vendredi 26 décembre 2008
Absence

mercredi 24 décembre 2008
Joyeuses Pâques à tous!
mardi 23 décembre 2008
"Abzalon" de Pierre Bordage
L'histoire:
Ester : un monde menacé par l'instabilité de son étoile. Sur le continent Nord, le gouvernement, pressé par l'Eglise du Moncle, décide l'annexion du Sud, où vivent les Kroptes, peuple pacifique, religieux et polygame. Une invasion brutale qui dissimule un autre projet : la recherche d'une nouvelle planète habitable.
Abzalon et Loello, incarcérés dans la sinistre prison de Doeq, se battent pour leur survie sous l'oeil des "mentalistes", les spécialistes du comportement. Ils ignorent qu'une épreuve plus terrible encore les attend. Celle-là même peut-être que devine dans ses visions Ellula, jeune Kropte rebelle mariée d'autorité : un interminable voyage à travers le néant.
Un jour, Abzalon fait une étrange rencontre dans les souterrains de Doeq. Serait-ce un Qval, un de ces êtres légendaires dont on dit qu'ils furent les premiers Estériens ? Or un gigantesque chantier s'achève sur un satellite d'Ester : le projet "Estérion"...
La critique de Mr K:
Quitte à me répéter, Pierre Bordage est décidément un conteur hors pair! Dans ce livre, Bordage revient au Space-Opéra: ton épique au service d'une histoire une fois de plus très bien ficelée. Dans une ambiance post-apocalyptique (mais confinée!), c'est 150 ans d'Histoire qui nous sont ici contés. Deux destins qui vont se croiser et une bonne idée de ce que feraient des individus livrés à eux-même et devant composer les uns avec les autres afin d'élaborer une nouvelle société. Nous retrouvons la plume alerte et imagée de l'auteur, son goût pour la psychologie et le relationnel de ses personnages. Nous suivons l'histoire par le biais des personnages mais aussi quelques extraits de journaux intimes, lettres et autres messages télépathiques de personnages secondaires mais néanmoins essentiels pour la bonne compréhension du scénario. Le lecteur est constamment balancé entre des personnages très attachants et une évocation d'un monde en péril qui ne laisse que peu de place pour l'espoir.
Quelques menus défauts cependant, liés au fait que je commence à bien connaître la bibliographie de l'auteur: peu de surprises par rapport à ces autres opus (je reste un inconditionnel de la trilogie "Les guerriers du silence") d'où une histoire parfois prévisible et quelques personnages secondaires un peu trop caricaturaux pour être crédibles! Reste un livre très agréable à lire et un talent de narrateur incroyable.
Nelfe s'y est mis depuis peu, c'est son premier Bordage! Quant à moi, c'est le dernier Grangé qui me tend ses pages... Bonne lecture à tous!
lundi 22 décembre 2008
Mr K vieillit...
Aujourd'hui Mr K a déjà posté. Il a pensé au travail du dimanche. Quel homme engagé ce Mr K!
Il a râlé mais il a le droit. "King for a day" dit-il, et c'est comme ça...
Aujourd'hui Mr K a fait les courses de Noël. Quel homme consciencieux ce Mr K!
Alors pour une fois, mais rien qu'une fois (!), il a le droit à un chat :

Dimanche pleurera
Pourquoi cette obsession de Sarkozy (qui divise ses troupes, d'où la récente reculade), faire travailler les Français le dimanche? Quel est l'enjeu au fond? La réponse porte un nom: Wal-Mart.
En 1962, le dénommé Sam Walton ouvre une épicerie au fin fond de l'Arkansas. Aujourd'hui, son épicerie (devenue une chaîne de supermarchés) est la plus grosse boîte privée du monde. Elle laisse loin derrière elle tous ceux qui occupent le devant de la scène américaine, McDo, Nike, Coca-Cola, etc. Son chiffre d'affaire (378 milliards de dollars) est sept fois plus élevé que celui de Microsoft; avec pas moins de 2 millions de salariés, elle est le plus gros employeur privé de la planète; elle compte plus de 4000 magasins aux États-Unis et plus de 3000 à l'étranger. Le secret de la réussite? Simple: ses supermarchés offrent les prix les plus bas d'Amérique, inférieurs d'environ 15% à ceux de la concurrence. Comment? Un, en s'approvisionnant à l'étranger, là où les salaires sont les plus bas, quitte à casser le tissu industriel du pays: c'est ainsi que 80% des produits vendus chez Wal Mart viennent de Chine. Deux, en utilisant au maximum les nouvelles technologies: informatique pour tracer les clients et savoir à la seconde près quelle caissière scanne quel produit, satellites pour maîtriser les flux de conteneurs circulant à travers le monde, etc. Trois, en pressurant les salariés, pardon, les "associés", de toutes les manières possibles. Emplois massivement partiels (rendant souvent nécessaire un second job). Salaires aussi écrasés que les prix. Couverture santé minimale. Syndicats interdits d'entrée. Et, surtout, flexibilité à outrance. Les magasins étant ouverts 24h/24h et 7 jours sur 7, les "associés" sont fermement invités à avoir l'échine souple. Accepter de travailler un week-end complet ou au moins un jour chaque semaine. Accepter d'être enfermé à clef dans l'entreprise en dehors des heures d'ouverture. "Oublier" de prendre son 1/4 heure de pause, "oublier" de pointer, "oublier" de faire noter ses heures supplémentaires, etc. Ainsi pressurés, les "associés" jettent souvent l'éponge au bout d'un an ou deux. Du coup, Wal Mart a le turnover le plus élevé de l'économie américaine, ce qui lui permet de grappiller gros sur les quelques avantages (santé, vacances, bonus, retraite) qui augmentent avec l'ancienneté. Et d'embaucher de nouveaux "associés" dociles.
Comme le résument les auteurs d'un livre très instructif sur le sujet: "Henry Ford payait bien ses salariés pour qu'ils puissent s'acheter ses voitures, Wal Mart paie mal les siens pour qu'ils soient obligés d'acheter ses produits"(1). Et même si le krach a fait récemment fléchir ses bénéfices, l'épicier géant reste une des affaires les plus fleurissantes du monde.
Résumons. Des salariés à temps partiel, mal payés et n'ayant pas les moyens de la ramener. Des prix écrasés, ce qui permet au gouvernement de triompher voyez-comme-votre-pouvoir-d'achat-se-maintient. Voilà le modèle dont rêve celui nous avait promis d'être "le président du pouvoir d'achat". Le travail du dimanche ne devait être qu'un premier pas. Le reste devrait suivre...
(1)"Travailler plus pour gagner moins, la menace Wal-Mart", par Gilles Biassette et Lysiane J. Baudu (Buchet Chastel), 250p., 22 euros.
Jean-Luc Porquet, rubrique Plouf du canard enchaîné n°4599
dimanche 21 décembre 2008
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé...
L'histoire:
Ce sont des enfants.
Ils ont la pureté des diamants les plus parfaits.
Aucune ombre. Aucune inclusion. Aucune faille.
Mais leur pureté est celle du Mal.
La critique Nelfesque:
J'ai fini ce bouquin ce matin. Méga claque, double Kansetsu Geri retourné dans la face.
Nous avons là un Grand, un Très Grand Grangé. Des phrases courtes, incisives. Un histoire effroyable. Des détails sordides non présentés pour le plaisir de faire du trash mais nécessaires à la compréhension de l'ensemble. De la torture des camps nazis au régime d'Allende, ce roman nous fait voyager entre l'Allemagne, le Chili et la France, entre passé et présent. En pleines fêtes de Noël, des
crimes atroces et inexpliquables sont perpétrés au sein même d'églises. Un mort, deux, trois... Est ce l'oeuvre d'un tueur en série? Sont-ils plusieurs? Quel est le passé de ces victimes? Quel lien les rassemble? Les chorales d'enfants? La musique classique?
Kasdan et Volokine, deux flics respectivement arménien et russe, l'un à la retraite et l'autre en cure de désintox, vont mener l'enquête ensemble. Et seuls... contre le Mal.
A chaque nouveau Grangé je suis de plus en plus séduite. J'attends donc le prochain avec impatience. Cet auteur est décidément un très grand écrivain de polar.
A lire absolument tout en l'éloignant des yeux chastes de nos petites têtes blondes. Je vous garantie qu'en refermant ce livre, vous ne les verrez plus jamais comme avant...
samedi 20 décembre 2008
Kensington square's addiction
Pour les habitués du blog, vous savez désormais que ma chère compagne est frappée de "Delermite" aiguë. Le mal est apparu bien avant que nous nous connaissions et dieu sait que j'ai tout essayé afin de lui apporter soutien et pourquoi pas, guérison et rédemption. Bien au contraire, mes tentatives n'ont fait que rassénérer sa foi en ce digne représentant de "la nouvelle scène française" et elle s'apprête d'ici peu à commettre l'irréparable: acheter le dernier compact-disc de Vincent Delerm. Cette vidéo représente mon ultime chance (désespérée j'en conviens...). J'espère parvenir à la persuader à rentrer en désintox...
mercredi 17 décembre 2008
Tradition et libéralisme

Personnellement, j'ai déjà tranché depuis longtemps, je n'achète jamais rien le dimanche si ce n'est parfois du pain ou des croissants.
mardi 16 décembre 2008
Art contemporain dans les chapelles

"Les Nuits blanches de Lucie" 2008 avaient lieu le week-end dernier à
Pont Scorff. A cette occasion, Art contemporain et chapelles se
côtoient, dès la tombée de la nuit, et créent une ambiance prompte à
l'ouverture d'esprit et à l'apaisement. Nous nous sommes rendus dans
les trois chapelles qui abritaient des installations artistiques.
A la Chapelle St-Aubin Lesbin nous attend une installation de Marc Oliviero.

Dès l’extérieur de la chapelle, ses créations plastiques invitent le public à pénétrer dans un espace entièrement conçu comme un chemin de lumière et d’élévation. Son installation lumineuse et sonore amène à une réécriture de l’architecture et conduit le visiteur à se recueillir dans une ambiance transfigurée par les chants chamaniques de Milaya Lodron.

Plasticien, scénographe et concepteur lumière, Marc Oliviero étudie aux Arts appliqués et aux Beaux-arts à Paris puis travaille dans l’architecture et l’événementiel.
Cherchant de nouveaux modes d’expression, il s’intéresse à l’espace théâtral et celui de l’espace vivant. Il découvre le travail de la lumière et rencontre la danse contemporaine. Son travail devenant de plus en plus lié à la lumière, il réalise des oeuvres à part entière, des installations créant des lieux fictifs, mondes personnels pour exprimer ses propres espaces intérieurs.
Ici, la lumière est tamisée et des empreintes de pas, au centre de la nef, nous mènent à l'autel où sont projetés des volutes semblables à une respiration, à un poumon. La symbolique est très forte et un sentiment d'apaisement s'empare du visiteur.
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La Chapelle St-Servais est le lieu d'exposition de Colette Grandgérard.

Blanches et lumineuses, les chaussures à talons transparentes sont
l’élément central de son installation. Dualité entre lumière et
obscurité, entre le spirituel et le charnel, entre la pureté et la
concupiscence de la chair, cette installation fait écho au mythe
chrétien primitif et aux cérémonies de Sainte-Lucie.
Elles évoquent une assemblée de femmes dont les corps sont éclairées
par la lumière renaissante. Disséminées ça et là, quelques unes d’entre
elles, de couleur rouge, suggèrent la cruauté, indissociable dans l’histoire de la sainte.
Dans une chapelle absidiale, des soutiens gorges pendent du plafond. Un noir fait écho aux chaussures rouges.
Encore une fois, cette installation est un cheminement vers l'autel mais l'atmosphère y est tout autre...
Je ne dirais rien quant à l'installation de Sylvie Tubiana à la Chapelle de St-Gildas. Nous nous y sommes rendu assez tôt et il s'agissait d'une installation in situ censée être un "oeil éphémère". Nous n'avons vu que la pupille et n'avons pas du tout été conquis.
Une belle initiative qui ouvre les portes du sacré à l'Art contemporain et contribue à le rendre accessible à un public pas toujours très à l'aise face à lui.
lundi 15 décembre 2008
Syndrôme indochinois
Aaaahhhhh! Formidables années 80'.... Du moins pour notre rubrique des Lundis au soleil! Histoire d'ensoleiller cette journée si particulière et vous accompagner pour cette semaine de travail, j'ai mis la main sur le clip vidéo (comme on disait à l'époque!) du groupe KAJAGOOGOO "Too shy". Et oui! On savait faire dans l'originalité en terme de nom de groupe. Nulle cage ou kangourou dans cette vidéo, mais un groupe au sommet de son art (batteur "bonhamien" et guitariste "à la Hendrix"...) au look et attitude confondants... C'est peu de le dire! Après, on se dit que finalement c'était pas forcément mieux avant...