simakL'auteur:

Instituteur, puis journaliste dans un canard local du Michigan, SIMAK écrit "Cubes of Ganymede", sa première nouvelle, en 1931. Il l’envoie au magazine d’Hugo GERNSBACK, Amazing Stories, qui ne la publiera jamais. Mais SIMAK est publié par d’autres revues, comme Astounding Stories of Super Science et Wonder Stories. Il faut reconnaître que ses premiers textes sont un peu simplets et manichéens, à l’image des premiers pulps.

Fin 1937, Clifford D. SIMAK dirige la rédaction d’un journal du Minnesota. La pratique du journalisme a affermi son style : il décide de retenter sa chance auprès d’Amazing Stories. Cette fois, il est bien accueilli. Il devient l’un des auteurs phare de l'époque aux côtés de Robert HEINLEIN, Alfred VAN VOGT, Isaac ASIMOV et Theodore STURGEON.

De 1938 à 1943, SIMAK publie une vingtaine de nouvelles dans Astounding Science Fiction [nouveau nom de Astounding Stories] dont City, premier texte du célèbre roman "Demain les chiens". Progressivement SIMAK s’éloigne d’Astounding pour collaborer avec Galaxy SF, autre revue [58 nouvelles publiées entre 1941 et 1948]. Ces romans ont de plus en plus de succès.

En 1962, SIMAK abandonne son poste au Minneapolis Star pour se lancer dans le journalisme scientifique. En 1964, il reçoit le prix Hugo pour "Au Carrefour des Etoiles".A partir des années 70, SIMAK se renouvelle peu et ne publie plus qu’un texte ou deux par an, se consacrant à son métier et à ses passions : la pêche, les parties d’échec, la collection de timbres et la culture des rosiers.

Humaniste et optimiste, SIMAK est connu pour son style "naturaliste" : on y croise imperturbablement de vieux hommes en rockingchair, des fermiers et des paysages bucoliques, autant que des extra-terrestres. Son imagination est optimiste, et elle inclue l’histoire de l’Humanité dans un dessein beaucoup plus vaste. il a abordé à peu près tous les thèmes de la SF classiques.

demain_les_chiensL'histoire:

Qu'est-ce que l'homme? Qu'est-ce qu'une cité? Qu'est-ce que la guerre?

Voilà les questions que les chiens se posent, le soir à la veillée, après avoir écouté des contes fascinants mettant en scène ces mots magiques mais devenus incompréhensibles.

L'Homme fut-il réellement le compagnon du chien avant que celui-ci accède à l'intelligence? Disparut-il un jour pour une autre planète en lui abandonnant la Terre?

"Non, répondent les chiens savants, l'homme ne fut qu'un mythe créé par des conteurs habiles pour expliquer le mystère de notre origine."

Critique:

Excellent livre qu'on ne relâche qu'une fois terminé (Nelfe va bientôt me prendre pour un "autiste littéraire"). Considéré à raison comme un chef d'oeuvre, il est à ranger aux côtés des "guerriers du silence" de Bordage, "Crystal qui songe" de Sturgeon, "le meilleur des mondes" d'Huxsley et j'en oublie...

Comme à son habitude, l'écriture est simple et emprunte de poésie. Les personnages sont bien cernés sans pour autant alourdir le roman. Sous la forme de huit contes mis boût à boût et permettant de faire des "bonds" de plusieurs siècles voir millénaires, vous assisterez à l'évolution ou "dévolution" de l'humanité et de leurs meilleurs amis canins. Je conseille ce livre tout particulièrement aux fans de "la planète des singes" de Pierre Boule et "les fables de l'Humpur" de Pierre Bordage. Ce livre devrait plaire même à ceux qui n’aiment pas la science-fiction, car il parle de tout autre chose : de l'humanité, des autres, de leur perception différente du monde et des finalités différentes de leurs objectifs et de leur vie. Presque une métaphore des différences entre humains.