mercredi 13 mai 2009

Les copains d'abord

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Le synopsis: En 1966, en plein âge d'or de la pop britannique, la BBC ne diffusait en tout et pour tout que deux heures de rock par semaine. Cependant, une radio pirate émettait du rock et de la pop depuis la haute mer 24 heures sur 24, rassemblant chaque jour plus de 25 millions d'auditeurs - plus de la moitié de la population de la Grande-Bretagne...

Carl vient de se faire renvoyer du lycée et sa mère a décidé qu'il irait réfléchir à son avenir auprès de son parrain, Quentin.
Il se trouve que celui-ci est le patron de Radio Rock, une radio pirate qui émet depuis un bateau en mer du Nord peuplé d'un équipage éclectique de DJ's rock and roll. À leur tête se trouve le Comte, un Américain exubérant, véritable dieu des ondes en synergie totale avec la musique. A ses côtés, ses fidèles animateurs : Dave, ironique, intelligent et d'un humour acéré ; l'adorable Simon, qui cherche l'amour ; l'énigmatique Midnight Mark, séduisant et silencieux ; Wee Small Hours Bob, le DJ des petites heures du matin, accro à la musique folk et à la drogue, Thick Kevin, qui possède l'intelligence la plus microscopique du monde ; On-the-Hour John, le chroniqueur des actualités, et Angus "The Nut" Nutsford, qui est sans doute l'homme le plus agaçant d'Angleterre...
La vie en mer du Nord est riche en événements...

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La critique Nelfesque: Amateurs des 60's/70's, courrez vite voir ce concentré de bonne humeur qu'est "Good morning england"!

Ca faisait un moment que je n'étais pas sortie du ciné avec le sourire. Il faut dire aussi que nous allons souvent voir des films tragiques et/ou gores. Notons quand même la belle perf: avoir le sourire jusqu'aux oreilles du début à la fin d'un film qui dure 2h15 c'est quand même pas rien!
Il faut dire que ça faisait un moment que j'attendais la sortie du nouveau film de Richard Curtis qui n'est rien de moins que le scénariste de Quatre mariages et un enterrement, Love Actually, Le journal de Bridget Jones... De la bonne comédie dramatique anglaise comme j'aime!

L'époque est retranscrite à merveille, sans tomber dans la caricature.
Les acteurs sont excellents. Je ne peux m'empêcher d'avoir une tendresse particulière pour Bill Nighy qui tient là un rôle de directeur de radio pince sans rire et déjanté. Mais si j'occulte le fait que Bill Nighy est un de mes chouchous anglais, force est de constater que tous les acteurs à l'affiche sont très bons, justes, à la fois drôles et émouvants. Déjà qu'on aurait voulu être né avant pour vivre cette époque, là, on est carrément jaloux de ne pas être dans leur bande de potes!
On se marre dans ce film mais certains moments sont vraiment émouvants (genre la scène "Oh capitaine, mon capitaine" dans Le Cercle des poètes disparus où tout le monde chiale dans la salle...) et je dois avouer que je n'ai pas pu m'empêcher d'écraser une larme... même deux!

Quand à la BO: OH MY GOD! Je laisse Mr K en parler parce que pfiou, ah ben ouais, quand même! Oula, oui, au moins!

Et je ne parle même pas des fringues...

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La critique de Mr K: 6/6. Excellent film, bien parti en tout cas pour faire partie de mon top 3 de l'année. Il s'agit d'un film à l'esprit purement anglais: humour décalé et situations ubuesques se succèdent à un rythme effréné sur une bande son tout bonnement "stupéfiante" dans tous les sens du terme: Procol Harum, les Stones, Sickers, Muddy blues, Beach Boys, Mamas and the papas, James Brown, The Kinks et tant d'autres qu'on en remplirait la page de garde du blog! Il faut savoir que c'est avant tout un film de potes, on fait connaissance avec une brochette gratinée de personnages plus loufdingues les uns que les autres: un capitaine de navire complètement branque mais néanmoins raffiné (Bill Nighy, toujours aussi bon, retrouve un personnage à la hauteur de sa prestation dans Love Actually), un groupe d'animateurs de radio plus déjantés les uns que les autres (avec entre autres de grands timides maladifs, un "docteur" à forte corpulence qui fait des ravages dans les coeurs féminins, un américain digne précurseur de Jeffrey Lebowski, un émule de Jerry Garcia qui plâne à 20000 pieds, un ersatz de Jim Morrisson quasiment muet à l'antenne mais au carnet de rendez-vous plein...), un jeune viré de son bahut embarqué au milieu de tout cela et bien d'autres.

Un très bon et grand moment donc pour un réalisateur qui pour moi n'a plus à faire ses preuves. Le petit plus de ce film résidant dans l'ambiance parfaitement recréée de la fin des 60' en Grande-Bretagne: d'une part une société puritaine (surtout les puissants! Kenneth Brannagh cabotin à souhait!) où la censure règne en maître et un peuple qui aspire à davantage de liberté (voir les caméos des anglais écoutant Radio Rock en cachette qui parsèment le film). Un excellent moment de détente qui devrait être remboursé par la sécurité sociale. Ce qui est sûr, c'est qu'on foncera l'acheter en DVD dès sa sortie...

Posté par Nelfe à 18:02 - - Commentaires [8] - Permalien [#]