simakL'histoire:

Après trente ans de journalisme, Horton Smith rentre au bercail. Un coin paumé où rien ne semble avoir changé. Et pourtant! Quelles sont ces étranges apparitions? Don Quichotte et Sancho Pança, des personnages de BD... Et ce n'est pas tout: un vieil ami historien a laissé un incroyable écrit posthume. D'après lui, l'espèce humaine est appelée à disparaître et celle qui lui succédera est déjà parmi nous: des créatures nées de nos pensées, de nos rêves.

Horton n'est pas le seul à se poser des questions; le Diable lui-même est perplexe. Mais pas pour les mêmes raisons: la pauvreté des rêves humains le désole, le monde des esprits est peuplé d'êtres sans intérêt! Qu'à cela ne tienne, lui ne manque pas d'imagination...

Horton pourra-t-il, sans passer pour un fou, prévenir ses semblables du réel danger qui les guette?

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La critique de Mr K:

Suite à la désolation qu'avait suscité en moi ma dernière lecture (sacré Michel!), je me suis décidé de retourner au genre que je préfère en ce moment à savoir un p'tit bouquin de SF. En plus, Simak est un auteur que j'adore notamment pour le classique Demain les chiens. La quatrième de couverture était engageante, c'est d'ailleurs pour cela que j'avais fait l'acquisition du présent volume lors de notre dernière visite à Emaüs-Rédéné. Les mélanges littéraires entre mythe et réalité, personnages réels face à face avec des chimères de l'esprit donnent souvent lieu à des rencontres littéraires intéressantes.

Je dois avouer que cette fois ci, ce n'est pas complètement réussi mais pas complètement raté non plus: je m'explique. L'histoire est bien menée et l'écriture de Simak toujours aussi gouleyante et attractive. Cependant, le récit a tendance à s'embrouiller et perd rapidement en chemin le lecteur. Quelques incohérences rajoutent au manque de crédibilité qui ne fait qu'augmenter au fur et à mesure de la progression dans l'ouvrage. D'où un double sentiment: une idée de départ excitante avec 50 premières pages mélangeant réalisme pur jus et apparition par touches impressionnistes d'éléments d'ordre surnaturel (la meilleure partie du roman). Puis ensuite, le glissement de plus en plus prégnant dans une dimension plus ou moins parallèle et la rencontre avec des êtres bien étranges (moins réussi car partie fouillis, parfois puérile et finalement pénible à lire).

Une demi déception donc qui n'est pas indispensable de lire et qui restera dans ma mémoire comme un livre de passage, qu'on lit pour passer le temps à la gare en attendant son train (sauf que pour le coup, je l'ai lu au plummard le soir pendant que Nelfe faisait sa no-life sur le net!).