mercredi 25 février 2009
Attention à la fermeture des portes

Nous informons notre aimable lectorat que ce blog fermera ses portes en soirée pour cause de déménagement de ses auteurs (à comprendre que Nelfe et Mr K vont bien trimer comme des porcs à soulever des cartons qui pèsent sa mère à s'en décrocher un bras et vu qu'ils adorent l'haltérophilie, ils sont trop contents!). Nous vous remercions de votre compréhension (en même temps on vous demande carrément pas votre avis) et espérons vous retrouver très bientôt (dès que Free s'enlèvera les doigts du c** et nous mettra la connexion dans notre nouveau chez nous... ce qui est loin d'être gagné...).
Notre retour étant prévu pour mi mars, nous espérons que vous nous resterez fidèles (sinon on vous pète la gueule!) et vous prions de bien vouloir nous excuser pour la gêne occasionnée (t'as intérêt ouais...).
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Et regardez bien ceci pendant notre absence...

... car il se pourrait bien qu'il y ait du changement à notre retour...
Si je fais pas ma grosse feignasse...
On vous aiiiiiiiiiiime!!!
A bientôôôôôôôôôt!!!
lundi 23 février 2009
Vive la reprise!
Bah ouais! Ca y est! J'ai retrouvé mes chères têtes blondes qui étaient bien excitées à l'idée de me revoir! Vous l'avez deviné, ils ont été chiants! Afin de mieux visualiser mon état d'esprit, il me semblait fort approprié de rajouter à cette modeste note, une petite vidéo d'un de mes groupes préférés de Heavy Métal, j'ai bien nommé Mégadeth. Demain sera un autre jour!
Megadeth - Symphony Of Destruction
vendredi 20 février 2009
"Comme le fantôme d'un jazzman dans la station Mir en déroute" de Maurice G. Dantec
L'histoire:
« On n'avait pas des masses d'alternatives, Karen et moi, quand on a décidé de voler l'État qui essayait de nous voler nos vies. »
Dans Comme le Fantôme..., il est question du parcours d'un couple aux allures de Bonnie & Clyde lancé dans une série de braquages. Le narrateur et sa compagne, Karen, échappés d'un centre d'étude médical, sont tous deux atteints d'une maladie génétique dont les effets alternant états euphoriques et crises d'angoisse condamnent ses victimes à vivre dans un état maniaco-dépressif quasi-permanent.
Le virus présente toutefois ses avantages, car il entraîne une sorte de lucidité extrasensorielle permettant de percevoir le monde et ses vérités invisibles, et d'assimiler ce qui demeure caché au commun des mortels. Surprise : ce « neurovirus » va les faire entrer en contact avec les astronautes de la Station Mir, en pleine dérive et sur le point de flamber dans l'atmosphère, ainsi qu'avec le fantôme du jazzman Albert Ayler qui s'est donné pour but de les sauver...
La critique de Mr K
Dernière parution d'un de mes auteurs fétiches, je ne pouvais décemment pas faire l'impasse sur cette grosse sortie littéraire de ce début d'année. Bien qu'à succès, Dantec reste à part dans le paysage littéraire français. Autodidacte, auteur de déclarations sulfureuses dans les médias mais surtout avant tout un génie de l'écriture à mes yeux.
Ce nouveau roman (certaines mauvaises langues diront "nouvelle") est un road-movie mettant en scène un couple en cavale. Ses « héros » voient donc les vérités du monde que les autres ignorent grâce à un virus aux effets hallucinogènes, comparable à une drogue aux effets permanents. Mais ce jeune couple souffre de cette condition car un État répressif opposé à toute forme d'évasion par des psychotropes (même involontaire) les étudie en milieu clos à des fins militaires, et seule une fuite en avant leur permet d'échapper à un système oppressant qu'ils détestent. Paradoxalement, des éclairs de lucidité dus à leur maladie, cause inépuisable de déprime et d'extase, représentent un outil formidable pour la conception des plans complexes qu'ils élaborent en vue d'exploiter le système pour financer leur voyage vers un ailleurs plus paisible : leur malédiction est donc aussi une bénédiction.
Tout cela est fort intéressant mais cela ne suffit pas à raconter une histoire, me direz-vous. C'est ici que Dantec va faire évoluer son récit d'une manière surprenante en mêlant la Station Mir et le fameux jazzman du titre à son intrigue. On se demande bien pourquoi, tout en se réjouissant d'être étonné par cette histoire relativement classique pour un Dantec, sans trop en dévoiler, sachez simplement qu'il amalgame, comme à son habitude, technologie et spiritualité pour ficeler une intrigue parfaitement dans la continuité de son œuvre, où fuite en avant et abus de drogues dans un cadre cyberpunk mènent ses personnages vers une révélation mystique.
Comme le Fantôme... ne demeurera pas un Dantec majeur (difficile de faire aussi bien que Les racines du mal ou Babylon babies); pourtant, au final, on passe un bon moment, peut-être un peu frustré par une intrigue qui, en fin de compte, se résume au postulat de son titre, malgré son background scientifique et spirituel assez fouillé. Pas indispensable mais à lire, en attendant la prochaine œuvre d'un auteur qui, même en mode croisière, reste toujours intéressant à suivre.
mercredi 18 février 2009
Au secours, tout va bien!

Dessin de Chimulus dans le "Strip journal"
mardi 17 février 2009
Revolutionary Road
L'histoire : Dans l'Amérique des années 50, Franck et April Wheeler se considèrent comme des êtres à part, des gens spéciaux, différents des autres. Ils ont toujours voulu fonder leur existence sur des idéaux élevés. Lorsqu'ils emménagent dans leur nouvelle maison sur Revolutionary Road, ils proclament fièrement leur indépendance. Jamais ils se ne conformeront à l'inertie banlieusarde qui les entoure, jamais ils ne se feront piéger par les conventions sociales.
Pourtant, malgré leur charme et leur insolence, les Wheller deviennent exactement ce qu'ils ne voulaient pas : un homme coincé dans un emploi sans intérêt ; une ménagère qui rêve de passion et d'une existence trépidante. Une famille américaine ordinaire ayant perdu ses rêves et ses illusions.
Décidée à changer de vie, April imagine un plan audacieux pour tout recommencer, quitter leur petite routine confortable dans le Connecticut pour aller vivre à Paris...

La critique Nelfesque : Comme si on ne s'engueulait pas assez, il faut en plus qu'on aille voir un film qui nous montre un couple en pleine crise qui se jauge, se juge et s'engueule toutes les 5 minutes!
Avec ma première phrase, vous vous figurez peut-être que je n'ai pas aimé le film (ou que je suis de mauvaise foi). Et bien pas du tout! J'ai adoré ce long métrage que je trouve très touchant et très juste.
Ce film illustre tout à fait ce que je pense de la vie de couple. Avant d'être deux, nous sommes bel et bien chacun une personne à part entière, avec ses rêves, ses aspirations, ses envies, ses batailles... Franck et April (très justement interprétés par Léonardo DiCaprio et Kate Winslet) forment un couple comme un autre. Dans le synopsis, on nous les vend comme des gens hors du commun, spéciaux, aux idéaux élevés. Je vois tout simplement deux personnes qui aspirent chacun à une vie qui correspond à ses attentes, il n'y a rien d'hors du commun là dedans. Ensemble, ils pensent pouvoir croquer la vie à pleines dents, aller loin tout simplement parce qu'ils le désirent plus que tout. Malheureusement la vie fait qu'elle casse nos idéaux, et nos rêves sont relayés au second plan, derrière le confort et la passivité : un bon boulot qui ne passionne pas forcément mais qui paye bien (ou paye tout court en ces temps de crise...), un enfant qui vient au monde, puis deux, puis trois... La vie a souvent raison de nos rêves de "jeunesse".
Là où d'autres constateraient froidement le naufrage de leur vie, Franck et April tentent de rester fidèles et luttent pour ne pas se faire aspirer par la facilité et l'ennui. Ils ne veulent pas perdre leur couple. Ils ne veulent pas se perdre eux-même. Vont-ils réussir? Rien n'est moins sûr mais tout est possible... "La vie nous le dira".
J'ai trouvé ce film sublime dans le traitement. Sam Mendes (American Beauty, Les sentiers de la perdition...) nous signe là une oeuvre tout en pudeur et loin d'être consensuelle, traduisant des choses complexes avec un langage simple et clair. Un film qui nous touche tous, un film beau, un film émouvant.
Et vous avez vu? Je n'ai même pas évoqué Titanic. Parce que franchement, on s'en fout!

La critique de Mr K : 5/6. Très bon premier film que nous allons voir en cette année 2009, mais que peut-on attendre d'autre de la part du réalisateur du classique "American Beauty"? A travers le portrait et le parcours de ce couple, c'est une certaine facette de "l'american way of life" que Sam Mendès explore... et ce n'est certainement pas la plus reluisante! L'Amérique des années 50 est parfaitement recréée tant au niveau des décors que des attitudes et raisonnements des êtres humains. Ce drame est poignant du début à la fin: scénario mitonné aux petits oignons, acteurs tout bonnement excellents (y compris les seconds rôles -entre autre Katy Bates aperçue dans "Misery") et une technique cinématographique parfaite qui ne sacrifie jamais le plaisir du spectateur. A voir donc!
dimanche 15 février 2009
Personal responsability
Le mois prochain, sort le nouvel album, "Controlling Crowds", d'un de mes groupes favoris: Archive. Ce nouvel opus s'annonce d'ors et déjà très sombre.
A la base, groupe phare du trip hop, ils définissent leur style actuel comme du rock électronique progressif. En effet, depuis sa formation en 1996, l'effectif de ce groupe a très souvent changé autour des pilliers Darius Keeler et Danny Griffiths. "Controlling Crowds" sera leur 8ème album studio.
Archive et moi c'est une grande histoire d'amour, leur musique est la BO de ma vie, chaque morceau me ramenant un moment heureux ou malheureux de mon existence...
Archive et moi c'est une dizaine de concerts, c'est des rencontres exceptionnelles, des pass VIP, des étoiles dans les yeux...
Archive c'est un vrai bonheur pour les oreilles et en live ça vaut tous les antidépresseurs du monde pour planer à 10 000 pendant plusieurs heures.
J'attends les dates de la nouvelle tournée avec impatience et en attendant je visionne ce clip hypnotique, envoûtant et dérangeant du 1er single: "Bullets"
samedi 14 février 2009
Plaisir d'amour dure toujours!

Parce que l'amour n'a ni de date ni de prix et qu'il se célèbre chaque jour!
jeudi 12 février 2009
Arthur H aux Arcs, Quéven, 07/02/09

En ces temps de crises de nerfs au milieu de nos cartons, d'envies de meurtre sur notre proprio et de disette pécunière (cf les 2 "excuses" précédentes), rien ne pouvait nous faire plus de bien qu'une petite soirée concert aux Arcs de Quéven. Située à quelques kilomètres de Lorient, les artistes de qualité la préfèrent aux salles de concert de Lorient centre. Plus intimiste, bonne accoustique et spectateurs à leur aise, cette salle à tout pour plaire. Ne vous attendez pas à y voir Madonna (I am dancing with Madonna... HOUHOU...), mais si vous aimez Vincent Delerm, Emily Loizeau, Souad Massi, vous serez ravis de la future programmation (pas la peine d'aimer tout ceux que je viens de siter, cherchez l'intrus...). Bon vous l'aurez compris, les Arcs, j'adore, j'adhère!
La 1ère partie fut assez éprouvante pour notre dos (dur dur d'avoir derrière nous une nana qui n'a pas du tout de rythme et qui est tellement contente d'être là qu'elle tambourine sur le siège de devant avec autant de puissance qu'un rhinocéros en charge!) et assez insipide pour nos oreilles. Yules, 2 frangins tout droit venus de Besançon, verse en effet dans la pop folk assez commune, il n'y a rien de nouveau dans leur musique, rien de transcendantal dans leur charisme... Avec eux, point de grand tournant et d'illumination musicale, juste une musique gentillette qu'on peut écouter en fond sonore à l'apéro entre potes. Ce n'est pas plus pourri que certains groupes dont on nous rabat les oreilles à la radio (si tant est qu'on la mette en marche... ce n'est pas mon cas) et ils pourraient percer un jour. On prend les paris?
Bref, au bout de 2 titres, avec Mr K, on s'emmerdait ferme (surtout lui en fait, le pauvre...) et il nous tardait qu'Arthur H arrive enfin sur scène et que l'on puisse changer de place parce qu'en ce moment on est tellement vénère ouech gros zy va ta mère qu'on aurait pu décalquer la tronche de la gentille personne placée derrière nous! Non, non, à part ça, on est pas des violents!!!
Arthur H a été sublimissime sur scène. Héléno (spéciale cacedédi à ma coupine!) m'avait prévenue que sur scène il était suuuuuuper bôôôôôô, magnifique, so sexyyyyyyyyyy (oui j'ai des copines un peu hystéro!), je n'irai pas jusque là mais il a une sacrée présence ça c'est sûr.
Je l'avais déjà vu au Furia festival à Cergy en 2006 et il m'avait laissé un très bon souvenir. Depuis je le suis de loin, je ne suis pas une grosse fan mais j'apprécie vraiment son style et son évolution musicale. Pour Mr K, c'était une première. Je lui avais passé les CD quelques semaines auparavant, il avait plutôt accroché et étant fan de son père il a dit "Banco"! Et il a bien fait car on a passé une excellente soirée.
"J'aime beaucoup voir les gens devant qui communiquent avec leurs corps et entrent dans des danses transcendantales et ceux du fond confortablement installés qui dégustent et méditent". Marrant qu'Arthur H nous ai lancé cette phrase car je m'étais fait (plus ou moins) la même réflexion quelques minutes auparavant. Nous faisions parti des gens du fond et il est vrai que nous méditions! Les premiers rangs formant un seul corps et vibrant à l'unisson sur la musique d'Arthur H était une très belle vision. Le public de cet artiste est très respectueux. Il flottait une atmosphère à la fois puissante et calme. Déroutant.
De nombreux morceaux de son dernier album "L'homme du monde" ont bien sûr été joué, tels que "Si tu m'aimes", "Mon nom est Kévin B", "Dancing with Madonna" (qui est devenu "Dancing with Maboma" subtile fusion entre Madonna et Obama, Arthur H voulant pour l'occasion fluncker Obama), "Luna park", "Cosmonaute père et fils", "Naissance d'un soleil", "Radio city light", "Adieu goodbye", "The hypno-techno-gypsie-queen", mais aussi de plus anciennes chansons telles que "Le chercheur d'or", "The lady of Shangai", "Est ce que tu aimes?" avec le public dans le rôle de M et un interlude reprise de Maryline Monroe "The river of no return" par Bettina Kee (clavier et choeur d'Arthur H), "Le baiser de la lune", "Ma dernière nuit à New-York city", "Marouchka", "Cool jazz", "Candy chérie" et j'en passe.
Plus de 2h de concert, 2 rappels. Des arrangements très différents des albums sur certains titres, à la limite du prog, une guitare omniprésente et hypnotique sous les doigts de Nicolas Repac. Et ma petite surprise du jour, ma cerise sur mon gateau de la soirée fut de découvrir que son bassiste n'est autre que Jérôme Goldet (oui je suis novice en Arthur H! j'avais prévenu!) que je ne cessais de croiser sur Paris aux côtés de Franck Monnet, Albin de la Simone, Seb Martel... Ah ça m'a fait plaisir ça!!!
Si Arthur H passe près de chez vous, n'hésitez pas une seule seconde, ce mec sur scène c'est de l'or en barre, une voix à tomber par terre et un côté branque des plus plaisants!
samedi 7 février 2009
Branle-bas de combat!
Et oui! Vous l'avez deviné, c'est parti. Nous commençons l'empaquetage de nos affaires en vue de notre prochain aménagement.
Aaaah! Les joies inhérentes à cet exercice hautement périlleux! L'éparpillement des outils, les énervements, les coups de pieds vengeurs dans les flancs des cartons récalcitrants, les engueulades de couple soumis à une pression extrême (la mauvaise foi dans ces cas là est de rigueur tout naturellement! Non, pas taper!!! Pas tap...! Aie aie!!!).
Snif! C'est une page que l'on commence à tourner... MAIS NON! Je plaisante, on a vraiment hâte de retrouver notre longère restaurée au bord de la ria d'Étel et quitter notre logis actuel qui décidément se révèle bien craignos...
C'est donc la larme à l'oeil que j'ai du commencer à "encartonner" mes chers livres. Pendant trois semaines, je ne pourrais plus les contempler... Je m'en suis quand même mis deux / trois de côté pour être sûr de ne pas tomber en rade!
vendredi 6 février 2009
Pfff, encore en vacances! Que des avantages!
Bonnes vacances Mr K ;)