Cafards at home

Le capharnaüm éclairé

mardi 30 juin 2009

Travailler moins mais plus longtemps!?

retraite

Dessin de Lasserpe extrait de son site

Posté par Mr K à 22:30 - Les actualités du bazar - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 29 juin 2009

Coraline au pays des merveilles

coraline_afficheL'histoire: Coraline Jones est une fillette intrépide et douée d'une curiosité sans limites. Ses parents, qui ont tout juste emménagé avec elle dans une étrange maison, n'ont guère de temps à lui consacrer. Pour tromper son ennui, Coraline décide donc de jouer les exploratrices. Ouvrant une porte condamnée, elle pénètre dans un appartement identique au sien... mais où tout est différent. Dans cet Autre Monde, chaque chose lui paraît plus belle, plus colorée et plus attrayante. Son Autre Mère est pleinement disponible, son Autre Père prend la peine de lui mitonner des plats exquis, et même le Chat, si hautain dans la Vraie vie, daigne s'entretenir avec elle. Coraline est bien tentée d'élire domicile dans ce Monde merveilleux, qui répond à toutes ses attentes. Mais le rêve va très vite tourner au cauchemar. Prisonnière de l'Autre Mère, Coraline va devoir déployer des trésors de bravoure, d'imagination et de ténacité pour rentrer chez elle et sauver sa Vraie famille...

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La critique Nelfesque: Quel chouette moment de cinéma! Un film d'animation comme on aimerait en voir plus souvent s'adressant aussi bien aux enfants qu'aux adultes. Enfin... je mets un bémol pour les enfants car il n'est pas à mettre devant tous les petits yeux! Ma petite voisine de salle obscure doit encore en faire des cauchemars, après avoir pleurer plus de la moitié du film (la pauvre...). Ici, on est bien loin du monde enchanté de Nicolas et Pimprenelle, l'ambiance est noire mais poétique. Les décors sont sublimes, la musique aussi et le ton est juste. Nous ne sommes pas dans le gnangnan conventionnel et le niais qu'on donne d'ordinaire aux enfants. "Il faut savoir se contenter de ce que l'on a" semble être la morale de l'histoire. "Tout ce qui brille n'est pas d'or" conviendrait aussi... Dans ce monde basé sur la consommation, j'aime voir des productions qui montrent d'autres valeurs que celles de l'apparence.

Petite remarque en passant: regardez bien le "vrai" papa de Coraline! Perso, il me fait furieusement penser à Vincent Lindon!

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La critique de Mr K: 6/6. Excellent moment de cinéma. Au diable la 3D et autres moyens d'animation dits "modernes", vive la "stop-motion", technique déjà éprouvée sur des classiques comme Chicken Run, L'étrange Noël de Mr Jack et Les noces funèbres. En allant voir ce métrage, c'est une variation autour d'Alice au pays des merveilles qui s'offre à nous. Un monde parallèle au premier abord merveilleux mais qui peu à peu montre ses limites, ses non-dits et finalement son aspect cauchemardesque. A ce propos, on ne peut pas dire que ce soit un film à conseiller aux plus jeunes vu les réactions de certains môme dans l'assistance, spéciale dédicace à la petite fille "terrorrifiée" qui se trouvait dans le rang derrière nous. Un univers déviant donc mais débordant de poésie et de finesse. Ainsi, nous ne nous retrouvons pas devant une énième histoire d'enfant malheureux où la fin transpire la guimauve (si si c'est possible) mais devant une oeuvre réellement décalée, underground qui ne prend pas nos chers têtes blondes et nous même pour des c... . Pour ma part, j'ai particulièrement apprécié le personnage du Chouminou, l'ambiance déliquescente du monde parallèle et la frénésie de couleurs et d'animations loufdingues composant cette oeuvre. L'humour est présent du début à la fin et fait mouche à chaque fois, histoire de contrebalancer le malaise qui s'installe. A voir absolument!


Coraline - Bande Annonce du Film -

Posté par Nelfe à 19:43 - La Kinoton du projectionniste - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 26 juin 2009

Mickey et Pluto en deuil

neverland

Michaël est mort aujourd'hui...
Ca fait plusieurs années que nous n'écoutons plus de Michaël Jackson à la maison mais d'un seul coup des souvenirs de départs en vacances avec l'album "Bad" à fond dans mon Walkman me reviennent. Oui j'étais très jeune et j'avais déjà un Walkman! Je suis une fille unique pourrie gâtée! Bouuuuuuuuh, pas bien!

Je profite de l'occasion (charmante cette forumulation...) pour poster l'excellent clip "Thriller" qui a fait aimer les films d'horreur à Mr K (précocement gore... ça promettait déjà...).
Je ne m'étends pas plus sur la vie de Michaël Jackson. Tout le monde sait qu'il était le roi de la pop et quelques fans vont sûrement se suicider... "Les meilleurs partent en premiers", je n'irai pas jusque là, il a quand même eu de sacrés démélés avec la justice pour avoir fait du touche pipi avec des enfants... Mais bon, en même temps, qui n'a jamais joué avec le zizi de son bébé!?

J'décoooooooooonne!

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Posté par Nelfe à 19:20 - Les actualités du bazar - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 25 juin 2009

Ils voient la vie en bleu...

"Tiens! Et si on essayait de battre le record du rassemblement du plus grand nombre de Schtroumpfs au monde!?"

C'est ce que se sont dit les étudiants de Swansea au Pays de Galles. Ils en ont de drôles d'idées! En même temps, quand on est étudiant, on a des tonnes d'idées bizarres!
La ville de Swansea est donc devenue bleue le 9 juin dernier, grâce à 2.510 personnes réunies en boîte de nuit et peinturlurées des pieds à la tête.
L'évènement a été homologué à 1h du matin après que tous les Schtroumpfs ont été contrôlés pour vérifier qu'aucune parcelle de peau naturelle n'était visible.

Schtroumpfs

Le précédent record était détenu par Castleblayney en Irlande avec 1.253 Schtroumpfs.

Ca vous dit, une Schtroumpfs party?
"Nous sommes les petits Schtroumpfs, lalalala Schtroumpfs..."

Posté par Nelfe à 17:19 - Les actualités du bazar - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 24 juin 2009

"L'arbre des possibles" Bernard Werber

arbredespossibles1L'histoire:

Vingt petites histoires sous forme de contes, de légendes, de mini polars.

Bernard Werber nous offre avec L'Arbre des possibles des récits fantastiques où les dieux vont à l'école pour apprendre à gouverner les peuples, où les objets sont soudainement remplacés par leurs noms, où les gens ne savent compter que jusqu'à 20, où l'on part en vacances au XVIIIème siècle sans oublier de se faire vacciner contre la peste...

La critique de Mr K:

Belle déception que ce livre dégoté à Emaus perdu qu'il était entre deux Stephen King. Pourtant, l'idée était originale, voici ce qu'en dit l'auteur dans sa préface: après mon premier roman j'ai eu envie d'entretenir ma capacité d'inventer rapidement une histoire en consacrant une heure le soir à la rédaction d'une nouvelle. Cela me détendait de ma matinée consacrée à l'écriture de "gros romans".

Autant j'ai adoré certains de ces romans notamment Les thanatonautes que j'avais littéralement dévoré trouvant son écriture à la fois accessible et très évocatrice, autant la lecture de cet opus m'a laissé un goût amer dans la bouche. Dans ce volume de nouvelles, pour moi Werber s'est complu dans la facilité. Autant vous le dire tout de suite; l'ensemble est très inégal, les deux tiers des récits présentés sentant l'escroquerie intellectuelle et littéraire. Ca sent la redite  au niveau des thèmes abordés qui ont déjà été traités et de manière bien supérieure par de grands auteurs de littérature américaine des années 50 à 80 dont Matheson, Dick et consorts. A force de ne faire qu'effleurer les sujets qu'il aborde, j'ai senti une frustration grandir et finalement une certaine colère envers un écrivain que je respecte. En cela la nouvelle Le totalitarisme douceâtre est un parfait exemple: Werber s'attaque à trop gros (en l'occurence Orwell et Ticson) et nous livre une dénonciation de la société du spectacle tout juste digne d'un raisonnement de lycéen acnéïque fils de médecin qui s'érige contre un monde désespérant... Si si, je vous assure, Werber peut se révéler puéril, je lis suffisament de copies de cet acabi pour en plus m'en farcir pendant mes lectures-loisir!

Cependant quelques textes sortent du lot par un traitement beaucoup plus approfondi et des dénouements parfois surprenants. Ainsi la nouvelle intitulée Noir m'a totalement estomaqué par sa fin tout à fait inattendue et son univers quasi onirique, proche des récits de chevalerie d'antan et du conte de fée. Plusieurs nouvelles proposent des thèmes intéressants. Un monde trop bien pour moi est un excellent texte où là encore la fin sonne le glas de toute certitude pour le lecteur. Un homme vit dans un futur proche où les objets parlent ce qui commence à l'agacer terriblement, il va rencontrer une femme qui va à jamais bouleverser sa vie et lui révéler un secret terrifiant. Je ne spoilerai pas, je peux juste vous dire que la révélation finale est digne d'un film à la Seven.

Reste des textes convenables mais sans réelle surprise et approfondissement comme Transparence, La dernière révolte, Attention: fragile, Du pain et des jeux dont les idées de départ sont vraiment malines mais que l'auteur semble avoir seulement survolé. Alors certes, j'ai lu ce livre assez rapidement avec parfois un certain plaisir mais de là à le recommander... il y a un pas que je ne franchirais pas. A réserver aux fans et uniquement à eux.

Posté par Mr K à 19:04 - Des mots sous nos yeux - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 23 juin 2009

Envies de meutres

Il est des saisons heureuses et douces, où tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes... Et puis, y'a des jours à chier comme hier et aujourd'hui où tour à tour vous avez envie d'exploser la gueule à votre ancien proprio qui n'arrête toujours pas de vous chercher des noises (et là, je reste poli) et celle de votre patron qui pour couvrir sa propre incompétence en rejette la faute sur votre tronche par le biais de remarques acerbes et totalement dénuées de fondement.

Je me plais à rêver dans ces moments là à me métamorphoser en la créature décrite dans ce clip de Cavalera Conspiracy (vus l'année dernière au Hellfest), les tripes répandues sur les murs en plus! Ils feraient bien moins les fiers tous ces cons! Mais pour le coup, je crois que je perdrais mon boulot... Voilà, c'est dit, ça fait du bien et rassurez vous chers lecteurs, dès demain je serais de nouveau redevenu normal...


Official Cavalera Conspiracy "Sanctuary" 

Posté par Mr K à 19:33 - Les actualités du bazar - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 19 juin 2009

Fermé cause bon temps!

paris

A lundi!

Posté par Nelfe à 12:47 - Les actualités du bazar - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 18 juin 2009

Djésusse en pleine face... mais pas que!

OH MON DIEU!!! Je viens de tomber sur un truc... affligeant!

Je me rends compte qu'il n'y a pas vraiment de catégorie adéquat (comme Sheila) dans ce blog donc par défaut je le mets dans les "lundis au soleil" (même si on est pas lundi, jsuis une rebelle!) mais là on est bien loin du kitch qu'on vous propose d'habitude, on est dans le mauvais goût... Le vrai de vrai! Le 100%!

Il faut d'abord que je ressitue un peu l'affaire. On est en 2008 et l'émission Secret Story 2 va bientôt être lancée. Dans cette cage de zoo vont se côtoyer l'homme aux 780 conquêtes, un faux couple, un médium, une princesse, un couple lesbien, un croque mort... Et, cerise sur le gâteau... un prêtre!!!
Le but du jeu, pour ceux qui ont la chance de ne pas connaître ce programme, est de démasquer les secrets de chacun.
Par curiosité malsaine, je regarde le lancement de ce jeu "passionnant" (oui je sais, j'ai honte...) et je suis effarée!

Comment peut-il y avoir un prêtre dans ce casting de prostituées et acteurs porno!? AU SECOURS! Je lâche bien vite cette émission, point trop n'en faut!

Et puis là, 1 an plus tard, je tombe sur un clip (que dis-je "le nouveau clip", donc y en a eu d'autres au doux noms de "Nettoie ton vinyle" et "Je reviendrais" (non, pitié, pas ça!)... help me...) de Laurent Lenne, le fameux prêtre. Et là, je vous laisse juge de la pertinence de son témoignage de sa rencontre avec Dieu ainsi que de son illustration parce que là, franchement, les mots me manquent...


Laurent Lenne, "En pleine face"

Posté par Nelfe à 14:26 - Les lundis au soleil - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 15 juin 2009

Inflation

billet_argent_crise_f_9254bLes morts gênent franchement les vivants, dans une banlieue de Taïwan. Les parents des défunts ont coutume de brûler des billets factices pendant les fêtes et les enterrements. Les "billets de l'enfer" sont destinés à assurer l'ordinaire du cher disparu dans l'au-delà. Les marchands de billets qui opèrent autour du temple de Lungshan ayant expliqué aux familles que l'inflation sévissait aussi chez les trépassés, les bûchers sont de plus en plus volumineux. Et l'air est devenu irrespirable. L'an dernier, les responsables du temple ont banni cette pratique sous la pression d'associations écologistes, suscitant l'ire des familles: les esprits n'arrivaient plus à joindre les deux bouts. L'interdiction a été levée. Plus de 100 riverains secoués de quinte de toux ont manifesté le mois dernier pour en demander le rétablissement permanent.

Far Eastern Economic Review, Hong Kong

Posté par Mr K à 17:11 - Delirium tremens - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 12 juin 2009

"Une course d'enfer" Clive Barker

course_enferCe recueil de nouvelles est le deuxième volume de la série "Livre de sang" du génial créateur de la série de films déviants Hellraiser, le 1er opus avait déjà été critiqué ici. Cette fois ci, nous nous retrouvons face à cinq textes plus ou moins courts et disons-le franchement très inégaux.

Terreur: Ou l'histoire d'un étudiant dont le sujet de recherche est la terreur et qui s'efforce de confronter ses cobayes à leurs plus grandes peurs afin d'en tirer des règles et peut-être une solution à sa propre phobie. Cette nouvelle est une véritable réussite avec un suspens ménagé à souhait, une écriture simple et directe. D'un concept simple au départ, le récit nous confronte à une réalité qui dérape jusqu'à révélation finale qui n'est pas sans rappeler les finals "moralisants" des Tales from the crypt dont je raffole!.

Une course d'enfer: Une course de demi-fond est organisée dans les rues de Londres. Ce que les coureurs et le public ne savent pas, c'est que les enjeux dépassent l'exploit sportif mais qu'il s'agit d'une épreuve disputée tous les 100 ans opposant la race humaine à un représentant des enfers qui s'il venait à gagner, plongerait la terre dans la fureur et le chaos. Récit sportif teinté de fantastique, le mélange est assez savoureux et les rebondissements nombreux au détour des foulées de Joël, héros black d'un jour et des actes qui se trament autour de la course. L'écriture est là encore basique et les amateurs de détails anatomiques seront comblés tant les "possessions-transmutations" sont détaillées et disons-le franchement, ragoutantes! Pour moi, la meilleure histoire de ce recueil, tant l'écrivain nous accroche et qu'il est impossible de s'en détacher avant d'en avoir terminé avec cette nouvelle tout en contraste entre espoir et fatum inéluctable.

Le testament de Jacqueline Ess:
Du jour au lendemain, une femme désespérée découvre qu'elle peut remodeler à volonté la matière humaine. Elle se venge de son mysogine de mari et cherche à contrôler ce "pouvoir". On retrouve ici les thèmes de prédilections que Barker avait abordé dans Hellraiser à savoir les liens entre sang et sexe, ivresse du pouvoir et perdition de l'être. Force est de constater que le résultat est faiblard, la psychologie des personnages à peine ébauchée voir simpliste et l'ensemble n'est qu'un prétexte à une accumulation de descriptions gores sans véritable intérêt. Intéressant pour des étudiants en médecine et encore...

Les démons du désert:
Un automobiliste malchanceux se retrouve embarqué dans une véritable guerre entre une petite ville perdue dans le désert de l'Arizona et une horde de démons. Mais que veulent-ils? Au fur et à mesure de l'histoire, nous apprendrons les origines de ces raids contre les humains et même les origines des hommes et des femmes. La deuxième meilleure nouvelle de ce tome tant les révélations sont surprenantes et où le "switch" final est tout bonnement terrible. On retrouve ici le Barker sensible, posé et déroutant (y'a tout de même quelques scènes bien "salées"!).

Nouveaux assassinats dans la rue Morgue: Inspiré de la nouvelle célèbre de Poe, l'auteur nous propose de retourner sur les lieux où de nouveaux meurtres ont eu lieu. Franchement, c'est la plus mauvaise du lot. C'est lent et il ne se passe pas grand chose (un comble pour une nouvelle!). La fin quant à elle est totalement farfelue, elle ferait passer celle de Terminator renaissance pour un sommet d'inventivité et de justesse... c'est dire!

Pour résumer, il y a à boire et à manger et à mes yeux seules 3 des 5 nouvelles méritent le détour. Je me suis procuré un autre volume de nouvelles du même auteur chez Émaüs le weekend dernier. Je vais attendre un peu avant de le lire, histoire d'évacuer la petite déception qui a accompagné la lecture du présent volume. Reste un auteur intéressant et non dénué de malice que je vous invite à découvrir pour ceux qui ne l'auraient pas pratiqué et que les sensations fortes ne rebutent pas!

Posté par Mr K à 14:58 - Des mots sous nos yeux - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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