus-Christ crucifié, enseveli puis ressuscité tu seras sauvé en
rejoignant la postérité d'Eve rachetée par le fils de Marie et de Dieu !"
Ben là, moi j'ai qu'une seule chose à dire: "WAHOU!" (Oh putain...)
dimanche 25 octobre 2009
L'Insolent à Quimper - 24/10/09
Nous avons passé un très bon week-end quimpérois. Le temps a passé et ça faisait bien plaisir de retourner sur les lieux du crime. C'était l'occasion d'aller à un festival à la programmation alléchante et de revoir les copains. Après un apéro avec les membres de la "Cap-Horn team", nous nous sommes dirigés vers le parc des expositions de Quimper non sans avoir laissé la R25 dans le parking du guitariste solo attitré des Time Killers.
Arrivés devant les portes du site, bonne surprise: nous étions parmi les premiers, ouverture des portes à 19h. Après une quinzaine de minutes d'attente, nous débouchions dans l'antre! Le morfallou que je suis, découvrit avec satisfaction la présente de stands de bouffe. La déception fut grande quand nous allâmes pendant le premier concert y faire un tour. Pour 5 euros le sandwich avec frites, on avait droit à une portion froide aux ingrédients douteux et pas cuits! Ça sent l'escroquerie à plein nez! Le bar présent dans la salle ne relèvera pas le niveau proposant du coca sans bulles et, selon les habitués, de la bière allongée à l'eau. La salle en elle même est plutôt agréable, suffisamment vaste pour qu'on puisse s'isoler et profiter des concerts au maximum malgré la présence forte (voir pesante!) d'individus avinés et jeunes de surcroît. Le public mixait des personnes de tout âge et l'ensemble resta plutôt bon enfant. Pour finir, l'acoustique ne s'est pas révélée phénoménale et les techniciens parfois défaillants. Mon avis est assez mitigé concernant l'organisation de l'évènement mais qu'en est-il du plus important: les concerts?
Après une demi heure d'attente, commence le concert de Yodelice. Les lumières se tamisent et résonnent les premières notes. Ça commence par une bonne impression. 3 membres dont un guitariste assez exceptionnel. Un violoncelle aux accents beattlesiens et une rythmique bien 70's. Le chanteur a une voix intéressante et les solos de guitare sont autant d'envolées à la gloire d'Hendrix ou de Franck Zappa. On s'est regardé avec Nelfe en se disant:" C'est pas mal du tout!".
Malheureusement, le soufflé retombe rapidement. 3 chansons seulement après le début du set. Band efficace, mais les morceaux se suivent et se ressemblent. Certes musicalement c'est carré mais l'inspiration n'est pas vraiment au rendez-vous créant rapidement chez moi un sentiment d'ennui. Calibré pour marcher. C'est à ce moment fatidique que nous avons prit une décision fâcheuse: essayer les sandwichs des stands. Le reste vous le savez déjà.
20 minutes après la fin du précédant débute le set de Naïve New Beaters sans conteste la révélation de la soirée doublée du titre de dauphin de meilleur performance de la soirée. Difficile de les résumer en quelques mots si ce n'est 3 gars super carrés et un "one man show" déjanté du chanteur. Ce groupe propose une musique festive à base d'électro/sample sur laquelle viennent se superposer les riffs du guitariste.
Véritables performers, le trio humoristique se double d'une énergie folle et de titres qui s'enchaînent à la perfection provocant des pulsions déhanchatoires irrésistibles dans le public. L'heure de concert a passé très vite et nous avons prit conscience que nous avions assisté à un méga show.
Tout aussi rapidement est arrivé le phénomène yougoslave Emir Kustirica et le No smoking orchestra. C'était une première pour Nelfe. Grands amateurs des films de Kusturica et écoutant régulièrement les BO et les albums du groupe, nous attendions avec impatience le concert. Comme toujours le show était au rendez-vous, l'énergie très communicative. Les musiciens assurent et le public est mis à contribution. Nous avons regretté le son fouilli de l'ensemble qui ne faisait pas honneur aux morceaux. Comble de la déception, le massacre de notre titre préféré "Bubamara" tiré du film "Chat noir, chat blanc". Nous lui avons décerné la 3ème place sur le podium des meilleurs concerts. Une petite pointe de regret.
Point culminant de la soirée: Le Peuple de l'herbe. C'était la raison principale de notre présence à ce festival et nous n'avons pas été déçus. Voilà un groupe de dub que nous apprécions particulièrement depuis longtemps. Le spectacle nous a laissé sans voix (sans pour autant la perdre) tant l'énergie était au rendez-vous: enchaînement rapide et jeu de scène étudié. Le rapport au public était fusionnel et une vague s'est formée pendant plus d'une heure dans l'assistance. Le son était excellent et les déhanchements là encore frénétiques malgré un début de fatigue. C'est le meilleur concert de la soirée!
Crevés mais heureux, nous sommes partis sur cette bonne note, sans voir Rinôçérôse sans réels regrets même si nous sommes assez amateurs. Nous avons terminés la soirée tranquillement en retrouvant les copains.
La programmation était à la hauteur mais ce n'est pas un festival que je conseillerai pour les esthètes et les amateurs chevronnés. Défauts techniques et public parasite viennent un peu gâcher le plaisir. Les performances live par contre étaient puissantes et les groupes ont assuré.
jeudi 22 octobre 2009
Buridan vs Sarkozy
S'il y a bien quelque chose de clair dans la politique gouvernementale depuis l'avènement de tsar-kozy, c'est que l'hyperprésident a "Le Prince" de Machiavel comme livre de chevet et qu'il a fait de "Diviser pour mieux régner" le principe fondateur de sa pratique du pouvoir. Certes, ce n'est pas nouveau mais cette technique est poussée à son paroxysme depuis 2007: fonctionnaires vs privé, producteurs vs distributeurs, racailles vs forces vives de la nation etc... Voici une illustration "piquée" dans ma salle des profs qui pourrait être un embryon de solution...

Auteur non répertorié, merci l'ami pour cette idée lumineuse mais malheureusement utopique
mercredi 21 octobre 2009
Le miroir de Ghinzu
A la vue de la pochette du dernier album de Ghinzu, on s'attend à un joyeux bordel, un champs de bataille musical, un univers plein d'énergie. A l'écoute, on est plus modéré.
"Mirror Mirror"
est le 3ème album de ce groupe déjanté en provenance de Bruxelles. Le
cap du 3ème album est toujours délicat. Pour les journalistes, les
premiers sont considérés comme une révélation, les seconds confirment
ou déçoivent et les 3ème sont souvent ceux de la maturité. Que dire de "Mirror mirror"? Est-ce l'album de la maturité de Ghinzu? Une chose est sûre, il tranche radicalement avec son prédécesseur, le sublimissime "Blow" aux envolées prog' et à la charge émotionnelle importante. Par ce fait, il peut décontenancer les addicts du groupe. Là où "Blow", il y a déjà 5 ans, nous faisait planer et nous prenait aux tripes, "Mirror mirror" nous ramène sur terre...
Exit les solos de piano, pourtant marque de fabrique de Ghinzu et évocateurs pour l'auditeur. Place à un rock plus conventionnel mais tout de même efficace. Tour à tour kraftwerkien dès l'ouverture avec "Cold love", très inspiré de "Enjoy the silence" de Depeche Mode sur un "Take it easy", très probablement futur tube radio, et patiné de Franz Ferdinand ou encore The Strokes sur des titres comme "Mirror mirror", cet album surprend par son côté skyzophrénique passant de l'hyperactif brut au calme relaxant. La rythmique se fait plus appuyée, les sons saturés et les claviers en retrait. Nous retrouvons tout de même la douceur du piano hypnotique et la patte de Ghinzu sur des titres comme "Dream Maker".
"Mirror mirror", bien qu'en dessous de "Blow", reste tout de même un bon album de rock dont les titres s'accomodent très bien en live grâce à l'énergie de John Stargasm. En attendant, il s'écoute avec plaisir dans différentes situations tant il revêt différentes facettes. Pas l'album de l'année, ni la méga claque attendue par certains mais une bonne galette énergique et tonifiante.
mardi 20 octobre 2009
"Le retour à la terre" de Larcenet / Ferry
L'histoire: Que se passe-t-il lorsqu'un natif de Juvisy, riante bourgade de la
banlieue parisienne, part s'installer à la campagne au milieu des
veaux, vaches, cochons ? Au minimum, un énorme choc culturel. Il faut
apprendre à parler le patois, découvrir les effets de l'alcool local et
surtout se désintoxiquer du périf.
La critique nelfesque: Lecteurs de ce blog, lisez tout de suite "Le retour à la terre" si ce n'est pas encore fait! C'est un ordre!!! Un ordre parce que je n'ai jamais lu une BD aussi marrante, subtile et vraie. C'est un vrai bonheur de suivre l'évolution de la vie de Manu Larssinet (double BDesque du dessinateur Larcenet) et Mariette: leur installation définitive à la campagne et toutes les petites questions de logistique que cela engendre, leur envie de bébé, la naissance de la petite Capucine... On se retrouve dans toutes les étapes de la vie de ce jeune couple, on en sourit avec tendresse et on se poile franchement.
Les personnages sont excellents. Ma petite préférence va à Madame Mortemont, mamie à blouse bien campagnarde (le genre de mamie qui s'éteint peu à peu à mon grand regret... le genre de mamie qui a de magnifiques toiles cirées à fleurs sur sa table de cuisine et qui cultive ses radis) qui se révèle être une formidable commère au grand cœur.
A titre personnel, je n'ai pas pu m'empêcher de me voir sous les traits de Manu car son retour à la terre est un peu le notre qui avons emménagé il y a quelques mois en pleine campagne (quand même moins reculée que la leur). Leur chat Speed est aussi dans notre entourage... Nous sommes cernés!
"Le retour à la terre" est une BD qui donne la pêche et file le sourire. Je la conseille vivement! Un vrai coup de cœur!

La critique de Mr K: Superbe découverte que ces cinq volumes. J'ai découvert Larcenet un peu par hasard plus jeune lorsque je m'achetais Fluide Glaciale. Puis ce fut le choc avec la série Le combat ordinaire qui m'a mis la larme à l'oeil plus d'une fois. Une amie à nous s'est alors donnée pour mission de nous faire découvrir Le retour à la terre du même auteur. Le ton est beaucoup plus léger et les personnages croustillants. J'ai particulièrement apprécié le chat Speed, une merveille de matou râleur, l'ermite (ersatz du cousin-machin complètement barré et limite magicien parfois) qui distille ses conseils au héros. Mais le summum est atteint avec Mme Mortemont condensé de tout ce que la campagne peut générer comme personne âgée: méfiante, commère, râleuse, parlant un patois incompréhensible (sauf par les nouveaux nés!) mais finalement généreuse, altruiste et attachante. Un bon bol d'air frais que cette BD qui nous propose une approche intelligente, sensible et drôle d'un changement de vie radical. À lire et à relire!
lundi 19 octobre 2009
Actualités félines

Le chat le plus cool du monde ou la souris la plus courageuse? Aux lecteurs du blog de trancher tant cette photo revêt un caractère exceptionnel. L'auteur du cliché Geoffrey Robinson a vraiment eu du nez. Vous admirerez la posture pleine de noblesse du rongeur, regardant droit dans les yeux son prédateur naturel, prêt à lui mettre la pâtée (sans mauvais jeu de mot) ou à lui faire un bisou. Quant au félin, au delà de son poil long lui conférant une classe naturelle, son regard reste impénétrable: en a-t'il rien à faire? S'est-il trouvé une nouvelle copine? Va-t-il la bouffer sans vergogne malgré cette célébrité naissante? L'histoire ne le dit pas!
Mr K
Délinquants félins: les chat-iments.
Dans le petit village de Raze, en Haute-Saône, ce ne sont pas les jeunes qui posent le plus de problèmes, ce sont les chats! Regroupements de chats errants en bas des immeubles, nuisances insalubres, excréments, vomissures etc. La situation est devenue ingérable. Excédés par la recrudescence des délits félins, les habitants ont signé une "requête à l'intention des pouvoirs publics". Après plusieurs semaines d'enquête "approfondie", un dossier d'une centaine de pages a été déposé à la mairie par un gendarme à la retraite exigent une solution radicale. Entre prévention de la délinquence et castration chimique des récidivistes, la mairie devra faire preuve de fermeté!
Brève tirée de Marianne n°651.
dimanche 18 octobre 2009
Didier Super chante la merde des autres

Le nouvel album de Didier Super sort demain et je peux vous dire d'ors et déjà que c'est du lourd! Du très lourd!
Didier Super, on aime ou on n'aime pas mais une chose est sûre, une fois qu'on connait son existence, on ne peut pas rester indifférent. Du politiquement incorrect, du méchamment gratuit, de l'humour 56ème degrés: voilà ce que nous propose ce "bouffon" de la chanson française.
Pour ce 4ème album, Didier Super, accompagné de son groupe "Zeu Discomobile", nous propose des reprises très axées années 80. Pour massacrer des standards, ils n'y vont pas avec le dos de la cuillère! A grand coup de punk, de ska et avec un zeste de reggae, cette joyeuse bande de branleurs revisite des tubes sur lesquels on a moové notre body plus d'une fois dans les communions, mariages, baptêmes et autres Bar Mitzvah...
- Belle île en mer (Laurent Voulzy)
- La boum (BO du film du même nom)
- J'ai oublié de vivre (Johnny Hallyday)
- Nuit de folie (Début de soirée)
- Une femme avec une femme (Mecano)
- Lemon incest (Serge Gainsbourg)
- Que je t'aime (Johnny Hallyday)
- Les démons de minuit (Image)
- Femmes je vous aime (Julien Clerc)
- T'en vas pas (Elsa)
- Hallelujah (Leonard Cohen)
- Yesterday (The Beatles)
- Ethiopie (Chanteurs sans frontière)
- J'ai encore rêvé d'elle (Il était une fois)
- Les yeux revolver (Marc Lavoine)
- Still loving you (Scorpions)
- Comme d'habitude (Claude François)
Oui, ils ont osé s'attaquer à la variété française et internationale! Et ça fait du bien! Didier Super dépoussière ces vieux tubes du grenier et en fait des titres courts et incisifs (jamais plus de 2 minutes), bourrés d'énergie et bourrés tout court. Mettre ce "CD de merde" dans votre lecteur signifie ne plus contrôler son corps pendant 30 minutes. Vous allez danser comme des fous, rire aux éclats et prendre une claque de bonne humeur.
Alors? Prêts pour la transformation?
samedi 17 octobre 2009
"L'empire des esprits" de Clifford D. Simak
L'histoire:
Après trente ans de journalisme, Horton Smith rentre au bercail. Un coin paumé où rien ne semble avoir changé. Et pourtant! Quelles sont ces étranges apparitions? Don Quichotte et Sancho Pança, des personnages de BD... Et ce n'est pas tout: un vieil ami historien a laissé un incroyable écrit posthume. D'après lui, l'espèce humaine est appelée à disparaître et celle qui lui succédera est déjà parmi nous: des créatures nées de nos pensées, de nos rêves.
Horton n'est pas le seul à se poser des questions; le Diable lui-même est perplexe. Mais pas pour les mêmes raisons: la pauvreté des rêves humains le désole, le monde des esprits est peuplé d'êtres sans intérêt! Qu'à cela ne tienne, lui ne manque pas d'imagination...
Horton pourra-t-il, sans passer pour un fou, prévenir ses semblables du réel danger qui les guette?
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La critique de Mr K:
Suite à la désolation qu'avait suscité en moi ma dernière lecture (sacré Michel!), je me suis décidé de retourner au genre que je préfère en ce moment à savoir un p'tit bouquin de SF. En plus, Simak est un auteur que j'adore notamment pour le classique Demain les chiens. La quatrième de couverture était engageante, c'est d'ailleurs pour cela que j'avais fait l'acquisition du présent volume lors de notre dernière visite à Emaüs-Rédéné. Les mélanges littéraires entre mythe et réalité, personnages réels face à face avec des chimères de l'esprit donnent souvent lieu à des rencontres littéraires intéressantes.
Je dois avouer que cette fois ci, ce n'est pas complètement réussi mais pas complètement raté non plus: je m'explique. L'histoire est bien menée et l'écriture de Simak toujours aussi gouleyante et attractive. Cependant, le récit a tendance à s'embrouiller et perd rapidement en chemin le lecteur. Quelques incohérences rajoutent au manque de crédibilité qui ne fait qu'augmenter au fur et à mesure de la progression dans l'ouvrage. D'où un double sentiment: une idée de départ excitante avec 50 premières pages mélangeant réalisme pur jus et apparition par touches impressionnistes d'éléments d'ordre surnaturel (la meilleure partie du roman). Puis ensuite, le glissement de plus en plus prégnant dans une dimension plus ou moins parallèle et la rencontre avec des êtres bien étranges (moins réussi car partie fouillis, parfois puérile et finalement pénible à lire).
Une demi déception donc qui n'est pas indispensable de lire et qui restera dans ma mémoire comme un livre de passage, qu'on lit pour passer le temps à la gare en attendant son train (sauf que pour le coup, je l'ai lu au plummard le soir pendant que Nelfe faisait sa no-life sur le net!).